OK Panda s’intéresse à la psychiatrie…

Après avoir publié un premier Ep intitulé "Perspectives", fin 2022, qui lui avait permis de fouler des salles comme le Cirque Royal, le Bota ou encore le Belvédère, le quintet bruxellois Ok Panda a sorti son second, "Chasing home", ce 20 février 2024. Dès la…

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The Garbage & The Flowers

Cinnamon Sea

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The Garbage & the Flowers est une phrase extraite de la célèbre chanson « Suzanne », signée par feu Leonard Cohen. C’est également le patronyme choisi par cette formation originaire de Nouvelle-Zélande, mais aujourd’hui établie en Australie. La toile ne fournit pas beaucoup d’infos au sujet de cette formation fondée en 1991 par Yuri Frusin et Helen Johnstone, rejoints d’abord par le batteur Torben Tilly. Au fil du temps, le groupe a connu des phases d'interruption et de résurgence, travaillant avec des musiciens tels que Paul Yates, Heath Cozens, Rachel Davies, Kristen Wineera et Stuart Porter. Il a même sorti des albums et des K7 devenus aujourd’hui quasi-introuvables.

A vue d’œil, les musicos doivent avoir dépasser les cinquante balais. Et il nous propose donc un mini elpee réunissant cinq morceaux dont la production DIY saute aux oreilles. Un court instant, on a l’impression d’être replongés au cœur des 60’s.

Entraînée par les voix de Frusi et Johnstone qui alternent derrière le micro, sa musique se fait tantôt psyché/rock, tantôt psyché folk ou carrément ‘unplugged’. Le spectre du Velvet Underground plane régulièrement tout au long de ce mini elpee. Quand ce n’est pas celui de Syd Barrett ou encore de Nick Drake.

Si l’écoute de « Cinnamon Sea » devrait ravir les mélomanes nostalgiques, on imagine mal The Garbage & The Flowers traverser les océans et conquérir un nouveau public. De toutes manières, ce n’est clairement pas son objectif… il serait plutôt enclin à accorder des prestations champêtres aux milieu des quatre vents…

Garbage

Strange little birds

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En 2001, Garbage commet un album indigne des sa réputation. « BeautyfulGarbage » prélude une longue traversée du désert, émaillée de dissensions, de séparations et de reformations. Le band grave quand même « Bleed like me », en 2005, et « Not Your Kind of People », en 2012, deux long playings d’honnête facture, sans plus. Mais le charme semble rompu. Et puis plus grand monde ne croit encore à la résurrection du band de Madison. Surprise, en juin dernier, la formation publie un sixième LP studio, « Strange little birds ». Et la surprise est d’autant plus frappante, que le disque tient la route. On y retrouve ce climat si spécifique aux deux premiers essais (« Garbage », « Version 2.0 »). Et puis ce parfait équilibre entre instrumentation organique et électronique. Oh bien sûr, tout n’est pas parfait. Il y a bien l’une ou l’autre compo trempée dans le trip hop énigmatique, parfois quand même mélodramatique ; mais sans que les chansons ne dérapent dans la mièvrerie. Les aficionados diront sans doute que c’est le terrain idéal pour que la voix sensuelle, sinueuse et ébréchée de Shirley puisse épancher toute sa charge émotionnelle. Et puis surtout l’album recèle quelques excellentes pistes. A l’instar d’« Empty », caractérisé par ses accès noisy ‘mybloodyvalentinesques’, de « Blackout », aux accents cold wave (Cure ?), des épiques « Magnetized » et « Amends » ainsi que du fulgurant « So we can stay alive ». Shirley Manson, Steve Marker, Duke Erikson et Butch Vig sont peut-être revenus à temps pour rappeler qu’il est préférable de mettre l’électro au service du rock, plutôt que l’inverse…

 

Garbage

Not Your Kind of People

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En août 2005, Garbage annule les dernières dates de la tournée « Bleed Like Me » et annonce un hiatus à durée indéterminée. Repos provisoire, split ou envie de passer à autre chose ? Personne ne le sait alors. Shirley Manson tente le difficile exercice de l’album solo (qui ne verra jamais le jour) et apparait dans une vingtaine d’épisodes de ‘Terminator : The Sarah Connor Chronicle’s. Butch Vig, lui, reste très actif et continue à produire de nombreux artistes (Subways, Green Day, Foo Fighters, Muse…) Le seul sursaut estampillé Garbage viendra d’un ‘best of’ intitulé « Absolute Garbage ». Paru en 2007, il recèle néanmoins un inédit, « Tell me Where it Hurts ».

C’est en février 2010 que Shirley Manson annonce via son compte Facebook qu’elle vient de passer une semaine en studio en compagnie de ses vieux amis. L’enregistrement d’un cinquième opus studio sera officiellement confirmé, quelques mois plus tard.

