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Glass Beams signe chez Ninja Tune

Glass Beams, groupe énigmatique établi à Melbourne, s'inspire de son héritage indien, infusant son psychédélisme serpentin d'instrumentations cosmiques et de polyrythmies du monde. Son premier album, « Mirage », enregistré en home studio, est une fusion…

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Aaron Frazer

Introducing

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Si la voix d’Aaron Frazer suscite un vague souvenir en votre for intérieur, c’est parce que vous l’avez peut-être déjà entendue au sein de la formation soul, Durand Jones and the Indications. Non seulement, il siège derrière les fûts, mais il se consacre également et régulièrement au micro, pour suppléer son leader. Et fluette, sa voix est reconnaissable entre mille.

« Introducing » constitue le premier elpee de ce musicien aujourd’hui établi à Brooklyn. Pour assurer l’enregistrement et les arrangements, il a pu bénéficier du concours de Dan Auerbach (moitié de Black Keys).

Sa soul s’inscrit dans la droite lignée des légendes du genre tels que Curtis Mayfield, Lee Field and the Expressions ou encore Charles Bradley. Pour alimenter la riche instrumentation typique de ce style, il a pu également compter sur des pointures telles que le guitariste Billy Sanford (Ray Charles, Roy Orbison), le bassiste Nick Movshon (Mark Ronson, Charles Bradley), sans oublier les cuivres, que se réservent les musiciens de la famille Daptone (Sharon Jones, Charles Bradley, …) Au-delà de la musique, Aaron Frazer connaît les codes de la soul sur le bout des ongles et n’hésite pas à chanter des paroles ‘fleur bleue’.

Aaron Frazer nous livre un magnifique album de soul au sein duquel il est difficile de mettre en exergue un morceau en particulier, tant l’ensemble est cohérent et de qualité…

Aaron Lee Tasjan

Silver Tears

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Peu le savent, mais Aaron Lee Tasjan a milité au sein de la dernière incarnation du groupe punk/rock glamour, The New York Dolls. Il est originaire de Nashville, dans le Tennessee. Il a décidé d’embrasser une carrière solo. Il avait publié un Ep, "Crooked river burning", en 2014. Et dans la foulée, l’album "In the blazes", dès 2015. Amples, ses influences oscillent du folk à la country, en passant par le tonk. Les sessions d’enregistrement de "Silver Tears" se sont déroulées à Los Angeles, en Californie.

L’elpee s’ouvre par "Hard life", un morceau de roots rock légèrement flemmard. Pourtant, il est à la fois riche et original, mêlant cordes acoustiques et accords de piano sautillants. Impeccablement construit et soigné, "Little movies" est fort différent ; une petite perle chiadée dont les interventions vocales empreintes de douceur rappellent le Jeff Lynne pré-Electric Light Orchestra, c’est-à-dire, Idle Race. La voix est grave tout au long de "Memphis rain", une ballade roots caractérisée par de chouettes arrangements de cordes et piano. Plus rythmé, "Dime" se distingue par un parfait équilibre entre voix, cordes et claviers. "Ready to die" baigne dans l’americana, une excellente plage dont les accents bluesy sont posés par les cordes acoustiques, alors que tout en modulant sa voix, Tasjan démontre que la puissance de son organe est naturelle. "Refugee blues" baigne dans une ambiance country/folk au sein de laquelle les cordes acoustiques, la pedal steel de David Vandervelde et la guitare amplifiée du leader entrent en fusion. La voix semble hantée par le Bowie des débuts sur le plus pop "Till the town goes dark". Et soutenue par celle, féminine, de Lauren Evans, elle domine "Success", une plage roots bluesy, au cours de laquelle le clavier s’intègre parfaitement dans l’ensemble, alors que les cordes entretiennent le profil country. Dans le même style, "On your side" est illuminée par la pedal steel. Le tempo est emprunté à Chuck Berry sur le très rock’n’roll "Out of my mind". Folk, country et blues alimentent "12 bar blues" une ballade dont les textes sont davantage récités que chantés. Balisée par les cordes acoustiques et le piano, cette piste se distingue par ses très belles parties de trompette et de saxophone, exécutées par Charlie Peterson. Autre ballade folk, "Where the road begins and ends" clôt cet elpee. La pedal steel est vraiment magique et progressivement clavier et cordes entrent dans la danse, un peu comme chez Neil Young…

