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Showstar

.

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Trois ans après la sortie de son premier elpee (« We are ready »), Showstar nous propose « . » (NDR : prononcez ‘dot’ !). Le groupe hutois, dont le line up s’est modifié, a donc pris son temps pour la conception de cet album, enregistré en partie à Bruxelles, en partie à Londres. Et le résultat est à la hauteur ! Les dix morceaux proposés révèlent un travail de finesse et de précision. La pop-rock anglo-saxonne rythmée, à laquelle nous a habitué le groupe, avec les guitares érigées en leaders, est toujours présente (« Mad on your sister », premier extrait de « . », largement diffusé sur Pure Fm, en est un bel exemple). Mais la formation est également parvenue à se renouveler, en composant des titres plus paisibles, baignant au sein d’une atmosphère plus particulière. A l’instar de « Day by day », « Special Gun » ou « Dan », proches de certains morceaux des Smashing Pumpkins. D´ailleurs, le timbre de Christophe Danthinne, chanteur et leader de Showstar évoque souvent celui de Billy Corgan ; et de temps à autre celui de Liam Gallagher. Ce subtil mélange entre l´ancien et le nouveau Showstar fait de «. » une véritable réussite.

Il faut dire que le groupe a bénéficié d´un budget plus conséquent que lors de la confection de son premier opus. Une situation qui lui a permis de travailler aux côtés de Gareth Parton, producteur dont la carte de visite mentionne la mise en forme d’œuvres, entre autres, de The Pipettes, The Killers, Placebo… L’aspect visuel également s’est métamorphosé. Le nouveau logo du groupe, affiché sur la pochette, est le fruit de leur collaboration avec Charlotte Beaudry, artiste hutoise elle aussi, dont les œuvres illustrent le livret du cd. Les thèmes abordés par le groupe sont divers, oscillant entre humour (« Get drunk »), nostalgie (« Stereo songs », « Day by day », « Dan ») et amertume (« Monster=you », « Special gun »). Reste à voir comment Showstar adaptera « . » à la scène. L´album laisse en tout cas présager le meilleur…

Showstar

Showstar

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Showstar, c’est ce quatuor belge quelque peu boudé par les médias ‘classiques’, à moins que ce ne soit eux qui fuient la presse. Et pourtant… Il y a dans les douze titres proposés par Showstar de quoi les aduler et en faire un fer de lance de la musique belge, connu et reconnu du grand public. C’est bon, c’est vibrant, c’est dans les lignes de conduite du genre sans jamais être dénué d’intérêt ou d’originalité… Oh, bien sûr que l’ensemble du disque n’est pas exempt de tout reproche, mais les erreurs sont faites avec un feu d’une ardeur perdue depuis longtemps au sein de nos frontières.

Cet album a été enregistré un peu à la hâte au sein d’un navire londonien. Cette urgence transpire dans plus d’un morceau, elle nous envahit. C’est presque un mode d’emploi pour apprendre à la dompter! On s’imagine aisément les accompagner dans ce bateau, à braver des interdits, prêts à se laisser emmener partout et nulle part au gré des vagues de mélodies toutes armées de cette brutalité silencieuse, prêts à prendre un nouveau départ. Mais quelle est la destination ? Peu importe! L’important, c’est de le vivre, de le ressentir, d’accepter l’imprévu pas après pas, de comprendre qu’on ne possède rien d’autre que soi, que l’autre, qu’on ne fait qu’emprunter tout ce qui nous passe entre les mains, entre les oreilles aussi. Escale sur une île déserte ; pour qu’éclate la colère individuelle, pour qu’elle nous libère. Et puis la magie, entre mirage, miracle et réalité. Un trésor aussi. Il donne envie de se rassembler autour et vient briser la solitude qui commençait à nous peser. Et l’heure est donc au partage. Plus la moindre animosité, c’est en communion que se poursuit ce périple. Poursuit, oui. Car il ne se termine pas. Pas tant qu’il y aura quelqu’un avec l’envie d’aller encore à la découverte d’autres cieux, d’autres étendues marines, d’autres horizons inexplorés, et que ce quelqu’un en emmène d’autres dans son sillage.

C’est à cette croisière que les douze titres de Showstar nous invitent. Il ne reste plus qu’à boucler la valise et embarquer dans cette aventure.

 

Showstar

Un point c'est tout!

