Premier album solo depuis 15 ans pour Mary Timony…

L'auteure-compositrice-interprète et guitar hero Mary Timony vient d’annoncer la sortie de son nouvel album, Untame the Tiger, le single/vidéo Dominoes et une longue tournée nord-américaine en 2024. Untame the Tiger est le cinquième album solo de Mary Timony,…

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Le venin de Judith Hill...

Chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste, Juidith Hill, sortira son nouvel opus, « Letters From A Black Widow » le 12 avril 2024. Un album taillé en 12 pièces qui présente une histoire fascinante oscillant de la douleur privée à la transcendance…

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CIEL

Make it better

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CIEL est un trio cosmopolite, puisqu’il réunit la Batave Michelle Hindriks, l’Espagnol Jorge Jimenez et l’Anglais Tim Spencer. La première se consacre à la basse et au chant, le deuxième, la guitare et le troisième, la batterie.

« Make it better » constitue le premier Ep de CIEL. Il a été produit par Steven Ansell, le drummer de Blood Red Shoes. Le groupe a même signé sur son label, Jazz Life.

Quelque part entre shoegaze, dream pop et grunge, pimentée par quelques touches électro, la musique de CIEL est transportée par la voix angélique et vaporeuse de Michelle. Traversé d’éclairs électriques sinusoïdaux, « So scared » lorgne même parfois vers My Bloody Valentine. 

Accrocheur, « Jealousy » aurait pu figurer au répertoire de Garbage. Euphorique, « Somebody », morceau qui ouvre l’Ep, s’autorise des déflagrations malsaines. Imprimé sur un tempo enlevé, le titre maitre libère un fuzz gémissant…

On devrait en savoir plus lors de la sortie d’un album…

Caleb Nichols

She’s not your shadow (Ep)

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Figure queer, Caleb Nichols milite au sein de la communauté LGTBQ+. Mais c’est également le fondateur de Kill Rock Stars, un label qui a hébergé des groupes ou des artistes comme Bikini Kill, The Melvins, Sleater-Kinney ou encore Elliott Smith ; une écurie qu’il avait dissoute, il y a 13 ans, lorsqu’un des architectes de l’écurie était parti chez une major et qu’il vient de réactiver l’an de dernier, en la quittant.

Quatre titres figurent sur son dernier Ep, « She’s not your shadow ». Qui s’ouvre par « Waylaid », un morceau enlevé, légèrement cuivré, au cours duquel Caleb chante d’une voix versatile, un peu à la manière de Robert Pollard (Guided By Voices). Après la ballade mid tempo « Shadow step », « Night song » est une compo dont la mélodie en boucle est tramée à la fois sur des variations d’accords de guitare cristallins et d’harmonies vocales. Des harmonies qui deviennent réminiscentes de Supergrass, sur le titre qui clôt cet Ep, « Idiot ».

Stef Kamil Carlens

Stef Kamil Carlens & The Gates of Eden play Bob Dylan – Live 2021-2022

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Stef Kamil Carlens & The Gates of Eden

Le 24 mai 2021, dans le cadre du 80ème anniversaire de Bob Dylan, Stef Kamil Carlens a diffusé en streaming un concert préenregistré au sein de son studio à Hoboken. Pour ce set, il avait réuni un solide backing group afin d’interpréter des compos, pour la plupart, méconnues du Zim. C’est cette session ‘live’ qui figure sur le premier cédé de cet opus. Dans la foulée, le team est parti en tournée et a remis le couvert, mais en public ; et ce sont des enregistrements immortalisés à De Roma (Anvers), Merz (Breda) et au Tivoli (Utrecht) qui figurent sur le second compact disc.  

Stef a toujours été un grand fan de Dylan. Mais ici, il ne se contente pas de reproduire ses chansons. D’abord, le collectif se les réapproprie, les rafraîchit, alors que Carlens les chante, sans jamais calquer sa voix sur celle de son idole.

Un bel exercice de style en 17 versions, consacré à une partie du répertoire, trop souvent ignoré, d’un monstre sacré de l’histoire du rock…

The Utopiates

The sun also rides

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The Utopiates est une formation londonienne fondée en 2020 ; et « The sun also rides » constitue son premier elpee. Ses sources d’inspiration majeures ? L’acid house des 80’s et la britpop des 90’s. On pense ainsi alternativement à Primal Scream, The Happy Mondays, aux Charlatans ou encore aux Stone Roses. Certaines plages (« Making history », « Ups and down » et son piano jazzyfiant) nous replongent même carrément dans l’univers ‘madchester’. Claviers fluides, percus tropicales, rythmes funkysants et solos de guitare psychédéliques alimentent alors l’expression sonore. Encore que parfois, on perçoit des réminiscences empruntées à Steely Dan (« Devolution »), Spencer Davis Group (« Sick love ») et même Santana (ces sonorités de sixcordes et ces claviers fluides !). Mention spéciale au percutant titre maître, dont le tempo irrésistible vous incite spontanément à danser ou à frapper du pied…

Les Gens d’Ere 2023 : samedi 29 juillet

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Premier jour de festival noir ! Dans la nuit de vendredi à samedi, un jeune garçon de 15 ans a malheureusement perdu la vie, victime d’une crise cardiaque. Ce qui ne devait être qu’une simple journée de détente et d’amusement, s’est transformé en drame. Les secours arrivés sur place immédiatement après l’incident n’ont strictement rien pu faire pour le réanimer. Les pensées auxquelles s’associent Musiczine vont à la famille et aux proches de la victime. La vie est parfois injuste…

Les stigmates de la météo sont bien présents. Le site est couvert de boue, mais au sol, des plaques ont été posées aux endroits les plus critiques et permettent de se déplacer sans trop de souci.

Si la veille la programmation était axée sur des prestations plutôt populaires, ce samedi fait la part belle à des artistes, tantôt émergents, tantôt confirmés.

