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Le flux existentiel de Maxïmo Park…

Maxïmo Park publiera son nouvel elpee « Stream Of Life », ce 27 septembre 2024. L’information du huitième album studio du groupe arrive en même temps que la sortie du premier single, « Your Own Worst Enemy ». Pour préparer » Stream Of Life », la formation…

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Various Artists

Brownswood ‘bubblers’

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Dj influent dans la sphère de la soul, du jazz ou encore du funk, Gilles Peterson a fondé aussi deux labels qui ont tout de même laissé leurs traces : Talkin’ Loud et Acid Jazz. Sa nouvelle structure « Brownswood » reste dans les mêmes eaux et cette compilation se charge de nous présenter les poulains du label. Beaucoup d’artistes démontrent un goût pour l’expérimentation sonore qui doit beaucoup aux travaux des magiciens du hip hop et du r’n’b américains, de Dj Jazzy Jeff à Timbaland. Mais les rythmiques les plus concassées ne perdent jamais de vue la recherche mélodique. Au delà de l’électro (et un peu de jazz et samba) donc, c’est la soul qui mène la danse, qu’elle soit plutôt sixties (Nicolle Willis & the Soul Investigators) ou bien tournée vers le futur (Benny Sings & The Rednose District). A part les tentations ‘lounge’ de Ben Westbeech et quelques passages un peu trop cérébraux, la (grande) qualité est de mise. Ceux qui apprécient la soul mystique de Bilal, Georgia Anne Muldrow, Erykah Badu, D’Angelo, Jill Scott et les Soulquarians trouveront ici de quoi faire leur bonheur.

 

 

 

 

Various Artists

Blues Harp Meltdown Vol 3

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Le chanteur/harmoniciste Mark Hummel a fondé un espace de rencontre entre souffleurs de renom. En 1991. Baptisé "Harmonica Blowouts", il devient, d'année en année, de plus en plus populaire et s'exporte bien au-delà des limites de la baie de San Francisco. Au fil du temps, Mark a ainsi provoqué la confrontation des meilleurs sur scène. Des pionniers à la peau noire comme Snooky Pryor, Sam Myers, James Cotton et Billy Boy Arnold, ainsi que la crème des musiciens blancs, dont Rod Piazza, Charlie Musselwhite, Rick Estrin, Kim Wilson, James Harman, Paul deLay, Gary Primich, etc. Le label Mountain Top Productions avait déjà sorti les Volumes 1 et 2 de ces collections ainsi que "Rolling Fork Revisited", en compagnie de Johnny Dyer. Pour ce troisième tome, le rendez-vous s’est limité aux musiciens noirs ; et en particulier Carey Bell, Lazy Lester, Willie Smith et Phil Wiggins. Ce double elpee a été immortalisé ‘live’ au Moe's Alley de Santa Cruz, en Californie. En janvier 2004.

 

La première plaque s’ouvre par la performance de Mark Hummel et de ses Blues Survivors ; c'est-à-dire les mêmes musiciens qui ont participé à la confection de l'album "Ain't easy no more". Tout d’abord le superbe slow blues "City livin" ; une compo qui met en exergue le talent du guitariste Charlie Wheal. Deux reprises de Little Walter, ensuite. "My kind of baby" et l'instrumental "Rollercoaster", au cours duquel Hummel se révèle époustouflant. Le guitariste Steve Freund se joint ensuite aux musiciens. Il a longtemps sévi au sein du backing band du pianiste Sunnyland Slim. Steve est un gratteur affûté, mais également un chanteur inspiré. Il adapte de Slim, son ancien patron, "Done you wrong". Un blues lent, bien dans la tradition du Chicago Blues. Bob Welsh siège derrière le piano et Hummel se charge des chorus d'harmonica. Son intervention nous flanque le frisson. Willie "Big Eyes" Smith a été le batteur de Muddy Waters pendant près de vingt ans. La musique à bouche avait été son premier instrument. Pour la circonstance, il chante et souffle à nouveau lors de la cover du "Hoodoo man blues" de Junior Wells. Six minutes de bonheur rehaussées par la présence d’un Steve Freund insatiable aux cordes! Changement radical de style pour terminer ce premier cd : John Cephas et Phil Wiggins sont réunis lors d’un duo acoustique découpé dans le country blues. L’épisode débute par "Piedmont blues jam" et embraie par des reprises de Willie Dixon, Fred McDowell et Sleepy John Estes. On en retiendra surtout une extraordinaire intervention de Wiggins sur le traditionnel "Walkin' blues". Une bien belle parenthèse.