 

Aaron Watson

The Underdog

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Aaron Watson est chanteur. Son style ? La musique country. Agé de 38 ans, il s’est établi à Amarillo, au Texas. Au cours de sa jeunesse, il a pratiqué le gospel. Il reconnaît pour maîtres, George Jones, Merle Haggard et Willie Nelson. Son premier album remonte à 1999. En 2004, Willie Nelson avait d’ailleurs apporté son concours à l’enregistrement de l’elpee "Honky Tonk Kid". Depuis, l’artiste rencontre un franc succès et "The Underdog" constitue déjà son douzième opus.

Aaron est devenu musicien indépendant et enregistre pour son propre label, BIG. Ce dernier LP a bénéficié de la mise en forme de Keith Stegall (NDR : il a travaillé pour George Jones et le Zac Brown Band). "Underdog" se traduit par ‘opprimé’, un terme qui lui colle bien à la peau. Indie, ce long playing s’est écoulé à plus de 26 000 exemplaires, la première semaine de sa sortie. Du rarement vu pour un indépendant! Les mots-clé de cet artiste sont ‘faith’, ‘family’ and ‘fans’, c’est-à-dire sa foi, sa famille et ses admirateurs!

Excellente ouverture, "The prayer" baigne dans la country traditionnelle. La voix colle parfaitement au style. Le violon et le banjo sont bien mis en exergue. Un violon qui devient carrément déterminant tout au long de "Wildfire". Divertissant, "Freight train" est imprimé sur le rythme du chemin de fer. La voix d'Aaron est soutenue par des chœurs. Les cordes électriques et les interventions d’orgue densifient judicieusement l’expression sonore. Ballade élégante, "That look" est parue en single, en prélude à la sortie de cet elpee ; un cri d'amour qu’il adresse à sa compagne Kimberley. Et enrichie par la lap steel, la mélodie est tout aussi jolie. "Getaway truck" nous entraîne sur les routes interminables du Texas. Chanson mélancolique, "Bluebonnets (Julia's song") rend hommage à sa fille défunte, Julia Grace. Les bluebonnets sont des fleurs sauvages qui poussent en abondance lors du printemps, au Texas! De cet LP, on épinglera encore "That's why God loves cowboys", le titre maître, au cours duquel il évoque sa vie et sa famille ainsi que le séduisant "Blame it on those baby blues". Cette dernière plage s’ouvre par un riff ‘rollingstonien’, mais c’est surtout le violon qui tire son épingle du jeu alors que les interventions de gratte électrique se révèlent constamment fluctuantes. Balisé par une rythmique bien rock, "Rodeo Queen" nous plonge dans l’univers du rodéo. Ce long playing s’achève par "Fence Post", une ‘protest song’ caractérisée par de  superbes échanges entre le violon et les cordes acoustiques.

 

Anna Aaron

Neuro

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Chanteuse/compositrice/interprète/pianiste, Anna Aaron est de nationalité suisse. Elle est plus précisément bâloise. « Neuro » constitue son second opus, et fait suite à « Dogs in spirit », paru en 2011. Lors des sessions d’enregistrement, elle a reçu le concours de Ben Christopher, de Jason Cooper (NDR : c’est le drummer de Cure !), mais surtout de David Kosten, à la mise en forme, producteur qui a notamment bossé pour Bat For Lashes et Guillemots.