Écrit par
Après trois ans d´absence, Showstar revient sous un nouveau line up et nous livre un nouvel album intitulé « . » (prononcez 'dot'). Le premier elpee, « We are ready » nous avait révélé l´énorme potentiel de leur son pop-rock. « . » confirme le talent du groupe hutois, qui continue brillamment sur sa lancée. A l´occasion de sa sortie, Musiczine a rencontré Christophe Danthinnes, sympathique chanteur et leader du groupe…

Votre nouvel album s´intitule « dot », c´est-à-dire 'point'. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

Pour vous embêter…

Oui, mais encore…

Au début, c´était un détail graphique. On bossait sur le nouveau logo du groupe et ce point est sorti de notre imagination. Et quand on a commencé à chercher un titre pour l´album, on s´est dit qu´on avait la solution ! Il signifie tellement de choses et pas grand-chose à la fois…

Ce point est également au centre de votre nouveau site Internet…

Oui. Sur le site, mais aussi sur scène. Il y a un rappel de ce point ou plutôt de ce cube.

Vous aviez déclaré que l'enregistrement de votre précédent album « We are ready » avait été difficile. Avez-vous mieux vécu les sessions de « dot » ?

Le jour et la nuit ! Ici, les conditions étaient presque optimales parce qu´on a pris notre temps avec notre producteur (NDR : Gareth Parton, un personnage dont la carte de visite mentionne des collaborations, entre autres, pour Placebo, The Killers, the Pipettes…). Il est tout à fait charmant. Au niveau humain, l'expérience s´est donc extrêmement bien déroulée. Par rapport au premier enregistrement, on a vraiment pris du plaisir en studio.

Comment est née cette collaboration avec Gareth Parton ?

Par hasard… Au début, on ne cherchait pas vraiment de producteur. Mais le label a mis à notre disposition un budget pour cette tache. On a donc commencé à sonder. On ne voulait pas un nom pour un nom, mais quelqu´un qui tirerait le groupe vers le haut, amènerait un plus. On lui a envoyé nos démos et il a aimé.

Quel est le processus d'écriture de vos morceaux ? Qui fait quoi ?

L'idée de départ émane souvent d'un des deux guitaristes. Il apporte une mélodie de base. Et puis, les morceaux se construisent en les jouant au fur et à mesure. Les mélodies-chants et les textes viennent par après. C'est un peu différent du premier album quand une personne amenait 75% de la chanson.

Vous travaillez donc plus en équipe…

Oui. Il faut dire que l´équipe a changé.

Aujourd´hui, vous êtes cinq. J´imagine qu´il doit parfois y avoir des tensions entre vous…

Comme dans toute vie en groupe et en communauté. C´est ce qui en fait la difficulté et son charme. Il est important que chacun puisse amener ce qu'il représente. Dans la vie de tous les jours, ce n´est effectivement pas évident. Il y a parfois des tensions, c´est logique ! Mais je pense qu'elles permettent de faire avancer les choses aussi. Le plus intéressant, c´est qu'en prenant le temps de concocter ce disque, on a également pris le temps de se découvrir un peu plus.

J´ai été étonnée par la durée de l'album : 35 minutes. C'est assez court, non ?

Oui, mais il ne comporte que dix titres, c´est donc normal. En fait, au départ, sur toutes les chansons écrites, on en avait gardé une quinzaine. Mais on a décidé de ne sélectionner que les meilleures, de ne pas en laisser une pour 'faire nombre'. Il reste les dix chansons dont nous sommes convaincus à 100%.

Le premier morceau extrait de votre album « Mad about your sister » a été 'Fresh' sur Pure fm bien avant la sortie du cd. Que pensez-vous de cet engouement ?

Il faut remettre les choses à leur place. Il est vrai que pour un groupe comme nous, responsable d'un rock dit 'alternatif', Pure fm est la radio de référence. Maintenant, comme tout le monde le sait, ce n´est pas la radio la plus écoutée en Wallonie et à Bruxelles. Mais, bien évidemment, au niveau du public, ce soutien est très important. Il faut dire qu´à l'époque, Radio 21 nous avait déjà aidés. Pure fm continue. On leur a transmis l'album, ils ont accroché, tant mieux !

Les paroles de « Monster=you » et « Special gun » sont assez percutantes. Qui vous a inspiré celles-ci ?

La vie en général…

Pas une personne en particulier ?

Si une personne doit se sentir visée par ces textes, elle se reconnaîtra…

Un des morceaux de l´album parle de votre ami Dan ? Qui est-il ?