Votre serviteur débarque sur le site pour la prestation de Sharko. S’il ne figurait pas parmi les têtes d’affiche du festival, David Bartholomé, son leader, est assurément l’une des figures de proue de la scène musicale belge.

Après avoir surpris tout son monde en opérant quelques détours contrastés au cœur de son approche musicale, depuis l'acoustique « Hometour » en passant par l'electro-pop « Glucose », l’Arlonais revient aux fondamentaux proches du rock.

Bartholomé est soutenu par Guillaume Vierset à la guitare et Olivier Cox à la batterie. Sur la scène noir-jaune-rouge, ce sont loin d’être des inconnus.

Vierset s’est imposé comme leader ou sideman au sein de différents projets ou pour des artistes, aussi bien en Belgique qu’à l’étranger, comme Harvest Group, LG Jazz Collective, Typh Barrow, Sacha Toorop, Thomas Champagne, Emily Allison, Bravo Big Band, sans oublier, bien sûr, Sharko. Et la liste est loin d’être exhaustive !

Tandis que Cox a apporté son expérience, dans de mêmes rôles, à des projets aussi divers et variés ou pour de artistes, tels que Dalton Telegramme, Moladji, Pipeau, Dan San, François Bijou, Little X Monkeys, Soul Caravane ou encore, et évidemment, Sharko.

La formule trio est celle qui leur convient le mieux. David se consacre au chant et à la basse.

Le set débute par un « Wake up » tonitruant. C’est simple, élémentaire et sans chichi. De là à imaginer un seul instant que le public était en état de léthargie, il n’y a qu’un pas que votre serviteur franchit allègrement ! Heureusement, la foule ne prend pas cette injonction au pied de la lettre.

Le chanteur attaque alors un excellent « Excellent », un morceau caractérisé par sa voix rocailleuse, reconnaissable entre mille.

Un titre connu qui permet à David de rester dans sa zone de confort. Il n’y reste pas pourtant très longtemps puisque la band nous balance « Never Alone », un single optimiste qui figure sur son dernier elpee, « We love you David ». Il sert d’exutoire au guitariste qui s’en donne à cœur joie.

Bartholomé est dans sa bulle. A vrai dire, il est parfois difficile de s’y immiscer. A l’instar de « Padam », une chanson qui narre l’histoire d’un type qui entend des trompettes dans la tête tout en se demandant pourquoi les autres ne les perçoivent pas. Il est vraiment déjanté ce type !

A vrai dire, le public n’en n’a que faire. Il y répond même favorablement. Des cris stridents s’élèvent dans les cieux. Le chanteur s’étonne d’être à Ere. Ne serait-on pas à Wembley ou encore au Stade de France, s’exclame-t-il. L’ambiance est à son paroxysme.

Le frontman, sûr de lui, s’avance et réserve spécialement aux Gens d’Ere, « Family ». Il se tourne vers son guitariste et lui demande s’il est prêt. Ce dernier, étonné d’une telle requête, répond par la négative, en tournant énergiquement la tête tout en souriant. Le plus étonnant, c’est que ce dernier a vraiment l’air surpris du choix de ce morceau. Mais il ne se laisse pas démonter un seul instant et s’applique tel un écolier devant une feuille de devoirs.

Marqué par ses envolées de guitare surréalistes « I went done » constitue un des moments forts de ce concert. Sans oublier cette chorégraphie étrange. Une chose est certaine, le gars est bien plus à l’aise à la basse qu’à la danse !

Avant d’entamer « Clash P », il demande aux enfants nombreux sous le chapiteau de se boucher les oreilles, car cette chanson est uniquement réservée aux adultes. On comprend pourquoi…

Le leader s’essaie ensuite à la langue de Vondel à travers « Trop Is Te Veel », une compo qui narre l’histoire d’un type qui en a ‘plein le cul’. Les festivaliers mettent une telle conviction à rependre le refrain en chœur qu’on imagine aisément qu’une majorité d’entre eux partagent le même point de vue.

Le concert tire doucement à sa fin. « Sweet Protection » traite du thème de l’existence et de l’amour, à travers le prisme de la sécurité que lui procurait la mère de David et par extrapolation la mère patrie. Un manifeste de la bienveillance donc.

Après, un « Président » du tonnerre de Dieu, un « We Sould Be Dancing » et le jeu d’équilibriste de Bartholomé sur les barrières nadar, il est temps de se dire adieu.

Et lorsqu’on s’aime et que l’on est un tantinet narcissique, quoi de mieux que de chanter « We Love You David » en sollicitant le public. Celui-ci se prête volontiers au jeu et fait mine d’envoyer des bisous.

Imaginé essentiellement par son auteur-compositeur-interprète David Bartholomé, le style Sharko est parfois ‘pop surréaliste’ ou ‘avant-pop’ pour son aspect bricolé. Ce soir, la formation a exécuté un show burlesque et énergique, mais à prendre au second degré.

Quoiqu’il en soit, rarement l’artiste aura été aussi expressif sur l’estrade. Un plaisir pour les yeux, mais pour les oreilles aussi. Que du bonheur !

Rori est programmée sur la scène extérieure.

La Liégeoise a connu son heure de gloire au sein de Beffroi, l'un des groupes les plus prometteurs de Belgique, notamment lors de la sortie de « Swim », un titre largement diffusé sur les ondes radiophoniques, en 2015. Elle n'a alors que 16 printemps. Malheureusement, sa moitié sur scène (Valentin Vincent) est emporté par la maladie à l'âge de 20 ans. L'aventure qui n'a plus de sens, prend fin. C'était en 2018.

Une période de reconstruction s'ensuit. Parmi les options plausibles : l'arrêt de sa carrière. Mais elle s'accroche. Sa rencontre avec Hadrien donnera naissance au petit Rori.

