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Zazie

Essenciel

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Après plus de 25 années d’une carrière riche en succès et plus de trois millions d’albums vendus, Isabelle Marie-Anne de Truchis de Varennes, alias Zazie (en référence au personnage de roman Zazie, dans Le métro de Raymond Queneau) vient d’enregistrer son dixième LP, humoristiquement baptisé « Essenciel ».

Le titre traduit à lui tout seul l’ambiguïté d’un ouvrage presque littéraire fait d’une légèreté et d’une profondeur à la fois naturelle et paradoxale.

D’aucuns auraient misé sur une parfaite révolution dans l’approche artistique, en sachant qu’elle avait signé sur une nouvelle maison de disques (NDR : celle de Pascal Nègre). A contrario, la belle a opéré le choix de rester dans une zone de confort relative et glisse assurément vers ce qu’elle sait faire de mieux !

Bénéficiant de la collaboration d’Edith Fambuena, compositrice et réalisatrice, l’artiste nous sert des compositions opulentes, à la rondeur certes parfois excessive, mais qui mettent en exergue une plume exceptionnelle.

Comme souvent d’ailleurs ! Ce talent inné lui a d’ailleurs permis de la prêter à des artistes de variétés populaires comme Florent Pagny, Johnny Halliday et Patricia Kaas. 

Entre acoustique et synthétique, le format plutôt de bonne facture laisse entrevoir un rayon davantage coloré que certains de ses précédents essais, tout en abordant, en filigrane et quasi de manière obsessionnelle, le temps qui passe.

Posés sur un écrin musical le plus souvent doucement sucré, les textes s’imprègnent d’une expérience vécue et d’un regard introspectif pour s’enrichir d’un vent libérateur de créativité, sans emprunter une prose exagérément égoïste. À commencer par la plage d’ouverture, « Speed », qui accélère crescendo pour nous emmener tout droit vers une forme jouissive d’onirisme.

Comme souvent, ses chansons s’analysent plus qu’elles ne s’écoutent ; chacune d’entre elles regorgeant de syntaxes suffisamment incisives pour que l’on prête une oreille attentive, comme ce « Waterloo », abordant en filigrane l’attentat terroriste du 13 novembre 2015.

Les jolies ballades ne sont pas en reste non plus à l’instar de « Nos âmes sont », sublimant la douceur et la mélancolie d’une voix un tantinet éraillée.

Bref, un opus somme toute sans grandes surprises, mais que l’on prend plaisir à (re)découvrir !

 

Zazie

Encore heureux

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Zazie penche dangereusement…

La carrière musicale de Zazie est à l’image de la pochette de son dernier et neuvième opus ; elle penche dangereusement au point de donner l’impression d’une chute prochaine !

Tout au long de sa riche carrière, la belle n’a toujours pas proposé de titres formatés pour la critique et elle l’assume complètement ! Après tout, doit-elle encore aujourd’hui prouver quoi que ce soit ?

Après nous avoir gratifié d’une ribambelle de tubes comme "Larsen", "Zen", "Un point c'est toi", "Rue de la paix", "Rodéo", "J'étais là" ou "Je suis un homme", quoi de plus naturel de penser que la liberté artistique emprunte des chemins sinueux conduisant vers des choix surprenants et risqués !

Composé entre Santorin et Paris, en passant par la Provence, l'Islande et la Bretagne, en compagnie de Philippe Paradis, son collaborateur depuis 2004, ainsi que la musicienne et productrice Edith Fambuena (Alain Bashung, La Grande Sophie), « Encore Heureux » fait sans nul doute partie de cette trempe là : intéressant, paradoxal et peu convenu !

Intéressant parce qu’indéniablement, la chanteuse y affiche un sens irréprochable de l’écriture ! Sa plume est incisive et dénonce régulièrement les travers contemporains d’une société en perte de vitesse. Des mots pour combattre des maux en quelque sorte ! Elle est à l’aise tant dans la rigidité et l’austérité des termes que dans leur rythmique. Au détriment du sens parfois !

On la sent, ici, parfois un peu affable dans l’exposé des thématiques. Lorsque, jadis, elle abordait le féminisme ou encore l’écologie, elle pouvait devenir méchante, arrogante, voire mordante. Aujourd’hui, elle peine à montrer les dents !

Ses vingt années de carrière s’essouffleraient-elles au point de s’exposer bêtement dans une émission de télé crochet sur une grande chaîne télévisée pour adolescents boutonneux avides de sensations mollassonnes ?

Paradoxal, car Zazie a connu de nombreux succès commerciaux ‘addictifs’. Elle aurait pu assurer sur la continuité et proposer un projet populaire et convenu ! En lieu et place, elle a opté pour une politique d’autosatisfaction quitte à proposer des titres moins conventionnels pour une diffusion radiophonique !

Peu convenu, enfin, parce que l’absence de fil conducteur et la pluralité des sujets abordés désarçonnent un peu ! Elle y parle en substance de tolérance, de la condition féminine, de la folie des hommes. Sans oublier de l’amour et ses dérives bien évidemment. Comme d’habitude !

Même l'hommage à la tragédie Charlie Hebdo, "I Love You All", peine à convaincre ! Elle y dénonce par procuration et sans réelle conviction un intégrisme gangréneux ! Chacun jugera !

Est-ce le retour raté de l’année ? Pas vraiment ! Le disque est relativement de bonne facture et recèle de bonnes plages comme le morceau maître, « Pise », ou encore l’ersatz religieux dans sa sonorité « Adieu tristesse ».

Les arrangements sont délicatement et brillamment orchestrés. La voix éraillée de Zazie fait toujours mouche (mais pour combien de temps encore ?) et glisse ou crisse en fonction des chansons.

Au final, on se laisse bercer par la musicalité des compos…

A quand la suite ?