La Flemme tente de nous endormir…

La Flemme émerge comme un tourbillon coloré dans le paysage musical français, entraînant son public dans un univers où convergent des sonorités pop garage, des textures psychédéliques et une indéniable énergie nerveuse. Originaire de Marseille, ce groupe de…

Yes SIHR !

Après quelques concerts / projections improvisés en duo, au Caire et à Beyrouth, pour les…

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Brazen tient la distance…

Après près de dix-huit ans de silence trompeur, Brazen (Genève), revient avec « Distance », une épopée indie-rock ambitieuse où s’entrelacent modulations mélancoliques et harmonies vocales sur un tapis instrumental planant. Les huit titres qui composent…

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The Coral Sea

The Coral Sea au fin fond de la galaxie…

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The Coral Sea, c’est le projet de l’auteur/chanteur/compositeur californien Rey Villalobos. Son nouvel elpee, « Golden Planet Sky », paraîtra ce 20 janvier 2023. Certaines de ses chansons ont servi de B.O. pour les séries télévisées américaines, et notamment pour ‘Grey's Anatomy’, ‘Sleeper Cell’ et ‘Californication et "Yesterday / Tomorrow" a été utilisée à la fin de celle consacrée à ‘Standoff’.

En attendant, il nous propose son nouveau single, « Love is no sacrifice », sous forme de clip. Et il est disponible ici

Rey a déclaré : ‘C’est une chanson sur la mort et l'amour, le passage dans l'au-delà. Je parle de tous les liens d'amour entre nos familles, épouses et maris, mères et pères, frères et sœurs, nos enfants, nos amants, l'amour est ce qui lie à travers l'espace et le temps au-delà de cette vie sur la planète Terre. L'amour est la seule chose qui soit réelle, tout le reste n'est que bruit de fond…’ 

 

The Coral

Roots and echoes

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Détachés de l’effervescente scène pop anglaise, The Coral emprunte des sentiers ombragés, mais classieux. A l’exception du faible « Nightfreak and the Sons of Becker » (2003), la qualité a fait son chemin tout au long de leurs 5 albums ; et au sein de cette riche discographie, « Roots and echoes » ne fait pas pâle figure. L’instrumentation est toujours aussi impeccable, le rythme soutenu, l’intention louable. Coral s’expose, sans masque, sans compromis ; légèrement country, même si on sait combien la formule ne séduit pas le grand public ; souvent suranné, dans ce psychédélisme d’inspiration Echo and the Bunnymen ; fluide et prévisible, selon une formule couplet-refrain qui ne s’en cache pas. Mais si parfois, on est tenté de voir ce potentiel prendre une tournure plus tortueuse ou impromptue, c’est précisément dans cette intégrité et cette fidélité placide que The Coral prend tout son sens. Une libération des contraintes commerciales, permise notamment par la tutelle généreuse de Noël Gallagher. Séduit par les 7 jeunes de Liverpool depuis leurs débuts, il les trouve sans le sou et au bord de la scission (suite aux tergiversions du guitariste), et leur offre les clefs de son studio pendant la tournée d’Oasis. Pas d’empressement donc, ce qui permet une fois de plus aux jeunes d’assumer avec assurance et maturité leur étrange country psyché 60’s. Enregistré en prise directe – dans l’esprit d’une jam-session -, Roots and echoes permet en plus de s’épancher dans une atmosphère vintage qui vient parfaire son caractère authentique. Léger regret cependant au souvenir des quelques étincelles de « Magic and medicine » (2004) immédiatement conquérantes. Ce dernier album, dans son refus du compromis, suscite la curiosité plutôt que l’ivresse. Il est avant tout de ces albums qui suggèrent, dénotent et interpellent.        

