logo_musiczine

Meril Wubslin fait ça… et dans la langue de Molière…

Fondée en 2010 par Christian Garcia-Gaucher (BE/CH) et Valérie Niederoest (CH), Meril Wubslin est une formation belgo-suisse dont la musique est décrite comme lo-fi-folk-sci-fi-psyché-transe. Duo à l’origine, elle est passée à un trio en 2015, à la suite de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26267 Items)

The Stone Roses

Second Coming

Il aura donc fallu patienter cinq ans et demi pour voir naître le deuxième elpee des Stone Roses. Ne croyez cependant pas que l'ensemble de Manchester se soit contenté de ramer pendant une demi-décennie, pour accoucher de son deuxième opus. En fait, le quatuor a commis quelques erreurs de jugement qui se sont transformées en obstacles contractuels... Et ce n'est que l'esprit libéré de tous ces litiges qu'il a pu enfin remettre son métier sur l'ouvrage. Mais venons-en au cœur du sujet : l'album. La première audition ne nous a pas laissé une très forte impression, il faut l'admettre. Et ce n'est qu'au fil des écoutes que le charme a commencé à exercer ses effets, pour finalement complètement nous envahir. Une œuvre à découper en trois phases. La première réminiscente du passé mancunien des Roses. Avec ce groove très caractéristique dont la paternité était partagée avec les Happy Mondays et les Charlatans. Une seconde phase plus riche, plus insidieuse, plus climatique. Sorte de rhythm’n’blues revu et corrigé par le funk, le psychédélisme, le glam et le heavy metal. Une part de gâteau plus large. Mais également plus intéressante. Avec des morceaux amphétaminés de cordes de guitare spasmodiques, tempétueuses, âpres, torturées, imprimés sur un tempo tribal, frénétique, hydratés de claviers fluides et parfumés par la voix essoufflée, gémissante, vulnérable de Ian Brown. Enfin une troisième phase plus éthérée, plus acoustique, abordée avec l'esprit psychédélique d'un Syd Barrett. Un formidable album qui risque fort de replacer les Stones Roses dans la course aux super-groupes...

Stonefunkers

No Problem 94

Stonefunkers est un groupe de hip hop-rap-house comme il en existe une foultitude dans les charts yankees et insulaires. Simplement, le sextuor est suédois, de Göteborg pour ne rien vous cacher. C'est d'ailleurs la seule originalité dont il peut se prévaloir. Normal, puisque sa musique directement inspirée par Funkadelic, James Brown et Was Not Was s'adresse uniquement aux aficionados de la musique de danse.

 

Strip Mind

What´s In Your Mouth

Les allusions salaces fourmillent dans les lyrics de ce groupe bostonien qui se retranche derrière (!) l'humour pour justifier son langage peu inspiré. Ce qui n'empêche pas Strip Mind d'épingler sur les onze titres qui composent le CD, une petite merveille. En l'occurrence le titre maître de l'œuvre. Grunge comme vous l'aimez, il pourrait devenir au quartet ce que "Plush" a été à Stone temple Pilots. Pour le reste on patauge dans le hardcore lourd, très lourd même. Une avalanche d'agressivité et d'énergie qui pourrait correspondre à un croisement dangereux entre Prong, Henry Rollins et Anthrax.

 

Strung Out

Another day in paradise

Ce groupe californien semble ne pas trop savoir sur quel pied danser. Tantôt, il épouse le tempo punk, pur et dur d'un Damned ou d'un 999, mais le ‘clashe’ d'un vocal vindicatif. Tantôt, il s'agite sur fond de métal trashé, spasmodique sub Metallica, Motorhead. "Another day in paradise", on en doute ; mais en enfer, cela ne fait pas l'ombre d'un doute...

