Ce n’est pas la fin pour Caesaria…

Thomas, Louis et Théo ont tissé leurs liens dès l'enfance, autant sur la pelouse du club de foot qu’autour du son. C’est la scène qui devient leur terrain de jeu favori, et ça se voit : leurs ‘live’ électrisent les corps et marquent les cerveaux au fer rouge.…

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Idles

Une claque dont il faudra bien des concerts pour se remettre…

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Véritable révélation outre-Manche, Idles est également parvenu à percer sur le Vieux Continent. La preuve ? Plus aucune place n’était disponible pour assister à son concert programmé en Belgique ; en l’occurrence à Anvers. Souhaitant résolument découvrir la puissance du band de Bristol en ‘live’, il ne restait plus qu’à chercher des tickets disponibles, pour une autre date de la tournée. La Cartonnerie à Reims n’est pas encore sold out pour ce show. Votre serviteur décide donc de rejoindre la ‘Cité des sacres’ pour y assister. Le parcours est long avant d’arriver à destination. Aussi, quand on débarque dans la salle, le set de Life est déjà terminé. Dommage mais l’essentiel est préservé. On est bien à l’heure pour assister à la prestation de la tête d’affiche.

Grâce à Idles, le punk est de retour. Les cinq musicos sont issus d’une ville ouvrière, sise dans le Sud de l’Angleterre. Leurs textes sont engagés. Outre leur combat contre le racisme et le machisme, les Britanniques mettent l’amour au centre de leurs préoccupations. Et leur message, véhiculé par la voix presque fausse mais tellement énergique de Joe Talbot, se fraie un chemin au milieu de guitares et de percussions déchaînées.

La formation s’est forgée une solide réputation en ‘live’ et on comprend vite pourquoi. Sur les planches, aucun répit n’est accordé. Les morceaux issus de ses deux elpees défilent alors que la foule devient rapidement incontrôlable. L’auditoire est composé de connaisseurs, c’est sûr. Les refrains les plus accrocheurs sont repris en chœur par les spectateurs, comme tout au long de « Dany Nedelko », premier sommet du concert. Pendant 1h30, le band va plonger la foule dans une ambiance propice à la danse nerveuse et virile. Le set va cependant nous réserver son lot de surprise, à l’instar de « Queens », un extrait d’un ancien Ep ou encore une version complètement improbable du « All I Want For Christmas i You » de Mariah Carey… A la sauce punk évidemment !

La prestation s’achève par « Rottweiler », le dernier morceau du second opus du combo, gravé en 2018. Une sortie qui, vous vous en doutez, ne se fait pas sans dégâts. La compo parfaite chanson pour clore un show.

Fort d’une communauté passionnée, Idles remet le punk au goût du jour. Jusqu’à être nominé au prestigieux British Awards ! De nombreux groupes (Shame, Fontaine DC, Heavy Lungs) profitent d’ailleurs de l’impulsion provoquée par les gars de Bristol. La prestation confirme en tout cas que ce genre musical est un des plus adaptés au live. Et qu’Idles est sans doute le meilleur dans le genre actuellement. Une claque dont il faudra bien des concerts pour se remettre.

(Organisation : La Cartonnerie)

Idles

Taillé pour le ‘live’…

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En à peine deux ans et autant d’albums, Idles est parvenu à se hisser au sommet du mouvement punk. Et plus exactement du post-punk énergique et jouissif qui véhicule des textes caustiques signés par Joe Talbot, le leader de ce quintet. Issu de Bristol, il est parvenu à conquérir l'Europe ainsi que le Nouveau Continent, en y multipliant les concerts. Des concerts à ne manquer sous aucun prétexte, tant il s’y est forgé une réputation irréfutable. Et la présence d’un nombreux public ce soir, parmi lesquels figurent un fort contingent de convaincus, en est la plus belle démonstration. En quelque sorte, les Anglais sont donc en territoire conquis…

C’est le duo guitare/batterie John qui ouvre la soirée. Malheureusement, malgré une évidente bonne volonté, le punk sauvage du tandem insulaire ne semble guère intéresser l’auditoire. En fait, il attend surtout la tête d’affiche…

Et c’est à 21 heures que le quintet monte sur l’estrade. Réunissant de nombreux fans, le public est chauffé à blanc. Plusieurs aficionados sont déjà dans les starting-blocks afin de se lancer dans les pogos. Joe Talbot se plante au milieu du podium. Le bassiste Adam Devonshire et le guitariste –chevelu– Lee Kiernan optent pour le côté gauche alors que le gratteur –moustachu et torse nu– le droit. Enfin, le drummer Jon Beavis s’installe en retrait, derrière ses fûts.

La formation britannique entame les hostilités par « Colossus », c’est-à-dire le morceau qui ouvre son dernier elpee, « Joy as an Act of Resistance ». De quoi donner le ton d’un set qui ne baissera jamais d’intensité. Les deux sixcordistes prennent beaucoup de plaisir en arpentant les planches de droite à gauche ou inversement. Joe Talbot débite ses paroles en y mettant beaucoup de cœur. Idles enchaîne les morceaux issus de ses deux long playings. Il dédie « Danny Nedelko » aux migrants. Ce qui provoque les acclamations de l’auditoire. Mais également un autre titre, à sa fille. La foule est apparemment ravie du spectacle et si la température monte au sein de la fosse, les odeurs de transpiration se répandent inéluctablement. Le pogo et le crowdsurfing s’y déroulent sans interruption. Véritables boules d’énergie, les deux gratteurs –armés de leurs instruments– prennent régulièrement un bain de foule. Ils vont même ramener plusieurs fans sur le podium, lors de cet exercice. On peut donc comprendre qu’au bout de 90’, après avoir donné tout ce qu’ils avaient dans les tripes, les musicos soient éprouvés. D’ailleurs, en fin de parcours, Talbot signale qu’il s’agit du dernier morceau du concert et qu’il est inutile d’espérer un rappel.

Ce soir, Idles a prouvé que sa notoriété n’était pas usurpée. Il s’agit bien d’une formation taillée pour le ‘live’. L’auditoire a été littéralement électrisé et surtout conquis par l’énergie libérée tout au long du concert par le combo. Le punk est loin d’être mort et enterré. On a même l’impression qu’il renaît de ses cendres…

(Organisation : Aéronef, Lille)