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Black Sabbath

Classic Albums Series – Paranoid …The Definitive Authorised Story Of The Album (Dvd)

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Il y a quelques années, Eagle Vision a eu la bonne idée de lancer la série de Dvds  ‘Classic Albums’ dont le but est d’explorer, interviews et documents d’époque à l’appui,  la genèse d’albums rock devenus classiques. Après « Machine Head » de Deep Purple, « Hysteria » de Def Leppard, « Number Of The Beast » d’Iron Maiden, « British Steel » de Judas Priest, « Metallica (Black Album) » de Metallica, « Ace Of Spades » de Motörhead et « Nevermind » de Nirvana, c’est l’histoire de « Paranoid », l’un des plus grands classiques de Black Sabbath et, sans conteste, l’un des disques les plus influents de l’histoire du métal qui nous est dévoilée.

Sorti en 1970, « Paranoid » est le second opus du légendaire combo de Birmingham. Certifié sept fois ‘Platine’ (2,1 million de copies), c’est l’un des albums métal les plus vendus de tous les temps au Royaume-Uni. L’elpee se serait appelé « War Pigs » si le label du groupe n’avait pas eu peur de l’impact négatif de ce titre aux Etats-Unis alors engagés en pleine guerre du Viêt-Nam. C’est donc « Paranoid » le titre du premier single qui sera retenu. « Paranoid » contient les titres les plus incontournables de la discographie du grand Sabbath : « Paranoid » et « War Pigs » bien sûr, mais aussi « Iron Man », « Fairies Wear Boots », « Electric Funeral », « Hands Of Doom ». Si, à l’époque, l’album est descendu par la presse, le public lui ne se trompe pas. « Paranoid » atteint la première position dans les charts anglais et la huitième aux Etats-Unis.

Interviewés tour à tour, Tony Iommi (Guitare), Ozzy Osbourne (Chant), Geezer Butler (Basse) et Bill Ward (Batterie) évoquent les débuts du groupe, leur passion pour les Beatles et le blues, le penchant de Butler pour les sciences occultes qui sera déterminant lorsqu’il faudra changer le nom original du groupe (Earth) en quelque chose de plus accrocheur : Black Sabbath. Iommi et Butler, instrument à la main, expliquent la genèse de certains riffs classiques. Fidèle à son habitude, l’ami Ozzy n’est pas avare en anecdotes amusantes. Ainsi, raconte-t-il qu’à la première écoute, le riff écrasant d’« Iron Man » lui avait fait penser à la démarche d’un ‘grand mec en fer’. Le futur classique du groupe aurait donc été baptisé « Iron Bloke » (mec en fer) avant de devenir « Iron Man ».

A celles des membres du groupe s’ajoutent les interventions de Tom Allom, alors ingénieur du son (NDR : ce dernier a été rendu célèbre par son travail de production sur une dizaine d’albums de Judas Priest). Allom, derrière les manettes de sa table de mixage, manipule les bandes originales de l’album (dont certaines sont différentes de la version définitive publiée) tout en évoquant les anecdotes de l’enregistrement. Henri Rollins (Black Flag, Rollins Band) joue le rôle du fan ultime du groupe expliquant pourquoi tel ou tel passage est génial. Pourquoi lui ? Mystère. Un musicien affilié à la scène métal aurait probablement été plus approprié.

« Classic Albums Series – Paranoid …The Definitive Authorised Story Of The Album » sort sous les formats Dvd et Blue Ray et dure approximativement 97 minutes. Ceux et celles que la langue de Shakespeare rebute pourront profiter des sous-titres en français, néerlandais, allemand, italien, portugais, japonais et espagnol.

« Paranoid » est l’une des pierres angulaires de l’histoire du heavy métal. Après lui tout sera différent. Un album de légende, tout simplement.

Black Sabbath

The Dio Years

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L’un des pères fondateurs du heavy métal s’apprête à entamer une tournée des festivals d’été, non pas sous son patronyme original, mais bien sous celui de « Heaven and Hell ». Pour célébrer cette reformation éphémère impliquant leur vieux complice Ronnie James Dio, Tonni Iommi et consorts nous invitent à redécouvrir l’essentiel des « Années Dio » sur cette compilation de 16 titres, dont trois inédits.

Renvoyé du Sab en 1979 pour ses excès divers, Ozzy Osbourne est remplacé un an plus tard par Dio, transfuge des fameux Elf et Rainbow. Grâce à la présence scénique redoutable et à l’organe vocal puissant du chanteur réputé pour sa petite taille –normal quand on a fait partie de Elf– Black Sabbath retrouve le succès en gravant le formidable « Heaven and Hell », en 1980 (disque de platine) et le brillant « The Mob Rules », l’album le plus violent de Sabbath. Ces deux opus seront magnifiés sur le double « Live Evil », en 1982. Dio entame ensuite une carrière solo exemplaire, enchaîne tournées sur enregistrements, et trouve le temps de rejoindre Black Sabbath en 1992, pour accoucher du satisfaisant « Dehumanizer ».

Manifestant une lourdeur oppressante à tous les étages, « The Dio Years » rassemble la crème de ce bout de chemin d’un des plus grands groupes de heavy de tous les temps sous la férule du père Dio. Un album qui s’écoute sans aucune lassitude ! Logique, il ne distille que de purs joyaux. Treize grands classiques non-remixés, sans oublier les trois titres bonus qui bouclent la rondelle. « The Devil Cried », « Shadow of the Wind », « Ear in the Wall » n’ont pas le panache d’un “Turn up the Night” ou d’un “Children of the sea”, mais force est de constater que RJ Dio, même s’il appartient désormais à la tranche des 3x20, a conservé une voix exceptionnelle, un organe dont son prédécesseur Ozzy ne pourrait plus se targuer aujourd’hui. Une compile majeure pour quiconque est passé à côté de cette période glorieuse du sabbath noir.