Sages Comme Des Sauvages face à l’obsolescence programmée…

« Répare ou Pas », premier single issu du troisième album de Sages Comme Des Sauvages est un hymne en forme de question. On le répare ou pas ? Face à un monde plein de vices de fabrication et de malfaçons, le duo se demande si ça vaut encore la peine de…

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Malice K sur les ondes…

Malice K est un artiste né à Olympia, WA, et basé à Brooklyn, dont la palette sonore est composée d'alt 90s et de lyrisme effronté, créant une rare fusion de pop rock indie décalé. Ancien membre du collectif d'artistes Deathproof Inc, il s'est forgé une…

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The Libertines

The Libertines

Il est là, on ne l’attendait plus : après deux ans de bourlingue destroy pendant lesquelles Carl Barât et surtout Pete Doherty auront davantage alimenté les colonnes ‘faits divers’ que celles des chroniques musicales, le voilà, ce deuxième album tant attendu. Et c’est un chef-d’œuvre, sans doute le ‘meilleur deuxième album’ de tout ce revival garage qui commence à sentir la vieille chaussette. « The Libertines », tout simplement, parce que rien ne sert d’en rajouter : Pete Doherty s’en est suffisamment pris sur la gueule, et puis c’est un titre qui résume bien le propos de ce disque de feu et de larmes, de colère et d’amour. Un disque autobiographique pour ces deux faux frères que même la drogue, les coups, les cambriolages, la prison, ne sépareront jamais : « How we’d love to keep it together », chante Barât sur la chanson d’ouverture, « Can’t Stand Me Now », un classique instantané, de ceux qu’on n’oublie pas de si tôt. Doherty table sur la chance, parce que parfois elle peut sauver (« … hope our luck is never ending »). Du naufrage. Du mauvais disque. Et Dieu sait si ce disque est bon, du début à la fin : en même pas 40 minutes, il déclasse même son prédécesseur au rang des tueries rock’n’roll de ces cinq dernières années. Il y a tout sur cet album : de la joie, de la tristesse, de la déconnade, de la mélancolie, du bruit, de l’allégresse, bref de la vie, brûlée par les deux bouts mais tellement belle qu’on en veut toujours plus. Quatorze titres, autant de tubes : des brûlots punk « Arbeit Macht Frei » et « The Saga » aux ballades magnifiques « The Man Who Would Be King » (la suite de « Tell The King » ?) et « Road To Ruin ». Et puis il y a ces sing-along façon sixties (le « shoop shoop, shoop doo lang a lang » du frétillant « What Katie Did »), qui donnent envie d’embrasser les filles dans la rue et de sourire de toutes ses dents, même en pleine tourmente. A la fin, les Libertines se demandent ce que leurs rêves sont devenus (« What Became Of The Likely Lads ») : on espère qu’il leur en reste, parce que ce serait dommage que cet album soit leur dernier. Pour l’instant, Pete Doherty ne donne plus signe de vie… Jusqu’à nouvel ordre. Et qui sait ce qui va se passer ! C’est l’histoire d’un groupe qui ‘voulait être roi’. Leur trône les attend, parce qu’une chose est certaine : ce disque est digne des plus grands (The Clash, The Smiths ?). Que tous ceux qui aiment le rock’n’roll se lèvent, car nous parlons bien ici… d’un authentique classique.

The Libertines

Up The Bracket

The Libertines. Un nom plein de sous-entendus. Qui rime avec cyprine, mais pas avec déprime. C'est que la musique de ces quatre lascars de Liverpool suinte le sexe, la drogue et le rock'n'roll. Pour du vrai, cette fois. " La réponse anglaise aux Strokes ", titrait le NME il y a quelques semaines, comme si ces quatre furibards avaient des points communs avec l'attitude BCBG (lisez CBGB) des collégiens new-yorkais, gosses de riches et belles gueules. Car Barât et Pete Doherty, les deux guitaristes-chanteurs, pourraient aussi bien reléguer les deux frères Gallagher au rang d'enfants de chœur, les excès en tous genres étant - déjà - devenus leur marque de fabrique. " Cool as fuck ", diront certains. De fait, les Libertines ont non seulement la classe, mais aussi les chansons. " Up The Bracket " énervé, malgré son aspect parfois brouillon, est une sacrée claque, dans la gueule de tous les prétendants rock'n'roll 2002. Premiers de leur promotion, les Libertines bousculent leurs copains de classe de podium, sans manières ni politesse. Tout au long de ce " Up the Bracket " énervé, ils arpentent les sommets, laissant quelques miettes aux concurrents (The Music en tête), le regard fier et la moue revancharde. Pas cons, en plus, puisqu'on sait les jeunots fans de bonne musique british, de Jam aux Clash (Mick Jones à la prod !) en passant par les Smiths. On aurait pu craindre le pire : un énième groupe de rock micheton, au chanteur à rouflaquettes balançant des hymnes gras du bide pour ados attardés. Eh ben non : The Libertines en jette, comme leurs chansons, décharges furieuses de larsens et de stupre. " Up The Bracket ", peut-être l'album rock de l'année. " Cool as fuck ", c'est clair.