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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Anthony Joseph

Rubber Orchestra

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Difficile de ne pas sentir des fourmis vous démanger les jambes, à l’écoute de « Rubber Orchestra », le nouvel et 3ème album du très doué Anthony Joseph. Pour la circonstance, il est de nouveau flanqué de son Spasm Band (double référence aux orchestres de rue chers à Louis Armstrong et aux spasmes dus aux incantations des chants des Baptistes), le poète et écrivain anglais (originaire de Trinidad) dévoile une série de 10 titres au groove et à la foi imparable. Une version moderne et cérébrale de Marvin Gaye ou des génériques endiablés de « Shaft ». Un sacré mélange de funk 70’s (« Speak the Name »), de jazz (« Bullet in the Rocks ») et de musiques africaines chères à Fela Kuti (« Damballah »). Anthony déclame des textes, souvent en spoken-word, d’une rare intelligence sur de longs instrumentaux que l’on croirait joués ‘live’ (« Cobra »), des plages parcourues de guitares funkysantes (« Tanty Linn »), de saxo furieux (« Cobra » encore), de percussions caribéennes (« Griot »), de chœurs féminins (« Money Satan ») ou d’accès de basse caoutchouteux (tout le temps…) Vu sa ferveur proche d’un prêcheur religieux et son immense talent, Anthony Joseph devrait parvenir à convertir de nombreux fidèles ! 

 

George Lynch

Kill All Control

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Au sein de Dokken, George Lynch affichait un statut de star, en plein revival metal ricain du milieu des années 80. Ses concurrents avaient pour patronyme Ratt, Motley Crüe et Skid Row. Il fonde ensuite le plus bluesy Lynch Mob qui se fend d’un carton du nom de « Wicked Sentation », en 1990.

« Kill All Control » constitue le premier véritable album solo du ‘guitar hero’, surnommé Mister Scary par ses fans.

Il nous invite à savourer pas moins de treize nouveaux morceaux dans la plus pure tradition hard rock, bien que très éloignés de l’univers Dokken.

« Kill All Control » et « Done » nous plongent immédiatement dans le vif du sujet. Ça va déménager ! Un petit air de Van Halen souffle sur « Rattlesnake », particulièrement durant le solo époustouflant de Lynch.

« Fly on The Wall » n’est pas une reprise d’AC/DC, comme on pourrait l’imaginer, mais lorgne sérieusement sur la partition d’un Alice In Chains dernier cru. Tantôt seventies, souvent groovy, les titres s’enchaînent fluidement, évitant de tomber dans le travers de la pure démonstration.

Lynch, au contraire, laisse beaucoup d’espace à ses acolytes. L’inverse serait décevant quand on sait que le diable d’homme a toujours eu l’art de bien s’entourer. Marc Torien (Bullet Boys) et Keith St. John (Montrose) ont posé leur voix sur certains titres ; et Fred Coury (Cinderella) assure une prestation magistrale prestation sur l’ironique « Son of Scary ».

De toute évidence, l’ex Dokken n’est pas en manque d’inspiration et ne souffre pas de problèmes d’arthrose dans les doigts. Pas l’album de l’année, mais un diablement bon disque.

 

Karkwa opte pour le DIY

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La sortie européenne du nouvel album de Karkwa est prévue pour le 17 octobre. Le disque s’intitulera « Les Chemins de Verre ». Le groupe canadien a décidé de passer au mode de distribution indépendant, en compagnie d’acteurs animés par l'esprit du DIY (do it yourself).

La distribution digitale est donc assurée par IDOL tandis que la physique est sera exclusivement confiée à L'Ambianceur, un artisan qui met lui-même en dépôt ses choix et raretés dans 70 points de vente indépendants en France (disquaires, libraires, et quelques FNAC). Les Boutiques Sonores vendront les disques sur leurs stands.

Karkwa se produira le 11 novembre au Tipi à Liège et le 12 novembre au Botanique à Bruxelles.

http://www.dailymotion.com/karkwa

 

Universal fête les 20 ans de « Nevermind ».

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Afin de fêter, comme il se doit les 20 ans de la sortie de « Nevermind », Universal propose plusieurs nouvelles éditions du graal grunge comprenant des dizaines de titres inédits, B-sides et autres raretés (sur 4 Cds pour l’édition Super Deluxe mais également sous divers formats).

 

Plein Sud pour Benjamin Fincher…

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Ivox présente son nouveau coup de cœur, le multi-instrumentiste Benjamin Fincher, responsable d’un nouvel Ep intitulé « From the North to the South ». La musique proposée campe un mélange étonnant de pop orchestrale, de folk lo-fi, d’indie-rock et de 8-bit électronique… Disponible dès le 24 octobre prochain, il sera enrichi d’un titre inédit, "Wide Eyed" et de trois morceaux issus de son dernier album « Where the Rivers Goes ».

http://pacinist.bandcamp.com/album/from-the-north-to-the-south

 

The Golden Filter fait son cinéma...

