RIVE sous tension…

Entre la nuit et le jour, RIVE propose "Tension", un 4ème extrait de son album "Collision", sous forme de clip. La photographe et réalisatrice Laetitia Bica (prix du ‘Changemaker de l’année 2023’ au Belgian fashion awards) emmène le duo dans la nuit des…

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Pour Jane Weaver, l’amour est un spectacle permanent...

Jane Weaver, aka Jane Louise Weaver, est une musicienne originaire de Liverpool. Son nouvel opus, « Love In Constant Spectacle », paraîtra ce 5 avril 2024. Il a été produit par John Parish (PJ Harvey, Eels, Sparklehorse). Son disque le plus intime et le plus…

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Velocity Girl

I Simpatico

En adoptant pour patronyme, le titre de la flip side d'un des premiers singles de Primal Scream, le quintet pennsylvanien a voulu manifester son intérêt pour la musique britannique. Et de fait, les douze fragments de ce morceau de plastique exhalent un parfum pop très insulaire. Un parfum pop malicieux, vivifiant dont les mélodies mousseuses, rafraîchissantes procèdent d'un cocktail judicieux entre éruptions de cordes de guitares sauvageonnes, scintillantes, ‘noisy’ (Lush, My Bloody Valentine) et section rythmique pulsante, tourmentée (Joy Division, Echo & The Bunnymen), que parfume la voix chaude, limpide de Sarah Shannon...

 

Verlaines

Way Out Here

Les Chills, Sneaky Feelings, Clean, JPS Experience et les Verlaines ont relevé ou relèvent encore du label Flying Nun. Un label qui symbolise toute la richesse de la scène indépendante néo-zélandaise, même si depuis quelque temps il se résout à céder ses plus beaux joyaux. Les Chills ont amorcé le processus. Et les Verlaines viennent de lui emboîter le pas. Seule différence, le trio de Dunedin ne compte plus aujourd'hui comme membre originel, que le seul Graeme Downes. Ce qui ne semble pas tellement avoir modifié le style de sa musique. Disons simplement que le nouveau guitariste apporte aux mélodies une configuration électrique plus vibrante, plus voluptueuse, plus vivace. Des mélodies trempées dans la nostalgie et le charme qu'interprète d'un timbre languissant la voix caressante de Graeme...

 

Veruca Salt

American Thighs

Veruca Salt, petite bourgeoise gâtée, pourrie, illustre le roman de Roald Dalh, "Charlie et la chocolaterie". Evoquée dans la composition d'AC/DC "You shook me all night boy", elle sert aujourd'hui de patronyme à un quatuor yankee (Chicago) partagé entre filles et kids. Partagé est même un grand mot. Puisque son inspiration privilégie la sensibilité féminine. Un peu comme chez Juliana Hatfield et les Breeders. Des Breeders qui auraient été davantage contaminés par les Pixies. Surtout lorsque les cordes de guitares libèrent une électricité euphorisante, pulsante, insidieuse, menaçante. Ce qui explique pourquoi les treize chansons de cet "American Thighs" sont si contagieuses ; et que purifiées d'harmonies vocales sucrées, elles produisent une saveur au parfum délicatement sauvage...

 

Violent Femmes

New Times

En 1982, les Violents Femmes commettaient un premier album stupéfiant, novateur. Un disque de jazz-punk acoustique qui allait jouer un rôle de détonateur tant pour la musique ‘postcard’ (James, Aztec Camera) que pour la future noisy pop. Un disque qui va connaître une curieuse destinée puisqu'il parviendra à se vendre à plus de deux millions de copies sans jamais entrer dans les charts. Un exemple unique dans l'histoire de la musique rock et pop pour une œuvre qui fait toujours l'actualité douze ans après sa sortie. Et pourtant, le trio de Milwaukee en est aujourd'hui à son septième album, si on compte la compilation sortie l'an dernier. Changement de line-up, puisque Victor De Lorenzo a cédé ses baguettes à un autre drummer, Guy Hofman. Pas un étranger puisqu'il avait déjà remplacé circonstanciellement Di Lorenzo. Musicalement, "New Times" s'inscrit d'ailleurs dans la continuité folk punk progressive de ses albums précédents. Avec une pincée de Television par ici et une autre empruntée à Tom Waits par là. Un excellent album qui s'écoute, se médite et s'apprécie plus qu'il n'éveille le débat...

