La pop sauvage de Metro Verlaine

Un coup de foudre, et puis le romantisme comme mode de vie, Metro Verlaine est avant tout une histoire de passion. Fondé en 2013, après un voyage à Londres qui a laissé des cicatrices et un sale goût de ‘lose’ au fond de la gorge, l'histoire de Metro Verlaine…

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Coldplay

Music of the spheres

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A l’instar de Radiohead, Coldplay peut se targuer de disposer d’un line up immuable. Mais les comparaisons s’arrêtent là ; car si la bande à Thom Yorke a toujours résisté aux sirènes purement rémunératrices du ‘mainstream’, celle à Chris Martin y a cédé depuis longtemps. Pourtant à l’origine, à l’instar du band d’Oxford, Coldplay pratiquait une musique indie, puisant notamment ses références chez Echo & The Bunnymen et House of love. Deux excellents elpees plus tard (« Parachutes » en 2000 et « A Rush Of Blood To The Head », en 2002), la magie avait déjà fini d’opérer et on pouvait déjà classer la formation dans la catégorie des grosses cylindrées vides de contenu et prête à engranger des thunes.

Début du millénaire, votre serviteur avait eu l’opportunité de rencontrer Will Champion, le drummer. Il l’avait invité à venir revoir le groupe, 20 voire 30 ans plus tard, car les musiciens n’avaient pas grand-chose à raconter (à lire ou relire ). Et Chris Martin, croisé quelques minutes plus tard, avait confirmé ses propos. Maintenant, faut pas rêver quand même…

Et puis de quoi causerait-on ? Certainement pas de musique. De bande dessinée, peut-être, car Chris est un excellent cartooniste. Et puis, bien évidemment, de leur engagement auprès des associations caritatives et en matière d’écologie. Et ça, on ne peut pas leur retirer. Après avoir consulté des experts de la crise climatique, le band compte d’ailleurs bien diminuer ses émissions de CO2 de 50%. Batterie de spectacle rechargeable (NDR : au lieu des générateurs à hydrocarbures), confettis biodégradables, éco-gobelets, panneaux solaires et plancher cinétique contribueront à cet objectif lors de leur tournée 2022.  

A propose d’écologie, sur le nouvel opus, figure « Higher power », titre dont le clip est consacré à une pub destinée à la promotion d’une voiture électrique. Une chanson contagieuse, mais dont la mélodie finit par vous énerver tellement elle est difficile à évacuer de votre matière grise. Sans quoi le thème principal de l’album tourne autour l’espace intersidéral et des aliens (NDR : des petits hommes verts ?). Le disque recèle ainsi quelques interludes d’ambient cosmique. Mais pas de titre susceptible de déclencher une nouvelle guerre des étoiles. D’autant plus que ces mélodies, on a l’impression de les avoir déjà entendues, dans le passé…

Plusieurs collaborations sont quand même à épingler. Tout d’abord Selena Gomez qui chante en duo avec Chris sur le slow insipide « Let some body go ». We are King et Jacob Collier sur « Human heart », une plage chantée a cappella qui aurait pu se révéler remarquable si elle avait été abordée sous forme polyphonique et pas computarisée. Et enfin, le groupe K-pop BTS sur « My universe », une plage que le band pourrait défendre dans le cadre du concours Eurovision. « People of the pride » s’autorise quelques accès plus enlevés et groovy, mais faute de digressions électriques, elle retombe rapidement à plat. Le long playing propose deux morceaux plus électro, fallait s’en douter. Tout d’abord, le mid tempo « Biutyful », dominé par le tempo d’une boîte à rythmes, et puis « Infinity sign », carrément converti au ‘tchack, tchack, boum’.

Morceau final, « Coloratura » s’étale sur un peu plus de 10 minutes. Tramé sur des accords de piano et traversé d’envolées de guitare floydiennes, pour ne pas dire gémissantes, il est manifestement plus élaboré, sans pour autant s’avérer révolutionnaire.

Après une telle chronique, votre serviteur va encore se faire des amis…

 

 


 

Coldplay

Ghost Stories Live 2014

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C’est en 1996, à Londres, que le chanteur/pianiste/guitariste Chris Martin et le guitariste Jon Buckland décident de monter un groupe. Le gratteur Guy Berryman les rejoint ensuite et le band insulaire prend le nom de Starfish. Ce n’est qu’après l’arrivée du drummer Will Champion et du producteur Phil Harvey, qu’il opte pour le patronyme de Coldplay. Soit en 1998. Il publie alors ses deux premiers Eps. Et signe chez Parlophone. Coldplay est devenu aujourd'hui l'un des plus grands groupes de rock à succès du nouveau millénaire. Il a ainsi vendu près de 60 millions d'albums. Critiqué mais régulièrement récompensé, il a décroché 8 Brit Awards, 7 Grammy Awards, 6 Q Awards et 5 NME Awards. Il a aussi été élu, en décembre 2009, quatrième meilleur artiste des années 2000 par les lecteurs du magazine Rolling Stone.