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The Golden Filter est de retour, mais pour un court métrage intitulé "Syndromes", inévitablement complété par une B.O., film inspiré par un drame personnel pour lequel le duo a reçu le concours du réalisateur norvégien Kristoffer Borgli. A l’instar des 7 morceaux du disque, le climat y sera inévitablement sombre. Un lien destiné à visionner ce film a été inclus dans le cd. Un univers particulier, à découvrir ce 26 octobre.

Tracklisting :

01.Mother
02.SYN
03.Work
04.Kill Me
05.Shake
06.For Your Broken Life
07.Mysteries Of Love

 

Russian Red

Spanish Rose

Écrit par

C’est toute la chaleur de l’Espagne qui s’est invitée ce 9 octobre au Club de l’AB. Pas de match Belgique-Espagne au programme, mais le passage attendu de la jolie Lourdes Hernandèz. Derrière le ton Russian Red de son rouge à lèvres, elle venait présenter les compositions émaillant « Fuerteventura », un second recueil qui l’approche lentement mais sûrement du devant de la scène.

Le tube « I Hate You But I Love You » et ses accents folky n’ont pas échappé à l’oreille attentive des mélomanes de tous bords. Porté par une voix délicate et des accords de guitares mariant efficacement folk, americana et pop, Russian Red s’inscrit dans la lignée de ces projets tout à fait banals, mais dont le tout petit truc en plus pousse l’auditeur à s’y attarder. Et surtout davantage qu’il ne l’aurait, à priori. Ce petit plus, on le doit à Lourdes Hernandèz et à son délicieux timbre de voix rehaussé d’un léger accent hispanique.

La salle n’est pas comble mais donne cette impression, le public patientant dans sa majorité les fesses à terre. Mais l’heure de se lever a tôt fait de sonner. La jeune femme s’avance sur le podium de l’ABClub, sur le coup des 20h40. Entourée de deux musiciens, elle s’arme d’une énorme guitare avant d’entamer son set par « The Memory Is Cruel », extrait du dernier né de Russian Red. Hernandèz remercie son public d’être venu si nombreux et lui adresse quelques mots dans sa langue natale. Lorsque tu vois toutes les mains se lever, tu comprends que t’aurais mieux fait d’être un peu plus attentif pendant tes cours d’espagnol.

Des extraits de « Fuerteventura » s’intercalent entre ceux de « I Love Your Glasses », premier du nom. Acclamations pour le single « I Hate You but I Love You » placé assez tôt dans la setlist. On se dit alors que la petite va avoir du mal à tenir en haleine les petits curieux de mon genre ; mais elle finit par y parvenir à l’aide des efficaces « The Sun, The Trees », « Every Day Every Night », « Cigarettes Revisited » et « January 14th ». En bout de course, la Madrilène offre à son public une version retravaillée et interprétée dans sa langue natale du « All My Little Words » de Magnetic Fields, réintitulée pour l’occasion « Todas Mi Palabras ». Une reprise d’une reprise, comme l’expliquera la chanteuse avant d’entamer son morceau.

Au rappel, Russian Red réitère l’exercice de l’adaptation dans une version impeccable du « Baby, It’s You » des Beatles, avant de s’éclipser et de réapparaître une ultime fois pour des ‘au revoir’ acoustiques. « A Hat » clôture la prestation de la jeune femme qui s’éclipse sous les acclamations de ses compatriotes. Ils en auraient d’ailleurs volontiers goûté une quatrième part. Mais point trop n’en faut.

(Organisation : Ancienne Belgique)

Hubert-Félix Thiéfaine

Les dingues et les paumés étaient au rendez-vous

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Cinq ans après sa tournée ‘Scandale Mélancolique’, qui passait par l’AB, HFT était de retour à Bruxelles, au Cirque Royal très exactement, ce samedi 8 octobre 2011, pour un ‘Supplément de Mensonges’ que nous aurons vite fait de lui pardonner.

Et ce n’est donc pas l’heure de retard pour problème technique qui va changer grand-chose à la donne. Le bar a tourné un peu plus qu’à l’accoutumée et faute d’autorisation de fumer –légale ou illégale– dans l’enceinte du Cirque –oui, même pour Thiéfaine !– le public a animé de sa présence les rues avoisinantes histoire de tuer l’attente, en ce début de soirée. Les fidèles les plus fervents n’ont quant à eux pas quitté leur siège, des fois que !

