Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Modeskeletor fait le singe !

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Modeskeletor publiera un album ce 30 septembre. Intitulé « Monkeytown », il sera découpé en 10 morceaux. Thom Yorke, Anti Pop Consortium, PVT et Busdriver ont participé aux sessions d’enregistrement.

http://www.modeselektor.com

 

 

Sabena, embarcation immédiate…

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De nationalité belge (enfin tant qu’elle existe encore), Antoon Clijmans a fondé Sabena en compagnie du musicien ghanéen Prince Knankye Pong et du photographe franco-égyptien Aïda Schweitzer, un projet électro qui mêle le groove africain et l’électronique, tout en soignant le sens mélodique. 

Gage de qualité, leur single, « Ur Eyes », a tapé dans l’oreille d’Arne Van Petegem (Styrofoam), prof d’électro d’Antoon, à Hasselt.

http://www.youtube.com/watch?v=20bQLL3xV8Y
http://www.sabenamusic.com

 

Radio Soulwax en ligne !

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Grâce à Radio Soulwax, une nouvelle ère risque de s’ouvrir dans la culture DJ, des mixtapes, du partage direct avec les fans et du divertissement musical ! Des mixes audio sont en effet disponibles en téléchargement gratuit Ils sont, en outre, complétés par des vidéos mixées de pochettes animées. Le 1er épisode « Introversy » est déjà disponible ainsi que les applications Iphone et Android.

http://url.phunkster.com/t/68837/1225/4097425/161532/0

Application Iphone
http://search.itunes.apple.com/WebObjects/MZContentLink.woa/wa/link?path=apps%2fradiosoulwax

Application Android
http://search.itunes.apple.com/WebObjects/MZContentLink.woa/wa/link?path=apps%2fradiosoulwax

http://radiosoulwax.com/

 

 

Bienvenue dans la Silicon Ballet !

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L’Utopic Side Project est enfin financé ! Dès aujourd'hui, Showstar se met donc officiellement en veille et vous présente le ‘Silicon Ballet’, un projet impliquant douze musiciens, un ingénieur du son, une réalisatrice vidéo et un infographiste. Le premier Ep sera composé puis enregistré en août dans le Condroz belge. Un concert de clôture est prévu le samedi 27 août.

Ce projet s'inscrit dans le cadre de la Biennale de Photographie organisée par le Centre Culturel de Marchin.

 

Le Labo des Francos

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Un nouveau projet verra le jour en automne à Spa Il a été baptisé ‘Le Labo des Francos’.

Ce projet est destiné à permettre aux artistes belges de se produire à Spa, dans un nouvel espace concert au Centre Jeunes ou en première partie d’artistes connus dans la Salle des Fêtes du Centre Culturel ou au Lido.

Première date, le jeudi 17 novembre 2011, 20h, à la salle des Fêtes du Centre Culturel de Spa

Renan Luce, Alexis HK et Benoît Dorémus sont en tournée entre amis pour un show qui s’appellera « Seuls à trois » et, en première partie, on retrouvera le Belge Pierre Simon (ex-Clandestine)

 

Olde Growth

Olde Growth

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Olde Growth est un duo poilu issu de Boston, qui sous ses allures de yéti mal famé, voue une ode à la nature.

Sur cet album, il est question de montagnes recouvertes de neiges éternelles et d’arbres millénaires ou encore d’aigles suspendus dans les airs (et c’est bien connu, ceux-ci ne font pas la chanson).

Car si le propos vous semble bucolique, prenez garde à la colique !

De fait, cette entité musicale déferle comme la rage des éléments, et écrase tout sur son passage.

Si l’instrumentation se limite à une basse et une batterie, ces zigues font autant de vacarme qu’un combo de chevelus descendus des terres du nord.

Quelque part entre Part Chimp et Black Sabbath, vous l’aurez compris, l’album ne fait pas dans la dentelle.

Quarante-six minutes de subtiles (?) borborygmes et autres riffs heavy(dents) qui décoiffent, déboussolent et dressent les poils sur le torse et sous la culotte. L’humour est sous-jacent et c’est bien sûr ce second degré salvateur qui permet à n’importe quel quidam non muni d’une chevelure pendouillante et d’une moustache imposante d’apprécier la noirceur Pop qui craquelle ce vernis pourpre.