Vêtue d’un crop top de couleur noire, la jeune fille laisse apparaître un corps filiforme. Quel courage au vu des températures plutôt fraîches. C’est la première fois qu’elle se produit dans le Tournaisis, aime-t-elle à le rappeler.

Elle est épaulée par un guitariste et un drummer, en ‘live’. L’ex-The Subs, Hadrien Lavogez, est bien au poste à la sixcordes. Cependant, pour des raisons de santé, Pierrick Destrebecq (NDR : il a notamment milité chez Recorders, Abel Caine ou encore au sein du backing group de de Mat Bastard) a cédé le relais à Loïc Lavogez, pour se charger des fûts, dans le cadre de cette tournée estivale. Pour la petite histoire Lavogez et Destrebecq se connaissaient depuis des années. Ils ont tous les deux fréquenté l’école ‘Jazzstudio’ à Anvers.

Objectivement, le jeu de Loïc n’est pas suffisamment punchy. Ses gestes adoptent une amplitude excessive. Si sur le plan visuel, le lambda y trouve son compte, techniquement, c’est sans intérêt. Ce qui rend, en outre, l’expression sonore un peu molle…

La demoiselle entame son tour de chant par « Ma Place ». Alors qu'elle a toujours chanté dans la langue de Shakespeare, elle prend s’y exprime dans celle de Voltaire, ce qui lui permet de se raconter en regardant dans le rétroviseur de sa vie. C'est d'ailleurs en français qu'elle embraie la plupart des titres de son set : « Vampire », « Vertige » ou encore « Soleil ».

Caractérisé par son phrasé haché, ses sonorités pop et ses appuis rythmiques, la musique de Rori, artiste manifestement charismatique et communicative, rallie rapidement le public à sa cause et s'inscrit dans l'air du temps.

Sa compo spasmodique au parfum salvateur « C'est la vie », titre éponyme de son Ep, révèle des accents nostalgiques.

La musique de Rori embrasse différents styles : pop, rock et même funk.

Ses chansons abordent des sujets personnels et très intimes. Alors qu’hier, ces thèmes la rongeait, aujourd’hui elle semble les cultiver et tirer parti.

Justement, « Docteur » vient doucement caresser la fin d’un set très enrichissant. Une chanson ultra médiatisée dont la foule semble connaître le refrain et qui met exergue, ce sentiment de différence.

« Docteur » figure parmi les compos percutantes au cours desquelles Rori libère son mal-être.

Touchante et la sensibilité à fleur de peau, Camille, à l’état-civil, a livré ici un concert d’une intensité rare, livrant un peu plus encore le fruit de ses émotions.

Autre concert à surtout ne pas manquer, c’est celui de Hyphen Hyphen. Les Niçois avaient frappé fort déjà en 2018 lors de leur passage aux Gens d’Ere.

A l’époque, Zoé Hochberg se chargeait des fûts à la suite du départ de Zac. Sa main gauche était dans le plâtre et le bras en écharpe. Mais, malgré une seule droite active, force est de constater que la jeune fille s’en etait sortie admirablement bien…

Entre la sortie de leur dernier né et les nombreux concerts et festivals auxquels ils ont encore participé, depuis, les jeunes ont pris de la bouteille…

Déjà, le premier opus intitulé « Times », leur avait permis d’être récompensé aux Victoires de la Musique comme ‘Révélation Scène’… Depuis, le trio connait une histoire aux allures d’un conte de fée.

Le décor est constitué de vieux postes de télévision posés les uns sur les autres ; ce qui confère au cadre, un petit côté rétro.

Lors de l’interlude, le trio, resté en coulisse, s’avance peu à peu sur le podium sous les cris des spectateurs. Ils laissent apparaître des marques noires tribales sur le visage signifiant Hyphen (terme anglais qui se traduit par trait d’union).

Nouveau batteur, Axel se charge des fûts.

C’est alors que « Help Yourself Out », issu du dernier album « C’est la vie », donne le ton de ce qui restera l’une des meilleures prestations de cette édition des Gens d’Ere.

Santa (chant), Puss (guitare, claviers) et Line (basse, chœurs) ne ménagent pas leurs efforts. Les corps se tortillent, les têtes balancent d’avant en arrière régulièrement, spontanément ou volontairement à l’excès. Ils reviennent plus enthousiastes que jamais… Une odeur désagréable de transpiration plane. Les fronts perlent. Ils résultent de cette générosité physique intense…

« Own God » et ses riffs de guitare funkysants, permet à la chanteuse de se laisser porter. Jouissant d’un spectre vocal très large, elle passe des aigus aux graves avec une facilité déconcertante. Elle donne même l’impression de livrer un combat sur un ring. Une adversité protéiforme et absolue. On y sent de la force, de la fougue et de la rage…

« Young Leaders » (issu de l’album très réussi « HH »), dont le refrain est à la fois fédérateur et entêtant, vient encore renforcer cette impression.

A vrai dire, les concerts de Hyphen Hyphen ne concèdent aucun temps mort. « Wait For Me » permet au guitariste un lâcher-prise, le morceau lui permettant de réaliser un solo du feu de Dieu tout en s’exaltant sur les caissons de basses placés entre la scène et le crash.

« Voices In My Head », démontre à quel point la complicité est grande entre le public et le band où, lors du bridge, spectateurs et musiciens s’accroupissent pour laisser ensuite leurs corps s’élever au plus haut et sautiller ensuite au gré des gammes. Ou encore lorsque Santa demande au public de jouer à ‘1, 2, 3 soleil’. Il n’y en a pas beaucoup en cette journée de samedi s’amuse-t-elle à rappeler. La musique s’arrête net, les musiciens restent figés et le public haletant garde ses bras en l’air.

« Like Boys » permet à la leader de défendre son manifeste féministe dont le refrain enivrant ‘I don't even like boys / Don't you understand / You're just not my type / Don't you understand’ est repris par un public excité. Un titre emblématique, porte-drapeau de la défense d’une cause juste et noble.