Le second opus nous présente d'abord le vieil harmoniciste noir Carey Bell. Il a longtemps milité au sein des formations de Muddy Waters et de Willie Dixon. Willie Smith s'est installé derrière les drums. Steve Freund partage les cordes en compagnie de Charlie Wheal. A menu : huit titres de Chicago Southside blues, dont de bonnes reprises du célèbre "I'm ready" et It ain't right" de Little Walter ainsi qu’un splendide slow blues, "Too bad too bad". Ce blues a du vécu. Il reflète le mal vivre de l'artiste. La prestation s’achève par un frétillant "One day". C'est à une légende louisianaise qu'il revient de clôturer cette présentation de souffleurs : Lazy Lester. Dès les années 50, il a enregistré à Baton Rouge sous la houlette de Jay Miller. Son swamp blues paresseux nous va droit au cœur. Le style est ici de toute évidence totalement différent de ce qui précédait. Lazy a déjà mieux chanté que ce soir-là mais ses performances à l'harmonica sont de classe. Et il le démontre tout au long de son interprétation de blues indolents. Tout d’abord "Bloodstains on the wall" et "Rainin' in my heart" de Slim Harpo. Et enfin sa plage la plus connue, "Sugar coated love", un morceau au cours duquel il parvient à faire sonner son harmo comme un accordéon. Plus de deux heures d'excellent blues !

                                                                                 

 

Various Artists

Back to Mine : Röyksopp

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Disco disco disco… Dans le monde affolé des compilations mixées (ou pas), la série des « Back to Mine » tient une place à part grâce à la qualité des titres sélectionnés et des chouettes découvertes qu’elle occasionne. Le duo de Bergen se fend d’une sélection mixée qui télescope les Talking Heads (au sommet de leur période world-funk) à l’italo disco (Kasso, Mr Flagio et l’hilarant Pino D’Angio) en passant par le P-funk de Funkadelic, la soul (le jazzman Idris Muhammad, The New Birth), l’électro disco, le disco funk (Jesse), la house et même Mike Oldfield… Le fil conducteur de cette sélection réussie reflète un amour immodéré pour les expérimentations électroniques les plus diverses appliquées aux pistes de danse, surtout au début des années 80. A vos gels fixateurs !



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Back To The Bus: Funeral for a Friend

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“Back to the Bus” n’est pas la nouvelle livraison du combo post hard core Funeral for a Friend, mais révèle un concept de compilation d’un genre nouveau. L’initiative permet de mieux cerner les goûts musicaux de groupes qui acceptent de jouer le jeu. L’idée est séduisante ! Le concept « Back to the Bus » pourrait se traduire par ‘La playlist des artistes dans le tourbus’. Les p’tits gars de Funeral for a Friend nous étonnent pas leurs choix. On aurait pu s’attendre, à priori, à un album promotionnel pour la scène néo métal ou emo core. Que Neni ! Ce « Back to the Bus » pourrait constituer une programmation idéale pour une émission dominicale de Classic 21.

Queen ouvre le bal par le sautillant « Don’t stop me now », suivi de Dub War et du classique « Enemy Maker ». Le « Midlife Crisis » de Faith No More, tout comme le « Take a picture » de Filter, nous rappellent que ce ne sont ni Korn ni les Deftones qui ont inventé le US néo métal. Deux grands classiques du hard rock suivent. Deux monuments incontestables ! « More than a Feeling » de Boston, et « Ain’t talkin about Love », titre phare du premier opus de Van Halen. Des hits intemporels, du bonheur tout simplement. Le trash métal fait également partie de la culture des musicos de Funeral for a Friend. Pantera, The Haunted et surtout Megadeth pour l’énorme « Holy War » n’ont aucune pitié pour nos tympans. Pour conclure un autre classique des classiques : le titre éponyme de Black Sabbath. Et surprise ultime, le king de la country destroy, Johnny Cash et son incontournable « Folsom Prison Blues ». Bref, rien de neuf à l’horizon, mais une compile sympa à écouter en voiture ou à prêter à une copine qu’on voudrait initier au métal sous ses formes les plus diverses.   



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Ex Drummer - Een film van Koen Mortier

On n’a ni vu le film de Koen Mortier ni lu le roman d’Herman Brusselmans (dont il est adapté), mais on n’achète pas non plus le Humo, et encore moins les disques d’Absynthe Minded. Heureusement le cinéaste flamand aime le vrai rock’n’roll, celui qui n’a pas -au demeurant- de couleur nationale, qui s’occupe avant tout de secouer l’échine, pas de nous emmerder avec des toquades grotesques à la Yves Leterme. Au rayon des groupes belges on retrouve donc sur cette B.O. aussi bien Millionaire (une cover racée du « Mongoloid » de Devo et un inédit) que Blutch (sludge/doom « bourré massacre »), Madensuyu que l’Experimental Tropic Blues Band, Arno (en ostendais) que Ghinzu (« Blow », bientôt sur Stubru ! (rires)). Mention spéciale à Flip Kowlier, le troubadour limbourgeois qui rappe (‘T Hof van Commerce) autant qu’il rocke (ici, à la Tim Vanhamel), même si le yodle qui lui sert d’accent nous laisse plutôt perplexe. Wablief ? Ce n’est pourtant pas une fiction : le rock’n’roll transcende bel et bien les frontières. Cerise sur le gâteau : Lightning Bolt (l’énorme « 2 Morro Morro Land »), Isis et Mogwai en invités vedettes. On n’a pas vu le film mais sa B.O. témoigne déjà d’une épatante prise de risque : à quand Ignatz et K Branding chez Joachim Lafosse ?

