Une vague bleue sans les ‘e’ pour Grandaddy…

Grandaddy sortira son tout nouvel album studio, "Blu Wav", le 16 février 2024. En attendant, il nous invite à visiter "Cabin in My Mind", du conteur prolifique Jason Lytle, une invitation à la méditation et au country-rock. "Blu Wav" s'inspire de la beauté…

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Meril Wubslin fait ça… et dans la langue de Molière…

Fondée en 2010 par Christian Garcia-Gaucher (BE/CH) et Valérie Niederoest (CH), Meril Wubslin est une formation belgo-suisse dont la musique est décrite comme lo-fi-folk-sci-fi-psyché-transe. Duo à l’origine, elle est passée à un trio en 2015, à la suite de…

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Tom McRae

Did I Sleep And Miss The Border

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De son véritable nom Jeremy Thomas McRae Blackall, Tom MacRae est né le 19 mars 1969, à Chelmsford, en Angleterre. Son premier elpee paraît en 2000. Il est éponyme et est suivi d'une tournée qui passe par les Transmusicales de Rennes, une première partie pour Autour de Lucie à Paris, puis 11 dates en tête d'affiche ainsi que la participation aux festivals d'été. Au cours de son premier périple, il s’intéresse au répertoire d’artistes français majeurs : Alain Bashung (en compagnie duquel il partagera l'affiche lors de sa tournée destinée à promotionner son deuxième LP), Miossec, Keren Ann, Françoise Hardy et Dominique A. Tom est nominé, sans pour autant remporter de prix, au Mercury Music Prize ainsi qu'aux Q Awards. Il y a plus de 15 ans que Tom sévit sur le circuit rock conventionnel. Il est également considéré comme l'un des meilleurs chanteurs/compositeurs insulaires.

Il nous revient flanqué de son fidèle backing group. Ses précédents périples, il les avait accomplis, d’abord soutenu par un quatuor à cordes, et puis en solo. Enfin, pas tout à fait, car un violoncelliste l’avait accompagné pour défendre son album « From The Lowlands », tout au long d’un circuit qui, a duré deux bonnes années. C’est également à cette époque qu’il compose pour différents confrères et consoeurs, dont Marianne Faithfull.

Le line up de The Standing Band réunit Olli Cunningham (synthés, accordéon, percussion et chant), Oli Kraus (violon), Richard Hammond (basse, contrebasse, percussion et chant), David Walsh (batterie) et enfin Brian Wright (guitares, banjo et pedal steel). « Did I Sleep And Miss The Border » constitue son septième LP. Il a été enregistré au Pays de Galles et dans le Somerset.

L'approche de l'écriture de ce nouvel opus est différente des œuvres précédentes. Les chansons sont plus narratives, donc moins autobiographiques. Elles traitent de sujets brûlant comme la mondialisation, l'immigration, la faim, le pouvoir des banques et de la finance ainsi que des dérives politiques…

« What A Way To Win A War » est le premier single paru avant la sortie officielle de l’elpee. Il ne figure pas sur ce disque, mais est téléchargeable sur les différentes plateformes officielles.

Sur « The High Life », Tom a la rage. L’instrumentation est agressive. La voix de McRae est blessée, rocailleuse. Gémissante, elle hante « The Dogs Never Sleep », une compo balayée de percus ténébreuses et sauvages. « Christmas Eve, 1943 » bénéficie d’une jolie mélodie au refrain accrocheur. La compo que je préfère. Sur « Expecting The Rain », il utilise sa voix comme un instrument, à l’instar de Christophe… « Let Me Grow Old With You » est une tendre ballade. Quelques cordes quand même sur « We Are The Mark », un concours qui accentue le sentiment de mélancolie de la chanson. Des bruitages métalliques et glaciaux lacèrent sa voix sur le sombre « My Desert Bride ». « Lover Still You » s’écoute comme une prière. D’autant plus que « Hoping Against Hope » nous parle de la fin du monde.

Tom est un artiste attachant qui respecte son public. Il repart en tournée et se produira dans le cadre des Ardentes le 10 juillet 2015 et à l'Ancienne Belgique le 2 octobre 2015.

Tom McRae

The Alphabet of Hurricanes

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Qu’est ce qui peut pousser une personne à écrire des chansons aussi noires, aussi tristes, aussi sombres et nostalgiques ? Sa vie, son passé, son environnement ? Force est de constater que Tom, en tout cas, n’est pas ce qu’on pourrait appeler un gai luron de la musique !

