Le dernier combat de Malween…

Malween est le projet emmené par Julien Buys, auteur, compositeur et interprète, originaire de Nantes. Julien a quitté le monde de la finance, sans regret, en 2017 pour devenir comédien voix-off le jour et chanteur/guitariste a sein de différents projets…

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of Montreal

Lousy with Sylvianbriar

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Un an après la sortie du pénible « Paralytic Stalks », un disque caractérisé par deux longues expérimentations pas vraiment passionnantes, expérimentations qui avait légèrement entamé notre foi que l’on croyait pourtant inébranlable en Kevin Barnes, nos doux allumés d’Of Montreal reviennent aujourd’hui chargé de biens meilleures et accessibles intentions…

« Lousy with Sylvianbriar » (ce titre !), le 12ème album de la bande d’Athens, épouse cette fois la noble ambition de divertir ses auditeurs. La pop psyché d’Of Montreal se rappelle à nos bons souvenirs dès l’introductif « Fugitive Air » qui lorgne vers l’univers des Beatles. D’autres morceaux auraient pu figurer au répertoire de Supergrass lorsque la formation d’Oxford était au sommet de son art (« She Ain’t Speakin’ Now ») ou celui des petits nouveaux Foxygen (« Belle Glade Missionaires »). Le tout est parsemé d’incursions country –cependant toujours psyché– destinées à dérider l’ensemble (NDR : « Amphibian Days », trituré à coups de pedal steel). Sans aucun doute l’album le plus simple et allègre du groupe qui, s’il n’atteint pas la quintessence d’« Hissing Fauna, Are You the Destroyer », renoue avec les hauteurs des fulgurances pop chères à Of Montreal, tout en nous réservant son lot de lyrics torturés comme en raffole Kevin Barnes.

Vu le potentiel scénique des Américains, je vous conseille vivement d’aller les applaudir au Trix à Anvers, le 15 février prochain!

 

of Montreal

Paralytic Stalks

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Constamment la tête dans les étoiles, les doux-dingues d’of Montreal sont de retour sur terre, deux ans après les divagations irrésistiblement pop-funk et R’n’B d’un « False Priest » trusté de tubes. Jamais à court d’idées, la joyeuse bande menée par Kevin Barnes a, cette fois, décidé de lorgner vers un univers résolument psyché et progressif. Un nouveau changement de cap ! Et ce n’est pas une réelle surprise, car depuis 1996, le groupe d’Athens (Géorgie) n’en a jamais fait qu’à sa tête…

« Paralytic Stalk » est peut-être leur album le plus ‘ambitieux’ à ce jour et rejoint en ce sens la démesure d’« Hissing Fauna… are You the Destroyer ? », mais sans sa salvatrice instantanéité pop toutefois. Les morceaux sont denses et riches ; et le groupe continue à puiser son sens mélodique au cœur des 80’s sans pour autant négliger les influences ‘space-pop’ chères à un David Bowie sous acide. Un constat flagrant tout au long de l’épopée « Gelid Ascent ». D’ailleurs le début de l’opus a de quoi enthousiasmer : entre le single « Dour Percentage », caractérisé par ses interventions de saxos et de flûte, « Wintered Debts », chanson d’amour contrariée et presque douce, qui démarre dans le style d’Elliott Smith pour s’achever dans celui de Steve Reich, et « Ye, Renew the Plaintiff », atteint d’une folie à tiroirs de. of Montreal démontre ici que son degré d’inspiration et d’originalité flotte bien au-dessus de la moyenne. Malheureusement, le climat se gâte, en fin de parcours, lorsque la formation décide de s’aventurer dans la pop expérimentale. Celle au sein de laquelle excelle Sufjan Stevens. Or les compos de Barnes n’ont pas son évidence mélodique. Les deux derniers titres comptabilisent 20 minutes d’exploration bruitiste et avant-gardiste. Pas vraiment utile et finalement lassant, même si la démarche peut s’avérer audacieuse. Dommage ! Car limité aux 7 premiers titres, ce disque aurait révéler un Ep de toute beauté. 

