Mustii avant que la fête ne soit finie…

L'auteur, compositeur et acteur Thomas Mustin aka Mustii représentera la Belgique au Concours Eurovision de la chanson avec son nouveau titre « Before The Party's Over », un hymne à la vie, à la fois fragile et puissant. Le titre –comme la vie elle-même– est…

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Claire Parsons

Le musée aquatique de Claire Parsons

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Claire Parsons est une compositrice et musicienne luxembourgeoise d'origine britannique. Après avoir étudié le piano classique et jazz, la guitare classique et électrique ainsi que le chant classique, elle a obtenu son master en Jazz au Conservatoire Royal de Bruxelles, sous la supervision du chanteur de jazz belge David Linx et du pianiste Diederik Wissels.

Claire Parsons nous dévoile son nouveau projet et deuxième album « The Aquatic Museum », un disque inspiré par les œuvres de Sufjan Stevens, Emiliana Torrini et Agnes Obel. Ce projet collaboratif invite les auditeurs à se plonger dans les secrets des mondes aquatiques inexplorés. Les cordes, les instruments électroniques, les chœurs, les enjeux de piano délicats et les riffs de guitare captivants créent un son qui évoque une plongée dans les profondeurs marines.

Pour cet opus hors norme, Claire Parsons s'est entourée du musicien luxembourgeois Laurent Peckels, de l'altiste américaine et chef du trio à cordes bruxellois Nicole Miller, de la violoniste belge Maia Frankowski, de la violoncelliste luxembourgeoise Annemie Osborne, du batteur et pianiste franco-luxembourgeois Jérôme Klein, du guitariste israélien Eran Har Even, ainsi que du big band belge Q-Some Big Band.

Après nous avoir fait découvrir « Large Pleasure Watercraft », « Trash Tub » et « Entrance », « The Aquatic Museum » nous invite à explorer les fonds marins à travers « Trapped Air Bubbles », emmené par les incroyables images marines de la photographe Audrey Cudel.

Sa participation à de nombreux projets en tant que musicienne et compositrice lui a ouvert de nombreuses scènes et festivals nationaux et internationaux qui lui ont permis d'être remarquée par des professionnels, magazines et radios du monde entier.

Après la parution de son premier Ep « OnOff, enregistré flanquée du Eran Har Even Duo en 2019, elle a sorti son premier elpee, « In Geometry », en compagnie de son quintet, en mai 2020

Paisible, épuré et magnifique ce long playing, paru ce 25 mai 2023, s’adresse aux amoureux de grands espaces et de biodiversité.

Pour découvrir les 4 vidéos suivantes, il vous suffit de cliquer sur leur titre

« Trapped Air Bubbles »

« Large Pleasure Watercraft »

« Entrance »

« Trash Tub »

 

Current Affairs

Pas de langue de bois pour Current Affairs…

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"Off The Tongue", le premier LP de Current Affairs, sortira ce 14 juillet 2023. En attendant, il nous propose son premier single sous forme de clip, "Right Time" et il est disponible ici.

Qualifier Current Affairs de groupe de Glasgow est erroné, puisque Sebastian Ymai est arrivé du Chili en passant par York, et a récemment déménagé à Berlin en 2021. Les nouveaux membres, Gemma Fleet et Andrew Milk sont londoniens mais ont été persuadés de quitter Londres pour Glasgow après y avoir fait des tournées avec leurs précédents groupes. Cependant, Glasgow est et reste le cœur et le centre du groupe. Qui plus est "Off the Tongue" a été enregistré et produit dans cette ville qui leur tient à cœur.

Empli de rage, ce premier long playing est un appel aux armes contre la fragmentation de la gauche. Joan commente le premier single "Right Time" en disant : ‘Au départ, c'était une chanson pour aider un proche à sortir d'un mauvais pas et finalement, elle a fini par m’aider moi-même, même un peu trop. Au niveau de la musique et des paroles, le morceau commence avec deux voix qui se répondent l’une à l’autre : l'une avec de la sympathie et l'autre pour aider à se sortir de ce mauvais pas, à avancer et à vous relever. Lorsque nous la jouons en concert, elle crée toujours une forte énergie et me donne l'impression d'être prête à faire face à tout ce qui pourrait nous arriver ! C'est en quelque sorte un aperçu du reste de l'album : propulsive et axée sur un riff entêtant, chahutée et accrocheuse, mais avec un côté sombre’.

Le clip a été réalisé par Maria Tedemalm, qui s'est inspirée de l'art graphique et abstrait de Seb, l'artiste derrière la belle pochette de l’album.