Qu’était-on en droit d’attendre de ce nouvel essai de Garbage ? Les deux premiers elpees studio étaient novateurs et particulièrement réussis, des disques sur lesquels figurent des pépites comme « Only Happy When it Rains », « Queer », « Stupid Girl », « Push It » ou encore « I Think I’m Paranoid ». Les deux suivants, par contre, avaient été quelque peu décevants, Garbage glissant dangereusement sur la pente savonneuse d’une pop inoffensive et mièvre, sacrifiant alors son identité propre pour rentrer dans le rang. Ce cinquième elpee s’apparente donc à un examen de passage.

D’entrée, on peut rassurer l’auditoire sur deux points : Butch Vig n’a pas perdu la main, le son de Garbage reste reconnaissable dès les premières notes et la voix de Shirley Manson est toujours aussi percutante. Pour le reste, on navigue entre deux eaux, le très bon côtoie le très moyen, un peu comme si « Not Your Kind of People » était la transition entre les deux premiers LPs (« Garbage » en 1995, « Version 2.0 » en 1998) et les deux suivants (« Beautiful Garbage » en 2001 et « Bleed Like Me » en 2005).

« Blood For Poppies » était sans doute le single idéal pour lancer ce nouvel opus. Efficace, entêtant, sans fioritures, ce titre rappelle directement le son du Garbage de la fin des années 90. « Control », « Battle in Me » et « Man on a Wire » sont de la même trempe : la bande à Butch Vig ne se pose pas de questions et y concentre toute son énergie. Sur « Sugar », on a tout le loisir d’écouter la douce voix de Shirley Manson, à la manière de « You Look so Fine », qui clôturait divinement « Version 2.0 » en 1995.

Aux côtés de ces quelques vraies réussites, on trouve des titres plus moyens (« Not Your Kind of People », « Beloved Freak ») et quelques morceaux où le groupe retombe dans ses travers de pop facile (« Big Bright World », « I Hate Love »).

« Not Your Kind of People » ne sera donc pas un album inoubliable, mais il a le mérite de faire revenir Garbage sur le devant de la scène et, ne fut-ce que pour cette raison et pour les quelques très bons morceaux qu’il recèle, il mérite une chance d’atterrir dans votre lecteur CD.

Garbage se produira à l’AB le 25 novembre 2012, premier concert bruxellois depuis leur concert éclair accordé aux Halles de Schaerbeek, c’était déjà en 2001.

 

Garbage

Bleed like me

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En 2001, Garbage commettait “Beautifulgarbage”, un opus indigne de la réputation du groupe. Et surtout un disque qui a fait des dégâts au sein du line up. Pensez donc, la promo avait été tellement bien faite que le groupe a fini par croire que cet album était de bonne facture. Comme quoi, lorsqu’on encense un artiste ou un groupe par complaisance, on lui cause un grave préjudice. La vérité n’est pas toujours bonne à dire, mais au moins elle peut susciter une remise en question. La chute aura été d’autant plus douloureuse. Maladies, crises internes, absence d’inspiration : le quatuor allait droit dans le mur. Et puis Butch Vig a quitté le navire. Avant de le réintégrer quatre mois plus tard. C’est alors que Garbage s’est remis à travailler. Pour cette nouvelle plaque, il a décidé de privilégier les guitares sur la technologie. Elle n’est pas absente, à l’instar de « Boys wanna fight », réminiscent du premier elpee ou encore du post industriel « Metal heart », hanté par l’esprit de Trent Reznor. Mais l’électricité est prépondérante et surtout vivifiante sur la première moitié de l’opus. Dave Grohl, invité pour la circonstance, a même apporté son concours à la plage d’ouverture, « Bad boyriend ». Et des titres comme le rugissant et ténébreux (New Order ?) « Run baby run », le distordu et menaçant « Right between the eyes » et le groovy « Why do you love me » ne peuvent que réconcilier les fans avec le combo. Curieusement, ce sont les plages au cours desquelles le timbre vocal de Shirley n’a jamais été aussi proche de Deborah Harry (Blondie). « Bleed like me » évolue dans un tout autre registre. Une ballade bouleversante, glacée, presque sinistre, qui traite de thèmes aussi difficiles que la maladie, la dépendance et le suicide. Le deuxième volet de l’œuvre s’éteint au fil des morceaux, suscitant même une certaine indifférence en fin de parcours. Dommage, car la première partie crache véritablement le feu !

