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Malice K sur les ondes…

Malice K est un artiste né à Olympia, WA, et basé à Brooklyn, dont la palette sonore est composée d'alt 90s et de lyrisme effronté, créant une rare fusion de pop rock indie décalé. Ancien membre du collectif d'artistes Deathproof Inc, il s'est forgé une…

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AaRON

Retour dans l’AaRONdissement de Lille…

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Le concert d’AaRON, programmé par l’Aéronef, ce mardi 23 février 2016, affiche complet depuis des mois. Tout fraîchement revenu de Montréal, le duo pop français défend son troisième album et semble très heureux de retrouver cette salle après 5 ans d’absence dans la métropole lilloise. Au cours du set, Simon va d’ailleurs glisser cette phrase : ‘Il y a des dates que nous attendons parfois plus que d'autres, celle-ci en fait partie’...

Le supporting act est assuré par Blondino. De quoi satisfaire les quelques fans de cette formation qui s’étaient probablement déplacés rien que pour leurs favoris. Dommage que cette première partie ne soit plus assumée par Camp Claude, comme en début de tournée, baptisée ‘We Cut The Night tour’.

Après un petit intermède d’une demi-heure, AaRON (NDR : pour ‘Artificial Animals Riding on Neverland’) monte enfin sur le podium. Et attaque immédiatement le spectacle par l’hypnotique, envoûtant même, « Magnetic Road ». Excellent choix d'introduction qui permet de contrôler progressivement la mise en place des différents éléments du show.

Dont la set list va osciller entre morceaux empreints de douceur et de poésie et titres beaucoup plus electro et par conséquent dansants. Faut dire que les hits du band avaient déjà subi, lors de leur passage au Grand Mix de Tourcoing, en mai 2015, un relookage plus technologique (voir compte-rendu ici)

« Arm Your Eyes » et « A Thousand Wars » nous entraînent dans une atmosphère extrêmement mélancolique, avant que Simon et Olivier –dont la ressemblance physique est de plus en plus frappante– ne se réservent un duo sur « U-turn », compo que les deux complices maîtrisent à la perfection, en profitant même pour célébrer une forme de communion fraternelle…

L’auditoire commence à entrer dans le concert et se réveille à partir de « Blow », disposition qui se confirme tout au long de « Seeds of Gold », plage issue du deuxième elpee, « Bird in The Storm ».

Le chanteur suscite alors la réaction du public en lui accordant un espace afin de reprendre certaines paroles en chœur (NDR : ‘C’est à vous !), marque le tempo et se balance de droite à gauche (NDR : ou de gauche à droite, selon); une technique qui permet d’établir une belle interactivité entre le groupe et la foule. Pourtant, on sent le combo quelque peu fatigué ; mais son bonheur de retrouver cette scène, notamment à travers le comportement de Simon, finit par devenir contagieux.  

En rappel, AaRON va nous réserver quatre titres énergiques : « Blouson Noir », « Shades of Blue », « Little Love » et « The Leftovers » ; de quoi plonger la fin de soirée dans une ambiance dansante…

Quoique ravis, les 2 000 spectateurs avaient pourtant un goût de trop peu en sortant de l’Aéronef, dont la configuration colle moins bien aux climats mélancoliques, voire ténébreux, au sein desquels certaines chansons du band hexagonal sont susceptibles de baigner… 

(Organisation : A gauche de la lune)

Pour la section photos, c’est ici

 

 

 

AaRON

En toute intimité ou presque…

Écrit par

Dans le cadre d’une mini tournée baptisée ‘We Cut The Night Tour’, AaRON s’est produit ce dimanche 24 mai, au Grand Mix de Tourcoing. Retour sur un moment magique et intimiste dont Simon Buret et Olivier Coursier ont le secret.

En cette fin d’après-midi orageuse l’atmosphère est lourde, votre serviteur se dirige tranquillement vers le Grand Mix quelque peu nerveux à l’idée de voir AaRON au sein d’un espace aussi confiné.

La salle est pleine à craquer mais je parviens néanmoins à me faufiler au premier rang sur la droite de l’estrade. Les fans sont bien décidés à ne pas perdre leur place, d'autant plus que le bar restera fermé toute la durée du concert. 

