La disparition de Gelatine Turner…

Gelatine Turner, c'est un projet chanson porté par deux frères, Pierre au son et Romain au chant. Ensemble ils composent une chanson hybride entre pop et alternative. « Disparaître », c'est une marche hypnotique, un souffle qui s'emballe, une perte de repère…

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Buzzcocks

Love Bites (reissue)

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Gravé en 1978, “Love bites” constitue donc le deuxième long playing des Buzzcocks. A l’époque, Pete Shelley (NDR : pour rappel, il est décédé le 6 décembre 2018) est vidé et déprimé par le rythme infernal causé par l’accumulation des tournées, les sessions d’enregistrement et l’écriture de nouveaux morceaux. Probablement aussi par la consommation de LSD. Les sessions sont laborieuses. Et pourtant, le résultat est épatant. Martin Rushent est à nouveau à la mise en forme, mais il a totalement cerné le potentiel du groupe.

L’elpee recèle deux instrumentaux, « Walking distance » et « Late for the train », ce dernier s’inspirant manifestement du krautrock de Can ; mais surtout des titres vivifiants, fiévreux, sculptés dans les riffs de grattes jumelés et soignés, ceux de Diggle, minimaux, tranchants et hachés deviendront même une référence, imprimés sur un drumming plus ample, le tout illuminé par la voix de Pete. Steve Diggle se réserve le chant sur « Love is lies » et se débrouille plutôt bien derrière le micro. Enfin, la rythmique de certains titres prélude « Unknown pleasures » de la bande à feu Ian Curtis. L’album recèle plusieurs singles devenus intemporels comme le fameux « Ever fallen in love », mais aussi « Operator manual » et « Sixteen again ». Les lyrics abordent des sujets mélancoliques qui tournent souvent autour de l’amour, mais désabusé, blasé, de la romance qui a tourné au vinaigre, si vous préférez. Et puis le sens mélodique est davantage aiguisé, carrément pop même.

En publiant, « Love bites », Buzzcocks vient créer un pont entre le punk et la future new wave, mais surtout, sans le savoir, va exercer une influence majeure sur le rock indé des eighties et des nineties, et notamment sur des groupes comme Joy Division, les Smiths, Supergrass, Hüsker Dü, les Pixies et même Radiohead. Incontournable !

L’opus vient donc d’être réédité par le label Domino, et a bénéficié, bien sûr, de la remasterisation…

Buzzcocks

Another music in a different kitchen (reissue)

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Paru en 1977, “Another music in a different kitchen” constitue le premier album des Buzzcocks, si on ne tient pas compte du bootleg, “Time’s up », publié l’année précédente, un disque qui sera cependant réédité, officiellement, en 2001.

Avant d’enregistrer « Another music in a different kitchen”, Howard Devoto tire sa révérence. Il formera quelque temps plus tard Magazine. Raison pour laquelle deux plages de cet elpee sont cosignées par ce dernier. Pete Shelley (NDR : il est décédé l’an dernier, le jour de la Saint-Nicolas), reprend alors le micro. Sa voix est plus aigüe et dénote dans le style punk de l’époque qui privilégie alors les inflexions rageuses (NDR : pensez à Johnny Rotten ou à Joe Strummer). Quant à la musique, elle libère une énergie dévastatrice, tout en véhiculant des textes qui parlent davantage de tourments causés par les amours adolescentes que de l’outrance, la rébellion adolescente, le nihilisme ou encore la radicalité politique prônée par le Clash ou les Pistols. En outre, on y détecte un sens mélodique plutôt pop. La basse est très présente, le drumming binaire et les riffs de guitares sont accrocheurs. Et d’une durée de 5’40, « Moving away from the pulsebeat » se révèle bien plus élaboré que les autres pistes de l’opus, tout en autorisant un solo de batterie au beau milieu du morceau. Bref, un album inégal, sans doute, mais devenu depuis incontournable…

L’opus vient donc d’être réédité par le label Domino, et a bénéficié, bien sûr, de la remasterisation…