« Be High With Me » embraie. Un morceau au cours duquel quelques dizaines de spectateurs ont pu monter sur scène, tout en agitant des drapeaux arc-en-ciel (NDR : à la demande de Harvey Milk, premier politicien américain ouvertement homosexuel, cet étendard est né à San Francisco en 1978 et a été imaginé l'artiste Gilbert Baker), symbole de la fierté LGBTQ+ qui représente la diversité sexuelle.

« Too Young », sous ses airs électro/pop rocailleux, est vraiment taillé pour le live. Une compo qui permet à Santa de se lancer dans l’exercice du crowdsurfing. Pendant ce temps, ses comparses, afin de passer le temps, se sont emparés de floor toms pour marteler chacune des mesures à l’aide de grosses mailloches.

Le concert touche à sa fin, la lumière peu à peu se feutre. Santa s’installe face au piano et entame un « Popcorn salé » tout en douceur. La petite Clémence, une fan qui suit la chanteuse sur les réseaux sociaux, est alors invitée à la rejoindre. La jeune fille, assise sur le rebord, poursuit, en compagnie de la vocaliste, cette jolie chanson. Un très grand moment qui restera à jamais gravé dans la mémoire de la demoiselle.

Il est déjà temps de se quitter. « C’est la vie », dernier titre, résume à lui seul, le contenu d’un show puissant à la courbe ascendante. Un ensemble cohérent, féroce, qui balaie d’un revers de la main les styles formatés et standardisés du moment.

Bref, un concert d’une énergie imparable, complètement jouissif.

A l’extérieur, Loïc Nottet et son team se sont empressés de préparer la scène pour un show qui devrait ravir les fans.

Découvert lors de la troisième saison de l'émission ‘The Voice Belgique’, en 2014, il est sélectionné six mois plus tard par la RTBF pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson 2015, où il termine à la 4e place en interprétant « Rhythm Inside », premier single qu'il a composé.

En décembre 2015, il participe et remporte la sixième saison de l'émission télévisée française « Danse avec les stars » sur TF1.

Il a depuis publié les albums « Selfocracy, Sillygomania » et « Addictocrate », ainsi que plusieurs singles, dont « Million Eyes », « M./Mme » (son premier en français) et « Mélodrame ».

Il a enfilé une sorte de pyjama ringard. Après deux ou trois morceaux d’un set qui ne suscite guère d’intérêt chez votre serviteur, ce dernier préfère tirer sa révérence…

Nottet, qu’après trois minutes, votre serviteur avait déjà fait le tour du sujet !

La nuit est tombée et on ressent très fort un taux d’humidité qui remonte par le sol. Et à en croire les météorologistes la dernière journée devrait se dérouler sous la pluie. Pour changer !

Demain Zazie figure en tête d’affiche. Alors, autant être en forme !

(Organisation : Les Gens d’Ere)

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Les Gens d’Ere 2023 : vendredi 28 juillet

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Ce qui n'était qu'un prétexte à faire la fête entre quelques amis du village est devenu aujourd'hui un événement qui dépasse les frontières de cette petite bourgade de la région de Tournai.

Aujourd'hui, Les Gens d'Ere sont devenus... légendaires ! Si le plat pays regorge de festivals, la simplicité et la camaraderie sont de mise. Ici, pas de prise tête : un stand VIP réduit à sa plus simple expression, une équipe de bénévoles passionnés et souriants, des festivaliers contents de se retrouver entre potes après une semaine de boulot, un site bien aéré et une convivialité à toute épreuve.

Mais simplicité ne rime pas avec facilité. Loin de là ! En effet, si le festival reste un évènement de proximité, l’équipe organisatrice propose d’année en année, une affiche qui a de quoi jalouser ses pairs.

Si de plus en plus, les festivals préfèrent segmenter le line-up pour toucher un public cible, ici on mise encore et toujours sur une affiche la plus éclectique possible. De quoi ravir un public venu en masse. La preuve ? Certains jours affichent sold out !

Côté pile, tout est donc réuni pour passer un moment sous le meilleur des auspices. Côté face, Miss météo a joué les capricieuses. La veille, il a plu comme vache qui pisse et le sol est couvert de boue. Les parkings sont d’ailleurs devenus partiellement impraticables. Heureusement des alternatives sont mises en place, comme ces bus qui assurent le transport des plus prudents.

Il faut malheureusement craindre pour demain et après-demain, car des averses sont à nouveau prévues.

Pourtant des milliers de festivaliers ont décidé de braver ce temps purement belgo-belge pour un week-end, non pas de farniente, mais placé sous le signe des décibels.

A l’instar des éditions précédentes, deux scènes se côtoient, l'une couverte baptisée ‘Le Chapito’ et une autre, ‘Plein Ere’, logiquement outdoor. Elles proposent en alternance un line-up cohérent.

Les prestations sur l’une et l’autre permettent au peuple de se déplacer tranquillement sans devoir se heurter au stress de louper le début d’un set. Un détail qui peut se révéler réconfortant, croyez-en l’expérience d’un vieux de la vieille !

Soyons honnête, la tête d’affiche de ce vendredi reste Machiavel, même si les organisateurs ont misé sur des noms aussi populaires que Mister Cover ou Daddy K pour attirer la grande foule...

Machiavel s’est formé en 1974. Ses heures de gloire, il les a connues au cours des seventies, en pleine période prog, en gravant les albums « Mechanical Moonbeams » (1978) et « Urban Games » (1979), mais avant tout en publiant des hits incontournables comme « Rope Dancer », « Fly » et bien sûr, « After the Crop » …

Si le line up a vécu quelques changements, notamment en raison de divergences artistiques, et le décès de deux de ses membres, sa figure de proue et l’un des membres fondateurs est toujours au poste. Il s’agit bien sûr du charismatique Marc Ysaye, batteur du groupe, ex-boss de Classic 21, et animateur des ‘Classiques’.