Impressionnant lors de ses concerts, l’ensemble aussi fantasque que flamboyant américain se produira ce 21 avril, à l’Orangerie du Botanique.

 

of Montreal

False Priest

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Bonne nouvelle : Kevin Barnes a toujours l’esprit en ébullition. Donc pas de panne sèche, malgré le relatif succès des deux derniers albums de son groupe. Tout d’abord le génial « Hissing Fauna, Are You the Destroyer ». Ensuite le tout aussi délirant « Skeletal Lamping ». Premier bémol, si « False Priest » est très réussi, il n’épouse pas la forme psychédélique optimale de l’avant-dernier elpee, publié en 1997. Et seconde observation : il est davantage dansant, mais moins rock que son tout dernier. En fait on a souvent l’impression que l’expression sonore du nouvel opus emprunte très souvent un profil disco réminiscent du « Midnite Vulture » de Beck (« You Do Mutilate ? ») A moins qu’il ne soit hanté par l’esprit de Prince. Ce qui n’empêche pas Barnes de continuer à expérimenter. De véhiculer une idéologie toujours aussi punk et débauchée (« Girl Named Hello »), de tâter du funk (« Godly Intersex »), du rock (« Coquet Coquette ») et surtout de la pop. Bref, de se garder continuellement ses méninges en éveil, à l’instar de l’image de la pochette de ce disque, qu’il a personnellement imaginée. Le dixième long playing d’Of Montreal creuse en profondeur le sillon de la pop, mais aussi du r&b (NDR : pensez à Parliament et Funkadelic). Kevin y échange même quelques duos. En compagnie de la nouvelle diva de la soul, Janelle Monae sur les très réussis « Our Riotous Defects » et « Enemy Gene ». Ainsi que de la petite sœur de Beyonce, Solange (dont Kevin Barnes a d’ailleurs produit le dernier album), sur le très explicite et boogie « Sex Karma ».

« False Priest » est un album riche, voire kaléidoscopique. Ce qui explique pourquoi il nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Un disque qui a bénéficié de la mise en forme du formidable producteur, Jon Biron. 

of Montreal

Skeletal Lamping

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L’extravagant Kevin Barnes et ses cinq joyeux drilles n’ont pas chômé. Un peu plus d’un an après avoir concocté un « Hissing Fauna, Are You the Destroyer ? » unanimement acclamé par la presse et les fans, of Montreal présente un neuvième recueil encore plus surprenant, décalé et hétéroclite. Moins accessible que son précédent opus, « Skeletal Lamping » s’apprivoise lentement mais sûrement, les quinze morceaux de la plaque formant un cocktail très disparate de rock, noise et de pop, souvent mâtiné de funk et de R’n’B. of Montreal se joue une nouvelle fois des conventions. Kevin Barnes dirige ses admirateurs vers la piste de danse (« For Our Elegant Caste », « ID Engager », « An Eluardian Instance », l’excellent « Gallery Piece ») pour ensuite les mitrailler de riffs assourdissants (« Nonpareil Of Favor ») avant de les ensorceler au son de ballades analgésiques (« Touched Something’s Hollow », « Death Isn’t A Parallel Move »).

A l’image de la personnalité de leur interprète, les mélodies complexes ainsi que les textes hédonistes et subversifs de « Skeletal Lamping » s’enchaînent d’une traite, ne laissant aucun espace à une quelconque réflexion. Le nouveau kaléidoscope des Ricains de of Montreal s’écoute donc d’un bloc. Et si l’impression d'entendre une quinzaine de recueils différents en l’espace d’une heure peut parfois s’avérer imbuvable, le savoir-faire de la formation permet à la formule de fonctionner si naturellement que l’ensemble paraît presque cohérent. « Skeletal Lamping » s’adresse donc avant tout aux fans et aux amateurs de défis auditifs.

 

of Montreal

Kissing fauna, are you the destroyer

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Of Montreal appartient au collectif Elephant 6, une écurie particulièrement branchée sur tout ce qui touche au néo-psychédélisme et au sein de laquelle on retrouve notamment Beulah, Olivia Tremor Control, Apples In Stereo, Elf Power, et sévissait l’énigmatique autant que remarquable Neutral Milk Hotel. Kevin Barnes est la figure de proue de cette formation géorgienne (d’Athens, très exactement).