 

Charlie Watts

Warm & Tender

Le drummer des Stones s'est donc entouré de musiciens de jazz et puis surtout d'un grand orchestre symphonique pour enregistrer cet album solo. Un disque qui se démarque totalement de l'esprit du rock ou même de la pop, flirtant allègrement avec les standards de la musique populaire des années 30. Celle de Gershwin en particulier. On se demande même si Charlie n'aurait pas dû solliciter Frank Sinatra pour assurer le chant. Suffisait peut-être d'un coup de baguette(s) magique(s) (!)...

 

The Wedding Present

Watusi

En gravant "George Best" en 1987, David Lewis Gedge ne se doutait certainement pas qu'il était occupé de poser la première pierre du mouvement ‘noisy pop’ qui allait édifier la scène musicale insulaire fin des eighties, début des nineties. Sept ans et une flopée d'albums plus tard, Wedding Present continue de se débattre dans la zone crépusculaire de l'underground. Et ce n'et pas ce "Watusi" qui va changer l'histoire du groupe. Et pourtant, ce morceau de plastique est d'excellente facture. Il revient aux sources du noisy pop, explorant un paysage sonore dense, turbulent, angoissant filtré dans les mélodies douces-amères, découpé dans les guitares querelleuses, vivaces, dentelées, vivifiées par un tempo excitant, frénétique et cicatrisé par la voix mélodramatique, grinçante de Gedge. Un retour à la case départ qui ne mérite certainement pas sept années de nouvelle galère.

 

John Wesley

Under The Red And White Sky

John Wesley Dearth est né à Tampa, un petit port de Floride situé quelque part dans le golfe du Mexique. Toute sa jeunesse, il l'a passée à écouter des disques de Beck, Clapton, Floyd, Yes et Genesis. Une passion qui va inévitablement déteindre sur son futur musical. Il réalise ainsi en 1986 un album de prog rock en compagnie d'Autodrive ; mais cette aventure restera sans lendemain. Il devra attendre début 92 pour connaître le véritable tournant de sa carrière. Engagé comme ‘guitar tech’ lors de la tournée américaine ‘Holliday In Eden’ de Marillion, il est remarqué par Mark Kelly, qui lui demande d'assurer le ‘supporting act’ du groupe pour le reste de la tournée. Et l'année suivante, lorsque John fait part à Mark de son intention d'enregistrer un album solo, Kelly n'hésite pas à lui offrir ses services de producteur. L'enregistrement sera maintes fois reporté, mais Kelly tient parole. Et non content de coproduire l'album, il assure les claviers et invite le reste du groupe à participer à sa confection. Inévitablement, "Under The Red And White Sky" porte la griffe de Marillion. Mais plutôt que de se révéler bénéfique, cette collaboration finit par étouffer le talent de ce jeune chanteur /guitariste /auteur /compositeur dont le style s'apparenterait plutôt à une Tracy Chapman au masculin (!) ...

 

Snowy White

Highway to the sun

Bien qu'à première vue, le nom de ce musicien ne doit pas vous dire grand chose, sachez quand même que ce Snowy White n'est pas un illustre inconnu. Et pour cause. Souvenez-vous du single "Birds of paradise". Extraite de son premier album solo, cette chanson avait flirté avec les sommets des charts internationaux. Et puis cet artiste insulaire fut un pote à Peter Green (Fleetwood Mac) et à Roger Waters. C'est d'ailleurs lui qui a assuré la plupart des parties de guitare, lors des concerts de l'ex-leader du Pink Floyd. Enfin, il a également sévi deux années et demie au sein de Thin Lizzy. Pour enregistrer son deuxième opus, il a reçu le concours de toute une pléiade de collaborateurs. Des musiciens de studio. Indonésiens également. Et puis surtout de Gary Moore et de Chris Rea. Un Rea qui s'est réservé la slide sur le titre maître du disque. Ces deux artistes sont d'ailleurs de bonnes références pour situer ce "Highway to the sun", qui épingle inévitablement une cover de la chanson préférée de Snowy: "I loved another woman" de Peter Green.

 

The Wildcards

Earth Vs The Wildhearts

Curieuse destinée pour le premier opus des Wildhearts, promis aux bacs poussiéreux des disquaires, dès sa sortie en 1993, malgré la participation du célèbre Mick Ronson à la slide sur "My baby is a headfuck". Et pourtant, plusieurs fanzines insulaires le considéraient comme l'album de l'année... Début 94, la formation des Midlands décroche inopinément un tube avec "Caffein Bomb", un single qui flirtera plusieurs semaines avec les charts britanniques. Rien de tel pour relancer la mécanique. Et d'exhumer le CD moribond en lui administrant en bonus track le fameux hit. Un rétablissement judicieusement couplé un cocktail hymnique, venimeux, de glam, de trash, de punk et de métal. Alice Cooper rencontre Voodoo Queens. Mais en deuxième division !