Entrecoupé par deux instrumentaux qui temporisent fort habilement cette farouche cavalcade apocalyptique et amorcé par un « Awake » d’une puissance monstrueuse, l’ensemble de cet elpee se dresse comme une pierre néolithique dans le jardin d’Eden.

Pour sûr, c’est du burné, et on se prend une bonne dose de testostérone dans la tronche ! Vous en reprendrez bien un peu ?

Avec plaisir ma petite dame !

 

Alice in Neverland

Debut

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A mi-chemin entre le trou du lapin cher à Alice au pays des merveilles et le pays imaginaire de Peter Pan, l’univers de ce projet autodidacte se décline mélancoliquement sur les traces de notre enfance.

Délicatement déposées au seuil de l’âge adulte, ces comptines empreintes d’un certain classicisme redessinent les dédales d’un chemin perdu autrefois.

Le violoncelle donne corps à ces méandres ensorcelés et l’esprit n’est pas loin d’un Tim Burton médiéval dont la monture se serait arrêtée ici pour paître paisiblement.

Une échappée temporelle aux textures sépia où les bonnes surprises ne manquent pas (les tablas sur « Observatoire », la rythmique fiévreuse de « Senshin », la discrète electronica de « Shadow »).

On pense parfois à Dead Can Dance, et les ambiances sont très réussies. L’ajout de textures orientales finissant définitivement de semer l’auditeur dans ce labyrinthe de Pan.

Un album onirique haut en couleurs.

 

Slim Cessna

Unentitled

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Guère notoire en Europe, Slim Cessna est pourtant, au sein de l’univers du country/folk étasunien, une véritable institution. Ce natif de Denver (Colorado) militait, début des années 90, chez The Denver Gentlemen, groupe au sein duquel évoluait également Mr David Eugene Edwards. Lorsqu’Eugene quitte le combo, c’est pour créer son 16 Horsepower et s’enfoncer progressivement dans le côté obscur du folk. Slim Cessna fonde, lui, dès 1992, son Slim Cessna’s Auto Club. Moins exposée que celle de son ex-compagnon, la troupe rencontre toutefois un certain succès dans les milieux spécialisés. La presse encense même leurs performances scéniques. Et Slim Cessna est également invité à jouer aux côtés de Jello Biafra et des Melvins. Bref, Slim Cessna’s Auto Club n’est pas un combo né de la dernière pluie. « Unentitled » constitue d’ailleurs son huitième album.

Dans le style, ce disque est une petite perle. Et inévitablement on pense à 16 Horsepower. La voix, le rythme, les émotions, l’énergie : tout rappelle le groupe à Edwards. Sculptées dans le country-folk-rock, les compos sont particulièrement contagieuses. Un pur bonheur pour les tympans. Cessna & Co peignent de magnifiques fresques du Sud des States. Et des morceaux comme « Hallelujah Anyway », « Three Bloodhounds Two Sherperds One Fila Brasileiro » ou encore « United Brethren en sont probablement les plus beaux exemples.

16 Horsepower et Slim Cessna’s Auto Club ont influencé toute une génération d’artistes et de formations, et en particulier Man Man, O’Death et même les Decemberists. Les vétérans n’ont pas encore dit leur dernier mot, même si depuis, Edwards a rebaptisé son projet, Wovenhand…

 

Golden Kanine

Oh Woe !

Écrit par

Après avoir écouté les deux premières plages de cet elpee, on se demande si cette formation n’est pas issue du Sud des Etats-Unis. A cause de ce recours au banjo, à la mandoline et au violon, utilisé un peu à la manière de 16 Horsepower, voire de Slim Cessna’s Auto Club. Mais progressivement la musique de Golden Kanine embrasse d’autres perspectives. Plus lyriques. A l’instar de « Law of Probable Outcome » ou encore de « Get By ». Et surtout plus riches. Instrumentalement, d’abord. Trombone, orgue, violoncelle et j’en passe, viennent ainsi enrichir la solution sonore. Quoique essentiellement acoustiques, les arrangements sont impeccables. Tout comme les orchestrations, d'ailleurs. Particulièrement soignées, évoquant tantôt Arcade Fire voire Broken Records. Quant à la voix, elle est très susceptible d’emprunter le timbre de Will Oldham (« Arkham »), de Jeff Buckley ou encore de Chris Martin.