 



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Roots of rumba rock: Congo classics 1953-1955

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Publiée il y a une dizaine d’années sous forme de vinyle, « Roots of rumba rock » connaît enfin les honneurs du cd. Quarante titres enregistrés entre 1953 et 1955 pour le label Loningisa par les musicien(ne)s qui vont contribuer à définir la rumba congolaise. Un témoignage des premiers pas d’un genre musical qui allait essaimer sur le continent africain comme un souffle de liberté et d’émancipation dans un continent colonisé. Mélange de musique traditionnelle congolaise (usage fréquent des likembés), des rythmes caribéens (popularisés dans un premier temps par…Tino Rossi) et de fanfare, la rumba congolaise est aussi le fruit de la grande mixité culturelle qui avait cours dans les années 50 à Léopoldville, vitrine officielle de l’empire colonial belge. L’auditeur y découvrira les stars de l’époque (Bowane en tête) mais aussi une musique richement mélodique et percussive, conçue pour la fête, dont les paroles amusées et ironiques constituent une véritable chronique sociale du Congo Belge. Au fil des titres, la guitare électrique fait son apparition, de même que le Solovox, un clavier ancêtre des synthétiseurs, belle preuve de l’approche résolument moderniste des musiciens impliqués. Chaque titre est abondamment commenté dans un livret fort intéressant enrichi par des photos de toute beauté. Musicalement, c’est surtout la ressemblance avec la musique des Caraïbes qui surprend. Pour s’en convaincre on vous conseille de (re)découvrir la compilation « Mento Madness, Motta’s Jamaican Mento 1951-56 » dont les traits communs sont évidents ; bel exemple du ‘zeitgeist’ ayant sévi dans les années 50.

 



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Our latin thing 2

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Poursuivant son entreprise de réédition du label historique de la salsa, ce deuxième tome d’« Our Latin Thing » a pour mission d’attirer l’attention de l’auditeur vers les prochaines sorties Fania. L’influent dj anglais Gilles Perterson va inaugurer la « Dj-series » consacré au label, où le connaisseur fera découvrir aux curieux quelques pépites récemment déterrées. Excepté le génial « Come and get it » de Ralph Robles, la sélection néglige le boogaloo pour s’aventurer du côté du latin jazz (Willie Colon, Willie Rosario, Monguito Santamaria) et quelques salsas destinées aux dancefloors (Eddie Palmieri & Cal Tjader, Johnny Pacheco). Une grosse partie est réservée aux chanteurs phares du label : Joe Bataan et une reprise baroque de « Shaft », le phrasé magique d’Hector Lavoe, l’énergique Celia Cruz et le crooner Ruben Blades. Le tout à prix réduit.

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Brazil Classics 7: What´s happening in Pernambuco - New sounds of the brazilian northeast

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Explorant le passé, le présent et le futur de la musique populaire brésilienne, la série « Brazil Classics » pose ses valises dans le ‘nordeste’. Elle nous propose de découvrir les descendants du Mangue Beat. Guidé par Chico Science, ce mouvement musical (il a secoué le Brésil dans les années 90) a installé Recife (une des villes les plus pauvres du Brésil) sur la carte musicale. Les treize artistes épinglés ici reprennent à leur compte l’éclectisme de leurs prédécesseurs. Ils empruntent à l’électro, la drum & bass, le funk, le reggae, le rock et mélangent le tout aux rythmes traditionnels du ‘nordeste’. Le résultat capture une étrange musique pop : mélodique et douce mais où l’inquiétude et la mélancolie mènent la danse. Malgré quelques inévitables baisses de régime, la qualité de l’ensemble ne souffre d’aucune discussion. On pointera quand même la performance des Cidadão Instigado. Ces dignes héritiers de Tom Zé (lui aussi originaire du ‘nordeste’) interprètent leur déjanté « O pobre dos dentes de duro ».

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Afterhours 3

‘Si Pete Tong l’a dit, c’est ce que c’est vrai !’, dirait sans doute l’Anglais ‘middle class’ de base, fan de clubbing à Ibiza et donc de tongs (ah ah). Il n’empêche qu’en écoutant cette compile étiquetée ‘lounge’, pour une fois on s’incline face au choix des artistes : Cinematic Orchestra, Lucky Pierre, Nightmares On Wax, Fauna Flash, Morgan Geist, Carl Craig, Radioactiveman, Charlie Spacer, Cerrone, Lindstrom, Gus Gus, Killing Joke,… Ca nous change de ces bouses achetées chez Habitat, rayon ‘chant des baleines et new age’. A quand les magasins de meubles dont le ‘décor sonore’ serait sponsorisé par Ninja Tune, Kompakt, Type ou Memphis Industries ? Attention : vous aimez peut-être la lounge sans le savoir. Il va falloir vous y faire, comme à l’époque des shorts Waïkiki.

