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La Flemme émerge comme un tourbillon coloré dans le paysage musical français, entraînant son public dans un univers où convergent des sonorités pop garage, des textures psychédéliques et une indéniable énergie nerveuse. Originaire de Marseille, ce groupe de…

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Lorsque Komodor rencontre Moundrag…

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Lloyd Cole

Guesswork

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Etonnant, alors que ses ex-Commotions, Blair Cowan et Neil Clark, ont participé aux sessions de son treizième elpee, Lloyd Cole a décidé de tâter de l’électronique. Pas une première, puisqu’il avait déjà mené quelques expérimentations en compagnie de Hans-Joachim Roedelius ou Wolfgang Seidel. Bien sûr, l’opus recèle encore quelques passages joués à la guitare, mais l’ensemble est dominé par les synthés, programmations et autres boîtes à rythmes. Lors des moments les plus atmosphériques, cette électronique emprunte à Tangerine Dream davantage qu’à Kraftwerk. On retrouve quand même ce sens mélodique bien caractéristique, la superbe voix de Lloyd, et quelques accès de guitare épars dispensés par Clarke, dans un style gémissant, sans doute inspiré de Robert Fripp. Et puis les textes introspectifs au cours desquels Cole nous entraîne dans les tréfonds de l’émotion et de l’expérience humaine. L’ensemble tient parfaitement la route, mais rien à faire, ce profil synth pop est un peu trop mollasson et ne convainc pas vraiment votre serviteur… M’enfin, tous les goûts sont dans la nature…

Lloyd Cole

Standards

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Il y a un bon bout de temps que Lloyd Cole privilégie le format acoustique, alors que flanqué de ses Commotions, il a connu ses heures de gloire (NDR : c’était au cours de la moitié des 80’s et du début des 90’s), en proposant une musique bien plus électrique. Pendant les 15 dernières années, il est revenu ponctuellement à ses premières amours, remontant même épisodiquement ses Commotions ou en compagnie des Negatives, mais sans jamais recouvrer son succès d’antan.

Pour enregistrer son nouvel opus, « Standards », il a reçu le concours de quelques pointures, dont le drummer Fred Maher (Lou Reed) et Matthew Sweet ainsi que de Joan As Police Woman. Sans oublier son fils, Will. En fait, le goût de l’écriture lui est revenu, alors qu’il avait été invité à rédiger la chronique de l’album « Tempest » du Zim.

Découpé en 11 plages, l’elpee a été mis en forme par Cole, alors que le mixing a été confié à Olaf Opal, un producteur allemand. Un œuvre qui renoue avec la fée électricité, mais dans l’esprit de Lloyd, c’est-à-dire sans jamais négliger le sens mélodique. On retrouve, bien sûr, sa voix énigmatique et chaleureuse et puis quelques titres de country rock (« No track », « It’s late »), sans oublier l’une ou l’autre ballade (« Myrtle & Rose », « Silver lakes ») ; mais en général, les compos libèrent un son vintage réminiscent de « Rattlesnakes ». Et c’est ici que se situe la bonne surprise. Depuis la cover de John Hartford, « California Earthquake » à un « Opposite days » hanté par Television, le plus vintage « Blue like Mars » (NDR : ces orchestrations !) en passant par le très 70’s « Women’s studies ». « Period piece » et le final « Diminished ex » lorgnent, en outre, vers la ‘big music’ des Waterboys ; même la voix de Cole emprunte les inflexions de Mike Scott. Une bonne surprise !

 

Lloyd Cole

Cleaning out the ashtrays (sampler)

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C’est bien de vider les cendriers, mais il n’y avait que 10 clopes dans le paquet, sur les 59 promises. Bref, si Lloyd Cole vient de sortir un box de 4 cds réunissant démos, flip sides, raretés, inédits et covers (NDR : entre autres de Leonard Cohen, Lou Reed, Kris Kristofferson, Burt Bacharach et Marc Bolan), le sampler se limite à dix titres. Sympa à écouter dans sa voiture, mais insuffisant pour pouvoir se faire une idée exacte du contenu.