Golden Kanine n’est pourtant pas un ensemble étasunien, mais suédois. Issu de Malmö, très exactement. Fondé en 2006, il a d’abord pratiqué du post rock, avant de se remettre complètement en question. Et de changer progressivement de style, pour finalement embrasser un country/folk/rock singulier, qui alimente la plupart des compos de « Oh Woe ! ».

 

Little Scream

The Golden Record

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Little Scream, alias Laurel Sprengelmeyer, enrobe ses morceaux d’une ambiance légèrement embrumée. Sa douce voix mélodieuse est comme le vent qui agite ce brouillard et lui donne des formes étranges et intrigantes. Mais on avance dans cette vapeur relativement confiant. La brise nous glisse à l’oreille des courants d’air qui nous envoûtent et nous poussent à poursuivre cette traversée. Mais ces souffles sont trop volatils et éphémères ; ils s’envolent en un rien de temps sans graver quelque marque que ce soit dans notre esprit. D’où la comparaison brumeuse : « The Golden Record » n’est pas très solide. Il est principalement caractérisé par l’absence d’une piste référence. LA chanson citée unanimement dès qu’on parle de cet album ne se manifeste jamais. Et les mélodies ne sont pas suffisamment pimpantes et fortes que pour compenser cette carence. Ce qui était au départ l’annonce d’une agréable ballade se transforme en un ennui assommant. On en oublie presque que « The Golden Record » recèle une certaine dose d’originalité qui mérite d’être signalée. Mais pour beaucoup, me semble-t-il, cette mention risque fort d’être insuffisante.

 

Ned

Bon sauvage

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Il y a un bon bout de temps que l’on n’avait plus entendu parler du trio lyonnais. En effet, leur dernier essai remonte à 2009 ; et il s’agissait d’un single intitulé « Bob Denard », une compo qui figure sur ce nouvel opus. Pourtant, au cours des deux dernières années, les Français ne se sont pas reposés sur leurs lauriers, loin s’en faut ! Le groupe a accordé de nombreux concerts et assuré la première partie de formations notoires comme Explosions In the Sky, Melt Banana, Don Caballero ou encore Blonde Redhead.

Sur « Bon Sauvage », Ned propose des compos au format plus ‘pop’. A cause de la production, tout d’abord. Bien plus raffinée. Et par conséquent responsable de sonorités, beaucoup moins ‘accidentées’. On ne se plaindra pas de ces changements. Néanmoins, Ned navigue toujours dans les eaux troubles du noise-punk. Inspiré des 90’s, il faut le préciser. Une solution sonore bruitiste, toujours aussi dérangeante, mais agitée par des rythmes excitants, presque dansants. Sur laquelle vient se poser des mélodies entêtantes. Même si les crissements sont légion, les guitares distillent des riffs simples et efficaces. Les vocaux, tantôt vociférés, tantôt chantés, rappellent inévitablement Fugazi. Ce sont d’ailleurs et certainement un des atouts majeurs de la formation. Formation énigmatique, Ned adore varier les climats, si bien qu’au bout des onze titres de l’elpee, on ne sait plus sur quel pied danser… 

 

Rivierenhof 2011 : lundi 11 juillet

Openlucht fiesta

Ce lundi il flotte comme un air de kermesse, dans la Province d’Anvers. Nous croisons un tas de monde qui a déjà un verre dans le nez. Faut dire, qu’aujourd’hui, c’est la fête de la Communauté flamande. La Wallonie et la Belgique, eux, jubilent un peu moins, vu le contexte politique actuel. Mais qu’importe, notre soirée risque fort de prendre des allures de Saint-Patrick, puisque les Pogues se produisent dans le cadre du Rivierenhof.