 



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Serious Times

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Cette compilation porte bien son titre. Elle réunit des chansons qui s’éloignent de l’hédonisme acharné des ténors du ragga pour se concentrer sur des thématiques rasta, sociales, amoureuses, ‘ganja-esques’ ou carrément apocalyptiques. Une série de titres déjà considérés comme des petits classiques dans le monde sans pitié de la musique jamaïcaine, comme le futuriste « Notorious » de Turbulence, hymne rasta dont la fusion entre syncope r’n’b à la Timbaland, dub électronique et interférences de guitares en distorsion, est particulièrement réussie. Hormis quelques grosses pointures comme Jah Mason, Morgan Heritage ou Sizzla, la plupart des artistes ici présents sont des nouveaux venus. Mais leurs morceaux qui oscillent du lover’s rock au roots digital sont excellents. Ils démontrent ainsi que la musique jamaïcaine est encore capable de suspendre ; surtout lorsqu’elle parvient à sortir du recyclage de plus en plus extrême dont elle souffre depuis l’avènement du digital ; un recyclage responsable de l’appauvrissement de cette grande tradition musicale de l’île. Tout n’est certes pas parfait, mais la qualité est souvent au rendez-vous lors de cette synthèse aboutie entre tradition et sonorités nouvelles.

 

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Songs for the young at heart

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Inspiré par sa récente paternité, David Boulter (Tindersticks) se replonge dans ses souvenirs et ses disques pour y trouver des chansons à chanter pour son fils. Il redécouvre dans ses vieux vinyles une série de musiques tirées de dessins animés et films des années soixante et septante. La qualité de la musique l’incite à proposer au chanteur des Tindersticks, Stuart Staples, de reprendre ces petits bijoux pour constituer ce « Songs for the young at heart ». Ils ont alors invité Jarvis Cocker, Kurt Wagner, Cerys Mathews ou encore ‘Bonnie’ Prince Billy à venir chanter quelques chansons ou conter des histoires. A part deux belles compos originales de Staples, ce disque contient uniquement des reprises qui évoquent à merveille le curieux monde de l’enfance. Joie et insouciance (« White Horses ») succèdent à la tristesse et l’inquiétude générée par les cauchemars et les jeux qui tournent mal (« Florence’s Sad Song », « Robinson Crusoe »). Un beau voyage d’une demie heure, richement orchestré (cordes, guitares sèches et une myriade de claviers) par deux musiciens talentueux et leurs ‘guests’. Ils nous replongent (avec une larme à l’œil) dans un monde définitivement révolu où, comme le chante l’ami Stuart, ‘time means nothing to you, there’s no pain like being alone…’



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Favela Chic: Postonove 4

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Les compiles dédiées aux restaurants et autres bars branchés n’ont pas encore tout à fait rendu l’âme. La preuve par ce « Favela Chic » (bar resto tendance à Paris et Londres) qui se concentre sur le passé et le présent de la musique populaire brésilienne. Loin d’être la torture ‘lounge’ escomptée, ce recueil mixé par Gringo Da Parada recèle quelques très chouettes morceaux. Impossible de se pencher sur la qualité du ‘mix’ (car la copie promo reçue n’est pas mixée), on se contentera donc de parler celle consacrée à la sélection musicale.

La pop psychédélique et funky d’Os Mutantes ouvre le bal, suivie par la ballade funk et insouciante d’Orlandivo. La samba millésimée d’Elza Soares laisse place au folklore nordestin de Caju & Castania, joute verbale improvisée en duo et rythmée par un tambourin et un tambour. Cette plage nous rappelle les chansons interprétées en occitan par les Fabulous Trobadors. Le très dansant « Tranquilo » de Marcelinho Da Lua et Black Alien est une cavalcade drum & bass boostée par une ligne de basse très dub et le flow de Black Alien. Les Franco-brésiliens de Voltair proposent une intrigante pièce de hip hop reggae. Avant-gardiste et minimaliste elle détourne les sonorités d’un synthé Casio. Efficace et suggestive, la samba soul de Seu Jorge (le nouveau Barry White ?) doit soulever les jupes de Paris à Londres en passant par Rio. Signé Dona Edith Doprato, « Marinheiro So » est tout simplement un moment de grâce. Il se résume à une guitare sèche, des percussions samba et une chorale exaltée. La compile s’achève par la jolie ballade électro de Lucio Maia & Jorge Du Peixe, un morceau évoquant les travaux d’Apollo Nove, complice de Cibelle, signée sur le label Crammed.