Le claviériste Albert Letecheur est décédé en 2004 et Mario Guccio, qui assurait le chant depuis 1977, en 2018, à l’âge de 64 ans. Et il était convenu, avant sa disparition, que Marc Ysaye le remplace aux vocaux pour la tournée baptisée ‘The Early Years’.

Il aura fallu attendre 2022, pour que le micro soit confié à Kevin Cools. Il avait déjà tapé dans l’oreille de Guccio lorsqu’il militait chez Niitch et FEEL. Mario dernier avait même déclaré qu’il était son ‘fils spirituel’. Pour la petite histoire, Cools avait participé à ‘The Voice Belgique’ en 2012 et avait impressionné les jurés lors de son interprétation de « Roxanne ».

Ysaye est placé au centre de l’estrade, caché derrière les nombreux fûts et cymbales. Petit et trapu, il est à peine visible. A sa gauche, Hervé Borbé se charge des ivoires et Christophe Pons de la guitare. Roland de Greef, placé à sa droite, se consacre à la basse.

Le petit Kévin est deux fois moins âgé que les autres membres de la formation dont il pourrait être l’un des fils. Néanmoins, il existe déjà une belle cohésion entre eux.

Le frontman est vêtu de ‘jean’. Un look premier de classe, bien loin de celui qu’affichait feu l’excentrique Guccio.

« Mister Madman » ouvre les hostilités. Un titre bien pêchu à travers lequel, conscient de l’héritage qu’il porte sur ses épaules, le nouveau visage de Machiavel semble très à l’aise.

Une mise en bouche qui prouve que le Sieur Cools s’est parfaitement adapté au nouveau rôle qui lui est attribué. Le public semble aussi avoir fait le deuil de Mario en acceptant cet homme à l’âme d’enfant.

Pas étonnant que Machiavel ait signé son dernier album « Phoenix » afin de marquer la transition entre son passé et son futur…

La setlist est particulièrement variée et les sonorités d’un morceau comme « She’s a snake » se perdent dans l’immense enceinte couverte.

Le temps que le chanteur chauffe sa voix et que les musicos se mettent dans le ‘mood’ et « Over The Hill », dont le refrain est toujours aussi entêtant, soulève une immense salve d’applaudissements…

Comme il fallait s’y attendre, « Rope Dancer » rend hommage à Mario Guccio, une ballade magistrale toute en retenue, mais enrichies d’envolées ‘floydiennes’ …

Le band a atteint son rythme de croisière et nous réserve alors « Six Feet Under » et « After The Crop ».

Pour célébrer cinquante années d’une carrière riche en émotion, Machiavel n’en n’oublie pas l’incontournable « Fly », démontrant une nouvelle fois que le son proposé par le combo, en ‘live’, est toujours aussi impeccable…

Il faut cependant attendre « Lay Down » au cours duquel Christophe Pons et Kevin Cools vont se lancer dans un duel de guitares, pour atteindre le point d’orgue d’un concert mémorable.

Une chose est certaine, Machiavel is not dead !

STTELLLA grimpe sur le podium. Kesaco ? Pour faire bref, un truc étrange venu de nulle part qui n’était pas supposé durer…

Ça c’est sur le papier, parce qu‘il y a 45 ans que Jean-Luc Fonck, tantôt seul, accompagné de Mimi (jusqu’en 1993) ou encore soutenu par une poignée de musiciens, fait le zouave en balançant des chansons banales, mais truffées de traits d’esprit qu’il conduit parfois jusqu’au délire. Et en plus de quatre décennies, il a quand même publié 15 albums !

C’est presque un rituel, les loustics ont enfilé des tenues de scène farfelues. Un kilt pour le bassiste, un pyjama à carreaux recouvert d’un peignoir rouge pour le frontman et un costume rose pour le préposé à la basse et aux claviers

Des « Tartines » à « Nagasaki ne profite jamais », on ne peut pas dire que ça vole très haut. Mais bon, peu importe, le public prend du bon temps. La communication entre l’auditoire et les joyeux drilles est optimale. Il pleut des jeux de mots (NDR : c’est toujours mieux que de la flotte). Ce qui provoque sourires, rires et larmes (de joie) …

Enfin, pour terminer la soirée, retour sous le chapiteau pour le concert de Mister Cover.

Fondé en 2002, le combo puise son répertoire dans les standards du rock, de la pop, de la soul, des variétés et de la chanson française. N’hésitant pas à balayer 5 décennies de musique populaire.

Techniquement, rien à redire, les musicios sont de vrais pros. Le groupe parvient à fédérer toujours davantage. Mais pour se frayer un passage sous la tente, il faut vraiment jouer des coudes…

La formation passe d’un titre à l’autre, d’un tempo à l’autre avec une facilité déconcertante. Des heures et des heures de travail sont nécessaires pour en arriver à un tel résultat. C’est carré, c’est sympa et c’est festif. Mais pas très original. Interpréter les chansons d’autres artistes, sans se les réapproprier et leur donner une nouvelle âme, s’avère être un exercice de style assez limite…

Il est dommage de constater que beaucoup de festivaliers se contentent d’écouter la resucée de tubes déjà mille fois entendus plutôt que de s’intéresser à de bons groupes ou artistes qui foisonnent aux quatre coins de la Belgique, sans rencontrer le succès mérité.

En conclusion, Mister Cover est à la musique ce que la nourriture est au MacDo’. A petites doses, c’est sympa, mais faut pas en abuser !

Les journées qui suivent seront focalisées sur des groupes ou artistes aux compos originales. Vivement le week-end !