Air Waves

The Dance

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Collaboratrice du toujours parfait Kevin Morby ou de Katie von Schleicher, Nicole Schneit propose le second elpee de son projet, Air Waves. Et il est en tous points réjouissant. Lors des sessions d’enregistrement, elle a bénéficié du concours d’invités de marque tels que Luke Temple, Cass McCombs et Frankie Cosmos. Tout au long de cet opus, elle nous réserve de petites perles indie pop (« The Roof ») boostées par des cuivres (« Wait ») et discrètement tapissées de claviers, tout en ne négligeant pas d’y injecter une bonne dose de sensibilité. Depuis sa base arrière de Brooklyn, l’Américaine est parvenue à concocter une œuvre plus complexe qu’elle ne paraît. Et le très mélancolique « Black Medal Demon » en est la plus belle illustration… 

Crowd Of Chairs

Crowd of Chairs assis entre deux chaises…

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Crowd of chairs a toujours gardé à l'esprit son véritable esprit DIY, lors de l'enregistrement ses disques.

« Defluencer » est le deuxième extrait de l'album éponyme qui paraîtra ce 18 novembre 2022. La compo est un cocktail de pensées extraordinaires qui se construisent sur des guitares furieuses et une batterie inébranlable. Elle vous rend légèrement nerveux, frustré et un peu confus. Cette chanson pourrait vous faire penser à des groupes comme Unwound, Pissed jeans ou Liars. Quant à la vidéo, elle dépeint des activités folkloriques belges et tente de vous faire comprendre le pouvoir qui se cache derrière le port d'un masque ou d'un costume. Et elle est disponible ici

 

Air Waves

En attendant Air Waves…

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Air Waves, c’est le projet de Nicole Schneit, dont le cinquième opus, « The Dance », paraîtra ce 9 septembre 2022. Enregistré aux studios ‘Figure 8’ à Brooklyn, NY, cet elpee a bénéficié du concours de Skyler Skjelset (Fleet Foxes, Beach House), Luke Temple (backing vox, arrangements supplémentaires), Brian Betancourt (Hospitality, Sam Evian), Cass McCombs (backing vox sur « Alien »), Rina Mushonga (backing vox), Frankie Cosmos (backing vox), Lispector (backing vox), David Christian (batterie), Ethan Sass (guitare, synthé) et Ben Florencio (batterie).

La musique d'Air Waves est à la base magnifiquement simple, immédiatement accessible et totalement addictive.

Sur cet LP, Schneit a décidé d’ouvrir sa musique à un sens plus fluide de l'espace et du mouvement, tout en gardant son regard lyrique entre le personnel et le politique, du spécifique à l'universel, avec une franchise et une suggestion proches du haïku.

Paru en single, "Wait" explore les problèmes de concentration, quelque chose qui prend racine dans l’enfance, ainsi que la nécessité de ne pas en faire trop et d'apprécier la simplicité d'une chose. Et la version en clip vidéo est disponible ici

 

 

Claire Days

Le territoire émotionnel de Claire Days…

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Claire Days est une jeune autrice-compositrice-guitariste lyonnaise. Après deux Ep autoproduits, elle publiera son premier LP cet automne 2022, un album indie folk teinté de rock qu'elle a enregistré dans différents appartements et chambres - le plus souvent chez elle - et coproduit avec Fin Greenall (Fink) pendant la pandémie. Une musique intime, brute et hybride qui vient de l'âme.

Deux clips sont déjà parus, ils sont à voir et écouter en cliquant sur leur titre : « The ground » et « Fall asleep »

 

 

Liz Phair

Soberish

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Considérée autrefois comme une icône de l’alt rock, Liz Phair est tombée bien bas. Déjà que son dernier elpee, « Funstyle », faisait pâle figure, mais alors « Soberish » ne ravive certainement les espoirs qu’une aussi longue attente aurait pu susciter. Alors que de nombreux médias, même spécialisés, ont bien voulu nous faire croire qu’il était de toute bonne facture...

Sur les 11 plages de cet opus, seul le spectral « Soul sucker » qui ose s’aventurer dans la pop expérimentale, se distinguant par d’excellentes harmonies vocales, et la pop song entraînante à coloration sixties « Bad kitting », tramée sur un riff de gratte sèche, sortent la tête de l’eau (NDR : du lot ?) On retrouve çà et là, ces riffs de guitare acoustiques, souvent bien torchés, mais en général les morceaux sont tellement insipides, qu’ils ne pourraient revendiquer qu’une programmation sur la bande FM, le dédoublement des voix, parfois vocodées, accentuant l’impression d’être en présence de compos revendiquant une sélection pour l’Eurovision…

Boulevard des Airs

Loin des Yeux

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Fondé en 2004, Boulevard des Airs a vite conquis le public grâce à la diversité de son répertoire, oscillant entre world, pop et électronique. Sans oublier des titres fédérateurs qui font encore les beaux jours des ondes radiophoniques.