Fils de pasteur et issu d’un petit village anglais, Tom écrit et compose ses deux premiers albums (« Tom MacRae » et « Just like Blood ») à Londres avant d’émigrer à New York pour concocter les deux suivants (« All Maps Welcome » et « Kings of Cards »). Estimant avoir fait le tour de la question ‘américaine’, il revient à ses premières amours et (re)débarque à Londres où il installe chez lui son propre studio d’enregistrement. Après s’être acheté les instruments nécessaires à son travail (banjo, ukulélé, violon, batterie,…), c’est à domicile qu’il enregistre son cinquième album studio (entrecoupé entretemps d’une session live parue en 2008, uniquement disponible sur internet et lors de ses concerts). Les chansons composant « Alphabet Of Hurricanes » ont été écrites au cours d'une période de deux ans pendant laquelle Tom était incapable de choisir l'endroit où il voulait vivre.

Sur ce dernier opus, les mélodies tantôt intimistes, tantôt plus énervées, sont alimentées par une instrumentation simple mais subtile. On y retrouve les ingrédients qui sont un peu la carte de visite de Tom : des textes intelligents, une voix sublimement déchirante et des mélodies romantiques. Le thème décliné sur la majorité des titres est la colère d’un homme face aux dérèglements de la nature, ses caprices, ses phénomènes catastrophiques et ses conséquences pour notre pauvre planète. Y aurait-il là un parallèle à faire avec sa propre vie ?

Fidèle à sa ligne de conduite, Tom McRae ne surprend pas, n’innove pas non plus, il perpétue une tradition de songwriter bien ancrée chez lui : des chansons à texte sur des musiques douces et soignées.

Les amateurs du genre apprécieront et iront ‘timidement’ l’applaudir lors de sa tournée qui fera escale chez nous ou pas très loin ; et en particulier le 24 mars au Cirque Royal de Bruxelles ainsi que le 1er avril au Grand Mix de Tourcoing. Quant à celles est ceux qui ne le connaissent pas, inutile de tendre les pavillons vers les ondes FM, Tom y est des plus discrets, hélas pour lui !

 

Tom McRae

Just Like Blood

On avait quitté Tom McRae avec abattement : ce type, avec ses chansons tristes et dépressives, n'était décidément pas un joyeux luron. Ce " Tom McRae ", d'une beauté certes indubitable, n'était pas notre compagnon le plus cher lors de nos matinées ensoleillées : plutôt à écouter tard le soir, quand la nuit étouffante recouvrait de son manteau noir nos espoirs les plus secrets. Tom McRae, le nouveau héraut de nos doutes et de nos errances, avec sa voix haut perchée et ses hantises qui frôlaient souvent l'emphase, nous mettait presque mal à l'aise. Avec ce " Just Like Blood " d'une pesanteur certes encore marquée, l'Anglais semble s'être un peu assagi et détendu ; en témoigne le morceau d'ouverture et ses samples… africains ! " Welcome back… " : tels sont les premiers mots de ce " A Day Like Today " lumineux et reposé, à des lieues déjà de ses anciennes compos. Tom McRae donne ainsi le ton : finies les introspections larmoyantes, et en route pour la joie ! Peine perdue, déjà, à la fin de ce titre en trompe-l'œil : si l'Anglais nous accueillait avec une gentillesse étonnante, voilà qu'il nous gratifie, en toute fin, d'un " I love you to death " de triste mémoire. Triste, en effet : c'est avec ces deux mots qu'il composa la bonne moitié de son premier album… " La mort, l'amour, c'est du pareil au même ", semble nous dire Tom McRae : et de fait, il remet ça tout au long de ce " Just Like Blood ", avec plus ou moins de bonheur (ou plutôt malheur). C'est qu'on ne change pas un homme en une chanson, fut-elle imprévisible : Tom McRae continue donc, dans une veine rouge sang, à graver des chansons sombres et pas drôles, à écouter les larmes aux yeux et les dents serrées. Parfois, l'étau se desserre (" Karaoke Soul " et ses envolées de cordes), mais la couleur de l'album reste noire de chez noir. Il n'empêche que des chansons comme " " Overthrown ", " Walking 2 Hawaii " et " Mermaid Blues ", trio gagnant du milieu de l'album, confirment le talent de Tom McRae pour transcrire à merveille ce sentiment de détresse qui nous tenaille tous, un jour ou l'autre, au lendemain d'une rupture. Tom McRae : à la fois bourreau (des cœurs) et victime (consentante) de ses propres faiblesses ? Tout juste. De la pop SM, en somme.