21h00 précises, les musiciens s’installent : Marc Perrier à la basse, Alice Botté à la guitare, Christopher Board (ça ne s’invente pas !) aux claviers et Jean-Philippe Fanfant, à la batterie. Et l’homo sapiens à l’honneur apparaît comme si nous l’avions quitté hier, dans son jeans noir et sa chemise blanche, rehaussée d’une cravate désaccordée.

Dans une salle pleine à craquer, Hubert-Félix Thiéfaine démarre son set par « Annihilation » l’inédit glissé dans le « Best-hier » de 2009. Il fallait y penser. Le son des premières minutes n’est pas bon, mais les esprits sont ailleurs, à l’affût de la prestation si rare du bonhomme sur nos terres.

La moitié de l’album « Suppléments de mensonge » est passée en revue dont, en ouverture, « Fièvre résurrectionnelle », annoncée par les salutations d’usage puis une citation d’Aloysius Bertrand : ‘Et le soleil ouvrit ses cils d’or sur le chaos des mondes’. S’ensuivent « Infinitives voiles » et « Petit matin 4.10 heure d’été », compos entrecoupées des incontournables que sont « Lorelei sébasto cha » et « Soleil cherche futur ».

Entre les morceaux, le ton est à l’humour léger, HFT se défendant de faire l’apologie de la drogue en défiant quiconque de se shooter avec une amanite phalloïde… repris en chœur par le public et suivi du blues ensorcelé de « Solexine & Ganja », de « 113e cigarette » et d’un « Narcisse » taillé dans le rock. Très scolairement, il nous explique aussi qu’après avoir ôté tous les titres parlant de sexe, de drogue ou de Dieu, ne restaient au final que 12 minutes de spectacle. Cqfd.

La confidence est au rendez-vous pour « L’étranger dans la glace », écrit en souvenir de cet ami souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Sur scène, ses déhanchés suggestifs et son aplomb rendraient presque jaloux, tous les quadras/quinquas de la salle, rêvant secrètement d’avoir encore son énergie au même âge et balaient d’un même coup les jérémiades des grands déçus qui ne sentent plus Thiéfaine habité par ses morceaux comme il a pu l’être.

Mention spéciale pour « Le chant du fou », chuchoté dans un silence clérical sur le ton rauque de ceux qui ont connu un autre ailleurs, dans un déplacement théâtral achevé par une généreuse carte blanche aux musiciens. 

Le concert se termine par « Alligator 427 », dans la lourdeur délectable des instruments et des volutes bleues qui se forment dans la salle. Chapeau bas aux musiciens, et plus spécialement à Alice Botté, qui, en plus d’avoir une guitare dans les mains et dans le ventre, remercie chaleureusement le public pour sa présence et son enthousiasme.

Et déjà, l’heure des rappels, dont « La fille du coupeur de joints », repris en chœur par un public un peu foufou, certains se prenant pour des chefs d’orchestre d’un soir faisant balancer de droite à gauche leur long bras, d’autres improvisant une espèce de jerk démantelé sur ce classique sautillant…

Après deux bonnes heures de concert, le bistrot ferme définitivement ses portes sur « Lobotomie sporting club », et ces deux derniers mots sans appel : fin programmée.

Si, comme annoncé, cette tournée devait être l’ultime, le bourdon de ce dernier concert risque de résonner longtemps encore au clocher de nos nostalgies…

Set list :

Annihilation
Fièvre résurrectionnelle
Lorelei sébasto cha
Soleil cherche futur
Infinitives voiles
Petit matin 4.10 heure d’été
Le chant du fou
Confession d’un never been
Les dingues et les paumés
L’étranger dans la glace
Sweet amanite
Solexine et Ganja
113e cigarette
Narcisse
Garbo XW Machine
Mathématiques souterraines
Ta vamp orchidoclaste
La ruelle des morts
Alligators 427

R1 Les ombres du soir
R2 La fille du coupeur de joints
R3 Lobotomie sporting club

 

True Widow

Voyage au bout de l’ennui

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Vendredi soir sur la terre, comme chantait l’autre. Les lumières de la nuit commencent à se refléter à la surface des flaques d’eau et Bruxelles m’aspire dans son long œsophage au transit bien ralenti. Trois heures après mon départ de Liège, je me retrouve enfin face à l’Ancienne Belgique, où d’emblée, mes amis me rassurent. Oui, j’ai bel et bien raté la première partie. Oui, j’ai bien fait. Non, ce n’était pas bien terrible.

 as de regrets donc d’avoir manqué Crystal Antlers, dont le set était, suivant la rumeur, assez indigeste. La présence d’Ikey Owens, producteur des Mars Volta, derrière les claviers ne m’ayant pas franchement inspiré confiance, je confesse volontiers un certain soulagement.