C'est Camp Claude (NDR : Camp, pour la nostalgie des jolies colonies de vacances ; et Claude, prénom mixte comme le trio, mais aussi le deuxième prénom de Diane) qui ouvre le bal. La charmante Diane Sagnier, photographe et réalisatrice de profession, est accompagnée par Mike Giffts (synthés) et Leo Hellden (basse).

Dès les premières notes, la voix sensuelle de Diane vous transporte. Elle chante vraiment bien et sans en faire trop.

Fortement influencé par la scène post-punk des années 80, le trio livre un set carré et dynamique.

Si Miss Saignier est bien la leader du groupe, elle peut s’appuyer un backing group solide et dont la complémentarité est impeccable. Mike Giffts est capable de jouer du clavier à trois doigts tout en restant bien cachée derrière ses RayBan noires, tandis que Leo Hellden apporte à l’ensemble une structure consistante et une bonne rythmique, corrigeant ainsi les éventuelles petites imperfections.  

Bref une première partie des plus savoureuses ; une attitude, une classe et une élégance qui donnent envie de s’intéresser de près au futur proche de ce trio. 

AaRON retrouve donc la scène après 3 ans d’absence. 21h00, le set débute ; et le courant passe instantanément entre les aficionados et le tandem. Malgré quelques erreurs techniques au démarrage, il va rapidement mettre le feu sur les planches en dégainant son nouveau single, « Blouson Noir ».

Simon nous adresse quelques timides signes de la main pour nous inviter à sauter sur le rythme effréné des basses qui peuplent en masse ce titre. 

La scène va, au fur et à mesure du show se transformer en un véritable spectacle de son et lumières. Et pour cause, les faisceaux des projecteurs et les générateurs de fumée font florès. Un voile de lumière bleu vient même couvrir l’ensemble du premier plan, permettant à Simon de passer les mains au travers, vision tellement surréaliste que nous sommes comme aspirés ;  d’autant plus que les mains de Simon transpercent en permanence le rayon indigo. Quant à nos oreilles elles ont déjà franchi le rideau ainsi que notre esprit et elles sont aussi à deux doigts de passer également la porte, tellement la musique régale.

Les succès qui ont provoqué l’engouement national s’enchaînent. La paire retrouve rapidement ses marques sur les planches et se sent de plus en plus à l’aise.

Le Grand Mix prend les allures d’une véritable discothèque, alors que les maîtres de cérémonie clament à plusieurs reprises : ‘C’est bon de vous retrouver’. De quoi faire exulter de joie les fans, alors que la chaleur et la moiteur ambiante ne cesseront d’augmenter au fil de la soirée.

Aaron ralentit la cadence pour nous offrir une superbe version de « U-Turn ».

Particulièrement minimaliste, elle est balisée par la petite rythmique imprimée par le synthé d’Olivier et caressée par la voix de Simon qui est maintenant tout à fait parfaite.

Ce titre donnera le ton à la seconde partie du show, plus mélancolique et épuré. Le duo est aux anges et la salle conquise.

Dans l'ensemble le set affiche une teinte beaucoup plus électro/pop, ténébreuse bien sûr, même si les anciens morceaux bénéficient d’un relookage plus contemporain.

L’osmose entre le duo et le public ne cesse de s’intensifier. La configuration et l’ambiance intimiste du Grand Mix y est sans doute pour quelque chose. Bref, c’est l’endroit parfait pour se remettre en selle et démarrer une tournée qui s’annonce excellente.

« Magnetic », « Blouson noir », « Onassis », « We Cut » et « Leftlovers » figureront sur le prochain elpee « We Cut the Night » qui paraîtra ce 18 septembre 2015. Les plages sont déjà bien intégrées dans le set d’Aaron. Et difficile de cacher son enthousiasme, vu la qualité de la prestation. En outre, comment ne pas être impatient d’écouter ce nouvel opus ? Et puis de retrouver AaRON sur une plus grande scène (NDR : l’Aéronef en février 2016 !)  