Si « Parachutes », leur premier long playing, est à la fois considéré comme leur meilleur gravé à ce jour, méritant d’ailleurs de figurer parmi les albums cultes, ce sont « X&Y » et surtout « Viva la Vida Or Death And All His Friends » qui vont permettre à Coldplay d’asseoir sa consécration. Paru en 2011, « Mylo Xyloto » nous avait laissé sur notre faim. Et le mollasson « Ghost stories » trop peu voire pas du tout satisfait. Qu’attendre dès lors de cette version live de ce long playing ?

Coldplay se rappelle donc aux bons souvenirs du Père Noël en publiant ce « Ghost Stories Live 2014 » que les fans ont certainement eu à coeur de déposer au pied du sapin. Il y réunit un dvd et un cd qui reprend les titres de l’LP studio, dans son intégralité et dans l'ordre des morceaux. Le second compile des prestations accordées à Londres, Sydney, Paris et New York. Face à un public enthousiaste, le quatuor égrène ses compos empreintes de douceur, dans des adaptations scéniques qui l'éloignent du cliché de ‘stadium band’. Un statut qui lui colle à la peau. « Magic », « Ink » et « Oceans » affichent un côté atmosphérique et délicat très réussi. Il est vrai que sur les planches, les musicos sont de véritables bêtes de scène ; et en particulier Chris Martin. Ayant eu le bonheur d’assister 4 fois à l’un de leurs shows, je vous avoue que leur musique me procure des sensations particulières. Le rêve peut même devenir parfait en fermant les yeux. Des conditions idéales pour être téléportés dans l'amphithéâtre où se déroule l'évènement.

Coldplay lance également un clip novateur pour « Ink », le quatrième single tiré de l'album « Ghost Stories ». L'expérience est à vivre dès maintenant ici. Les fans peuvent choisir eux-mêmes le déroulement de l'histoire à travers un conte interactif et animé qui vous emmène sur les traces d'un jeune voyageur à la recherche de son amour perdu. Tout au long de la vidéo, le spectateur est amené à faire des choix en temps réel qui influencent le déroulement de l'histoire. Plus de 300 histoires différentes peuvent ainsi prendre vie. Ce nouveau clip suit de près, la sortie de l'album « Ghost Stories Live 2014 ».

« Ghost stories » est un album mélancolique qui reflète l’état dépressif de Chris, vécu juste après sa rupture avec Gwyneth Paltrow. D’une durée de 35 minutes, on ne peut pas dire qu’il soit particulièrement inspiré.

Mais venons-en au live ! « Always In My Head » ouvre le concert comme l’elpee. Tout en douceur. Le chant est intense et passionné. Un peu plus électro, « True Love » et « Midnight » élèvent davantage le tempo. Les titres des morceaux reflètent les déboires amoureux de notre nouveau célibataire : « Tell Me You Love Me » (Dis- moi que tu m'aimes), « Meet Me In The Rain Again » (Rencontre-moi à nouveau sous la pluie), « I Am Going To Give You My Heart » (Je vais te donner mon coeur), « True Love » (Le véritable amour). Les deux premier ssingles (« A Sky Full Of Stars », co-produit par Avicii et « Magic »), adoptent également un profil plus électro.

Pour accompagner ce dernier opus, la bande de Chris Martin a décidé de sortir un cd live des performances de leur récente tournée mondiale et d'un concert accordé en petit comité, dans les studios Sony de Los Angeles, face à un auditoire trié sur le volet qui découvrait les nouvelles chansons en avant-première.

Setlist :

« Always In My Head » (Live at the Royal Albert Hall, London)
« Magic » (Live at the Enmore Theatre, Sydney)

« Ink » (Live at Le Casino de Paris, Paris)
« True Love » (Live at the Enmore Theatre, Sydney)
« Midnight » (Live at the Royal Albert Hall, London)
« Another’s Arms » (Live at the Beacon Theatre, New York)
« Oceans » (Live at E-Werk, Cologne)
« A Sky Full Of Stars » (Live at the Royal Albert Hall, London)
« O » (Live at Royce Hall, Los Angeles)

Coldplay

Viva La Vida Or Death And All His Friends

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Ecrire la chronique d’un nouvel album de Coldplay est un exercice de style périlleux. Si vous encensez, les puristes vous traiteront de faux cul. Si vous le descendez en flammes, les nombreux aficionados vous prendront pour un blasé. Enfin, si vous lui trouvez des qualités et des défauts, vous ne contenterez ni les uns, ni les autres. Finalement, c’est pour le troisième choix que votre serviteur a opté, histoire de susciter la polémique.