Quand montent sur scène les trois True Widow, mes grandes espérances fondées sur l’écoute de divers titres disponibles sur la toile chavirent quelque peu.

Manifestant autant d’enthousiasme qu’un trio de paresseux sous antidépresseurs, notre combo texan se lance, tel un Phoenix englué dans une marée noire, dans un concert au ralenti qui jamais ne prendra son envol…

Une heure d’ennui profond, d’une platitude morne où les musiciens semblent traîner les pieds. Pas la moindre envolée, et les quelques tentatives amorcées ne parviendront jamais à réanimer un scan désespérément plat.

Les voix au diapason restant timidement emprisonnées dans les gorges, la seule envie qui me titillera sera un repli vers le bar. Néanmoins, je me suis efforcé de tenir bon, espérant un quelconque sursaut d’énergie qui hélas, n’est jamais venu.

S’ils sont effectivement très bons sur disques, True Widow ne nous a rien prouvé ce soir. Rien dans le ventre. Sorte de Low neurasthénique (sic !) sans désir ni passion, et donc loin du génie de ceux-ci.

Déçus mais pas vaincus, mes amis et moi quittons l’Ancienne Belgique en direction des bars de Bruxelles où l’entrain est quand même tout autre.

Organisation : AB

Une nouvelle salle à Mons : l’On air studio

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Les initiatives pour lancer de nouvelles salles de concerts dans le Hainaut, et même en Wallonie de manière plus générale, valent le mérite d’être soulignées.

Ainsi, à Mons, l’On Air Studio a ouvert ses portes à la rue du Miroir, une artère, perpendiculaire à la Grand-Place.

Ancien lieu de débauche nocturne (NDR : oui, oui, c’était l’Alhambra), le bâtiment date de 1920. Il a récemment été rénové, pour accueillir différents événements, mais surtout des concerts. C’est ce qui nous intéresse.

Vous trouverez ci-dessous la programmation prévue au cours des prochains mois. Et on épinglera le set d’IamX prévu pour ce samedi 15 octobre (entrée 20€). Musiczine sera sur place, pour la circonstance, et vous relatera l’événement visuellement et sous la forme d’une review.  

Suarez : vendredi 7/10

Stéphanie Crayencour : samedi 8/10

Vismets : vendredi 14/10

IAMX : samedi 15/10

Terminal Frost (Pink Floyd covers) : samedi 22/10

Court circuit metal contest : vendredi 28/10  

The Moorings + Bodh’aktan : vendredi 4/11

Maximum hardcore event 4 : samedi 5/11

The tellers + lucy lucyjeudi 12/11

Evergrey : samedi 12/11

Alpha 2.1 : samedi 19/11

Agent orange (US) : mardi 29/11

Olivier Herbin (concert pour enfants) : samedi 3/12

Deportivo – Odyl – Dalton : samedi 10/12

Plus d’infos sur : http://www.onair-studio.be/ONAIR-STUDIO/on_air_studio.html

 

Holly Throsby

Team

Écrit par

Il y a des histoires qui nous parlent, des livres qui nous font frémir, des images qui nous font rêver et des musiques qui nous font vibrer.

Rares sont les albums qui parviennent à communiquer de telles émotions. Tellement fortes qu’il est difficile de se détacher de la musique. C’est pourtant le cas d’Holly Throsby.

Agée de 33 ans, cette Australienne vient de publier son quatrième opus. Il s’intitule « Team ». Ce dernier né est un alliage parfait entre romantisme et sérénité. Si on pouvait définir ce sentiment de manière matérielle, ce serait comme la sensation d’être enveloppé d’une douce et moelleuse couverture dans un jardin fleuri au printemps.

« Team » porte bien son titre puisqu’à son écoute, c’est comme si le temps s’arrêtait. Nous offrant la possibilité de souffler un coup et de se détendre. Imprimés sur des rythmes indolents, les mélodies sont colorées par la très jolie voix, à la fois pure et fragile d’Holly Throsby.

D’ailleurs, “What I tought of you” pourrait servir de bande sonore à un film romantique. Plus cool, “Come back to see me”  est un bel exutoire pour chasser les idées noires accumulées au cours de la journée. Et puis, il y a ce sens mélodique, à la fois susceptible de toucher le cœur des mélomanes les plus sensibles, mais également de convaincre les plus coriaces.