Ce soir, la chaleur est étouffante. Nous avons avalé des kilomètres en voiture, puis emprunté le train et le tram avant d’atteindre la localité de Deurne. Après avoir traversé un grand parc cosmopolite où se mêlent allégrement adeptes du cours de danse, sportifs avertis, familles et autres hippies portés sur la fumette, nous arrivons au portail du superbe site qu’est l’Openlucht Theater. Passé un joli petit bar sis en plein air, on débarque au sein d’une sorte d’amphithéâtre plutôt sympathique. Surtout à cause de cette impression de proximité entre le public et la scène, malgré les 2.000 personnes (enfin c’est ce que l’on estime) présentes. Le festival Rivierenhof n’est pas très connu dans le Sud du pays. Et pourtant cette année, il accueille des concerts exclusifs comme ceux de Dinosaur Jr, Sinéad O'Connor ou encore Manu Chao. Sans oublier celui des Pogues, auquel nous assistons ce soir.

Et on espère, bien sûr, que la formation sera en forme. Car lors de son dernier passage en Belgique, le set était plutôt catastrophique. C’était dans le cadre du festival Dranouter, en août 2010. On craint même un instant le pire, car le groupe, programmé à 21h30, compte déjà 20 minutes de retard sur l’horaire. En fait, il se fait attendre et désirer. Enfin, résonne le « Straight to hell » des Clash. Une intro qui rappelle que Joe Strummer a aussi milité au sein des Pogues afin d’achever une tournée, début des 90’s. Shane McGowan éprouve quelques difficultés à monter sur les planches. Souffrirait-il de la goutte ? Pourtant, le gaillard a quand même l’air dans un bon jour. Le show s’ouvre par les rituels « Streams of Whiskey » et « If I should fall from grace with god ». Il faut pourtant attendre l’instrumental et traditionnel « Repeal of the licensing laws » pour voir l’ambiance monter d’un cran, dans le public. Enfin, on la vit cette ambiance des pubs irlandais où la bière coule à flots, les gens tapent des mains et du pied à tout crin. Sans oublier d’y ajouter l’inévitable connotation punk, of course. Les pogos se multiplient et ne vont plus guère cesser jusqu’au bout du set. Le tout sous le trafic aérien des verres de bière, exécuté au-dessus de l’auditoire. Si la plupart des musicos restent toujours placides, Phil Chevron et James Fearnley n’hésitent pas à venir sur le devant de la scène pour exciter la foule. Du répertoire proposé ce soir, on épinglera encore « Body of an american », « Irish rover » et en finale « Fiesta ». Bref, une setlist sans grande surprise. A se demander si un jour les aficionados ne vont pas en avoir marre de toujours entendre les mêmes morceaux. Mais quand donc les Pogues vont-ils des décider à proposer de nouvelles compos ? Enfin heureusement, il reste cette ambiance unique, sorte de communion celtique, célébrée par le groupe et ses fans…

La première partie a été assurée par le groupe local Donkey Boni. Leur répertoire ? Difficile à cerner. Soit c’est de la pure impro, soit le résultat d’expérimentations élaborées. Le tout plongé dans un climat indus (pensez à Einstürzende Neubauten) et ténébreux (dans l’esprit de Swans). Il semble quand même que le band se soit réservé une cover de leurs voisins dEUS. Leur musique est plutôt originale, mais trop paisible pour chauffer une salle. Surtout en supporting act des Pogues. Bref, on a vécu le calme avant la tempête irlandaise...

(Organisation : Openlucht Theater Rivierenhof)

 

Pour Noël Gallagher, les oiseaux volent haut…

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C’est le 17 octobre que paraîtra le premier album solo de Noël Gallagher. Intitulé “Noel Gallagher’s High Flying Birds”, il a été coproduit Par Noël et David Sardy. Les sessions d’enregistrement de l’elpee on été entamées à Londres et se sont terminées à Los Angeles. Il sera découpé en dix plages. Un deuxième opus devrait suivre, en 2012, puisque l’ex-Oasis s’est déjà constitué un réservoir de nouvelles compos, des morceaux qu’il a enregistrés en compagnie de The Amorphous Androgynous.