(Organisation Les Gens d’Ere)

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Live Nation : les nouveaux concerts (update 28/07/2023)

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Lundi 26 février 2024 – Noah Kahan – Forest National, Bruxelles

Samedi 8 juin 2024 – Jonas Brothers – Sportpaleis, Anvers

http://www.livenation.be

 

Sinead O’Connor

Décès de Sinéad O'Connor, une voix incomparable, à l’âge de 56 ans

Écrit par

Lorsqu’on évoque Sinéad O'Connor on pense inévitablement à son tube paru en 1990, « Nothing Compares 2 U », une reprise d’une chanson signée Prince. Mais on pense aussi à ses attitudes. Crâne rasé, rebelle, polémiste et provocatrice, elle n’a jamais laissé indifférent. Elle n’en était d’ailleurs pas à un scandale près. En 1992, elle avait déchiré, à la télévision américaine, une image du pape Jean Paul II, stigmatisant l'Eglise catholique pour ne pas avoir protégé les enfants victimes de pédophilie. Elle s’était fâchée avec les musiciens de U2, alors que c’est The Edge qui lui avait permis de faire décoller sa carrière, leur reprochant de ne pas avoir soutenu l’IRA. Aux Etats-Unis, elle avait refusé de monter sur les planches, après la diffusion de l’hymne national, soulevant l’indignation de la presse et de… Frank Sinatra… Elle avait de nouveau attiré les foudres du clergé, en 1999, quand une église irlandaise dissidente l’avait ordonnée, ‘prêtresse’…

Sinéad a traversé une enfance difficile après la séparation de ses parents à l'âge de huit ans. La chanteuse a affirmé très tôt que sa belle-mère, avec laquelle elle vivait après la séparation, la maltraitait physiquement. À 15 ans, elle a séjourné dans une maison de correction, à la suite de vols à l’étalage, puis dans un internat, dont elle s’était échappée.

Dépressive, diagnostiquée bipolaire, en 2003, elle avait tenté, à plusieurs reprises, de mettre fin à ses jours et partageait sa détresse sur les réseaux sociaux. Le 14 janvier 2022, son fils Shane, dont elle avait perdu la garde, s’était suicidé, après avoir fugué d'un hôpital où il était suivi pour tendances suicidaires. Elle ne s’en est jamais remise. Elle avait eu quatre enfants, avec lesquels elle avait des relations difficiles.

Après s'être installée un moment en Jamaïque et adhéré aux croyances rastafari, en 2018 elle s’était convertie à l’Islam, changeant son nom en Sudada’ Davitt ou Shuhada' Sadaqat.

Née à Glengeary, en Irlande, au mois de décembre 1966, elle a gravé dix albums, dont le deuxième, « I do not want what I haven’t got », s’est vendu à plus de sept millions d’exemplaires.

Depuis la sortie de son dernier elpee, « I'm Not Bossy, I'm the Boss », en 2014, on n’entendait plus guère parler d’elle, hormis l’étalement de ses états d’âme, via les réseaux sociaux.

Elle avait même annulé une série de concerts l’an dernier, en raison de son ‘deuil’, déclarant par ailleurs arrêter sa carrière…  

Dans ses mémoires, ‘Rememberings’, parues en 2021, elle se qualifiait de ‘chanteuse engagée’ affirmant n'avoir aucun désir de célébrité…

C’était quand même une fameuse voix, particulière, puissante mais sinusoïdale, libérant une fameuse dose d’émotion. Une voix reconnaissable entre mille…

RIP

Botanique : les nouveaux concerts (update 26/07/2023)

Écrit par

ANGE HALLIWELL
07-10-2023

FÖLLAKZOID
15-10-2023

MARIA BC
26-10-2023

THE MAGNETIC FIELDS
13-11-2023

NOURISHED BY TIME
13-11-2023

ECHOSMITH
14-11-2023

SQUIRREL FLOWER
16-11-2023

STUFFED FOXES
01-12-2023

THE HOMESICK
09-12-2023

CITIZEN + DRUG CHURCH
17-02-2024

http://www.botanique.be

 

A. Savage

La gratitude d’A. Savage…

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Le leader de Parquet Courts, A. Savage, vient de publier un nouveau single sous forme de vidéo, intitulé "Thanksgiving Prayer".

Depuis l’album "Thawing Dawn", paru en 2017, il n’avait plus rien sorti en solo.  

"Thanksgiving Prayer" est ancré dans les réflexions poétiques de Savage, des observations qui sont accentuées par le saxophone d'Euan Hinshelwood. Lors des sessions, il a reçu le concours de Magdalena McLean (violon), Jack Cooper (guitare) et Dylan Hadley (batterie/percussion).

À propos du single, Savage a déclaré : ‘Thanksgiving est ma fête préférée et chaque année, ce jour-là, j'écris des mots en rapport avec la gratitude…’

Réalisé par Tiff Pritchett, le clip constitue un hommage en noir et blanc au cinéma muet. On y voit Savage maquillé, entouré de son groupe et de décorations faites à la main…. La scène du film de Jean Renoir, ‘La règle du jeu’ où l'on joue ‘Danse Macabre’ a été citée en référence, tout comme Klaus Nomi.’

Le clip est disponible ici

 

 

Vera Sola

Le chemin du désir parcouru par Vera Sola…

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Danielle Aykroyd mieux connue sous le pseudo Vera Sola, est une auteure-compositrice-interprète, multi-instrumentiste et artiste-interprète américano-canadienne.

Alors que son premier album, « Shades », avait été réalisé presque entièrement seule, son nouveau single, « Desire Path » a été coproduit en compagnie de Kenneth Pattengale et enregistré à Nashville à l’aide de plus d'une douzaine de musiciens. Il marque un changement radical par rapport à la nature sombre et fermée de ses premiers enregistrements, vers un nouveau paysage sonore.

« Desire path » est en écoute ici.