 

Lindsey Buckingham

Seeds We Sow

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Est-il encore utile de présenter cet homme ? Lindsey, homme ? Hé oui, Lindsey est aussi un prénom masculin ! Mais oui, enfin Fleetwood Mac, ça titille encore vos oreilles, non ? Band mi-british, mi-amerloque, le groupe a illuminé le rock de la fin des 70’s et ce jusqu’au milieu des 80’s. Multipliant les hits, il est responsable d’un des meilleurs albums de la décennie « Rumours », véritable usine à tubes qui se vendra à plus de 40 millions d'exemplaires. Lindsey en était le guitariste, chanteur et co-auteur également des compos.

En 1987, Lindsey met entre parenthèses sa participation au groupe pour entamer une carrière solo. A bientôt 62 piges, il nous dépose son sixième Cd post-Fleetwood Mac. Force est de constater que notre homme n’a rien perdu de ses compétences, tant au niveau de l’écriture que de son jeu de guitare, très caractéristique. Et c’est en s’appuyant principalement sur cet instrument qu’il nous livre 11 très, très, très jolies mélodies (j’insiste) qui auraient pu figurer sur une ultime production du band légendaire. Le temps n’a certainement pas altéré son talent. Et sa voix, aisément identifiable fait le reste. Même si on reste à distance respectable des hits pondus par notre homme il y a ‘perpet’, c’est un sexagénaire alerte qui nous livre un travail impeccable, plaisant, jamais ennuyeux et tout en douceur. Il adapte même, pour conclure le disque, un titre signé Jagger/Richards vieux de 44 ans, complètement retravaillé, méconnaissable.

Ayant visiblement tiré un trait sur le passé, Lindsey produit maintenant seul son travail et s’il poursuit son chemin en solitaire, il n’hésite pas à le peupler de guitares et de splendides mélodies vite apprivoisées. C’est avec un plaisir non dissimulé que les bonnes oreilles réceptionnent, comme une excellente vieille habitude, quelques pépites comme « Illumination », « Stars Are Crazy », « When She Comes Down » ou encore « Rock Away Blind ». Et puis il y a « Gone Too Far », hit digne de la grande période qui mérite à lui seul le déplacement.

Manifestement, la qualité n’a pas de limite d’âge. Et Fleetwood Mac aurait pu, aurait dû continuer sa carrière, permettant ainsi à la voix de Stevie Nicks de magnifier les chansons de Buckingham. Mais on ne refait pas l’histoire…

Un album pour nostalgiques. J’en suis !

 

Candy Flesh

Psychotic Tales

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Bénéficiant d’un très bel artwork, le premier opus de Candy Flesh évoque un surf rock trempé dans les 50’s dont Tarantino aurait pu se servir pour concocter une éventuelle bande sonore. Surtout à cause de son titre, « Psychotic tales ». Un elpee qui fait suite à la publication de deux Eps. Mais on se trompe totalement d’histoire d’amour, car le combo français pratique un rock n’roll bien classique tout au long de ce long playing. Un rock puissant, animal et sensuel, né d’un mélange de punk de grunge et de blues, et caractérisé par la présence d’une voix impressionnante, mais néanmoins, à mon goût, un peu trop envahissante ; celle de Clara. C’est elle qui drive le combo. Une véritable furie. Une boule de nerfs qui ne tient pas en place. Ce qui en fait à la fois la force et la faiblesse du quatuor hexagonal. Bien sûr ses interventions vocales communiquent une fameuse énergie aux compos ; mais, à la longue, son organe, sans cesse poussé dans ses derniers retranchements, finit par taper sur le système. En baissant quelque peu son curseur, l’ingénieur du son aurait pu rééquilibrer un peu le tout.

De ce long playing, j’ai flashé sur des titres plus rock n’roll, à l’instar de « Funny Holly », dont le riff de gratte est particulièrement efficace ou de « Dead Born », balisé par une rythmique parfaite. A contrario, bourrés de clichés, « Killer in You » et « Taste Like Honey » se révèlent, à la limite, insupportables. Et les compos interprétées dans la langue de Molière  (« Alice » ou « Baby Doll ») ne cassent pas non plus des briques. Faut dire que la faiblesse des lyrics n’y est pas étrangère.

Candy Flesh réunit certainement d’excellents musiciens, peut compter sur une chanteuse jouissant d’une forte personnalité, mais pêche par une carence en originalité. Ce qui explique, sans doute, pourquoi ce « Psychotic Tales » est un peu trop inégal pour vraiment convaincre. Maintenant, il est peut-être susceptible de plaire aux amateurs de rock sculpté dans les riffs lourds et dominé par une chanteuse à la voix robuste et bien trempée…

 

Chinese Man

Racing With the Sun

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Les Chinese Man ne viennent pas de l’Empire du Milieu mais bien du Sud de la France. De Marseille, très exactement ! Mais que peuvent bien traficoter ces mystérieux pseudo-chinois, dans l’enfer phocéen ? Y refourguent-ils des rouleaux de printemps ou autres Dim-Sum de contrebande ? Pas du tout ! Ce collectif dispense, depuis 2004, une musique ensoleillée, née d’un mélange de funk, de reggae et de dub, tout en lui injectant des beats oscillant entre hip et trip-hop. Le cœur du collectif –les DJZé Mateo et High Ku soutenu par le beatmaker SLY– a rencontré un premier succès, lors de la sortie de « I’ve Got That Tune », un morceau qui avait servi de bande sonore à un spot publicitaire consacré à Mercedes. C’était déjà, il y a quelques années. Aujourd’hui, le line up réuni 5 compositeurs et 3 DJs engagés à divers degrés.