Les lyrics de « Neuro » s’inspirent du ‘Neuromancien’ de William Gibson, un auteur de science-fiction qui a notamment influencé le film culte, « Matrix ». Vous avez peut-être eu l’occasion de regarder et d’écouter le remarquable clip consacré à « Stellarling », une compo au tempo sautillant, balisée par un piano sonore, et magnifiée par la voix ample et profonde d’Anna, alors réminiscente de Lene Lovitch. C’est également une des meilleures chansons de l’opus. « Sutekina » est également superbe. Les vocaux semblent alors plutôt hantés par Sinéad O’Connor. Une plage énigmatique, enrobée de chœurs. Ces voix sont d’ailleurs extrêmement travaillées tout au long de l’elpee. Par le biais du rerecording, c’est une certitude. A l’instar de « Case », une piste électro abordée dans l’esprit de Radiohead. De « Neurohunger », également, davantage électro indus, mais sous un format plus proche de Nine Inch Nails. Une électro qui s’imprime également parfois sur un format binaire. Sans doute idéal pour danser, mais pas vraiment ma tasse de thé. Je la préfère dynamisée par une boîte à rythmes plus ample. Comme sur l’hymnique « Totemheart », sorte de rencontre improbable entre le Floyd et Donna Summer, une piste dont la conclusion ressemble à une incantation mystique. Le long playing s’achève par « Simstim », encore un morceau électro, mais à la fois atmosphérique et minimaliste.

Anna Aaron se produira ce jeudi 20 mars à la Péniche de Lille.

 

AaRON

Artificial Animals

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Aaron, duo composé de Simon Buret et Olivier Coursier, frappe un premier coup. Un crochet gauche ferme, asséné droit au cœur. Profitant d’un étourdissement succinct, les deux Français nous plongent dans un univers sans concession. A peine y est-on pénétré que l’emprise de leurs animaux artificiels se fait irrépressible. Impossible d’en réchapper. Tel un Ghinzu baigné dans une mélancolie inapaisable, Aaron envoûte, enflamme, éblouit. Tout ça à la fois et bien plus encore. Le charme de Neverland opère dès l’ouverture crescendo d’un « Endless Song » habité d’une légère mais exquise nappe électro. S’ensuivent, entre autres, l’enivrant single « U-Turn (Lili) », un « Lost Highway » qui n’aurait pas dépareillé en fond sonore du film éponyme et une reprise osée mais étonnamment brillante et belle à en frissonner de « Strange Fruit », poème d’Abel Meeropol (alias Lewis Allan) immortalisé par la grande Billie Holiday. Aaron se risque même à poser « Le tunnel d’or », petite composition dans la langue de Molière, au beau milieu d’une œuvre anglo-saxonne. Et l’audace paie. Intelligent et touchant, « Artificial Animals Riding On Neverland » est une œuvre prodigieuse propulsant Aaron au grade de plus belle découverte française en 2007.

 

Aaron Stout

Queens live in caskets

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Comment classer l´oeuvre de ce jeune songwriter débarquant d´outre-Atlantique ? Pour vous donner une vague idée, on pourrait parler de ‘folk-country-psychédélique’. Pourtant, les artistes ont toujours haï les étiquettes, surtout lorsqu´elles veulent tout et ne rien dire ! Encore pourrait-on simplement utiliser le terme ‘lo-fi’ pour cet album paru depuis 2004, mais seulement distribué chez nous aujourd’hui. Un travail réalisé pratiquement seul par Aaron Stout, ‘entre ma chambre et ma cave’, comme il le dit lui-même. C´est Stout en personne qui se réserve tous les instruments, si l´on excepte les quelques notes de slide guitar apportées par Matt Frick.

« The Coronation » ouvre le bal par une frappe de batterie lourde comme du plomb et un theremin strident. Le theremin, c´est cet instrument aux sifflements étranges qui a connu son heure de gloire grâce aux « Pet Sounds » des Beach Boys et au « Whole Lotta Love » de Led Zep. Un outil de savant fou dont Stout use voire abuse, mêlant ballades acoustiques et sonorités zarbis, de l´extrêmement lo-fi « Space Station » à ce « Fountain Of Youth » chuchoté, sans oublier ce final totalement à contre-pied qu´est l´électro « Story Of My Life ». Si ce cocktail est quelque peu déroutant, on ne peut qu´être subjugué par la voix torturée et dépressive de Stout. C’est d’ailleurs elle qui domine réellement cet album et laisse entrevoir un futur intéressant pour cet artiste atypique.