 

 

Une compile pour rendre hommage à Leon Russell

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Surnommé ‘le maître de l'espace et du temps’, Leon Russell, né Claude Russell Bridges, a transcendé l’histoire de la musique pop/rock. Au cours de ses 50 ans de carrière, Leon a participé à plus de 400 enregistrements en tant qu'artiste solo, auteur-compositeur prolifique, producteur et membre clé du légendaire groupe Wrecking Crew. Il a prêté ses talents de producteur et de musicien aux albums des Beach Boys, de Frank Sinatra, des Rolling Stones, de Bob Dylan, d'Elton John, de Bob Marley, et de bien d'autres encore.

En mars de cette année, une biographie signée Bill Janovitz a été publiée sous le titre ‘Leon Russell : The Master of Space and Time's Journey Through Rock & Roll History’ (Le voyage du maître de l'espace et du temps à travers l'histoire du rock & roll).

A travers une compile baptisée "A Song For Leon", les Pixies, Bootsy Collins, Orville Peck, Nathaniel Rateliff, U.S. Girls, Durand Jones et bien d’autres ont voulu lui rendre hommage. Ce recueil paraîtra ce 8 septembre 2023.

Issu de cet opus, la version de Margo Price du "Strangers in a strange land" est disponible sous forme de clip d’animation ici

 

 

Egyptian Blue

Egyptian Blue l’a dans la peau…

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Le premier elpee d’Egptian Blue paraîtra ce 27 octobre 2023. Intitulé "A Living Commodity", Il fera suite à la sortie de deux Eps, "Collateral Damage" (2019), et "Body Of Itch" (2020.

Son nouveau single, "Skin", s’inspire de l'histoire d'un chirurgien souffrant de tics nerveux, une belle métaphore pour le son d'Egyptian Blue.

Issu de Colchester, mais établie à Brighton, le quatuor est particulièrement apprécié par les musicos de Foals et d’IDLES. 

Le clip consacré "Skin" à est à voir et écouter

En concert

November 28th - La Boule Noir, Paris, France

November 29th - La Rodia, Besancon, France

November 30th - L'Astrolabe, Orleans, France

December 1st - Rock School Barbey, Bordeaux, France

December 2nd - Le Temps Machine, Tours

December 3rd - L'Aeronef - Lille – France

Photo : Steve Gullick

Bleach Lab

Bleach Lab perdu dans un tourbillon de vide…

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Bleach Lab vient de poster la vidéo de "Smile For Me", le titre maître de son premier elpee, « Lost In A Rush of Emptiness », qui paraîtra le 22 septembre 2023. Il a été produit par Catherine Marks, collaboratrice de Boygenius, PJ Harvey et The Big Moon.

Sur le single "Smile For Me", la chanteuse Jenna Kyle raconte ses frustrations et ses expériences de harcèlement sexuel, explorant la tension entre la rage qui couve et le sentiment d'impuissance que ces rencontres provoquent. Elle raconte, par ailleurs, ‘Cette chanson été l'une des plus stimulantes, mais aussi l'une des plus difficiles à écrire de l'album. Son thème émane de ma propre expérience du harcèlement sexuel, ainsi que des expériences dont je sais que beaucoup trop de femmes souffrent elles-mêmes. Une chose que j'entends très souvent en tant que femme en public, c'est qu'on me dit 'cheer up, love', si je ne réponds pas immédiatement et positivement aux avances d'une personne inconnue. C'est complètement décourageant, exaspérant et humiliant. Les paroles s'adressent intentionnellement aux coupables et aux agresseurs, des mots que j'aurais trop peur de dire sur le moment par crainte de la réaction…’

La version enregistrée ‘live’ de "Smile For Me" est disponible ici

 

 

Noel Gallagher

Noel Gallagher a trouvé ce qu’il cherchait derrière la porte…

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Les High Flying Birds de Noel Gallagher ont posté le clip de leur nouveau single "Open The Door, See What You Find". La vidéo a été filmée dans le légendaire Studio 1 des studios Abbey Road, où les cordes entraînantes du morceau ont été enregistrées en avril de l'année dernière. "Open The Door, See What You Find" est la pièce maîtresse du dernier album studio de Noel Gallagher & The High Flying Birds, intitulé "Council Skies". Il s’agit d’un des trois titres auxquels de Johnny Marr se consacre à la guitare.

À propos du processus d'écriture et d'enregistrement dans ses Lone Star Studios du nord de Londres, Noel déclare : ‘La guitare de Johnny est géniale - distinctive et simple, et on ne croirait pas que c'est lui qui en joue. Il y a tellement de joie dans ce morceau. Les paroles partent du principe qu'à un certain moment de votre vie, vous vous regardez dans un miroir et vous voyez tout ce que vous avez été et tout ce que vous serez. Et il s'agit d'être heureux avec ça. Être heureux d'être là où vous êtes dans la vie, avec qui vous êtes et où vous allez. La vie est belle !’

Le clip de "Open The Door, See What You Find" est disponible ici

 

 

Golden Hours

Le Japon est dans l’esprit de Golden Hours…

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Basé entre Berlin et Bruxelles, Golden Hours est composé d'anciens et d'actuels membres de Gang Of Four, The Brian Jonestown Massacre, Tricky, The Fuzztones, The Third Sound et Fifty Foot Combo, pour n'en citer que quelques-uns.

Le collectif sort aujourd'hui une nouvelle vidéo et un single pour « Japan On My Mind », extrait de son premier elpee éponyme sorti ce 31 mars 2023 et maintenant en deuxième pressage vinyle.

À propos de « Japan On My Mind », Janssens a déclaré : ‘Cette chanson ressemble à une rencontre entre Tindersticks et The Flaming Lips dans un bar de Tokyo par une nuit pluvieuse. Des synthés sinistres et des basses sont complétés par des coups de guitare et des riffs minimaux, suivis d'une outro qui plonge ce voyage mélancolique de 4 minutes dans le vide.’