Mais tout d’abord, parlons de l’aspect technique de cet opus. La pochette. Superbe. Elle reproduit une peinture révolutionnaire de Delacroix. Le titre de l’album : « Viva la vida… ». Il s’inspire des natures mortes de Frida Kahlo. La production. Elle a été assurée par Brian Eno et son disciple Markus Dravs ; ce dernier parce qu’il avait été conseillé par Win Butler, le leader d’Arcade Fire. Un opus qui a nécessité deux ans de travail. Ce qui explique sans doute pourquoi il a été piraté et que les pistes illégales sont plus nombreuses que celles retenues pour l’elpee.

Venons-en maintenant au contenu. Et procédons par élimination. Quatre plages font très pâle figure. Tout d’abord les U2esque « Lovers in Japan/Reign of love » et le premier single “Violet hill”. Sur le dernier morceau, la voix réverbérée et les accords de piano lorgnent excessivement vers John Lennon. Le titre maître ensuite. Un peu trop allègre pour être honnête. Et enfin la ballade mid tempo « Strawberry swing ». Je cherche vainement le swing. Quant à la framboise, elle est sans saveur. Loin d’être exceptionnel, le final « Death and all his friends » s’ouvre dans un style dépouillé réminiscent de « Parachutes », avant de s’autoriser un léger flirt avec la prog. Mais trop léger pour vraiment convaincre. Intro instrumentale, « Life in technicolor » ne dure que 2’30 et a un goût de trop peu.

On en arrive donc au meilleur. C’est-à-dire lorsque Coldplay démontre tout son art unique à communiquer ses émotions à travers la mélodie. Caractérisé par ses cordes de guitares tintinnabulantes, « Cemeteries of London » est dynamisé par de judicieuses boîtes à rythmes. Tout comme « Lost », infiltré de claviers omniprésents, presque ‘cathédralesques’. Faut dire que le recours à la technologie moderne y est plus systématique. « 42 » est une ballade romantique qui se mue progressivement en morceau complexe, somptueux, une compo au cours de laquelle la conjugaison des guitares chatoyantes et vivifiantes s’avère on ne peut plus savoureuse. Mais le morceau qui mérite vraiment la palme est « Yes ». Oui, oui ! Découpé en deux parties, il s’ouvre par des accès de cordes au sein duquel se détache un violon grinçant, un peu comme chez Tarmac, avant de glisser vers une noisy pétillante, virulente, éthérée, digne de Ride voire de My Bloody Valentine. Remarquable ! Dommage que tout l’opus ne soit pas de cette veine, car 4 morceaux sur 10, c’est quand même insuffisant pour un groupe de la trempe de Coldplay. En outre, Eno s’est déjà montré bien plus inspiré lors de ses mises en forme…

 

Coldplay

X&Y

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Vous avez certainement déjà remarqué que nous ne sommes pas tendres avec les grosses pointures. Normal, parce que d’une part, nous prenons du recul par rapport aux fans, en essayant d’effectuer la critique la plus objective possible. D’autre part, nous estimons qu’il appartient aux stars de démontrer qu’elles méritent de conserver leur statut. Ce n’est pas parce qu’un artiste vend des millions d’albums à travers le monde qu’il doit lui suffire de paraître pour convaincre. Il faut aussi le mériter. En outre, lorsque cet artiste dispose de moyens financiers et matériels, remettre une copie bâclée est une injure au public. A l’instar de Radiohead, Coldplay se remet constamment en question. Et c’est sans doute là le secret de leur pérennité. On avait dit de Coldplay qu’ils étaient trop lymphatiques sur les planches. Ils sont devenus une des formations les plus percutantes et impressionnantes en ‘live’. Et tout particulièrement dans les stades. On les avait taxé de copie conforme de Radiohead. Ou même de nouveaux U2. Sept ans et 3 albums plus tard, de semblables comparaisons trahissent une totale méconnaissance du groupe. Leur troisième opus a été accouché dans la douleur. Il a fallu 18 mois à la formation pour le concocter. 60 chansons avaient été écrites. Peu satisfaits du résultat, les musiciens ont fait table rase et recommencé à travailler. Et « X&Y » constitue le fruit de leur labeur. 13 morceaux (NDR : dont un caché) qui nonobstant des arrangements grandiloquents, s’avèrent émouvants dans leur simplicité. Pourtant les spectres de Bowie et de Brian Eno (« Low », qui est également le titre d’une des plages de l’opus) ainsi que de Simple Minds circa « Empire and dance » (NDR : c'est-à-dire du tout début des eighties) planent sur cet opus. Une brume d’orgue (NDR : un hammond B3 !) mystérieux, parfois même mystique, tapisse la plupart des compos de cette œuvre. L’ombre de Phil Spector rôle également ; mais à cause des arrangements somptueux de cordes. Ce qui permet à Chris Martin d’afficher sa face obscure, ténébreuse même ; ou encore de laisser éclater sa colère. Un elpee bien équilibré entre titres puissants, allègres, complexes ou fragiles, au sein duquel le piano et la voix gémissante, mélancolique de Chris se promènent au gré des fluctuations de la mélodie. Une œuvre balayée par les accès de guitare de Jim Buckland, dont les riffs tout à tour gémissants ou bringuebalants peuvent adresser l’un ou l’autre clin d’œil à House Of Love (l’hymnique « Fix you »), au défunt Big Country (les accords/cornemuse de « Talk ») voire aux Beatles (« Twisted logic » et son crescendo hypnotique réminiscent d’« I want you »). Et lorsqu’on ne parle pas de la section rythmique, c’est qu’elle est irréprochable ! Plus besoin de résoudre l’équation car franchement ce « X&Y » est une réussite.