Tracklisting “Noel Gallagher’s High Flying Birds”

Everybody’s on the run
Dream on
If I had a gun…
The death of you and me
(I Wanna Live In A Dream In My) Record Machine
Aka…what a life!
Soldier boys and Jesus Freaks
Aka..broken arrow
(Stranded On) the wrong beach
Stop the clocks

http://www.noelgallagher.com

 

Rien n’est mauvais pour les Dawes

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La formation californienne Dawes publiera son second album, ce 22 août. Il s’intitulera « Nothing is wrong ». Enregistré sur du matos analogue, l’album a été produit par Jonathan Wilson avec la collaboration de Benmont Tench. Un invité de marque : Jackson Browne. La musique de Dawes est fortement influencée par les sixties et le début des seventies ; et en particulier par des artistes et groupes comme The Band, Crosby, Stills, Nash & Young, The Eagles, Gram Parsons, Tom Petty and the Heartbreakers et The Jayhawks.

http://www.youtube.com/watch?v=KFIyx4EaIkk

Le rossignol impérial de Stereo MCs

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Légendes urbaines britanniques, les Stereo MCs, publieront leur nouvel opus chez K7, ce 29 août. Il s’intitulera Emperor’s Nightingale. Dans l’univers du hip hop, Stereo MCs a toujours été un cas particulier. Et une nouvelle fois, Nick Hallam et Rob Birch ont encore décidé d’innover. Et pour cause, Rob chante, et ne se contente pas de déclamer, sur ce disque.

http://www.youtube.com/watch?v=3DEq-xas898&feature=youtu.be

 

Tarwater nous mène en bateau

Écrit par

Le onzième opus de Tarwater paraîtra ce 9 septembre 2011. Intitulé « Inside the ships » il est sensé refléter les différentes facettes de l’univers cosmique imaginé par le duo berlinois, Ronald Lippok et Bernd Jestram. Quand au titre de l’elpee, il s’agirait d’une métaphore métaphysique.

http://www.tarwater.de

 

 

Les orchestres en caoutchouc d’Anthony Joseph

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Deux ans après avoir publié « Bird Head Son », Anthony Joseph sortira son nouvel album. Il sera produit par Malcolm Catto, batteur et leader de The Heliocentrics. Le preacher sera, en outre, accompagné sur un titre par le fondateur des Specials (Jerry Dammers). Cet elpee proposera des compos qui font la part belle au voodoo funk, mais également à la soul et au black rock, le tout sur fond de textes politiquement engagés.

 

Grace Jones : l’ouragan est de retour

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“Hurricane Dub”, c’est le titre du nouvel opus de Grace Jones, dont la sortie est prévue pour le 5 septembre 2011. Un double cd, dont le second proposera des versions dub du premier. L’elpee a été produit par Ivor Guest.

Track listing

This Is
William’s Blood
Corporate Canniba
I’m Crying (Mother’s Tears)

Well Well Well
Hurricane
Love You To Life
Sunset Sunrise
Devil In My Life

Cactus 2011 : vendredi 8 juillet

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On ne va pas revenir sur le cadre qui héberge le festival Cactus, mais une chose est sûre, son charme influe sur les choix de votre serviteur. Le festival fêtait, en outre, son 30ème anniversaire. Et pour la circonstance, on avait droit à une exposition consacrée au monde de l’étrange et du fantastique, dans le Minnewaterpark. Sympathique et original ! Mais venons-en à cette soirée du vendredi 7 juillet.

Pas de chance pour la formation belge Lady Linn & the Magnificent Seven. Quelques gros ralentissements avant d’entrer dans Bruges, la file pour recevoir son bracelet, et le concert était déjà terminé, lorsqu’on est arrivé devant le podium. Tant pis, ce sera pour une autre fois…