Simon et Olivier reviennent accorder pour un rappel, et balancent à nouveau « Blouson Noir ». Le Grand Mix est alors en ébullition.

A la sortie, les spectateurs affichent tous un large sourire. Ils ont le sentiment d’avoir vraiment vécu un moment inoubliable.

Les Artificial Animals Riding On Neverland me laisseront au final un goût de trop peu, mais une énorme satisfaction tant d’un point de vue scénique, que musical. On n’a pas vu le temps passer ; mais qu’il est difficile de revenir sur terre après avoir partagé un tel moment !

(Voir aussi notre section photos ici)

Set list

1. Magnetic gtr*
2. Blouson noir
3. Onassis
4. Blow
5. Seeds of gold
6. Ludlow
7. Ride on
8. U turn
9. Arm your eyes gtr*
10. We cut
11. Rise gtr*
12. Little love

13. Leftlovers gtr*
14. Blouson noir

(Organisation Grand Mix)

 

 

Anna Aaron

Une voix hors du commun…

Écrit par

C’est la première fois que vos serviteurs mettaient les pieds à La Péniche. Sur les bords de la Deûle, face au champ de mars, le bateau existe en tant que Café Théâtre depuis 12 ans. Susceptible d’accueillir une centaine de personnes, il constitue un lieu de référence de découverte de musiques actuelles et humoristique.

A l’affiche, ce soir, Anna Aaron, qui a eu la gentillesse de nous accorder une interview, une grosse heure plus tôt, dans le Vieux Lille. Anna est de nationalité suisse et vient de publier son second album. Baptisé « Neuro », il a été précédé par un remarquable clip –et par ailleurs single– intitulé « Stellarling ». Et c’est ce clip qui nous a donné l’envie d’aller la voir en concert. Afin de vérifier que cette voix remarquable l’est tout autant sur les planches…

Vers 20h40, le backing group d’Anna monte sur le petit podium. Un drummer, un bassiste (également préposé aux synthés) et une guitariste (parfois à la sèche, le plus souvent à l’électrique) qui pianote circonstanciellement sur un synthé mais surtout assure à merveille les contre voix. Anna débarque à son tour et s’installe derrière une console impressionnante qui combine plusieurs niveaux de claviers, dont un synthé et un piano électrique, mais également une boîte à rythmes et une loop station qui va lui permettre, notamment, d’échantillonner sa voix. Sans oublier les deux micros. Doit y a voir également d’autres gadgets électroniques, mais là on entre dans un domaine purement technique. En la voyant débarquer sur l’estrade, on reconnaît à peine la demoiselle que nous venons de rencontrer en tête à tête. Maquillée, les cheveux tirés en arrière, vêtue d’un top reproduisant les motifs en pointillés de son dernier elpee, elle a manifestement un fameux charisme.

Le set s’ouvre par l’inévitable « Stellarling », et première constatation, le son est parfait. La voix d’Anna est aussi splendide que sur disque, et franchement au milieu de tout ce matos, elle assure. Une voix qui va même nous flanquer des frissons sur « Simstin », la plage qui clôt le dernier long playing. « Sea monsters » est un premier extrait du précédent elpee, « Dogs in spirit ». Le morceau le moins convainquant, aussi. Mais « Totemheart » remet immédiatement les pendules à l’heure ; un titre qui évolue sur un tempo électro dance subtil, tout en mettant l’accent sur les voix, les boucles de voix et la contre voix. Un morceau dont le final est même plutôt surprenant. A partir d’« In the devil’s cave », deuxième plage issue de l’opus précédent, le son monte en puissance, « Elijah’s chant » autre extrait embrassant même un format carrément rock. Avant que « Neurohunger », dernier track du concert proprement dit, ne libère un groove dévastateur.

Le rappel est rapidement accordé et s’ouvre par « Mary Ruth » qu’Anna interprète en solo. Les autres musicos remontent sur la scène pour aborder l’atmosphérique « Off ». La setlist embraie par le beau et mélancolique « Case », puis le dispensable « Linda » avant de s’achever par le percutant « Where are you David ».

