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Mogwai

Special Moves

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Bien que fondé en 1995, Mogwai est aujourd’hui considéré comme un groupe culte. Sur la scène post rock, ce sont même des vétérans. Leur son unique, leur personnalité ainsi que leur créativité leur a permis de drainer un contingent impressionnant de fans. Et puis, ils ont tracé la voie à un style qui a fait de nombreux émules. Ils semblaient avoir atteint leur apogée discographique, lors de la sortie de leurs « Peel Sessions », en 2005 (« Government Commissions »). Cependant, il est quand même surprenant de constater que ce « Special Moves » constitue seulement leur premier album live ! Un film accompagne les morceaux et celui-ci s’avère être bien plus qu’un simple argument de vente ; car la musique de Mogwaï est par définition ouvertement cinématographique. Et s’inscrit dans l’ordre du pur ressenti. La meilleure méthode pour apprécier un concert de Mogwai, n’est-elle pas de simplement fermer les yeux et de suivre le film créé par notre imagination ? La vidéo intitulée « Burning », réalisée par Vincent Moon et Nathanaël Le Scouarnec, plonge les compos de Mogwaï dans un New-York sombre, proche de l’univers de Martin Scorcese. Ce mini-thriller en noir et blanc colle à merveille à la musique du groupe et particulièrement à certains titres comme « I’m Jim Morrison, I’m Dead », « Batcat » ou « Like Herod’s ». La vidéo a été immortalisée en 2009, au Music Hall de Williamsburg, à Brooklyn, tout comme les chansons de « Special Moves ».

Les 11 morceaux s’érigent donc en sorte de ‘Best of’ (au moins une chanson est extraite de chacun de leurs 6 albums, mais jamais plus de deux !) ; de quoi vous inciter à aller les applaudir en ‘live’, au cas où vous n’auriez jamais eu l’opportunité de vivre un tel moment. « Special Move » constitue également un point d’ancrage idéal pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas leur univers sonore en constante évolution : tour à tour cataclysmique, esthétique ou empreint d’une grande sérénité.

Mogwai

The Hawk Is Howling

Écrit par

Retenu par plusieurs publications et autres webzines comme l’une des meilleures œuvres de l’année 2008, « The Hawk Is Howling », la sixième œuvre de Mogwai, est effectivement de celles que l’on souhaiterait avoir écouté en temps et en heure pour les tops de fin d’année. Une critique dithyrambique s’impose donc. Histoire de se racheter. Précédé par le single « Batcat », mariage retentissant du Post-rock et du Heavy Métal, « The Hawk Is Howling » est une collection de dix morceaux qui marque un retour aux sources. Les Ecossais ont par ailleurs opté pour la production d’Andy Miller qu’ils avaient délaissés durant une bonne décennie. Entre morceaux éthérés et tourmentés, cette nouvelle brochette irréprochable est un cadeau inespéré pour les fans de la première heure. Il concilie en effet la splendeur de « Young Team », l’intensité de « Rock Action » et l’ambition de « Happy Songs For Happy People » tout en se débarrassant des défauts de « Come On Die Young » et des mimiques adoptées sur les plus récents « Mr. Beast » et « Zidane : A 21st Century Portrait ».

Mogwai se réinvente également à travers des morceaux plus singuliers, tels que « The Sun Smells Too Loud », « Daphne And The Brain » ou l’émouvant « Scotland’s Shame ». Une écoute prolongée de « The Hawk Is Howling » révèle une subtilité encore plus prononcée qu’auparavant dans le travail de la formation. Le quintet est parvenu à se surpasser et éradique les pyrrhonismes engendrés par un « Mr. Beast » qui avait divisé fans et critiques. Mogwai a donc recouvré son grade de premier de classe. Une position parfaitement méritée.

 

Mogwai

Government Commissions – BBC Sessions 1996-2003

‘Ladies & Gentlemen, Mogwai’ : sous des tonnerres d’applaudissements, John Peel annonce l’entrée en studio du groupe qui, fin des années 90, a donné au post-rock épique ces premières heures de gloire. Aujourd’hui Peel est mort, et c’est sans doute la raison pour laquelle les Ecossais publient cette compile : en hommage. Et il est magnifique, puisqu’on retrouve sur ce disque le meilleur de Mogwai, bref du Mogwai en live. Beaucoup d’intensité, et de l’adrénaline : c’est ce qu’on préfère chez Mogwai, surtout quand elle surgit au coin d’un riff abasourdi, d’une note en suspension. Certes, la formule aujourd’hui est connue de tout le monde (au hasard : Shipping News, Mono, Explosions in the Sky, Dreamend, Sweek, Migala,…), mais elle reste dans le chef de Mogwai d’une étonnante fraîcheur, d’une surprenante intensité. Avec des titres comme « Like Herod », « Kappa » et « Superheroes of BMX », les Anglais restent quand même les vrais champions en la matière. John Peel, sans doute, n’aurait pas dit le contraire. Ecouter cette compile, c’est comme prier pour lui.

Mogwai

Rock Action

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Revoilà nos petits amis de Mogwai. Faut dire que chaque nouvelle sortie de ce groupe provoque l'émoi au sein de toute la scène noise/indie. Après un ep sorti en 1999, "Rock Action" est le véritable album consistant depuis "Come on die young". Bon, Mogwai ne révolutionne plus grand chose à l'heure actuelle. Imperturbable, il continue de tracer sa route. Peu de différences notables tout au long de ces 8 plages : les guitares vont toujours crescendo, les voix, de plus en plus présentes et piochées entre autres chez David Pajo (Aerial M), renforcent le côté mélancolique. Soulignons cependant l'apport non négligeable de cordes et une touche discrète, mais clairement audible, d'électronique. Deux titres tirent leur épingle du jeu ("You don't know Jesus" et "2 Rights make 1"), dans la pure tradition du band. Le reste demeure du Mogwai bon crû, peut-être plus accessible dans le format et la limpidité des structures que par le passé. Faut dire qu'aujourd'hui un groupe comme Godspeed You Black Emperor ! pousse bien plus loin les limites du genre. Maintenant pour ceux qui recherchent plus de spontanéité et moins d'intellectualisme, Mogwai reste en tête. Si vous avez également l'occasion de jeter une oreille à une formation du nom de Nought, ne vous privez pas....

 

Mogwai

Young team

Si à l'origine, cet ensemble glaswegien avait un net penchant pour la musique underground US. Celle de Sonic Youth et de Slint, en particulier, il faut reconnaître que leur nouvel album a pris une toute nouvelle orientation. Plus extatique, à l'instar de Labradford, plus psychédélique dans l'esprit de Spacemen 3 et surtout plus noisy. Dans la lignée de My Bloody Valentine. Encore, que parfois, lorsque l'électricité devient franchement luxuriante, c'est plutôt du côté du prog rock de King Crimson circa " Lark's tongues in aspic ", que nous lorgnons. Peu de vocaux sur leurs compositions, à la limite quelques chuchotements, Mogwai privilégiant les longues périodes atmosphériques, paysages sonores au sein desquels les envolées de guitare immaculées de Stuart Braithwite déversent tantôt tout leur spleen, tantôt toute leur fureur; en résumé, toutes leurs émotions...