The Coral

The invisible invasion

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En ce début de siècle, le rock s'est indubitablement remis sur la bonne voie. Pour sa part, The Coral participe activement à l'émulation ambiante. Aahh quel bonheur! Comme nous étions heureux, enchantés de découvrir leur album éponyme aux premiers jours de ce nouveau millénaire. La couleur Coralienne était annoncée: un condensé juvénile foutraque, branleur et diablement sexy. Une musique taillée dans le rock psychédélique, le folk et la Britpop. Mais quatre années plus tard, que sont devenus les six de Hoylake ? Les pensionnaires de la banlieue liverpuldienne se portent au mieux, merci pour eux! D'ailleurs, au rythme effréné d'un disque par an, personne ne sait vraiment où en seront ces petits gars (23 ans de moyenne d'âge) dans dix ans. Mais peu importe. Aujourd'hui, ils sont là et c'est déjà énorme. La voix de James Skelly s'élève: grave et puissante, mélancolique et assurée tel l'intonation d'un Jim Morrison planqué dans l'organe d'un matelot de la Merseyside. Dès l'intro perpétrée par "She shings the Mourning", l'auditeur constate l'insolente maturité vocale de Skelly. Et puis, il y a cette musique: melting-pot indiscutable mais difficilement dissociable. Quel rock ces garçons peuvent-ils bien traficoter? Du Johnny Cash en compagnie de The Specials, The Doors en compassion devant The Beatles: The Coral, c'est le monde à l'envers! Pourtant, "The invisble invasion" ne renferme pas encore ‘le’ tube en or massif. Tant pis… ou plutôt tant mieux. Car ce quatrième disque reste de loin le plus cohérent signé à ce jour par ces ‘musicologues’ précoces. Au final, rien ne manque au tableau esquissé par The Coral: de la bourrasque rock ("Arabian sand") à la promenade pop des anglais ("In the morning") en passant par l'élancée mystique ("Far from the Crowd"), ils n'ont strictement rien oublié. Alors jeunes gens, levez-vous et chantez au monde entier que, oui, nous vivons une époque formidable!

The Coral

Magic and medicine

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L'an dernier, cette formation liverpuldienne avait commis un premier album particulièrement intéressant. Un disque qui semblait avoir hérité de la fibre lyrique et psychédélique du mythique Teardrop Explodes, lorsqu'il ne trahissait pas, sous le format acoustique, une sensibilité mélodique proche des La's. Si l'esprit de la bande à Lee Mavers et à John Power continue de hanter les morceaux minimalistes, le 'garage' n'est plus maître du jeu. Il doit composer avec le blues, le folk, le reggae, le rythm'n blues et surtout la country. Pas seulement à cause du tempo très caractéristique. Mais aussi parce que cette country se révèle filmique, 'eniomorriconesque'. A l'instar des ténébreux " Secret kiss " et du remarquable " Don't think you're the first ", un fragment poussiéreux déchiré par un harmonica spectral (Wall of Voodoo ?) et dont la chevauchée fantastique s'achève dans le désert poussiéreux de la West Coast. Pour The Coral, du blues au ryhtmn' blues, il n'y a qu'un pas. Que " Talkin' gypsy market blues " et le final " Confessions of A.D.D.D. " n'hésitent pas à franchir ! Le premier en adressant un clin d'œil aux Yardbirds. Le second en libérant toute son énergie lors d'un final à la fois cuivré et déjanté. L'opus recèle même une plage rockabilly balayée par une guitare 'crazyhorsienne' (" Bill Mc Cai "), et puis " In the forest ", un titre à la fois mystique, sombre et romantique, rêve cotonneux au cours duquel l'orgue solennel rejoint la voix de James Skellyn, une voix dont le timbre me fait de plus en plus penser à Neil Diamond. Une impression qui se renforce encore sur les chansons les plus romantiques…

 

The Coral

The Coral

Écrit par

Premier album pour ce très jeune ensemble liverpuldien, qui semble avoir hérité de la fibre lyrique et psychédélique du défunt et mythique Teardrop Explodes. Même le timbre vocal du chanteur principal, James Skelly, possède des inflexions fort proches de celles de Julian Cope (NDR : sur le superbe " Goodbye ", la comparaison est vraiment frappante). Et dans ce style, The Coral est vraiment au sommet de son art. Mais c'est paradoxalement en fin d'album qu'il y libère toute sa frénésie. Tout d'abord chez l'énigmatique et sauvage " Badman ". Ensuite sur un morceau caché, poussant même cette frénésie jusque dans ses retranchements ska ! Cependant, le sextuor ne se contente pas de puiser son inspiration chez un seul des plus illustres représentants du New Mersey Sound. Sous un format acoustique, il transpire la sensibilité mélodique des La's. ) Et lorsque les voix se conjuguent en harmonie, c'est plutôt à 16th Horsepower que je mets à penser. Le combo est également intoxiqué par le garage des sixties (NDR : entre autres les Seeds, les Standells et les Sonics. A vos encyclopédies !) Parfois, un peu à la manière d'Inspiral Carpets. C'est tout à fait évident lorsque les mélodies sont nappées de claviers poussiéreux, rognés. Ou alors lorsqu'elles sont abordées dans l'esprit d'Alan Price Set. A l'instar d'" I remember when ", reminiscent d'" I put a spell on you ". L'opus éponyme recèle également deux morceaux plus complexes. Tout d'abord le prog pop vibrant " Wildfire ", caractérisé par de nombreux changements de rythme. Et puis le chaotique et déstructuré " Skeleton key ", un fragment à la fois railleur et vindicatif, que n'aurait pas désavoué un certain Captain Beefheart.