La cavalcade de Jéhan…

Poussé par un nouvel élan poétique, Jean Jéhan a sorti son nouvel opus, « On ne sait jamais », le 18 novembre 2023. Pour ce cinquième elpee, Jéhan fait le choix de s'affranchir de ses affinités folk rock, pour aller vers des horizons plus dégagés. On retrouve…

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Une petite souris dans le Corridor…

Corridor sortira son nouvel elpee, « Mimi », le 26 avril 2024. Réunissant 8 plages, il recèlera des pièces maîtresses telles que "Jump Cut", "Mon Argent" et "Mourir Demain". Il a été masterisé par Heba Kadry Mastering, à Brooklyn. Toutes les chansons de «…

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The Warlocks

Surgery

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Comment passer du psychédélisme à la noisy? C’est un peu le challenge que vient de réussir la formation californienne The Warlocks. Et pourtant, plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir commencer à apprécier ce nouvel album. Le premier fragment, « Come save us » s’enfonce immédiatement dans la noisy ténébreuse et agitée de Jesus & Mary Chain voire de Black Rebel Motorcycle Club. Mais sur un tempo aussi fracassant que les compos du précédent opus « Phoenix ». Passée cette entrée en matière la musique entre littéralement dans une sorte de léthargie envoûtante, grinçante, languissante, propice aux contes modernes de vie et de mort de Hecksher ; les turbulences de sa propre existence lui servant de fil conducteur. Les couches pures, soniques, de feedback et de distorsion se superposent, et ne tiennent ensemble que par la grâce des décibels. Un feedback qui tombe même goutte à goutte lors des 12’12 de « Suicide note », un final au cours duquel Hecksher semble réciter une prière dans un univers sonore aux tonalités floues, la ligne d’orgue éthéré accentuant cette impression. Mais le titre qui m’a fait le plus flasher est sans conteste « Thurday’s radiation ». Une tempête sonore cinglante, grésillante, qui se lève lentement, forcit progressivement, avant d’atteindre son groove hypnotique. Un ouragan de plus de 7’30 qui doit peupler les cauchemars de Thurston Moore, le leader de Sonic Youth. Et le reste de l’album mérite également qu’on s’y attarde. Produit par Tom Rothrock (Beck, Elliott Smith, Foo Fighters, Badly Drawn Boy, Coldplay), il conjugue élégamment arrangements ‘spectoreques’, mélodies visionnaires, hallucinogènes, vocaux flottants parfois reverb et intensité électrique. Paradoxalement sous la forme d’une valse, sur le torturé « Angels in heaven, Angels in hell », sur un tempo lent, cold wave, presque ‘curesque’, tout au long de « Abobe earth » ; et puis en abordant la forme du minimalisme chez « The tangent » que balaie un clavier intriguant, hanté par le spectre de Terry Riley. Que dire de plus ? Un must !

The Warlocks

Phoenix album

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Si on ne tient pas compte de leur premier mini elpee 6 titres, "Phoenix album" constitue déjà le deuxième album de cette formation issue de Los Angeles. Une formation dont le line up est assez impressionnant, puisqu'il implique deux drummers, un bassiste, un claviériste et la bagatelle de quatre guitaristes, parmi lesquels Bobby Hecksher (NDR : le leader/compositeur) se réserve, en outre, le chant et l'harmonica. Et parmi les invités, on retrouve le vétéran et ex Spacemen 3, Sonic Boom. Pour changer, à la guitare ! Spacemen 3, c'est d'ailleurs le premier nom auquel on pense en écoutant cet opus. A cause de leur musique fondamentalement psychédélique et très électrique. Mais au fil de l'écoute, on y croise une foule de spectres passés et présents. En autres, les Dandy Warhols, sur l'hymnique " Shake the dope out ", les Stones " tout au long de " Hurricane heart attack ", sorte de frère bâtard du célèbre " Street Fighting man ", quoique joué avec une lenteur titanesque et torturé par une voix démoniaque. Loop, chez le tribal et hypnotique, " Inside outside ", déchiré par un harmonica grinçant. Jesus & Mary Chain tout au long de " Stone hearts ", à cause des oscillations noisy qui canalisent le fragment. Quicksilver Messenger Service (West coast oblige !), sur le visionnaire et sinistre, mais très mélodique, " Baby blue ". Syd Barrett pour l'allègre " The dope feels good " et le Floyd sur le space rock ténébreux "Cosmic letdown". Luxuriant, évoluant sur un mid tempo, " Moving and shaking " lorgne plutôt vers Archive, alors que les 15' de " Oh shade " s'aventurent dans l'expérimentation krautrock d'un Faust, voir d'un Neu. Toutes ces références bien subjectives ne sont destinées qu'à vous donner une petite idée du climat qui règne tout au long de cet opus. D'ailleurs, si vous êtes un adepte du psychédélisme, vous ne pouvez passer à côté de cette plaque. Et après vous l'être procurée, un bon conseil : oubliez tout ce que je viens de raconter, et laissez-vous transporter l'univers tellement fluide, intense et coloré des Warlocks… vous ne le regretterez pas !