Kate Nash est londonienne et pas yankee comme son nom pourrait le faire penser. Elle compte, à ce jour, deux albums à son compteur. Le dernier, « Doo Wah Do », est même paru l’an dernier. Mais vu le manque de promo, il est complètement passé inaperçu. Enfin, paraît que les MySpace, Facebook, Twitter, Blogs et autre réseaux sociaux permettent de tout savoir sur les artistes ou groupes. Sauf que chez eux tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Alors bonne chance pour dénicher une analyse critique qui tienne la route… Bref, revenons à nos moutons. Kate Nash est très jeune. Elle est née le 6 juillet 1987. Très jolie aussi. Elle monte sur les planches en compagnie de trois musiciennes. Une drummeuse, une bassiste et une guitariste soliste, privilégiant les accords en picking. Excellente, par ailleurs. Outre le chant, Kate se réserve la rythmique et les claviers. Surtout le piano. Instrument qu’elle dissimule sous un drap blanc décoré d’une centaine d’ampoules, comme on en voit souvent à la foire de Bruxelles. A moins qu’elles n’aient été récupérées sur les guirlandes de Noël, lors des fêtes de fin d’année. L’entrée est fracassante. Ce soir, Kate a la pêche. Elle est coiffée d’un énorme nœud noir dans les cheveux. Probablement emprunté à la garde-robe de Minnie Mouse. Et porte une jupe écossaise. Si le set est plutôt allègre au début, il devient progressivement frénétique. Voire punk. Elle descend dans la fosse pour haranguer la foule. Nous réserve un petit laïus féministe. Et se sert même d’un parlophone. Les compos les plus notoires ne sont pas oubliées : « Love you more », « Do wah doo » et en fin de parcours « Foundations » ainsi que « Pumpkin soup », moment choisi par Kate pour monter sur les touches de son clavier, manquant même de se prendre une belle gamelle. Et de pianoter des pieds, l’équilibre retrouvé, grâce au secours de deux roadies, un sourire jusqu’aux oreilles. Un chouette moment !

Isobel Campbell et Mark Lanegan ne se produisent pas très souvent, live, ensemble. Faut dire que l’ex-Screamin Trees cumule les projets. Et pas seulement en solitaire, puisqu’il est impliqué chez Queens of The Stone Age et Soulsavers lorsqu’il n’épaule pas Greg Dulli, au sein des Twilight Singers. Ce qui n’a pas empêché le duo d’enregistrer trois albums. De toute bonne facture, par ailleurs. Surtout notoire pour avoir milité chez Belle & Sebastian, Isobel compte 4 elpees solo, à son actif. On se demandait donc comment le couple allait se débrouiller pour traduire en direct, leur mélange de blues poussiéreux et de pop sophistiquée. Le line up est complété par un guitariste, un contrebassiste/bassiste et un claviériste. Ils sont donc six sur les planches. Isobel porte une mini robe blanche à gros pois noirs. Et ma foi, elle est plutôt jolie et très sexy. A l’instar des rappers, Mark a coiffé sa casquette à l’envers. La voix éraillée de Mark et celle si douce et limpide d’Isobel se conjuguent à merveille. Parfois, elle vient s’asseoir, un peu en retrait pour jouer du violoncelle. C’est beau, émouvant, mais un peu trop paisible à mon goût. En outre les musicos sont statiques et communiquent très peu avec le public. On se demande même s’ils se rendent comptent qu’ils jouent face à un auditoire. Et comble de l’assommoir, les fréquences basses sont beaucoup trop puissantes. Il faudra attendre la fin du set pour entendre enfin l’une ou l’autre chanson un peu plus animée. Dommage ! A mon avis, ce type de concert serait bien plus adapté aux salles intimistes.

Les disques de KT Tunstall m’ont rarement fait flasher. D’honnête facture, mais sans grand relief, ils proposent essentiellement des compos qui trempent dans un metal/pop un peu trop standardisé à mon goût. Aussi, au début de son set, j’en étais encore à déguster une blanche de Bruges, en discutant autour d’une table. Au bout d’une dizaine de minutes, je me suis quand même levé pour aller prendre la température du spectacle. Et surprise, la petite Ecossaise est occupée de mettre le feu. Elle aime les guitares et en change pratiquement à chaque morceau. Et puis elle est plutôt habile pour tirer parti au maximum de ses pédales. Sa voix un peu râpeuse ne manque pas d’amplitude. Et enfin, elle peut s’appuyer sur un excellent backing band, dont une soliste terriblement efficace. Habillée très classe, cette dernière a un look digne de Chryssie Hynde des Pretenders. Mais surtout, elle assure derrière sa leader. La moitié de la setlist est composée de plages issues de son dernier opus, « Tiger », mais pas de morceau extrait de son Ep, « The scarlet Tulip », il est vrai exclusivement acoustique. Par contre, elle y a inclus plusieurs de ses classiques, comme « Black horse », « Difficulty », « Lost » et en clôture, l’inévitable « Suddenly I see ». Sans oublier « Other side of the world », la meilleure compo de l’artiste. D’un bout à l’autre de la prestation, Tunstall va manifester une énergie et un enthousiasme communicatifs. Si bien qu’on va se laisser prendre facilement au jeu. Pour finalement devoir admettre que l’artiste a beaucoup de talent ; et qu’elle possède même encore une fameuse marge de progression…