Coldplay

Live 2003

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Un Cd et un Dvd composent ce "Live 2003". Des enregistrements opérés les 21 et 22 juillet dernier au Horden Pavilion de Sydney. Le DVD recèle un documentaire de 40 minutes consacré à la vie quotidienne des quatre musiciens et un enregistrement public d'une heure et demie. Sur les planches, Coldplay possède une aura différente. Lors de son passage à Forest National, on avait pu se rendre compte que le groupe était capable de libérer une intensité phénoménale. De passer de moments d'émotion à fleur de peau à la fièvre électrique la plus féroce, avec une facilité déconcertante. Mais surtout de donner une forme nouvelle à chacune de leurs chansons, afin de les rendre plus vivantes. Et puis il y a Chris Martin, un showman qui ne tient pas en place et dont le charisme procède davantage du capital sympathie qu'il affiche que d'une quelconque image ou attitude. Et pour votre information, sachez que si la plupart des standards de la formation ont été sélectionnés pour la circonstance, deux fragments devraient faire le bonheur des véritables aficionados : tout d'abord l'inédit " Moses ", et puis le rarissime " See you soon ". Sans oublier " One I love " ; c'est à dire un fragment issu du single " In my place ", un titre dont les guitares bringuebalantes rappellent ici encore davantage la période la plus brillante du défunt et mythique House Of Love…

Coldplay

In my place (single)

Écrit par

En attendant la sortie de son deuxième opus prévu pour fin août, Coldplay se signale déjà par son nouveau single. Une superbe chanson empreinte de délicatesse et de mélancolie que vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique, à moins que vous n'ayez eu le loisir de visionner le clip vidéo qui lui est consacré. Deux morceaux figurent également sur ce disque. Tout d'abord " Bloom blaum ", une composition sculptée dans le minimalisme acoustique. Mais surtout " One I love ", un titre dont les guitares bringuebalantes rappellent ni plus ni moins la période la plus brillante du défunt et mythique House Of Love... Bien vite l'album !

Coldplay

Parachutes

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Drivé par Chris Martin, compositeur, guitariste, pianiste et chanteur à la voix exceptionnelle, dont le timbre tantôt angélique, falsetto, douloureux ou intimiste, nous rappelle à la fois Thom Yorke et Jeff Buckley, Coldplay vient d'enregistrer son premier album. Et quel album ! Un disque qui dégage une intensité émotionnelle considérable. Mais si la musique évoque, à premier abord, Radiohead, Muse, Travis ou Embrace, au fil des écoutes, elle dévoile une identité bien plus personnelle, en explorant un univers sonore sis à la croisée des chemins de la simplicité et de l'efficacité. Un peu comme si le groupe avait trouvé la formule idéale pour écrire des chansons intemporelles. Le processus de composition y est dans doute pour quelque chose, puisque Coldplay y pose des jalons acoustiques, avant de passer à la mise en forme contemporaine. Chris accompagne d'ailleurs toujours son chant, d'une guitare sèche ou d'un piano, pour interpréter ses chansons. A charge des trois autres d'y injecter toute l'intensité électrique, en tenant compte de cette sensibilité mélodique mélancolique, hymnique (Echo & the Bunnymen ?), capable d'embrasser les accents symphoniques du défunt The Verve, circa " The nothern soul ". Un must !