« Racing With the Sun » constitue leur troisième opus. Et manifestement, les Français ont toujours la classe. En variant les styles. Lors de leur recours aux samples. Ils maîtrisent parfaitement leur sujet, quoi ! En outre, ils ont bénéficié du concours d’une légion d’invités pour appuyer les beats inspirés du gang : le MC américain Cyph4 et Taiwan MC boostent le single orientalisé « Miss Chang », l’ultra-doué General Elektriks pose ses pénates sur le tranquille « Ta Boom » et Plex Rock dynamite « Stand ! », un morceau caractérisé par son génial sample piqué au pasteur Jesse Jackson. Un pied en Amérique du Sud (« Saudade »), un autre au Moyen-Orient (« If You Please »), la tête constamment en Amérique mais foncièrement cosmopolite, Chinese Man propose une musique plaisante, inventive et parfaitement laidback… Il ne vous reste plus qu’à vous laisser emporter par la bonne humeur des Marseillais.

 

Farewell Poetry

Hoping for the Invisible to Ignite (cd + dvd)

Écrit par

Farewell Poetry risque fort d’être taxé de Godspeed You Black Emperor ! hexagonal. Motif ? le magnifique crescendo observé tout au long d’« As True as Toilus », une compo digne de la quintessence du post-rock de la formation mythique canadienne. Mais a contrario des activistes du « Miles End » montréalais, le combo français accorde un soin tout particulier aux lyrics. Signé Chaucer, le fameux morceau mis en exergue ci-dessus est ainsi inspiré d’un texte du XIVème siècle. Des textes exprimés dans la langue de Shakespeare, cependant pas toujours facile à bien cerner, le collectif australo-parisien cherchant paradoxalement, avant tout, à mettre en exergue sa poésie à travers la musique.

‘Œuvre totale’, « Hoping for the Invisible to Ignite » est partagée entre deux disques. Un cd et un Dvd. L’artwork est soigné et particulièrement travaillé. Le line up réunit des musiciens parisiens et la poétesse-réalisatrice Jayne Amara Ross, issue des Antipodes. Ténébreuse et mélancolique, sa muse est teintée de couleurs automnales. Longs et sinueux, les compos baignent dans un climat intense et passionnel. A l’instar du second morceau, « All in the Full, Indomitable Light of Hope ». Une compo atmosphérique, mélancolique, parcourue d’accès de violons et illuminée d’arpèges de cordes cristallins, qui s’étend sur dix-sept minutes. A vous flanquer des frissons partout !

Et le Dvd est un complément remarquable du cd audio. Une expérience encore plus bouleversante, vécue lors de la vision du film surréaliste tourné en noir et blanc (bien entendu !), réalisé par Jayne Amara Ross. Une bien belle œuvre, très inspirée, au sein de laquelle il est néanmoins indispensable de s’immerger totalement afin d’en goûter toutes les saveurs…

 

Le Coup du Parapluie

Philosophie, Bien-être et Crimes Passionnels

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Comment ce groupe belge est-il parvenu à passer entre les mailles du filet de la rédaction, pendant près d’un an. D’abord, il y a le patronyme. Choisir Le Coup du Parapluie en se référant au film de Gérard Oury, sorti en 1980, qui met en scène, pour acteur principal, Pierre Richard, constituait déjà une belle gageure. Intituler son premier album « Philosophie, bien-être et crimes passionnels » était tout audacieux. Mais c’est surtout le recours aux jeux de mots d’une grande finesse dans les lyrics, qui me semble un atout majeur. Quoi qu’il en soit, ces caractéristiques ont permis à leur opus de se différencier de la multitude de cd qui débarquent de partout et de nulle part…