Lloyd Cole

Antidepressant

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Si on ne compte ni les compiles, ni les albums commis en compagnie des Commotions ou des Negatives, “Antidepressant” devrait être le huitième opus de Lloyd Cole. Un disque pour lequel il a reçu le concours épisodique de quelques amis, dont Neil Clarke l’ex-guitariste de ces fameux Commotions, un arrangeur de cordes, un bassiste et deux ex-Negatives pour les backing vocaux. C’est tout. Car Lloyd a pratiquement tout assuré seul. Même les bruitages électroniques (NDR : voir à ce sujet l’interview qu’il nous a accordée tout récemment). Découpé en onze plages, « Antidepressant » nous plonge au sein d’une ambiance tendre, mélancolique, paisible, une ambiance bien sûr entretenue par le baryton chaleureux, sensuel, intimiste de Cole. Privilégiant l’esthétisme, Lloyd n’en épingle pas moins l'actrice américaine Scarlett Johansson dans « Woman in a bar » ou la série ‘Six feet under’ sur le titre maître. Certaines compos (« New York City sunshine », « Rolodex incident », « I did’nt see it coming ») renouent (involontairement ?) avec le mouvement postcard (NDR : souvenez-vous des Pastels et surtout d’Aztec Camera), à moins que ces morceaux ne soient tout simplement hantés par le spectre d’Al Stewart (« How wrong can you be ? »). A cause de la guitare jouée en picking, dispensant des sonorités presque hispaniques. Deux titres émargent cependant à la country. Tout d’abord l’allègre « Every song » et puis « Travelling light ». Dépeignant les rêves du Nouveau Mexique, cette dernière aurait d’ailleurs pu figurer dans le répertoire de feu Johnny Cash. Bref, un très bel album auquel il manque peut-être un single potentiel…

Lloyd Cole

The negatives

Écrit par

Difficile de comprendre pourquoi un musicien aussi talentueux ne rencontre qu'un succès si confidentiel. Difficile de comprendre comment une musique aussi agréable à l'oreille est si peu diffusée sur les ondes radiophoniques. Serait-elle à ce point intelligente pour effrayer les programmateurs de ces stations ? Les lyrics de Cole, teintés d'humour et parfois même de cynisme, ont beau faire très souvent référence à la littérature, cette excuse, me semble-t-il un peu légère, surtout si elle émane de la bande FM. Oh bien sûr, flanqué des Commotions, il a bien gravé trois elpees devenus légendaires. Qui ne se sont pas pour autant traduits en tunes. Et sa carrière solo, volontairement plus accessible, n'a finalement et paradoxalement, débouché que sur une nouvelle chute de popularité. C'est vraiment à ne rien y comprendre. Personnellement, découvrir un nouvel album de Lloyd a toujours été un réel plaisir. Et je ne m'en cache pas pour le dire.

" The negatives " m'a donc plu. Beaucoup plu. Simplement parce que son mélange de cordes électrique et acoustique fait à nouveau merveille. Et si les inévitables ombres de Television et du Velvet planent sur cet opus, donc des Commotions, elles sont ici rejointes par celles plus " postcard ", d'Aztec Camera voire d'Orange Juice. Et tout au long des onze fragments de cet opus, Lloyd parvient, avec le concours de Stephen Street (le producteur de ses débuts) aux manettes, à préserver ce fragile équilibre entre intensité et esthétisme. A nous envoûter par ces mélodies empreintes de charme, de subtilité et de confidence qu'il caresse de son timbre vocal tellement chaleureux et profond. Et si un filet de synthé ou une bruine d'arrangements symphoniques viennent, de temps à autre, rafraîchir l'une ou l'autre chanson, c'est pour mieux communiquer ce sentiment de mélancolie douce-amère, capable de vous toucher l'âme…

 

Lloyd Cole

Love Story

Imaginez-vous un peu à l'écart du monde. De la civilisation. Dans un chalet. En plein hiver, occupé à feuilleter un album de photos souvenir devant un feu de bois... C'est un peu la sensation que nous avons ressenti en écoutant le nouvel album de Lloyd Cole. Beaucoup d'émotion, mais des émotions intenses, mélancolique, nostalgiques, parfois même pudiquement teintées d'humour. Douze chansons de pop mélodique que Lloyd interprète d'une voix légèrement usée qui se brise dans l'emphase rauque d'un mot caustique. Douze chansons à l'instrumentation feutrée, à l'équilibre esthétique jamais pris en défaut, qui renouent avec la grâce et l'élégance des Commotions. Douze chansons très inspirées qui semblent naviguer dans des eaux sonores fréquentées au confluent des Silencers, de Chris Isaak, de Chris Bailey et de Perry Rose.

 

Lloyd Cole

Bad Vibes

Nous pensions sincèrement que cet artiste écossais (Glasgow) avait perdu le feu sacré depuis la séparation de ses Commotions, en 1989. Pas que ses albums étaient de mauvaise facture. Mais trop prévisibles, ils calquaient trop leur profil sur son chef d'œuvre "Rattlesnakes". Même ses racines insulaires, il avait fini par les sacrifier sur l'autel du rock yankee mélancolique. Faut dire que son exil à New York n'a rien fait pour arranger les choses. Une situation entretenue par les différents contacts que Lloyd a multiplié auprès des musiciens du coin. "Bad Vibes" opère cependant un virage à cent quatre-vingt degrés. Hormis le titre qui ponctue le disque, il fait la part belle au pop insulaire. Délicat, soigné et rafraîchissant il épouse le profil scintillant, félin, troublant d'un House Of Love, tout en lorgnant dans le jardin mélodique des Beatles. Superbe!+