 

 

Strangelove

Time for the rest of your life

"Time for the rest of your life" constitue le premier opus de ce quintet insulaire (Bristol) qui implique des anciens membres de Blue Aeroplanes et des Mekons. Un superbe album qui alterne moments empreints de mystère, d'ombres et de brumes, et turbulences tempétueuses, chargées d'intensité et de violence. Les guitares jumelées d'Alex Lee et de Julian Poole y font absolument merveille. Cliquetantes, floydiennes, ténébreuses ou atmosphériques, elles vous plongent dans un abîme de mélancolie et de fraîcheur. Patrick Strangelove ne se contente pourtant pas de prêter son nom au groupe. Il en est le chanteur, le compositeur. Et par la force des choses, le leader. Un type torturé, énigmatique qui épanche de sa voix emphatique, dramatique, parfois même irascible, ses préoccupations morbides avec une élégance glacée. Une voix qui campe un hybride entre celle de Matt Johnson et de Garce (Sad Lovers & Giants). The The et SL&G constituant d'ailleurs des excellents points de repères pour définir Stangelove. Les Smiths et Suede également ; mais sans doute davantage pour l'attitude que pour l'expression. N'empêche, avec de semblables atouts, Strangelove vient peut être d'enregistrer un des meilleurs albums de l'année…

Tuxedomoon

Solve Et Coagula (The Best Of)

En 1977, la scène avant-gardiste de San Francisco est en pleine ébullition. Des formations comme Residents, Snakefinger, Indoor Life, Chrome et MX 80 contaminent toute la baie de leurs élucubrations alternatives. La plupart d'entre elles relèvent du label Ralph Record, un label que rejoint quelques mois plus tard un certain Tuxedomoon. Son créneau? Réaliser la fusion parfaite entre les musiques électronique, classique, tzigane, orientale, jazz, contemporaine, punk, tout en laissant la porte ouverte à d'autres cultures. Un objectif qu'il atteindra en 1981 lors de l'enregistrement de l'indispensable "Desire". Et puis également réunir plusieurs disciplines en un même acte associant musique, films et action dramatique. Or, l'Amérique ne semble pas tellement séduite par ces expérimentations artistiques. Le groupe décide donc de s'exiler en Europe. Au Pays-Bas d'abord. Puis en Belgique, élisant même domicile à Bruxelles. Bien que victime de plusieurs changements de line-up au cours de son existence, Tuxedomoon parviendra à aligner toute une série d'œuvres aussi fascinantes que différentes, signant même sur "Divine" la musique d'un ballet de Maurice Béjart... En quatorze fragments, Crammed Disc a voulu rendre hommage à ce mythe underground disparu en 1988. Septante minutes pour un groupe à géométrie variable dont les principaux acteurs ont été choisis parmi Blaine Reininger, Steven Brown, Peter Principle et Winston Tong. Sans oublier le metteur en scène Bruce Geduldig, dont l'âme plane encore sur chacune des compositions, ainsi que de l'ingénieur du son Gilles Martin, devenu au fil du temps le relais technologique indispensable à l'équilibre de Tuxedo. Splendide!

 

The Tea Party

Splendour Solis

Non seulement Jeff Martin, chanteur de Tea Party, campe un baryton profond, sombre, proche de feu Jim Morrison, mais en plus, il possède un physique très proche du roi lézard. Pourtant Jeff n'est pas la réincarnation du mythe disparu, mais le leader d'un nouveau groupe canadien. Un trio, pour ne rien vous cacher, qui possède un énorme avantage sur le chanteur californien : il est encore vivant!... Et puis, le line up ne comporte pas de claviériste. C'était probablement trop risqué. Imaginez un peu la présence d'un organiste qui ressemblerait, comme deux gouttes d'eau, à Ray Manzarek... Si Tea Party réfute toute corrélation avec les Doors, sa musique présente de nombreuses affinités avec celle de Led Zepplin. Parce que blues, folk et heavy metal se fondent dans même univers exotique, orientaliste, digne du troisième elpee enregistré par le célèbre dirigeable. Pas pour rien que le guitariste reconnaît pour influences majeures John Renbourn, Bert Jansh et Roy Harper; c'est à dire celles qui avaient inspiré Jimmy Page, à cette époque très précise. Produit par Glenn Robinson (Voivod, 13 Engines), "Splendour Solis" possède toute la science infuse (!) du métal le plus précieux, le plus vivifiant. Alors, pour notre plaisir nous en reprendrons volontiers une tasse. Mais avec deux sucres...