« Hissing fauna, are you the destroyer ? » constitue le onzième album d’Of Montreal, un disque semi-autobiographique enregistré en deux phases. En fait, Kevin et parti vivre, en 2004, quelque temps en Norvège. Il y accompagnait son épouse et sa fille. Apparemment, ce nouvel environnement ne lui convenait pas, puisqu’il a rompu avec sa femme et est entré dans une profonde dépression, proche de l’aliénation mentale. C’est pourtant à cette époque, qu’il a écrit la première moitié des titres de cet opus. Des compos naturellement empreintes de désespoir et de cynisme (les lyrics !) Puis, le couple s’est réconcilié et, c’est dans cet état d’esprit qu’il a concocté la seconde partie de l’œuvre. Si Of Montreal émarge au psychédélisme, alors on peut le qualifier de psychédélisme baroque. Parce que cet elpee laisse transparaître une multitude d’autres influences. Glamoureuses, tout d’abord. Et on pense ici en particulier aux Sparks, à Bowie et même à Todd Rundgren. Funkysantes. Mais dans l’esprit de Prince. Des caractéristiques accentuées par le falsetto de Barnes. Parodiques. Pensez à Gruppo Sportivo. Et puis électro dark wave. Atteignant presque les 12 minutes, un titre comme « The past is a grotesque animal », pièce centrale et maîtresse de l’elpee, est digne du « Blue Monday » de New Order. Remarquable !

Enfin, on ne peut passer sous silence le digipack qui s’ouvre comme une fleur de lotus et laisse alors apparaître de superbes mandalas kaléidoscopiques. 



of Montreal

If he is protecting our nation … who is protecting big oil, our children

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Il paraît que le psychédélisme est mort. Enfin, c'est ce que déclarent certains musiciens. Donc, of Montreal n'existe pas et n'a pas commis une dizaine d'albums. Ni participé à la confection d'une volée de projets compilateurs. Et bien non, le psychédélisme est toujours bien vivant. Parfois sous une forme hybride, parfois revivaliste, parfois encore électronique ; mais en général, il végète au sein de l'univers underground. of Montreal, c'est avant tout le chanteur/guitariste/compositeur Kevin Barnes. Et son groupe, un projet à géométrie variable dont les multiples changements de line up ont été accélérés, lorsque Kevin a décidé de déménager à Athens, en Georgie. " If he is protecting our nation … .who is protecting big oil, our children " n'est pas un nouvel elpee, mais un recueil de covers (dont le " Friends of mine " des Zombies), de flip sides, de raretés, d'inédits et de fragments qui, jusqu'à présent, n'avaient été gravés que sur des compilations consacrées à différents groupes ou artistes. Fruit de multiples influences (sixties, prog, folk, électriques et électroniques), le psychédélisme d'of Montreal se révèle particulièrement surprenant. Parfois on pense à Syd Barrett, aux Beatles circa " Magical Mystery Tour ", à Gorky's Zygotic Mynci, à Super Furry Animals ou encore aux Beach Boys millésimés " Pet Sounds ". D'autant plus que les mélodies sinusoïdales, vertigineuses, reposent sur des harmonies vocales aussi limpides que sucrées. Mais le tout est éclaboussé de vaudeville, de prog (Gentle Giant ? Le Genesis sous l'emprise de l'Archange Gabriel ?), de rock indie, d'humour sombre et de lyrics politiques. Sur cette compile, of Montreal nous réserve également quelques moments d'égarements contrôlés. A l'instar du cabaret " Head pops up like a periscope ", d'un pastiche d'"Always Look on the Bright Side of Life " des Monty Python épinglé à travers " There is nothing wrong with hating rock critics ", d'une chanson consacrée à Chan Marshall, la chanteuse de Cat Power (" Inside a room full of treasures a black pygmy horse's "), et d'un ragtime intitulé " Mapple licorice ". Etonnant !