 

 

 

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The Kings of Techno - Compiled by Laurent Garnier and Carl C

On pourrait chicaner à l’infini sur qui est le ‘roi’ de tel ou tel genre : Carl Craig et Laurent Garnier pour la techno ? Il s’agit sans doute d’une décision savamment marketée (et Richie Hawtin, Derrick May, Jeff Mills, etc. ?), mais peu importe : le but n’est pas ici de jouer au jeu des sept familles, mais plutôt d’écouter la muse de ces ‘kings’, bref ce qui les influence ou/et les émeut. Surprise (ou non) : Laurent Garnier n’aime pas que la techno, mais aussi le wock’n’woll (The Stooges), la soul (Aretha Franklin, The Temptations), le hip hop (Dabrye et son excellent « Game Over ») et le funk (Funkadelic). Evidemment il rend hommage à son collègue de compile (« No More Words »), mais dans l’ensemble on espérait du Français bien plus de prise de risque. Carl Craig n’hésite pas, quant à lui, à faire péter Nitzer Ebb et Visage, Art of Noise (le mythique « Beat Box ») et Yello. Deux sélections sans prise de tête, mais sans grand intérêt non plus.

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Electric Gypsyland 2

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Le principe d’« Electric Gypsyland » est simple : on confie les travaux des formations phares de la musique des Balkans (Taraf de Haïdouks, Koçani Orkestar, Mahala Raï Band ainsi que le Français Zelwer) à une brochette de remixeurs. Ce deuxième volume de la série part dans tous les sens, du meilleur au plus anodin.

Le premier disque s’ouvre par l’électro folk pointilliste de Tunng. Il parvient à transformer la musique de Taraf en une envolée rêveuse qui ne dépareillerait pas sur un album du label Morr. Après le ‘loungy’ Buscemi, les rockeurs US d’Animal Collective transposent le Koçani Orkestar en une étrange kermesse de nains de jardins atomisés au psilo. Balkan Beat Box orchestre la rencontre réussie des vieilles rythmiques dancehall de King Jammy avec les cuivres bondissants du Mahala Raï Band. Par contre, on passera la main sur le dub trop clinique de Dj Click et l’envolée trop abstraite de Smadj. Plus dancefloor, Shantel booste le très beau « Duba, duba si hora » du Taraf, inclus d’ailleurs ici sous sa version originelle sur le deuxième cd. Les anglais d’Oi Va Voi se fendent d’un magnifique et lancinant « A rom and a Home », dont les arpèges de guitares restent gravés à l’esprit. Forty Thieves Orkestar réveille le fantôme des Pogues sur la cavalcade éthylico-punkoïde de « The Man Who Drinks ». Le ShrineSynchroSystem embarque Tony Allen et le joueur de kora Sekou Koyate lors d’une jam investie par le violon éraillé du défunt Neacsu, figure tutélaire du Taraf. Atmosphère éthylique encore, où le Russendisko transforme une pièce intimiste de Zelwer en polka reggae. Et on ne peut passer sous silence l’excellente contribution électro du belge Gaetano Fabri sur « Go East ».

L’auditeur curieux pourra découvrir certaines des versions originales sur le deuxième compact disc ; et notamment le très beau « Siki, Siki Baba » du Koçani Orkestar, les imbattables roumains du Taraf, le funky Mahala Raï Band et le plus synthétique Zelwer. Beaucoup de bonnes choses, peu de déchets.

 

 

 

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Effervescence - 'Pain perdu - Pot pourri'

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Fondé à l’aide de 3 bouts de ficelle, ce collectif nantais s’était proclamé, à l’origine, ‘fabrique de disque’. FRVsens15 (NDR : prononcez effervescence) nous propose ce double album anniversaire pour fêter ses 5 années d’existence. Une compile réunissant quelques bons éléments tels que The Patriotic Sunday, Audiopixel ou encore Domotic ; des artistes qui s’associent sur certains morceaux ou se remixent les uns les autres.

 
 

Des reprises plutôt surprenantes et parfois même amusantes ouvrent ce patchwork musical. A l’instar de l’improbable « Billie Jean » de M. Jackson Opera par The Patriotic Sunday ou « Running Up That Hill » de K.Bush par Thomas Mery & The Desert Fox. Retranscrits de manière fort agréable, ces exercices de style devaient être la base du concept de cette œuvre. Tantôt acoustiques, tantôt folk, les adaptations s’enchaînent et ne se ressemblent pas. L’écoute de ce premier volume du cadeau d’anniversaire, « Pain Perdu», passe très vite, comme tout bon moment que l’on souhaiterait prolonger.

 
 

Les associations ne se séparant pas si facilement, le deuxième disque, « Pot Pourri », épingle davantage de travail personnel en proposant des échantillons hétéroclites reliant le hip hop (stuntman5 + Moot & Lisp) à l’électronique (Motenai + l’Orchestre Fantôme). Certaines interventions de cordes (This Melodramatic Sauna) croisent agréablement des mélodies plus synthétiques sans empiéter l’une sur l’autre.

 
 

Chacun son laboratoire pour les expériences et tous dans le même lors de l’enregistrement. Un esprit généreux qu’on aimerait revoir plus souvent. Découpé en 20 morceaux, ce double cd vous est destiné si vous aimez l’esprit d’équipe et de partage.