 

Mike Wilhelm

Wood & Wire

Virtuose de la guitare acoustique à douze cordes, ce Yankee vient de concrétiser son rêve le plus secret : enregistrer un album solo. Rien que sa râpe et sa voix. Sur les quinze fragments, deux compositions ont cependant reçu le concours de Gerlach Cedar à la guitare sèche. Mais c'est tout. "Wood & Wire" baigne inévitablement dans le blues, le folk ou la country traditionnelle, une œuvre techniquement irréprochable mais à écouter de préférence auprès d'un feu de bois...

 

Wire

Pink Flag/Chairs missing/154

Associé erronément au mouvement punk à ses débuts, Wire constitue probablement le plus bel exemple de ce qu'on appelle un ‘groupe intemporel’. Evidemment, jouer en 77 la carte du minimalisme, avec des titres courts et rapides, hachurés constamment de guitares écorchées (le premier album " Pink flag "), avait de quoi entretenir une réelle confusion. Pourtant, ce disque évidé de toute couleur, de toute profondeur, atomisé de sonorité grises et sinistres proposait en 21 morceaux une vision extrémiste, tordue et décapante de la musique industrielle. Plus spacieux, " Chairs missing " se rapproche d'un psychédélisme plus ‘classique’. Celui de Syd Barrett pour tout dire. On y retrouve ce qui sera le manifeste pop du groupe, " I am the fly ", paru en single quelques mois plus tôt. A l'époque, l'album est jugé prétentieux et intello ; parce qu'il revisite en 15 plages ce que le Floyd développait sur des faces entières. Mais aujourd'hui, avec le recul, " Chairs " apparaît beaucoup plus riche, surréaliste, voluptueux même, mais sans la moindre concession. Les morceaux les plus difficiles ouvrent l'album, mais l'auditeur capable de surmonter ces ‘difficultés’ sont invités à en savourer la quintessence…

Sorti en 79, " 154 " est considéré comme le chef-d'œuvre du quatuor. Colin Newman, Graham Lewis, Bruce Gilbert et Robert Gotobed sont au sommet de leur art. l'album contient de petites perles comme " The 15th ", " Map ref 41 N 93 W " et puis toute une série de compositions qui serviront un peu plus tard de plate-forme à la musique des eighties… et des nineties ! New-wave chez Echo & The Bunnymen, cold wave pour Joy Division et Cure, psychédélisme ambient pour Spacemen 3 et ‘perfect pop’ pour l'école néo-zélandaise du label Flying Nun (Chills, Verlaines, JPS Experience, Bats, Bailter Space, etc.). A l'issue de cette trilogie, Wire va mettre un terme à son existence. Pour finalement réapparaître avec de nouvelles idées en 86. Mais là, c'est une autre histoire. EMI a donc eu l'heureuse initiative de ressortir en CD ces trois albums, enrichis pour la circonstance de quelques bonus tracks.

 

Wizards Of Ooze

Trippin' On A Fuzzball (Ep)

Les Iles Britanniques connaissant depuis le début des nineties un engouement croissant pour l'acid-jazz, il fallait s'attendre tôt ou tard à une contamination du Vieux Continent. Le virus s'est ainsi installé chez le groupe anversois Wizards Of Ooze. Une infection qui remonte déjà à 1992; mais à l'époque la formation incubait sous le nom de Vibes Ahead Alliance. Elle avait en outre récolté un énorme succès aux Pays-Bas lors de la sortie du single "The Bone". Musicalement, WOO colporte un acid-funk-soul-rhythm’n’blues-jazz à la croisée des chemins de Defunkt, des Impressions et de Chicago. Transit Authority pour être précis. Sur cet Ep, qui implique un fragment supplémentaire en vinyle, la musique swingue avec beaucoup de bonheur au diapason des cuivres, de la flûte, du piano électrique et des drums syncopés. Evidemment si vous possédez déjà des anticorps, les toxines secrétées par ce "Fuzzball Trippin'" risquent de n'exercer aucun effet sur votre organisme...