Le clip de « Japan On My Mind » est disponible

 

 

Big Thief

L’empire qui vampirise Big Thief…

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Big Thief présente son nouveau single, « Vampire Empire », extrait de son prochain 7", « Vampire Empire » / « Born For Loving You », qui sortira le 20 octobre.

Enregistrée et produite par Dom Monks au Teatre de cal Eril Studio de Guissona, en Espagne, lors d'une récente tournée, "Vampire Empire" parle de la belle complexité de l'identité sexuelle et de la rupture des cycles internes destructeurs.

Adrianne Lenker ajoute : ‘Pour moi, il s'agit de sortir de schémas internes toxiques. De quitter l'empire des drains énergétiques qui obscurcissent l'essence pure, d'apprendre ce que sont les limites saines et de trouver le pouvoir de les mettre en œuvre pour avoir la possibilité de donner et de recevoir (intérieurement et extérieurement) un Amour ininterrompu et infini.’

« Vampire Empire » est en écoute ici

 

Sorry

Sorry crie à nouveau sous la pluie…

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Le groupe londonien Sorry partage son nouveau single "Screaming In The Rain Again", une toute nouvelle version d’un titre qui figurait sur son second elpee, "Anywhere But Here", sorti en octobre 2022.

À propos de cette toute nouvelle version, Sorry a déclaré : ‘Nous voulions faire une version qui soit à la hauteur de ce que l'on attend de nous, une version plus dure, plus forte, plus rapide. Nous avons senti que nous pouvions montrer un côté différent de celle qui figure sur l'album, avec plus de passion…’

Issu de la scène Windmill de Brixton, où il s’est produit aux côtés de Shame, Goat Girl et Black Midi, Sorry a créé son propre univers musical, un univers qui rassemble une passion commune pour les sons lo-fi du grunge, de la trap et du shoegaze. La voix nonchalante d'Asha contraste avec les sons de guitare désaccordés qui font écho aux groupes du début des années 90, Slint et Tortoise, et avec les rythmes irréguliers de Kanye ou de Capital Steez.

Le clip de "Screaming In The Rain Again" est disponible

 

 

Scott Hepple

Le parfum de cendres aux fleurs sauvages de Scott Hepple and the Sun Band…

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Scott Hepple and the Sun Band

Scott Hepple and the Sun Band est une formation britannique de psyché/rock dont le premier elpee, "Ashes to Wildflowers", paraîtra ce 22 septembre 2023.

Originaire de Newcastle, le groupe privilégie un son 60's/70's, puisant ses influences aussi bien chez Neil Young, Black Sabbath, The Beatles que Ty Segall.

"Ashes to Wildflowers", a été enregistré en analogique sous la houlette de Duncan Lloyd, de Maxïmo Park, et masterisé par le célèbre ingénieur Carl Saff, basé à Chicago (Sonic Youth, Ty Segall, J Mascis).

‘Le thème principal de l'album, la réincarnation, va de pair avec la production’, explique Scott. ‘Je voulais produire le son analogique brut et saturé qui prévalait à la fin des années 60 et au début des années 70, d'où je tire une grande partie de mon inspiration’.

Issu de ce long playing, le clip de "Letting go" est disponible

 

Emile

L’esprit d’Emile…

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Frontman du trio acid rock The Sonic Dawn, Emile, aka Emil Bureau, publiera son second elpee solo, "Spirit", le 29 septembre 2023.

Sur son nouvel LP, il dévoile une nouvelle facette passionnante de son écriture : chaque chanson s'emballe et s'écoule avec fluidité toujours centrée sur sa voix cristalline et son jeu de guitare acoustique aux mille facettes.

Alors que son premier opus était une balade dystopique sur fond de sonorités ensoleillées, les textes de "Spirit" traitent d'embrasser sa conscience cosmique et s'émerveiller de l'existence en toute simplicité. ‘L'esprit, c'est se connecter à notre environnement, à la nature et à l'univers. Il y a aussi de la beauté dans la transformation, nous rappelle-t-il.’

À propos de son nouveau single "Circles", il raconte : ‘"Circles" parle d'élargir les horizons et de s'affranchir de ses acquis. Il s'agit d'aller au-devant de nouvelles expériences, de voyager, de découvrir et d'apprendre. Avec un mélange éclectique de sons et d'instruments d'un autre monde, ce morceau livre une idée simple mais forte : l'univers vous appelle, si vous l'écoutez…’

"Spirit" a été entièrement écrit et composé par l’artiste psych/folk danois. Lors des sessions, il a reçu le concours de Jonas Waaben (percussions), Erik Errka Petersson (orgue Hammond), Morten Grønvad (vibraphone) et Rasmus Miehe Sørensen (flûte).

"Circles" est en écoute

 

 

Mike Donovan

Mike Donovan s’éclaire à la lampe de poche…

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Depuis 2011, Mike Donovan est un pilier du label Drag City, d'abord en compagnie de Sic Alps, puis en solo et avec The Peacers ; mais Mike ‘The Mighty Flashlight’ Fellows est une figure des coulisses de Drag City depuis les premiers jours, jouant sur scène et sur disque avec Royal Trux, Silver Jews et Will Oldham. Fellows a également contribué aux albums de Endless Boogie, Pigeons, Weeping Bong Band et Prison au cours des dernières années.

Chez Mighty Flashlight, le chemin serpentueux de Donovan devient de plus en plus élastique, s'amplifie de ligne en ligne, de changement en changement, sa souplesse d’esprit permettant de percevoir des formes différentes dans nos oreilles.

Sur le single, "Planet Metley", Mike and the Mighty Flashlight nous guide dans un labyrinthe de psych-rock glamour et garage.

"Meets The Mighty Flashlight" le nouvel opus, paraîtra ce 13 octobre 2023.

Issu de cet LP, "Planet Metley" est disponible sous forme de clip,

 

 

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