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Light Asylum

In Tension (Ep)

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Duo tout récent (à peine deux ans au compteur), le band Light Asylum, issu de Brooklyn, sort cette année « In Tension », un Ep autoproduit, mélangeant harmonieusement électro et voix soul caverneuse.

Tout au long des quatre titres, la voix enchanteresse de Shannon Funchess nous séduit. Celle que nombreux mélomanes comparent déjà à Grace Jones (tant physiquement que musicalement) nous transporte sur les beats soutenus de Bruno Coviello.

Leur talent est indéniable et le rythme entrainant n'est d'ailleurs pas sans rappeler la vague punk de la fin des années 90. Gros coup de cœur d'ailleurs pour "Dark Allies", qui mérite assurément le détour d'une écoute.

Reste que le groupe souffle aussi bien le chaud que le froid. Sur les quatre pistes proposées, deux sont convaincantes, tandis que les deux autres laissent plutôt sur notre faim, manquant un peu de panache et d'énergie. Comme si le groupe avait encore besoin de mûrir un peu avant de s'envoler véritablement vers le succès.

A suivre de près donc, car l'essence d'un très bon groupe est là, à n'en pas douter.

 

Asyl

Petits cauchemars entre amis

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Après les petits meurtres, voici les petits cauchemars entre amis. Autant dire qu’on préfère dormir et se payer des heures de terreur en compagnie des quatre trublions d’Asyl. La dernière fois où nous avions croisé tant de détermination en France ? La réponse coule de source, elle est sombre : Noir Désir. La référence au groupe de Bertrand Cantat a été usée sans vergogne pour étiqueter de nombreux troupeaux de guignols hexagonaux. Cette fois, le rapprochement n’est pas volé. Electricité, authenticité. Asyl lance ses « Petits cauchemars entre amis » sur un « James Dean » rageur, fonceur. Les textes défilent dans une urgence, une violence trop rarement entendue dans les vignobles chiraquiens. Pour entrer dans cet univers fiévreux, le « James Dean » initial s’auto suffit. Les lignes de basse rebondissent, fonçant à travers les riffs stridents de guitares nerveuses. Produit par Andy Gill, le mythique guitariste de Gang Of Four, ce premier album réduit en miettes tous les détours du retour du rock entendus aux abords de la capitale. Si la bataille devait commencer aujourd’hui, Asyl serait le premier à sauter dans la tranchée. Guitare à la main, riffs tranchants, prêts à tuer pour percuter. Asyl ne suit aucune ligne de conduite. Pourtant, le groupe appuie quelques œillades électriques en direction du passé (« Génération » et « Zeppelin »). Mais ces clins d’œil ne trouvent pas écho dans ces chansons éjectées, postées aux portes du Gun Club, un lieu où les fantômes aiment à danser sur les brûlots des Stranglers, des Gang of Four et autres Buzzcocks. Un lieu où on chante en français. On crie, on se défoule. Ça déboule ! Après ces « Petits cauchemars entre amis », il ne nous restera plus qu’à courir. Droit à l’Asyl !

 

Soul Asylum

Candy from a stranger

Bien que créée en 1982, cette formation issue de Minneapolis devra attendre 9 longues années avant de sortir de sa coquille. Tout le monde se souvient encore de " Runaway train ", une ballade qui les propulsa au faîte des charts mondiaux. Le combo nous revient avec un somptueux album : " Candy from a stranger ". Onze mélodies irrésistiblement ‘british’, mélangeant guitares acoustiques, riffs électriques, glacés, nous rappelant ceux de The Edge (U2), une batterie très présente, des chœurs harmonieux, le tout imprégné par la voix chaleureuse, touchante de David Pirner. Tout au long de cet opus, nous voyageons dans le monde de la country américaine contemporaine (Counting Crows), du rock australien (Died Pretty), de la pop anglaise (Cast), écossaise (Silencers, Teenage Fan Club) et suédoise (Wannadies). Notre coup de cœur concerne le 3ème titre du CD, " Close ", une composition tout en relief et profondeur, pleine de significations où la production flirte avec la perfection. Splendide !

 

Soul Asylum

Let your dim light shine

Après une bonne demi-douzaine d'albums, le groupe de Minneapolis semble avoir perdu l'essentiel de ses caractéristiques hardcore, mais également son batteur et membre fondateur, Grant Young, remplacé par un certain Sterling Campbell. Hormis "Caged rat" dont la solution oscille entre le funk ample et la furie métallique, et dans une moindre mesure le single, "Let your dim light shine" libère une solution folk/pop/country/rock conçue suivant les principes FM établis par Tom Petty et John Mellencamp. Une œuvre beaucoup plus accessible, donc. Mais sans grand relief ni contrastes. Malgré la production de Butch Vig, qui tente néanmoins d'apporter un sens plus prononcé de la tension et du drame, l'ensemble parvient difficilement à se dépêtrer de ces ballades mélancoliques, artificiellement post adolescentes que nasille le vocal sableux de Pirner. Navrant!

 

Soul Asylum

Insomniac´s Dream

Si à l'origine cet ensemble yankee partageait les mêmes desseins punkcore que Replacements et Hüsker Dü, il faut reconnaître qu'aujourd'hui son style n'a plus grand chose à voir avec celui de ses condisciples. Pensez donc, Nirvana et Pearl Jam ont longtemps considéré Soul Asylum comme guide spirituel. Ce qui explique sans doute pourquoi celui-ci a bénéficié de l'avènement du grunge pour se faire une place au soleil. Sinon comment expliquer que "Grave Dancers Union" se vende à plus de deux millions d'exemplaires, alors que son expression flirtait davantage avec la pop que le métal. Le single "Runaway Train" en est la plus belle illustration. Un hit que l'on retrouve sur ce mini CD ‘live’ destiné au grand public. Un morceau de plastique constitué de six titres, dont deux ont été enregistrés en version acoustique à New York et quatre au Texas, sous une forme légèrement électrifiée. Agréable, mais pas de quoi provoquer des "Insomniac's Dream".