 

Tears Of Passion

Desperation

Nous ignorons si l'exil d'Andrew Eldritch à Hambourg suscite des vocations en Allemagne; mais il est curieux de constater que depuis son arrivée, les groupes gothiques commencent à s'y multiplier (NDR : croissez et multipliez...) Au cours des derniers mois, nous avons ainsi hérité d'un certain Love Like Blood, et aujourd'hui de Tears Of Passion. Hormis la présence de claviers atmosphériques, que nous pourrions qualifier de sub And Also The Trees, il n'existe guère de différence entre les deux combos. Si ce phénomène s'était produit il y a une décennie, nous aurions pu comprendre. Mais aujourd'hui, il nous paraît totalement suranné. Sœurs de la Miséricorde, priez pour eux!

 

Terrorvision

How to make friends and influence people

Ils sont issus de Settle, près de Bradford, en Angleterre, et non de Seattle dans l'état de Washington, et proclament vouloir devenir aux nineties, ce que Slade était aux seventies. Or, si le groupe des Midlands et Terrorvision s'illustrent par un même sens mélodique contagieux, le quartet du Yorkshire a d'autres atouts à faire valoir. Car il existe une énorme différence entre aligner les tubes et sonder l'histoire du rock britannique avec un esprit glam. Celui de Sweet et d'Alice Cooper, pour ne rien vous cacher. Encore que l'on retrouve des traces de funk métal dans l'expression profonde de sa musique. Inspirées de Red Hot. Mais également une intensité hardcore digne de Loud et de Beyond. A cause des riffs de guitare âpres, meurtriers, distordus, et des lyrics recherchés, spirituels et décapants. Le titre de l'album en dit d'ailleurs long sur la ligne de conduite adoptée par ce groupe insulaire: ‘Comment se faire des amis pour influencer les gens’...

 

That Dog

That Dog

Histoire de famille pour That Dog qui implique trois sœurs, Anna, Petra et Tanya Haden ; même si la dernière citée n'est pas (encore) membre effective du groupe. A premier abord, nous aurions tendance à rapprocher ce quartet californien des Breeders. Parce que la musique d'apparence paisible manifeste de semblables flambées de violence. Mais si les Breeders dynamisent leur pop, That Dog folâtre plutôt du côté du folk. Un folk élaboré, underground même. Investi de guitares acoustiques bien sûr. Mais également par le violon. Encore que cet instrument à cordes soit capable de développer des climats languissants, mystérieux ou jazzyfiants, climats aiguisés par les harmonies vocales tantôt tendres, sensuelles, angéliques ou angoissantes. Bref un opus très intéressant, mais pas toujours facile à assimiler.

 

Therapy?

Troublegum

Bien que d'excellente facture, le précédent opus de cet ensemble irlandais n'en était pas moins difficile à assimiler. Une œuvre grinçante, dévastatrice, aride, infectée de punkcore, dont l'insensibilité se soldait inévitablement par une violente migraine. "Troublegum", ne souffre heureusement plus des mêmes carences mélodiques. La musique est toujours aussi crépitante, incisive, stimulée par ce compromis savoureux entre Killing Joke, Hüsker Dü, Big Black et les Only Ones. Les lyrics aussi ironiques et morbides, mais l'intensité et la passion irradient à travers ses quatorze fragments. D'autre part, la présence des singles "Screamager", "Turn" ou "Nowhere" ainsi que la cover de Joy Division, "Isolation" ne font que renforcer notre sentiment de rencontrer le premier must de l'année 1994...

 

Third Stone

The Stuff

Si ce quartet yankee (Champaign, Illinois) estime être capable de poser la troisième pierre, elle devra inévitablement reposer sur celles de Soundgarden et d'Alice In Cahins. "The Stuff" est ainsi taillé dans un métal rock énergique, intense, aéré de l'une ou l'autre ballade semi-acoustique, mélodramatique, pour conserver la rime. Les mélodies progressent par paliers (NDR: ne pas oublier d'y prévoir des escaliers!). La basse cogne (aïe!), rampe tel un reptile. Les guitares acérées transpercent la mélodie. Le chant impérieux épanche ses lyrics nihilistes, angoissés, irascibles, alors que les drums impriment un tempo implacablement lourd. Une description qui s'appliquerait aujourd'hui à une multitude de groupes américains qui se réclament du même mouvement (NDR: ne pas bouger pour la photo!). Mais si ce disque n'apporte rien de bien neuf, il faut reconnaître qu'il prend véritablement aux tripes. Une excellente raison pour croire que ce groupe devrait être pris très au sérieux (NDR: s'abstenir?)...