Garbage

Beautiful Garbage

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On a beau avoir beaucoup de sympathie pour un groupe, avoir été un des premiers à chroniquer leur opus éponyme (25.08.95) et louer les vertus rafraîchissantes de leur mélange de noisy de pop et de hip hop ; il faut se rendre à l'évidence, leur nouvel opus est décevant. Première raison : la voix de Shirley. Son timbre autrefois gouailleur, chargé de nuances et de feeling, est devenu terne, comme aseptisé. Et si le disque avait été uniquement constitué de chansons comme le single (" Androginy "), l'inconsistant " Cherry lips (Go baby go !) " ou encore l'insipide " Untouchable ", nous aurions pu le ranger dans le bac des Destiny's Child, Aqua, All Saints et pourquoi pas Madonna. Seuls, cinq fragments tentent de sauver les meubles. En l'occurrence " " Til the day I die " et " Silence is golden ", tramés sur un schéma proche de Boss Hog, le noisy, réminiscent de Curve, " Parade ", l'indolent, hanté par Mazzy Star, " So like a rose " et le fragment pop, presque prog, mais abordé dans l'esprit de Propaganda (NDR : Hooverphonic me rétorqueront ceux qui pratiquent un langage plus contemporain), " Nobody loves you ", que je considère comme le meilleur titre de l'elpee. Pour le reste, rideau. Un an pour pondre un tel album me paraît quelque peu indécent. Ce qui n'empêchera pas ce disque de bien se vendre. La machine promotionnelle est en route. Bien huilée, elle a déjà réussi à soudoyer une bonne partie de la presse non spécialisée. Et si vous êtes tombé dans le panneau avant de prendre la peine de lire ces lignes, tant pis pour vous…

 

Garbage

Version 2.0

Depuis 1993, année de la naissance du groupe, la popularité de Garbage n'a jamais cessé de grimper. Une notoriété que le quatuor n'a pourtant acquise, qu'au prix de quelques singles et d'un elpee. Faut dire que le combo a beaucoup tourné ; et puis, cet opus éponyme, qui remonte déjà à 1995, était tout bonnement remarquable. Le deuxième album se devait donc de confirmer. Pas de panique, s'il n'est pas aussi exceptionnel, l'effet de surprise ne jouant plus, il est de la même veine. Le sens mélodique des chansons est intact, toujours aussi contagieux. Les arrangements aussi soignés, impeccables. La technologie propice aux effets spéciaux et aux boucles, plus présente ; mais sans pour autant dénaturer l'intensité de la texture sonore. Shirley Manson a composé la plupart des textes. Des contes visionnaires de perversion, de folie et de voyeurisme, qu'elle chante avec une fameuse dose d'émotion et de sensualité.

" Version 2.0 " est découpé en douze fragments. Depuis l'extatique " Temptation waits " au profond, poignant, mélancolique " You look so fine ", en passant par " I think I'm paranoid ", témoignage de l'admiration de Shirley pour Patti Smith, le bubblepop post Bangles de " When I grow up ", le troublant et majestueux (Depeche Mode ?) " Medication ", l'hommage aux Pretenders " Special ", même que Shirley semble ici possédée par l'âme de Chrissie Hynde, le post industriel, menaçant, digne de Nine Inch Nails, " The trick is to keep breathing ", le viscéral, énigmatique, techno dans l'esprit d'un Prodigy voire de Chemical Brothers, " Dumb ", le léger, hymnique, " Wicked ways " (Kim Wilde ?), et enfin les plus Garbage que nature " Push it " et " Sleep togegether " ; le premier caractérisé par un sampling de " Don't worry baby " des Beach Boys ", le deuxième alternant périodes d'intimisme spectral et jaillissements d'électricité. Deux titres qui nous rappellent, décidément encore et toujours, ce défunt et mésestimé Propaganda. Enfin ceux qui ont connu savent de quoi nous parlons.

 

Garbage

Garbage

Butch Vig à la production, il fallait évidemment s'attendre à une bonne surprise. Si vous l'ignorez encore, Butch est le docteur ès studio qui a mis en forme "Siamese Dream" de Smashing Pumpkins, "Dirty" et "Experimental Jet Set" de Sonic Youth, ainsi que l'indispensable "Nevermind" de Nirvana. Evidemment, si on ne parle que des grands crus. Auprès desquels cette œuvre pourrait bien prendre place, d'ici quelque temps... Pourtant, sur cet elpee éponyme, pas question de grunge, post grunge, hardcore ou trash metal. De l'électricité, bien sûr. Incisive, crépitante consommée par les cordes de guitares. Mais sans jamais submerger la ligne mélodique. Il règne ainsi un climat mystérieux, sinistre, spectral tout au long de cet elpee qui inconsciemment nous rappelle Propaganda. Et la voix de Shirley Manson, Claudia Brücker. Pensez à "Secret Wish", et tout particulièrement à "Dr Mabuse"... Une chanteuse qui aurait pu facilement devenir top model. Et habiller (!), aussi bien que Jerry Hall et Amanda Lear, les pochettes des premiers vinyles de Roxy Music. Un atout qui serait cependant bien léger (!) sans le concours des autres musiciens, en compagnie desquels elle partage la composition ; mais qui surtout sont capables de passer d'un instrument à l'autre avec une facilité déconcertante... Propaganda donc, mais aussi la new wave de la new wave de Sleeper ou d'Elastica, ainsi que le psychédélisme technologique de Curve. Avec un sens mélodique particulièrement envoûtant, comme sur le final languissant "Milk". Superbe!