 

Jah Wobble

Take Me To God

Evoquer Jah Wobble, c'est inévitablement replonger au tout début des eighties, lorsque ce bassiste d'exception s'était associé à Holger Czuckay et à Jaki Libezeit du mythique Can, pour enregistrer le formidable single "How Much Are They?". Pourtant, avant de graver cet hymne mémorable, Jah avait sévi au sein de PIL. Le temps d'enregistrer deux elpees : "First Edition" et "Metal Box". Ce sera d'ailleurs sa dernière aventure au sein d'un véritable groupe. A partir de cet instant, il se confinera essentiellement dans un rôle de musicien de studio. Un rôle qui lui permettra d'apporter sa collaboration à une multitude d'artistes rock, parmi lesquels figurent The Edge, Annie Whitehead, Björk, Ginger Baker, Eno, Peter Gabriel et bien d'autres. Une disponibilité qui va entraîner, inévitablement, une certaine réciprocité. Comme pour enregistrer "Take Me To God", opus pour lequel il reçu, à son tour, le concours d'une pléiade de vocalistes et de musiciens. Et notamment de Dolores O'Riordan (Cranberries), Gavin Friday, Anneli Drecker (Bel Canto), Andrea Oliver (Rip Rip & Panic), Baaba Maal et de l'inévitable Jaki Libezeit. A la manière de David Byrne, Jah Wobble cherche à jeter des ponts entre le rock contemporain et la musique ethnique. Pas seulement pour en extraire les rythmes latinos, mais surtout pour fertiliser l'éclectisme absolu de la world music. Pensez au single "Becoming More Like God", par exemple. Même si les autres fragments de l'opus ne possèdent ni le feeling, ni le sens mélodique de cette composition...

 

Robert Wyatt

Nothing Can Stop Us

Pour Robert Wyatt, la démocratie a toujours été un mensonge, un oasis de paroles libres et un océan de misère réprimée. C'est sans doute habité par ce sentiment de frustration et puis par dégoût du ‘thatchérisme’ qu'il décide d'adhérer à la philosophie marxiste en 1979. Au cours de cette année, il entreprend ainsi l'enregistrement de toute une série de singles plus rouges les uns que les autres. Ce sont d'ailleurs la plupart de ces titres qui figurent sur "Nothing Can Stop Us", dont l'elpee était paru en 1982. Depuis "Arauco", air chilien dénonçant l'extermination des Indiens par les latino américains, à "Shipbuilding", chanson écrite par Costello à l'occasion du conflit des Falklands, en passant par "Caïmanera", hymne national de Cuba, "Born Again Cretin", protest song dénonçant l'emprisonnement du leader de l'ANC, "Strange Fruit" de Billy Holiday qui pleure les victimes des lynchages racistes dans le sud de l'Amérique, "Stalin wasn't Stallin" et "The Red Flag", chants de propagande communiste; et puis surtout l'adaptation tellement bouleversante de la meilleure composition de Chic, "At Last I Am Free"...

 

Tom Waits

The Black Rider

"The Black Rider" n'est pas véritablement un nouvel album de Tom Waits, mais le résultat d'une collaboration avec le metteur en scène Robert Wilson et l'écrivain célèbre William S Burroughs, destiné à sonoriser la pièce de théâtre du même nom. Tom s'est d'ailleurs contenté ici d'assurer la composition de la musique et l'interprétation des textes de William. Côté arrangements, il a reçu le concours de Greg Cohen, multi-instrumentiste qu'il côtoie régulièrement en studio depuis une bonne quinzaine d'années. Concoction de pop, de vaudeville, de rock, de cabaret et de blues, cet opus projette des images obscures sur un écran sonore fragilisé par la voix ravagée de Tom et tourmenté par son piano spectral. Un seul regret, l'uniformité du ton de ce disque qui finit inévitablement par lasser...

 

Rick Wakeman

Greatest Hits

Le "Greatest Hits" de Rick Wakeman est double. Si le premier morceau de plastique se résume à des adaptations de titres du Yes, le second sélectionne quinze fragments issus de son œuvre en solitaire. Une initiative qui aurait pu se révéler intéressante si les notes consignées à l'intérieur de la pochette avaient été un peu plus explicites. Pour s'y retrouver, c'est d'ailleurs un véritable casse-tête chinois! Ah oui, nous allions oublier, Roger Dean est toujours le responsable du graphisme des pochettes...

The Walkabouts

Satisfied Mind

L'an dernier, Chris Eckman et Carla Togerson s'étaient quelque peu démarqués de leurs compagnons de groupe en accomplissant une tournée à caractère acoustique, à travers le monde. De cette expédition, le duo yankee (Seattle) avait retenu les sets accordés en Allemagne, et en particulier ceux dispensés à Cologne et à Hambourg, pour graver un opus ‘live’. Il faut croire que cette aventure les a marqués, puisqu'ils ont décidé d'entraîner les Walkabouts dans une expérience semblable. Simplement, elle s'est déroulée en studio. A bénéficié du concours de quelques grosses pointures telles que Peter Buck (REM), Steve Turner (Mudhoney) ou Mark Lanegan (Screaming Trees). Une œuvre consacrée exclusivement à l'interprétation de covers. Depuis Gene Clark à Patti Smith, en passant par John Cale, Nick Cave, Robert Forster et quelques autres. Une œuvre qui ne manque certainement pourtant pas de charme, mais bien d'un zeste d'électricité...