 

Thirteenth Floor Elevators

The very best of

Groupe-phare de la mid sixties, Thirteenth Floor Elevators dispensait un rock psychédélique, volontiers mystique, caractérisé par l'utilisation d'un instrument insolite, sorte de cruche en argile électrifiée, responsable de sonorités totalement inhabituelles pour l'époque. Entre 1965 et 1968, cet ensemble d'Austin enregistrera une flopée de singles et trois albums considérés aujourd'hui comme des références obligées du psyché garage texan. Malheureusement, la suite sera beaucoup moins glorieuse pour Rocky Erickson et ses disciples. Le goût trop prononcé de son leader pour les substances hallucinogènes lui vaudra un séjour de trois années en hôpital psychiatrique. Libéré en 72, Rocky ne reviendra plus jamais au premier plan... Ce "Best of" propose la quintessence du répertoire de Thirteenth Floor Elevators. Dix-huit classiques vertigineux, obsessionnels, précipités dans l'acid rock, enrichis de quatre interprétations des Spades, c'est-à-dire du combo géniteur du célèbre mythe disparu. Un testament indispensable!

 

This Picture

City of Sin

En 1991, le premier elpee de cet ensemble insulaire nous avait fait une "Violent Impression". Un disque à la vision épique, romantique, torturée et acide, réminiscente à la fois des Doors, de Joy Division, de REM, d'Echo & The Bunnymen et surtout des Waterboys. "City Of Sin" aurait dû être l'album de la consécration. Ce n'est malheureusement pas le cas. Pourtant, ce deuxième opus recèle quelques compositions d'excellente facture. "Sycamore Seeds", "Heart of another man" et "Maniac Man", en particulier. Mais le reste cherche maladroitement un hypothétique chaînon manquant entre Simple Minds et INXS. Dommage!

 

Russ Tolman

Sweet Spot

Victime du dégraissage systématique pratiqué par le label New Rose, Russ Tolman s'est retrouvé l'an dernier avec une maquette sur les bras, mais sans firme de disques pour la publier. Plus de douze mois lui ont ainsi été nécessaires pour dénicher un nouveau contrat. Nous attendions d'ailleurs ce "Sweet Spot" avec impatience. Russ nous l'avait annoncé, chargé d'électricité vivifiante et décapante. Il a fallu déchanter. En fait, hormis le rock'n’rollesque "Your Constant Confusion", cet opus est peuplé de ballades country-pop-rock paisibles, inoffensives, abordées tantôt à la manière d'un Lloyd Cole inhibé ou d'un Chuck Prophett décoloré. Malgré toute l'estime que nous portons à ce Californien, il faut bien admettre que son cinquième elpee manque cruellement de pêche. Il nous doit une revanche !

 

The Tragically Hip

Day For Night

Nous avions eu le loisir de découvrir cet ensemble yankee en juillet de l'année dernière dans le cadre du festival jumelé de Torhout/Werchter. Et il faut admettre que la prestation fut plus que quelconque. Nous étions donc plutôt circonspects vis à vis de ce "Day For Night". Il a fallu réviser notre jugement. Car ce disque nous a agréablement surpris. Musicalement il faut le préciser. Une expression sonore dont les mélodies lustrées, mélodramatiques, découpées dans les cordes de guitares déchiquetées, fiévreuses, psychédéliques rappellent à la fois le Jefferson Airplane et le Crazy Horse de Neil Young. Malheureusement, le vocal de Gordon Downie torchonne toutes les bonnes dispositions affichées par le groupe. Sa voix chevrotante, tannante, cherche systématiquement à calquer ses inflexions sur celles de Michael Stipe. Sans jamais parvenir à les reproduire d'ailleurs. Dommage! A moins peut-être qu'avec un CDI...