Place donc à la tête d’affiche du festival. Ils sont douze sur le podium. Enfin dix musiciens et deux danseuses. Tout va presque par paire au sein du line up. Deux drummers, dont le fils de Bryan et l’inusable Andy Newmark. Deux guitaristes. Deux choristes noires, postées de chaque côté du podium. Un claviériste/pianiste, une saxophoniste/claviériste. Un bassiste et Bryan Ferry. Un Ferry habillé très élégamment, comme d’hab et qui de temps à autre réenfile son par-dessus (NDR : paraît qu’il a toujours froid). Il ne tient pas en place et, non content d’arpenter le podium de long en large, il vient s’installer, tantôt à gauche, tantôt à droite derrière un piano. En début de parcours, il nous délivre deux gros tubes, « Slave to love » et « Don’t stop the dance », avant que le set n’entre dans une phase propice aux longues plages instrumentales, presque prog, au cours desquelles le jeune Olivier Thomson et le vétéran Chris Spencer s’en donnent à cœur joie. En toile de fond, les deux danseuses se trémoussent sensuellement devant un écran géant projetant des photos de Kate Moss. Au beau milieu du show, elles se déguisent même en rat d’hôtel. Pourquoi pas ! Les titres défilent : « Alphaville », des chansons issues du dernier elpee de Bryan, « Olympia », l’une ou l’autre adaptation de Roxy Music et la cover du « Like a Hurricane » de Neil Young. Mais il faut attendre que les deux choristes se libèrent pour voir enfin décoller le concert. On en est alors presque à la moitié du parcours. Elles se réservent enfin quelques vocalises tout bonnement exceptionnelles. On en attrape la chair de poule. A partir de cet instant, le public entre en osmose avec le band. D’autant plus qu’hormis les inévitables tubes « Avalon » et le final « Jealous Guy », au cours duquel le dandy va réussir son exercice de style, en sifflant, la main sur l’oreille, le reste des compos fait l’unanimité. Dont le « Just like tom thumb's blues » de Dylan, mais aussi l’inévitable « Let’s stick together », repris en chœur par la foule, « What goes », « Love is a drug » et « My only love » ainsi qu’un instrumental (« If there is something ») destiné à mettre en exergue le talent de ses musiciens, et en particulier de la saxophoniste, la charmante Jorja Chalmers qui, tout au long du set, en aura presque fait oublier Andy Mackay. A 1h10, Bryan Ferry et sa troupe prennent congé de l’audience, particulièrement ravie de la prestation, nous rassurant sur son état de santé, annoncé pourtant précaire au cours des derniers mois. Ne pas oublier que le Britannique a quand même 66 balais, même s’il en paraît 10 de moins…

 

Fink

Perfect Darkness

Écrit par

La noirceur et l’ombre n’ont jamais été aussi attirants que bercés par les mélodies suaves de Fink. Fin Greenall, de son vrai nom, nous embarque dans un monde empli d’émotions. Dont le sentiment principal est la peur, quelque peu empreinte de nostalgie. Et en quelques minutes, il nous décompose cette crainte dans tous ses états. Commençant par son côté obscur (« Perfect Darkness », également titre maître de l’elpee), le chemin aboutit à un lever de soleil sur Berlin (« Berlin Sunrise »), nous rappelant que même les sensations douloureuses ont des aspects appréciables. On traverse les ténèbres pour atteindre la lumière. Et cette route que construit l’ancien DJ (je sais, c’est à peine croyable), peu d’artistes sont capables ne fût-ce que de l’imaginer. De plus, on est à mille lieues de chansons et de mélodies dépressives, ce qui est souvent le péché mignon des artistes touchant à des sphères négatives. Et le chemin parcouru est entièrement homogène. Pas une seule bosse, pas un seul trou ne vient se dresser tel un piège. Mention toute particulière quand même à « Wheels » ; même si, je le répète, les dix pistes sont extrêmement homogènes. La magie de ce morceau est difficilement explicable. Il allie une certaine oppression et une promesse de grande liberté. Et il n’use d’aucun artifice. Mais il n’est pas ici question de vous dévoiler toutes les surprises de cette grande œuvre, même si on pourrait en parler pendant des heures sans jamais s’en lasser. Comme on peut l’écouter en boucle sans jamais avoir envie d’y mettre fin. « Perfect Darkness » est, pour les amateurs du genre, un incontournable. Il ne s’écoute pas, il se vit.