Bref, devant à peine 50 spectateurs, Anna Aaron a démontré toute l’étendue de son talent, un talent qui augure un succès futur à conjuguer sous une autre dimension. Elle possède une voix hors du commun, dont l’amplitude lui permet de passer du grave au falsetto avec une facilité déconcertante. Dans un registre qui oscille de Sophie Hunger à Kate Bush, en passant par Lene Lovitch et même parfois Sinead O’Connor. Et en plus, c’est une excellente musicienne (NDR : c’est un prof de musique classique qui lui a donné ses premiers cours de piano) et elle compose ses propres chansons. Dans la langue de Shakespeare, qu’elle maîtrise parfaitement. Enfin, elle peut s’appuyer sur une guitariste/vocaliste aussi douée que solide. Et très jolie, pour ne rien gâter. Un pari ? Non, une projection ! L’AB ou le Cirque Royal, d’ici deux ans. On en reparlera…

(Organisation : A Gauche de La Lune)   

Pour la section photos, c'est ici

 

AaRON

Il était une fois un magasin de merveilles

Écrit par

AaRON m’a replongé dans l’insouciance de l’enfance. C’était comme un coup de baguette magique, une chose belle et inexplicable à la fois. Laissez-moi vous emmener dans ce monde qui a été le mien le temps d’une soirée…

J’ai dix ans. Un magasin de jouets vient d’ouvrir ses portes à côté de la maison. Je l’appelle ainsi pour faire comme les grands mais je pense qu’on devrait dire un fabricant de bonheur, car tout ce qui s’y trouve est enchanteur. Dans sa vitrine, deux petits bonhommes regardent les passants. Ils sont habillés de façon très chic. L’un d’eux arbore fièrement une guitare. Dans leur dos, se cachent trois autres personnages équipés d’instruments divers. Plus loin encore, on discerne une pancarte sur laquelle est écrit le nom d’AaRON. De la musique retentit de l’autre côté de la vitre. De douces mélodies, si délicates qu’elles flottent quelques secondes dans l’air avant de se métamorphoser en papillons multicolores qui viennent vous faire des guili-guili dans le ventre. Du coup, je reste scotché à la devanture de mon nouveau voisin, un peu comme maman lorsqu’elle est en face d’un magasin de chaussures en période de soldes. Les chansons s’écoulent, certaines se ressemblent. C’est presque comme s’ils jouaient rien que pour moi. Je les connaissais déjà un peu ces petits bonhommes. J’en avais entendu parler à la radio. Et puis, maman fredonne leurs chansons quelquefois. Quand je les regarde comme ça, je ne pense plus à rien d’autre, tout devient plus léger. A vrai dire, je ne pense plus du tout. Je me laisse bercer par la musique et par les chants de Simon Buret (j’ai entendu le vendeur l’appeler par ce nom en discutant avec un client). J’ai l’impression qu’il a un pouvoir magique, que sa voix pourrait me permettre de laisser s’envoler tous les petits soucis et ainsi, je resterai toujours un enfant. Il paraît qu’on grandit trop vite, alors, je profite bien de ce moment en leur compagnie. Après un certain moment, je ne saurais dire combien de temps et je n’ai d’ailleurs aucune envie d’en avoir conscience, « Lili » arrive. Je l’attendais impatiemment. Lili, c’est mon amoureuse, c’est la plus belle. A chaque fois qu’elle s’approche de moi, je ressens plein de choses différentes. Tout se bouscule: j’ai en même temps envie de sourire et de pleurer, de la serrer contre moi et de la laisser filer, de tomber amoureux pour toujours et de rester seul comme un loup solitaire… Elle se poste à mes côtés, me frôle. Dans ce contexte, tous les deux devant cette vitrine, cet effet est multiplié par dix, il est plus fort que jamais. Soudain, elle se lève et me prend par la main. On s’éloigne ensemble alors que derrière nous, AaRON et ses compères nous promettent que ce sera une ‘chanson sans fin’, une « Endless Song ». Notre dernier point de mire est l’écriteau sur le haut de la façade du magasin; il y est écrit: ‘Ancienne Belgique, merveilles à gogo’.

(Organisation : Nada Booking)