Ou qui sont-ils ? Il y en a peut-être plusieurs… Difficile de livrer les clés d´un morceau, surtout celui-là qui dégage une atmosphère très particulière, tranche avec ce qu´on avait l´habitude de faire. En fait, quand on commencé à écrire de nouvelles chansons, on a systématiquement enlevé celles qui ressemblaient trop à ce qu´on avait déjà proposé et on a essayé de prendre des voies susceptibles de surprendre. Au final, je pense que ce sont les morceaux les plus réussis. Ils sont très représentatifs du son particulier, de l'ambiance particulière souhaitée par Showstar aujourd'hui… Ils ne ressemblent à aucune chanson d'un autre groupe ! Mais, pour en revenir à ta question, ce titre parle de quelqu´un ou de plusieurs personnes en particulier. Il joue plus sur la fibre des choses vécues, des émotions, des rencontres.

Avez-vous l´impression que cet album est un renouvellement de Showstar ?

C´est un renouvellement et une continuité à la fois. Il recèle toujours des morceaux qui vont dans le même sens que le premier album, avec des guitares pop, et d´autres qui essaient de toucher d´autres rivages.

Au niveau du chant, sur certains morceaux, je trouve que ta voix se rapproche de celle de Liam Gallagher ou de Billy Corgan. Ces deux personnes ou plutôt les groupes dont ils sont leaders font-ils partie des influences de Showstar ?

En tout cas, ils en ont fait partie vu qu´ils datent des années 90 et que c´est l´époque où on prenait tous tout ce qui venait en musique. En fait, les exemples sont bien choisis parce qu´ils représentent les deux côtés de l´Atlantique. On nous a souvent reproché d´être trop 'anglais', mais nous avons aussi beaucoup d´influences issues des Etats-Unis. The Smashing Pumpkins est un exemple mais il y a aussi The Pixies, Nada Surf, Weezer… Quant au timbre de voix, je ne me force pas dans un sens ou dans un autre, je chante comme je peux !

Depuis le 30 août, vous avez accordé quelques concerts. Vous avez donc testé les morceaux de « dot » sur scène. Comment a réagi le public?

Jusqu´à présent, tout s´est très bien passé. Je pense que l´effet exercé par le public ou qu'il va exprimer en écoutant l'album se répercute aussi sur scène. La plupart des gens nous ont témoigné leur surprise, leur étonnement… mais dans le bon sens ! Ils ne s´attendaient pas spécialement à ce résultat. Mais nous avons travaillé dans ce sens, en amenant un plus sur scène ; notamment au niveau de l'aspect visuel. De l´attitude également. On apporte davantage que dans le passé !

Après la sortie de votre premier album, vous aviez donné énormément de concerts, en particulier lors des festivals. Ensuite, vous ne vous êtes plus produits sur scène pendant 3 ans. Ne vous a-t-elle pas manquée? 

Si. Mais c´est un choix délibéré. On a décidé de tout arrêter, de respirer un peu, et de laisser respirer le public également. Je peux comprendre que lorsque les mêmes groupes sont à l'affiche de tous les festivals, des concerts organisés dans n´importe quelle ville, le public est au bord de l'asphyxie. Ce choix était donc judicieux aussi bien pour lui que pour nous. D´un autre côté, il y a un danger lorsqu'on ne donne plus signe de vie pendant trois ans. L´eau coule sous vite les ponts et on risque fort de nous oublier. Mais comme aujourd´hui on propose quelque chose de différent et de surprenant, on n´a plus les repères précédents. Notamment lorsqu'on interprète les anciennes chansons. D'ailleurs, on ne les joue même plus.

Quel est votre meilleur souvenir scénique ?

En fait, on se souvient toujours des plus mauvais concerts! Mais ce n´est pas très intéressant. En réalité, les meilleurs souvenirs sont liés, non pas à un endroit ou au nom prestigieux de la salle, mais au public. Parfois, des choses se produisent, un lien virtuel se crée entre les gens et le groupe. Et lorsque le concert s´arrête, on se dit 'c´est déjà fini' ! Ce phénomène s´est produit plusieurs fois mais je serais incapable de te donner les dates ou les lieux exacts.

Y a-t-il un artiste musical en compagnie duquel vous rêveriez de travailler ?

Il faudrait que les autres membres du groupe soient présents pour répondre à cette question. Pour ma part, John Lennon.

Ca va être difficile…

C´est pour ça que je le dis, c´est moins casse-gueule (rires) !

En ce moment, on parle énormément du rock belge. On a un peu l´impression qu'il est devenu un phénomène de mode. L'estimez-vous plutôt positif ou plutôt négatif ?