 

The Triffids

Australian Melodrama

Groupe essentiel de la scène australienne, The Triffids a sévi entre 1978 et 1989. Un peu plus d'une décennie au cours de laquelle les musicos ont vécu tantôt à Perth, tantôt à Sydney, tantôt à Londres, sans jamais décider à se fixer. Une instabilité qui a fatalement provoqué le split de la formation. Depuis, Martyn Casey a rejoint les Bad Seeds de Nick Cave, alors que David McComb a embrassé une carrière individuelle. Il s'est d'ailleurs illustré en avril dernier par un superbe album solo, "Love of Will".

Revenons à nos Triffids. Et à cette compilation découpée en 19 fragments. Pas d'inédits, mais les morceaux les plus éloquents du combo kangourou. Ceux qui par leur force tranquille à la vision épique et la muse sentimentale parvenaient à recréer les grands espaces des déserts australiens. Ceux qui par la simplicité et la richesse de leurs mélodies, enrichies par l'inflexion vocale, profonde et fragile de David, épanchaient l'émotion la plus pure... An "Australian Melodrama"...

 

 

 

Trisomie 21

The Songs by T21 Vol 1

Comme son nom l'indique, ce disque constitue le premier volume compilatif consacré à la formation lilloise Trisomie 21. Seize titres alignés curieusement en ordre décroissant, radiographiant une carrière qui s'étale de 1993 à 1983. Soit depuis l'ambiant atmosphérique aux vertus Eno/Sylvian/Sakamoto de "Distant Voices" jusqu'à la cold wave du "Repos des Enfants Heureux" en passant par l'electro pop de "Million Lights". N'oubliez surtout pas d'inverser la chronologie ! Un deuxième recueil, destiné à explorer la face la plus expérimentale des frères Lomprez devrait voir le jour en automne prochain...

 

Underbelly

Mumblypeg

Underbelly n'est en fait qu'un groupe circonstanciel, né de la rencontre de deux vieux potes qui partagent la même passion pour la guitare. Rich Hopkins, membre des Sand Rubies, et Dave Seeger, ex-Naked Prey, ex-Giant Sandwarm et aujourd'hui matière grise des Woodcocks. Tout comme Giant Sand, ce duo nous vient de Tucson dans l'Arizona, et figure sur le même label, "Brake Out". Une indication qui devrait vous permettre d'imaginer l'intensité électrique qui se dégage des compositions de "Mumblypeg". Dix fragments tumultueux, chargés de feedback, dont une cover épatante de Buffy Sainte Marie (« Co'dine »), qui renouent avec le Paisley Underground fiévreux, excitant, savoureux, vulnérable, du début des eighties. Green On Red rencontre Concrete Blonde...

 

Uncle Tupelo

Anodyne

En quatre albums, le style de ce groupe yankee a fondamentalement évolué, glissant d'un trash punk geignard à la limite du chaotique (Blood On The Saddle?), vers un country rock teinté de garage. "Anodyne" fait ainsi la part belle aux ritournelles on ne peut plus traditionnelles (ça rime!), ne laissant malheureusement que trop peu de place aux compositions les plus excitantes. Profilées tantôt sur le hardcore juvénile de Buffalo Tom, voire de Dinosaur Jr, tantôt contaminées par l'électricité fiévreuse chère à Neil Young, celles-ci s'épanchent alors délicieusement avec mélancolie, amertume, angoisse ou désespoir au creux de la mélodie. Evidemment, à Belleville, près de Saint Louis dans l'Illinois, les musiciens de couleur blanche jouent du country. Alors, comment voulez-vous que le groupe fasse totalement abstraction de ses spécificités naturelles ? Simplement, Uncle Tupelo tente d'une manière "Anodyne" de s'adapter au goût du jour. N'empêche, avec un peu plus d'audace, cet opus aurait pu nous faire flasher. Ce n'est peut-être que partie remise !

 

Voodoo Queens

Chocolate Revenge

Elles sont cinq et avouent craquer pour le chocolat. Une faiblesse qu'elles attribuent à l'esprit typiquement féminin. Aussi, pour se donner bonne conscience, elles ont imaginé un scénario rocambolesque qui permettrait au chocolat de prendre sa revanche. "Chocolate Revenge" croque ainsi des chansons parfumées au goût punk pop réminiscent de Babes In Toyland ou de Moffs. Des morceaux excitants, énergiques, contagieux qui fondent avec un glamour sensuel au contact de la mélodie post adolescente…