 

The Walkabouts

Setting The Woods On Fire

Au cours des deux dernières années Chris Eckman et Carla Torgerson ont essentiellement développé des expérimentations acoustiques. D'abord en duo. A l'occasion d'une tournée européenne qui sera immortalisée sur l'album "Shelter For An Evening". Ensuite en compagnie des Walkabouts, pour l'enregistrement de "Satisfied Mind", opus exclusivement consacré à l'interprétation de covers. En gravant "Setting The Woods On Fire", Chris et Carla ont remis les pendules à l'heure électrique. Pas que l'instrumentation acoustique ait totalement disparu de la circulation, puisque la mandoline, la guitare sèche, le violoncelle, l'accordéon et l'harmonica ont toujours leur mot à dire. Mais sans jamais se faire violence, elle se liquéfie dans l'électricité garage, un peu comme chez Green On Red. Râpes fiévreuses, claviers fluides, piano gémissant, drums arides, basse flottante, vocal âpre –comme le miel épanché sur le gravier– de Chris, et plaintive, sensuelle de Carla –à mi chemin entre Emylou Harris et Sonja Kristina du défunt Curved Air– se concentrent en une même intensité blanche pour projeter des images chargées de passion, de douleur et de grâce sur les désillusions de l'existence. Une excellente surprise!

 

Wardance

We´re all niggas.....but not your boys

Wardance combat toutes les formes d'intolérance. Les notes de la pochette sont suffisamment explicites à ce sujet. Même le titre du CD donne le ton: "We're all niggas.....but not your boys". Qu'elles soient d'ordre social, racial ou religieux. Ce trio insulaire véhicule cette idéologie à travers des lyrics et des vocaux vindicatifs sur une musique hybride, agressive, juxtaposant plutôt que de fusionner hardcore aride, punkysant (Therapy?, Big Black) et reggae conventionnel (Bob Marley, Peter Tosh). Un mécanisme qui se révèle à chaque brisure de rythme, particulièrement explosif...

 

The Watchman

Peacefull Artillery

The Watchman, c'est d'abord le groupe d'Ad Van Meurs, vétéran batave qui roule sa bosse depuis la moitié des seventies. Après avoir transité par toute une série de formations aussi inconnues les unes que les autres, il fonde Watchman en 1988. Ce qui explique pourquoi, le combo en est déjà à son troisième album. Un disque qui a bénéficié d'une production hors du commun, puisque Joe Boyd (Soft Machine, Pink Floyd, REM, 10 000 Maniacs) et J Nile Clement (Presley, Orbison, Jerry Lee Lewis, Johnny Cash) se sont associés pour bichonner le morceau de plastique. Fondamentalement, "Peacefull Artillery" semble imprégné de racines folk et blues, mais elles s'ouvrent à d'autres formes musicales. Et en particulier au garage sombre et atmosphérique, réminiscent d'American Music Club, sur le titre maître de l'album. La meilleure composition de l'œuvre, il faut le souligner. Le reste de cet opus adopte une forme hybride entre Morphine et James. Sans doute à cause des interventions syncopées, jazzyfiantes, du saxophone de Menno Romers et puis du timbre vocal d'Ad coincé quelque part entre celui de Tim Booth, mais sans l'amplitude, et d'un Mc Gowan non alcoolisé...

 

ZZ Top

One Foot In The Blues

On savait que le trio texan était un grand consommateur de blues. Mais jusqu'à présent, il n'avait jamais manifesté cette inclination d'une manière exclusive, préférant disperser l'une ou l'autre composition au gré de ses albums. Billy F Gibbons, Dusty Hill et Frank Beard ont réuni sur ce "One Foot In The Blues" la plupart de ces applications syncopées. Soit des extraits du premier album auto titré, de "Rio Grande Mud", de "Tres Hombres", de "Degüello", d'"El Loco", d'"Eliminator" et de "Recycler". Une reconstitution qui peut sembler surprenante pour les novices, mais qui respecte une certaine logique de comportement, lorsqu'on sait qu'à l'origine les musiciens de ZZ Top côtoyaient des mythes comme Lightnin 'T Bone, Juke Boy Bonner et Freddy King...