Dorian Sorriaux croit au changement…

Guitariste-chanteur dans l’univers du psyché/folk, Dorian Sorriaux a sévi comme guitariste au sein du groupe suédois Blues Pills. Il s’émancipe en explorant de nouveaux univers musicaux, et notamment à travers un folk plus acoustique et des textes plus…

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TTC

Bâtards Sensibles

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Après une première plaque qui a plus séduit le public rock que le fan moyen de hip hop, les dingos de TTC reviennent enfoncer le clou. Esprit punk, innovations soniques et ambiances paranoïaques sont au menu de ce disque extrême. Comme son titre l’indique, cet opus oscille entre les moments sensibles ou réfléchis (« Le chant des hommes », « J’ai pas sommeil », « Bâtard sensible ») et d’autres plus crus ou ‘grande gueule’ qu’on ne risque pas d’entendre souvent sur les radios (« Du sang sur le dancefloor », « Dans le club », « Catalogue », « Rap jeu », « Girlfriend »). La constante procède du radicalisme musical appliqué aux chansons : un mélange d’électronica (dans le style du label WARP), de gros beats qui semblent sortir d’un vieux disque rap du début des années 80 et de scratches inventifs. Une approche musicale qui rappelle Anti Pop Consortium, à la différence près que les Français sont beaucoup plus directs et moins cérébraux que leurs homologues américains. Une plaque pas toujours facile à écouter (les flows des Mc’s sont un peu répétitifs) mais qui recèle tellement d’idées et de moments vraiment touchants (oui oui !) qu’elle rachète largement le côté parfois indigeste de l’entreprise.

TTC

Ceci n’est pas un disque

Du rap pour givrés. TTC n'a pas sa langue dans sa poche, d'ailleurs on se demande encore ce qui s'est passé après avoir introduit ce CD dans le lecteur. " Ceci n'est pas un disque ", assurément… C'est mieux. C'est drôle, virevoltant, bien foutu, inventif, et totalement barjo. L'un des trois lascars de ce groupe de " hip hop ", Teki Latex, rappe comme le personnage d'un dessin animé, sa voix suraiguë soulignant davantage l'absurdité des textes. Quoique pas si absurdes : " De pauvres riches " parodie les fils à papa bourgeois qui écoutent NTM pour " faire cool ", " Pollutions " est le premier morceau rap écolo, " Toi-même " s'en prend aux rentiers du hip hop français, de l'Internationale marseillaise aux gangsta-fumistes en tous genres… Les paroles, parfois ridicules, souvent tordantes, dissimulent en fait un à-propos d'une intelligence rare. Parfois pas loin d'une écriture automatique à la Dada, débitées à la vitesse v-v', elles nous renvoient l'image de rappeurs fous mais la tête sur les épaules, sorte d'enfants de la télé qui n'auraient pas peur d'aller à contre-courant du rap dominant. C'est déjà un exploit ! Ca l'est davantage si l'on écoute bien le tapis sonore sur lequel le trio rappe à s'en décrocher la mâchoire : samples costauds, beats ingénieux et salaces… TTC n'est pas seulement un gang de rimeurs adroits, c'est aussi un posse d'admirables bidouilleurs de sons. Preuve à l'appui : sur " Pas d'armure, Dose One " de cLOUDDEAD, autre groupe défricheur, tchatche sur une rythmique d'enfer, et en français s'il vous plaît… Si Lewis Carroll était encore vivant, sûr qu'il écouterait TTC… En tout cas, nous, on y retourne !