Le danger des phénomènes de mode, c´est qu'ils disparaissent rapidement. Maintenant, nous n´avons pas l´impression d'appartenir à un phénomène. Il est clair que l´engouement manifesté par le public lors des concerts est plus conséquent aujourd'hui. Mais j´ai un peu l´impression que c´est de l´autocélébration. Vu de l´extérieur, on ne peut parler de phénomène de mode. Nous avons enregistré à Londres. Ce qui fait tout de suite réfléchir, remet les pieds sur terre. On se dit 'quel effet de mode' ?

Mais on peut quand même parler d´un effet de mode au niveau de la Wallonie…

Moi, je n´aime pas trop parler de 'rock belge'. On y englobe des choses tellement différentes. Déjà, le rock belge et le rock anglophone sont totalement différents. J´ai l'impression qu´on mélange tout et que l´on fait feu de tout bois. Nous, on n´a pas envie d'entendre, à l'étranger, le gens se dire en nous entendant : 'tiens, le nouveau groupe belge' ! On se fout de savoir si on vient de Durbuy, Bruxelles ou Charleroi. Tant que les gens apprécient. C´est pourquoi on essaie de rester en retrait par rapport à cette conjoncture.

Rêvez-vous d'une carrière internationale ?

Comme beaucoup de gens le savent, il est très difficile de vivre de la musique en Belgique. Ce n´est pas un reproche, c´est à cause de la taille du pays. Donc, la seule survie pour un groupe est de sortir de nos frontières. Il est donc nécessaire de dénicher des licences en France, en Allemagne, en Hollande, en Angleterre, en Espagne ou en Suisse. A partir de ce moment-là, on peut éventuellement envisager de vivre de notre art. Il ne faut pas toujours se plaindre, mais essayer de faire ce qu´on aime à fond et tant mieux si ça marche. Evidemment, on rêve d´aller jouer un peu partout. Quand on a 14 ans et qu´on voit les grands groupes de rock, on rêve de marcher sur leurs traces...

Et avez-vous des projets à l´étranger ?

On a transmis l´album tout azimuts et on a enregistré des retours assez positifs. Mais les réactions sont très lentes. Nous avons décroché un contact en France, un en Angleterre, un en Allemagne. On verra pour la suite…

Le clip de « Leave me alone », un des titres de votre précédent album, était une vraie réussite. En avez-vous d'autres en préparation ?

Dans notre tête, oui ! Maintenant, c´est une question d´argent. Cela va dépendre de beaucoup de choses. De nos sorties à l´étranger justement. Un clip, c´est bien mais si c´est uniquement pour le placer sur notre site Internet, je ne vois pas vraiment l'intérêt. Il faut un rapport entre l´investissement et ce que ça apporte en retour.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Concerts, concerts, concerts… et rencontrer des gens !

Showstar

We are ready

Écrit par

Showstar nous vient de Huy. Un sextet dont l'excellent premier single, " Out of my head ", avait été largement diffusé sur les ondes de Radio 21, l'an dernier. " We are steady " constitue son premier album. Un disque particulièrement réussi qui fait la part belle aux guitares et aux voix ; même si la présence épisodique d'une trompette donne une coloration plus chaleureuse aux mélodies. Des mélodies contagieuses, parfois même hymniques, qui à première écoute font penser à Blur et à Ash. Personnellement j'ajouterai les Buzzcocks. Encore qu'au plus j'écoute cet elpee, au plus je lui trouve des nuances. La house mancunienne contamine ainsi " Carcrash " et " I'm back ". Le tempo, les claviers rognés, 'charlatanesques' et l'électricité jacassante, vivifiante, funkysante, y sont sans doute pour quelque chose. Encore que pour ce dernier fragment, la mélodie trahit quelques affinités avec " Pure morning " de Placebo. Ballade mid tempo au refrain imparable, " Little bastard " égrène ses guitares bringuebalantes, comme chez le regretté House of Love, alors que l'allègre " Baby blue eyes " est teinté de sonorités 'cornemuse', comme chez les Skids. Une électricité qui peut aussi se révéler beaucoup plus sulfureuse, plus agressive. Et je pense tout particulièrement à " I hate myself ". Un fragment plus complexe, qui s'ouvre et se referme par un cuivre latino ; mais dont la structure et les changements de tempo évoquent un certain Alice Cooper. Dans le même registre, mais en plus punk, " Piece of cake " libère un groove tribal digne de PIL. Hormis l'énigmatique " Modern way " et le final " Masquerade ", une plage 'remesque', tramée sur fond de psychédélisme ambiant, le reste de l'opus, oscille entre pop, power pop et punk rock. Balayé par un clavier new wave, et agité par une basse ronflante, " Your team (is about to play) " émarge même à l'univers post punk d'un Magazine. Tout un programme !