Dès leur formation, en 2008, le band publie un premier Ep intitulé « The Mac Guffin » (NDR : appréciez les traits d’esprits…) Deux ans plus tard, paraît donc ce premier long playing. Le Coup du Parapluie est un trio guitare-basse-batterie qui puise ses influences dans la scène noise des années 90. Et « Le loup dans la bergerie » en est certainement la plus belle illustration. Si au cours des premières pistes, la voix est assez présente, au fil du temps, elle s’efface pour permettre à la musique de glisser vers le post rock, voire le math-rock. Malgré ces influences pas toujours faciles à assimiler, le combo a le bon goût de préserver un certain sens mélodique. En outre la structure des morceaux est à la fois parfaitement dessinée tout en ne négligeant pas les nuances. Un reproche ? La fin de parcours. Du bois de rallonge qui n’était pas vraiment indispensable et gâche un peu un ensemble qui aurait gagné à être plus concis…

 

Lenka

Two

Écrit par

Joli petit bouchon australien, Lenka chanteuse indie-pop, la trentaine juste entamée, débarque du pays des kangourous, un nouvel album dans… la poche. Née un 19 mars 1978 à Sydney, Lenka débute sa carrière artistique à 14 ans, en tournant des films indépendants. Elle devient ensuit présentatrice TV, puis chanteuse au sein de petits groupes indie. Mais Lenka est avant tout une musicienne, chanteuse, auteur-compositrice qui ne manque pas de ‘pétillant’. Elle sort son premier single, « The Show », en avril 2008. Qui ne récolte qu’un succès en demi-teinte. En mai de la même année, elle publie un elpee éponyme. Le single « Trouble Is A Friend » suit dès septembre. Il est intégré à la B.O. de la série « Grey’s Anatomy », jolie reconnaissance de son talent…

En 2011, elle grave son second opus, simplement intitulé « Two ». Alors que son premier jet transpirait principalement la pop fraîche et acidulée, son second ouvrage, très court au demeurant, 11 chansons pour moins de 40 minutes, se consacre essentiellement aux ballades langoureusement amoureuses, mais inclut heureusement trois ou quatre titres plus rythmés. Ouf !

Quelques pistes sortent la tête de l’eau. A épingler dans le lot de chansonnettes, le titre maître qui ouvre l’album, “Roll With The Punches”, “Sad Song”, “Everything's Okay” ou encore “The End Of The World”. Des plages qui ne se défendent pas trop mal, même si l’ensemble demeure assez léger et sans grand relief.

Bref, si de temps à autre, l’ombre des Feist, Regina Spektor ou Yaël Naïm plane sur cette production aussie, on est loin d’atteindre des sommets. Alors, niais, mièvre, insipide ? Non, un peu d’indulgence voyons !

‘Gentil’ ! C’est le terme exact pour qualifier ce disque. Un petit album gentil, pas du tout dérangeant et qui devrait plus que probablement passer inaperçu chez nous. A moins que…  Bingo ! « Everything At Once » figure à nouveau dans la B.O. de la série médicale américaine.

 

No Faïence

No Faïence (Ep)

Écrit par

Deux années au compteur pour ce trio français, formé en 2009, à la Roche-Sur-Yon. Mais manifestement, les musiciens affichent une maîtrise indéniable… Rudy, Guillaume et Miguel ont été élevés au rock US des années 90 et ça se sent. Leur Noise-rock semble dopé par les sonorités héritées de Fugazi, Shellac, Hüsker Dü ou autre Reiziger. Les 4 titres de ce premier EP oscillent entre débauche d’énergie (l’instrumental « Tarama »), le post-rock réminiscent de Seam (la claque « IV/4 ») et la pop enrichie de riffs et de breaks puissants. La voix est délicieusement enrouée et les drums arides à souhait (« Heretic » et « WFAWAF »). Un bel, honnête et efficace premier Ep autoproduit qui augure un groupe de grand talent. Bref, la musique indépendante comme on l’aime !

 

Peter Wolf Crier

Garden of Arms

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Un an après avoir commis un album intriguant, mais malheureusement passé relativement inaperçu (« Inner-Be »), Peter Wolf Crier nous propose son second elpee. P.W.C. est une formation américaine, issue du Wisconsin et tout particulièrement de la mystérieuse ville d’Eau Claire (NDR : c’est également de ce patelin que sont issus, entre autres, Bon Iver et The Daredevil Christopher Wright). Et franchement, on aimerait que le combo yankee parvienne à sortir de l’anonymat au sein duquel il végète depuis deux ans. Parce que sa musique tient la route. Mais, notre souhait n’est pas prêt d’être exaucé, car le duo, réunissant Peter Pisano et Brian Moen, pratique une musique folk plutôt expérimentale, et donc pas toujours facile d’accès.