Hugh Laurie

Let them talk

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James Hugh Calum Laurie est surtout connu du grand public comme acteur. Depuis 2004, il incarne Dr House, dans la série télévisée du même nom. Né à Oxford, cet Anglais est aujourd’hui âgé de 52 ans. Ce touche-à-tout assez génial a un emploi du temps plutôt chargé. Jugez plutôt : il est acteur, bien sûr, mais aussi réalisateur, producteur, auteur et musicien. Il a signé un contrat chez Warner en 2010 pour lequel il vient de publier un album de classiques du blues et du jazz, fortement teintés par la musique de la Nouvelle Orléans. Hugh est capable d’écrire ses propres chansons ; mais il souhaitait rendre hommage à un style qu’il affectionne tout particulièrement. En résulte un elpee au cours duquel il reprend une majorité de standards des années 20 et 30. Soutenu par le label major, il a pu mettre les petits plats dans les grands. Il a ainsi reçu le concours de Joe Henry, à la mise en forme. Ce chanteur/compositeur américain est un producteur expérimenté et notoire. Il a ainsi notamment bossé pour Mose Allison, Allen Toussaint, Solomon Burke, Loudon Wainwright et Susan Tedeschi. En outre, Joe a invité d’excellents musiciens pour participer aux sessions d’enregistrement, sessions qui se sont déroulées au studio Ocean Way, à Hollywood. Hugh chante, joue du piano et de la guitare.

L'ouverture est superbe. Hugh nous propose sa lecture personnelle du célèbre "St James infirmary", une compo traduite en succès, par Louis Armstrong, en 1928. Sa longue introduction au piano est totalement bouleversante, et la suite est tout aussi réussie. Le toubib possède bien le feeling du blues! Sa voix de fausset me fait penser à celle de Dr John ; mais elle s’intègre bien à l’ensemble. Les musiciens commencent à swinguer avant que les cuivres, orchestrés par Allen Toussaint, ne fassent leur apparition. Compo allègre, "You don't know my mind" est traitée à la manière d’un jug band. A cause de la mandoline de Kevin Breit, des percus et des chœurs féminins qui soutiennent le lead vocal. La reprise du "Six cold feet" de Leroy Carr est impeccable. Une intensité dramatique envahit le chant. Un accordéon enrichit le décor sonore, pendant que Levon Henry, à peine âgé de 18 ans, épate la galerie au saxophone ténor. Dr John, en personne, débarque de sa ville new orléanaise pour chanter avec passion mais douceur "After you're gone", un succès signé Bessie Smith en 1928. Laurie au piano et Robby Marshall à la clarinette y entretiennent un climat très cabaret. Hugh adopte alors le style boogie et martyrise ses ivoires tout au long de "Swanee river", une plage caractérisée par des interventions de violon qui ne manquent pas de charme. Irma Thomas est déterminé pour chanter "Joe Henry", un traditionnel du folk blues abordé suivant l'arrangement imaginé par Memphis Slim. Moment d’émotion intense lors de la cover du "Tipitina" de Professor Longhair, une plage qui symbolise bien le climat de la grande ville louisianaise. Vous n’avez jamais entendu Tom Jones chanter le blues ? Il s’y colle tout au long de "Baby, please make a change", une chanson au cours de laquelle il est épaulé par l’excellente voix d'Irma Thomas. L’elpee recèle encore deux reprises de Jelly Roll Morton, un artiste majeur qui a marqué de son empreinte la naissance les premiers pas du jazz ; mais également quelques bon vieux blues signés Arthur Phelps, J B Lenoir et un certain Robert Johnson. Le long playing s’achève par "Let them talk", une tendre ballade idéalement taillée pour la voix de Hugh Laurie. Si cette œuvre semble émaner d’une autre époque, elle se révèle d’excellente facture. Elle reflète, en outre, le profond respect que manifeste cet artiste pour cette musique…