 

 

 

 

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Back to mine "Mercury Rev"

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Le principe est simple. Un artiste expose ses influences en obtenant carte blanche à l’élaboration d’une compilation séminale. Voici venu le tour des schizophrènes de Mercury Rev. Tout d’abord chantres d’une musique psychédélico-psychopathe, à faire pleurer d’effroi Travis Bickle en personne, les Américains ont muté en orfèvres dream-pop envahissant les ondes presque à leur insu. Une route pavée de succès. Mais à trop vouloir se prendre pour l’Alice de Lewis, Jonathan a récemment provoqué chez nous un vif et malheureux écœurement. Quoi qu’il en soit, cette compilation fait preuve d’un bon goût manifeste passant du Bowie de « Low » à Nico via les allumés Suicide. Des sélections évidentes comme Spacemen 3 ou Galaxie 500 côtoient d’autres plus inattendues comme Georges Jones et le très grand Pharoah Sanders. Le groupe, sympa (ou malin, c’est selon), dépose une ritournelle rare au bord du chemin. Tout au long du disque, une musique inspirée et inspirante. Voyager aux frais du groupe sans bouger de chez soi en quelque sorte.

 



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Goovadelia : 21st century spanish groove

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Enlace Funk fête ses dix ans dans le business et s’associe à Vampisoul pour publier ce double aperçu de la scène groove espagnole émergente. Nous retrouvons ici une ribambelle de groupes plongés en apnée la plus totale dans la musique black estampillée seventies. On imagine volontiers cette clique de fervents en admiration devant leurs posters de Georges Clinton et de Curtis Mayfield, tout en trippant sur Sly et sa famille, complètement ‘stones’. On a donc droit à un festival de guitares syncopées, d’orgue Hammond charnel et de cuivres enjoués. Avec plus ou moins de succès. Certes, certains s’en sortent admirablement dans leur tambouille funky salace alors que d’autres s’enlisent dans une soupe fade et indigeste. Ces derniers manquant singulièrement de… groove. Un peu con, non ? Plutôt qu’un lapidaire copier-coller, une réactualisation du propos eut été plus captivante. Un disque simple aurait largement suffi à nos oreilles curieuses. En conséquence, et même si la démarche ne manquait pas d’attrait, voici ce que Vampisoul nous a proposé de moins convaincant depuis bien longtemps.



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Ruf Records Anthology

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Thomas Ruf est né le douze décembre mil neuf cent soixante-cinq (12.12.1965). Il est le boss du label qui porte son nom. Son chiffre fétiche est le 12. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles il a sous-titré cette luxueuse collection : "12 years of where blues crosses over". Une compile qu’il a voulu plus originale que toutes celles de ses éventuels concurrents. En fait, cet opus constitue une rétrospective de douze années riches en productions maison.

 

En 2006, le "Full circle" de Walter Trout avait récolté un immense succès commercial. Son plus grand à ce jour. "Workin' overtime" en a été extrait. Une plage au cours de laquelle il partage un duo en compagnie du Canadien Jeff Healy, célèbre guitariste atteint de cécité. La délicate Sue Foley figure également sur ce recueil. Pour un titre très saignant. En l’occurrence la plage éponyme de son excellent elpee "New used car". En 2005, la redoutable et imposante Candye Kane s’était illustrée par son excitant "White Trash girl". La présence de cette compo n’est donc pas étonnante. La même année, le Ruf Blues Caravan réunissait plusieurs jeunes artistes dont Ian Parker, un Britannique particulièrement doué. Sa voix est pure. Sa guitare menaçante. Mais surtout il impressionne par son "It hurts a man". Commis en 2003, le "White crosses" du Texan Omar Dykes nous permet de revivre de biens agréables instants. Un morceau finalement bien léger concédé par le géant dont le bon quintal lui donne souvent une puissance démesurée. On n’entend plus guère Larry Garner aujourd’hui. En 2002, la voix frêle mais bien timbrée de ce sympathique personnage colorait une chanson qui porte son nom. L’année suivante, Thomas faisait une découverte importante : Ana Popovic. Depuis, sa carrière a pris une toute autre dimension. La guitariste slave est même prête à rebondir outre-Atlantique, puisqu'elle vient de signer chez Delta Groove, label établi à L.A. réputé pour son dynamisme. Sa très belle ballade "Love fever" est ici incluse. En 2000, l’Albion avait révélé le jeune Aynsley Lister. Il a déjà bien roulé sa bosse depuis. Chantre remarquable, Kevin Coyne nous a malheureusement quittés. En 2004. Un hommage lui est en quelque sorte rendu sur cette plaque. L’écurie possède également ses fers de lance. Tout d’abord Canned Heat, les rois de la boogie music. "See these tears" date de 1999. Il met en exergue le talent de Robert Lucas et du regretté Henry Vestine. Le funk débridé et participatif de Bernard Allison n’a pas été oublié. Il remonte déjà à 1995. Et Luther Allison clôture la partie audio de cette anthologie par "Put your money where your mouth is". En 1989, Ruf était l'agent européen de cette star. Cinq ans plus tard, il monte son label pour son héros. C'est l'Histoire!