« Inner-Be » recelait quelques pépites, mais la production lo-fi et la carence en mélodie n’était pas de nature à accrocher le mélomane, malgré d’évidentes qualités. Il faut l’avouer, malgré une production plus soignée, « Garden of Arms » souffre du même syndrome. Pourtant, le travail opéré par Brian Moen aux drums est à nouveau remarquable. Et la voix tellement fragile de Peter Pisano colle parfaitement à l’ensemble, une voix dont le timbre rappelle même Jim James de My Morning Jacket. « Garden of Arms » est manifestement un elpee de toute bonne facture. Il recèle même quelques moments de grâce, à l’instar d’« Hard Heart », une plage enveloppée de chœurs éthérés. C’est donc, derechef, au niveau du sens mélodique que le bât blesse. Elles sont parfois interchangeables. Aussi, hormis le bouleversant et moins cérébral « Cut a Hand », plus aucun autre titre ne sort pas vraiment du lot… 

Quoique doués, les deux loups solitaires de Peter Wolf Crier ne composent donc pas de véritables hymnes destinés à être célébrés dans leurs contrées boisées du Wisconsin, mais bien des chansons obliques, destinées aux fans de musique folk américaine obscure voire claustrophobe, expression sonore qu’on pourrait peut-être qualifier de trip-folk…

 

The Slit Plasters

Get Plastered

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Leur seul nom suffirait à éveiller la suspicion (du genre ‘Pussy Gallore’ du pauvre), mais surtout leur bio potache ferait passer « Les Bronzés » de Zidi pour du Sacha Guitry.

C’est donc bien à du lourdingue qu’on a affaire.

A l’exception de quelques plats réchauffés qui ne tournent pas trop aigres (« Massacre » ou « Fatal Tio »), l’ensemble de cet album ressemble à une énorme pizza Hut : une grosse croûte et un fromage qui colle aux dents.

La reprise du « On nous cache tout » de Dutronc suscite autant d’engouement qu’un anchois avarié et pour le reste, ce Blues Rock à la carrure Punk tient plus du tord-boyaux que du tord bayous.

On épinglera au passage le sample emprunté au film « La ballade de Bruno » de Werner Herzog sur l’intro de « Monsters in your pants » mais on peut s’interroger longuement sur la pertinence de celui-ci. Car point de chicken dance en perspective…

Finalement, c’est encore dans le second degré de sa biographie que le groupe se révèle le mieux : ‘Ils jouent comme The Hives / The Makers mais ont été élevés aux Rubettes’. C’est un peu comme si les René Binamé s’étaient un jour pris au sérieux.

Tout est dit…

 

Noah & The Whale

Noah & Sons ?

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Votre serviteur avait quitté Noah and the Whale –dont le nom est issu d’une combinaison entre le film préféré d’un membre du groupe, « The Squid and the Whale », et celui du réalisateur américain Noah Baumbach– en 2008, lors de la sortie de leur premier et magnifique album « Peaceful, the World Lays Me Down », opus qui avait squatté mon IPod pour de nombreux mois, tant il me rappelait le folk tout en fragilité des Américains de Neutral Milk Hotel voire de Micah P. Hinson. Curieusement, une série de malencontreuses coïncidences ne m’a jamais permis de découvrir les deux albums suivants, publiés par les insulaires…

Qu’importe, leur musique chargée d’émotion m’avait suffisamment bouleversée à l’époque pour que je décide de me procurer un ticket, à l’annonce de leur passage à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En outre, leur répertoire d’alors ne me permettait pas d’imaginer que la formation allait récolter un tel succès, aujourd’hui. Quelle n’a donc pas été ma surprise en découvrant une salle comble, pour accueillir le band, et surtout pour applaudir les nouvelles chansons d’« A Night on Earth », le dernier né de Noah et ses sbires. Un disque qui doit probablement cartonner sur les radios au Nord du pays ; car la popularité du combo demeure relativement confidentielle en Wallonie !

Dès les premiers accords, je me rends compte que l’ensemble qui se produit ce soir n’est plus (ou n’a jamais été) celui que je pensais connaitre ! Les délicats « Give a Little Love » et « Shape of my Heart », interprétés en début de set, sont artificiellement gonflés à l’électricité. Et les sonorités dispensées par la basse sont trop puissantes ; elles asphyxient carrément une expression, à l’origine, raffinée. Charlie Fink et ses acolytes enchaînent des hymnes rock à tendance celtique, à la manière de Mumford & Sons. La prestation n’est cependant pas dérangeante ni désagréable ; bien torchée, elle libère même énormément d’énergie. Mais je n’y retrouve plus ce supplément d’âme que j’avais cru déceler à travers la magnifique voix du chanteur, finalement aussi décevante, ce soir. Une bonne heure de concert plus tard, le public est conquis. Manifestement, Noah and the Whale est taillé pour les stades. Mais il vient de perdre un de ses fans de la première heure…

(Organisation AB + Live Nation)