Le DVD s'ouvre et se referme par le merveilleux Luther Allison. Il chante "Bad love", extrait d'un vidéoclip tourné en 1994. L’émotion est alors à son comble. Et c’est bien compréhensible. Chez Ruf, on ne s’est véritablement intéressé au DVD qu’au cours des trois dernières années. En 2006, le line up de Blues Caravan (toujours d’actualité) réunissait Ian Parker, Aynsley Lister et Miss Lyytinen, dont la fraîcheur illumine les cœurs. Souriant, Sue Foley caresse les cordes de sa Telecaster multicolore tout au long d’"Absolution". Et elle est habile sur son instrument, la mignonne! Bob Brozman manifeste une dextérité folle et quasi inhumaine. Un exercice de style d’un bon quart d'heure. Bernard Allison reprend le succès éternel de son père, "Bad love". Flanqué de ses Howlers, Omar nous entraîne au cœur des bayous de la Louisiane. Il nous y réserve un de ses meilleurs titres : "Monkey land". 2005 est manifestement l’année des décibels. Robin Trower, Ana Popovic et Ian Parker se fendent chacun d’un blues rock bien électrique. Ce dernier se distingue inévitablement dans la spécialité qui est la sienne : la longue ballade lente aux accents dramatiques, et nous concède un excellent "Awake at night". L’univers californien des Imperial Crowns s’embrase. Dément, brûlant, torride même, "Lil' death" est attisé par la slide aux accents métalliques et démoniaques. De plus anciennes images ont également été sélectionnées. Et en particulier celles consacrées à Aynsley Lister, réputé pour sa slide puissante. A Walter Trout, ensuite. Le vendeur le plus performant du label est bien évidemment soutenu par ses Free Radicals. Et enfin au coup de cœur maison, le sympathique duo teuton, Friend'n Fellow. Si cette collection est finalement bien agréable à regarder aussi bien qu’à écouter, nos vœux, pour la suite de l'histoire, vont inévitablement à Thomas Ruf!

 

 

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Folk Off

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Signé sur le label anglais Sunday Best et divisé en deux volets, « Folk Off - New Folk And Psychedelia From The British Isles And North America Compiled By Rob Da Bank » est à ranger au rayon ‘anthologie’ (plus que compilation). D’un dépouillement magnifique (guitare-voix) aux plus complexes arrangements, le folk tend à (re)devenir le mode d’expression musicale premier. Moins contestataires qu’aux origines mais toujours observateurs d’un monde perturbé, ses artisans conjuguent le sublime au long des trente chapitres de ce grand journal intime.

Les Iles Britanniques ouvrent leur voie grâce au « Pionneers » de Tunng, s’appropriant parfaitement le morceau de Bloc Party. S’ensuit alors une série de titres simplement beaux. Certains instrumentaux (« Guitare miniature » de North Sea Radio Orchestra ou le rayonnant « Dawn » de Eighteenth Day Of May) se glissent parmi les bidouillages électroniques étranges de Same Actor (« Nothing Yet ») ou pénétrants de Listen With Sarah (« Blue Parsey »). Rêves. La présence de talents reconnus (James Yorkston & Reporter) ou à découvrir (Songs of Green Pheasant) renforce l’idée d’avoir entre les mains un monde onirique splendide et douloureux.

Face à ce premier versant, l’Amérique du Nord regorge d’armes plus ou moins secrètes. Première réplique, Micah P. Hinson propose sa version de « Yard Of Blonde Girls » (déjà présente sur l’album « Dream Brother- The Songs Of Tim + Jeff Buckley »). Reprise encore, de Cohen cette fois (il semblait inévitable de passer à côté du maître en ces contrées), Marissa Nadler s’empare du « Famous Blue Raincoat » pour lui offrir une délicatesse aérienne (au détriment d’une profondeur authentique). Délicatesse toujours, Espers reprend le traditionnel « Rosemary Lane ». Le génie d’Animal Collective, les trépidantes Au Revoir Simone, le singulier Sufjan Stevens ou encore la douceur de Mi & L’Au tirent ce deuxième disque vers le sommet, truffé de bonnes surprises telle que la participation de Feist sur « Snow Lion » de Readymade FC.

Pour conclure, cette collection atteste de l’infinité créative que le folk peut offrir. Car ce dernier a cela de passionnant qu’il se surpasse lui-même, abattant toute frontière que l’on croyait érigée. Inépuisable.

 

Various Artists

Tour de Chauffe

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‘Tour de chauffe’ est un dispositif d’accompagnement aux pratiques amateurs mené avec le soutien financier de LMCU par trois structures culturelles de la métropole lilloise : le Centre Musical les Araces de Faches Thumenil, la Maison de la Musique-le Nautilys de Comines, la Maison Folie-Ferme d’en haut de Villeneuve d’Ascq.

Cette opération a permis à 18 groupes de la métropole de bénéficier, durant l’année 2006, d’une résidence de travail scénique, d’un enregistrement professionnel de 2 titres, d’une aide à la structuration administrative et à la communication, et de formations diverses et variées (législation du spectacle, MAO, mise en scène, master-class, chant…) Un festival dans les trois lieux et un double cd compilatif concluent cette année de travail. Une compile sur laquelle nous allons nous pencher…

Le premier disque nous entraîne à la découverte de 10 formations. Depuis Automaticq, version electro-pop de Noir Désir à Deinzen, responsable d’une formule electro-pop-jazz lorgnant tour à tour vers Perry Blake ou Thom Yorke, en passant par The Clercks, combo parisien vivant à Manchester dont le post punk (à moins que ce ne soit la cold wave) juvénile puise manifestement ses influences chez Joy Division, Blondie, Bis et Elastica, Day One A Porno et ses atmosphères ténébreuses, sombres, réminiscentes d’And Also The Trees et Sad Lovers & Giants, le post rock singulier de L’Objet, mêlant habilement cold et no wave (imaginez une rencontre hypothétique entre Cure, Sonic Youth et Slint), le hip hop teinté de Philly sound cher à Mic Familia, le post hip hop de MasKgaz, l’electro opératique de Maymun, susceptible de virer au minimalisme sous des accents dub ou empruntés à la chanson française, Valentine’s Day, sorte de Hooverphonic en moins trip hop et le jazz/prog de Six Reine (ou les prouesses vocales de Gentle Giant transposées chez Meredith Monk).

La deuxième plaque épingle 8 artistes ou groupes. Elle s’ouvre par Rodrigue, disciple de la chanson française, évoluant dans un registre plus proche de Cali que de Thomas Fersen, et s’achève par la world fusion de Borka. Un disque qui se révèle globalement plus intéressant. Mon premier coup de cœur va ainsi à Kinski Palace, dont la musique cinématique, à la croisée des chemins d’Enio Morricone, de CharlElie Couture, Calexico et Bashung est hantée par le baryton de Venko. Yukiko The Witch ensuite. Un duo responsable de 18 albums autoproduits à ce jour et pourtant qui végète toujours dans la zone crépusculaire de l’underground. Des artistes complets, puisqu’ils partagent leur passion musicale avec la peinture, la lutherie et la sculpture. Leur pop/rock mélodique semi-acoustique, mélodieuse (pour ne pas dire contagieuse) me rappelle même les meilleurs moments de Travis. Et la troisième bonne surprise nous vient de The Neverending. Parce que sa vision hardcore évolue dans un registre mélodique, cosmique, proche d’Isis. Le reste de l’elpee épingle encore le déglincore de Tronckh, qui se réclame autant de Primus de Cypress Hill que de Faith No More, le rap teinté d’exotisme de Fiensou et enfin nous invite à voyager à travers le riche patrimoine kabyle sous la houlette de Trad’Am…

 

 

 

Various Artists

Plague Songs

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Le label 4AD évoque instantanément quelques très grands moments du rock alternatif : Pixies, The Breeders… Le projet « Plague Songs » avait de quoi surprendre : rassembler dix chansons d´artistes différents, chacune ayant pour thème l´une des plaies bibliques de l´Exode. Encore plus surprenant au vu de la liste des invités : Klashnekoff ouvre la danse par un « Blood » 100% hip-hop, puis on embraie de but en blanc sur les accents folks de « Relate The Tale » (signé King Creosote) avant de se frotter à l’électro de Stephin Merritt sur « The Meaning Of Lice ». On croise également quelques guests de luxe tels que Brian Eno et Robert Wyatt pour un « Flies » tout en sons d’ambiance et chœurs cristallins, ou encore Rufus Wainwright dont le « Katonah » acoustique poignant est sans conteste l´un des points forts de cet album. Belle prestation également de la part de la chanteuse Imogen Heap, aperçue aux côtés de Jeff Beck sur « You Had It Coming ». Tout aussi intéressant, l’a-capella « Darkness » de Scott Walker, dramatique, profond et hanté.

Cependant, cette curiosité ratisse peut-être trop large pour vraiment se révéler plaisante. Il est certain que la vocation de ces chansons n´était pas de finir sur la bande FM ! Mais il règne malgré tout un certain parfum d’incohérence. Explication ? L’œuvre a été commandée par une association artistique britannique (Artangel). Son but ? Accompagner une illustration de la fuite des Juifs hors d’Egypte, reconstituée dans un village du Kent. Filmée, cette manifestation sera diffusée courant 2007.

Résultat des courses, il est manifestement difficile d´apprécier l´œuvre à sa juste valeur. Ce n’est là que sa partie sonore. Ce qui n’empêche pas quelques perles d’y briller.

 

 

 

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