Une tournée stoppée en plein élan un 7 mars 2020, après le Zénith de Toulouse, en raison des conditions sanitaires strictes dues à la COVID, d’une part, et des échanges entre artistes via les réseaux sociaux, d’autre part, ont fait germer dans l’esprit de BDA l’idée de revisiter ses plus grands tubes en invitant des artistes hexagonaux à les réinterpréter.

« Loin des Yeux », constitue donc la genèse d’un vaste programme de deux chapitres, constitué tant de jolies collaborations que de titres ancestraux présentés sous une angulaire acoustique. Ce qui apporte à l’ensemble quelque chose de très épuré et magique, à l’instar de « Emmène-moi » feat L.E.J. ou encore « Je me dis que toi aussi » feat Jérémy Frerot.

Un opus hybride, à la fois personnel et collectif, qui permet au mélomane de découvrir de l’intérieur le combo et tout particulièrement sur « Et nous vraiment », un titre au cours duquel Sylvain Duthu retrace avec nostalgie la carrière musicale de la clique.

En tirant parti d’une symétrie parfaitement organisée, BDA produit un format unique, ambitieux et introspectif, dans la parfaite lignée de ses précédents exercices. Les thématiques peuvent être aussi lumineuses ("Abécédaire", sorte de fusion des inspirations des membres du band), que sombres ("Va-t-en", complainte sur le sort d'un migrant), lorsqu’elles ne sont pas engagées ("Que tout recommence", cri d’espoir pour retrouver la scène).

Vingt-quatre chansons à la dimension égale, composées et orchestrées avec cohérence, intelligemment (re)construites, faisant transparaître une belle palette d’émotions au Panthéon de la sensibilité.

Vingt-quatre plages partagées entre 12 inédits et 12 morceaux adaptés par des gens que BDA apprécie beaucoup, comme Claudio Capéo, Doya, Jérémy Frérot, Gauvain Sers, LEJ, Lola Dubini, Lunis, Patrick Bruel, Tibz, Tryo, Vianney et Yannick Noah

Plus qu’une relecture, une invitation à la soif de découverte, entre pop et variété, qui fait autant de bien que les rayons de soleil.

« Loin des Yeux », peut-être, mais pas loin du cœur !

Cabaret Voltaire

Shadow of fear

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Throbbing Gristle et Cabaret Voltaire sont considérés comme des pionniers de la musique industrielle. Issu de Sheffield, Cabaret Voltaire s’est surtout illustré de 1974 à 1994. D’abord sous la forme d’un trio. Jusque 1981, moment choisi par Chris Watson pour devenir ingénieur du son à la BBC. Mais surtout d’un duo impliquant Richard H. Kirk et Stephen W. Mallinder, ce dernier assurant également les parties vocales. A l’issue de la séparation, Mallinder prend une longue pause, s’exile en Australie pour devenir docteur es musicologie, mais revient début du millénaire pour reprendre le collier notamment au sein de Wrangler et Creep Show. Outre sa carrière solo, Kirk multiplie les projets (Electronic Eye, Vasco de Mento, Sweet Exorcist, Sandoz et la liste est loin d’être exhaustive). Puis en 2014, il relance Cabaret Voltaire, mais en solitaire. En 2019, il enregistre « Chance Versus Causality », la bande originale officielle du film de Babeth Mondini, sorti en 1979. Et enfin, cette année, « Shadow of fear », le premier elpee de Cabaret Voltaire en un quart de siècle. 

Kirk a utilisé un équipement vintage pour réaliser cet album. Un vieux Mac G4. Pace que son logiciel numérique est tombé en panne, au plus mauvais moment…

En résulte un elpee découpé en 8 titres qui synthétise un peu tous les styles explorés par Cabaret Voltaire, dans le passé. Depuis le dub à la techno, en passant par l’acid house, l’indus et le funk. Tout en restant résolument contemporain, un peu dans l’esprit d’un Aphex Twin qui se sert également d’un matos vintage…

Première constatation, il n’y a plus de chant, mais des voix échantillonnées, déformées, incantatoires, parfois plaquées sous la forme de slogans ou samplées (extraits de films policiers ou de discours prononcés par des politiciens véreux). La palette de synthés est large : orchestraux, atmosphériques, acides kraftwerkiens, dubby, cuivrés, frénétiques, etc. La boîte à rythmes est minimaliste, implacable. La guitare est déformée, tentaculaire, caustique. Tout un ensemble qui conduit à un climat sombre, claustrophobe voire sinistre. Mais qui devient carrément hypnotique lors des plages les plus speedées. Et puis, il y a les machines répétitives et froides qui font le reste.

Le tout premier LP du groupe de Sheffield, « Mixed up », était quelque part prémonitoire, évoquant les thèmes du chaos politique, de couvre-feux, de surveillance, de répression, de désinformation ou de surinformation… Traitant des thèmes de la corruption et de la destruction, « The power (of their knowledge ») nous rappelle que Cabaret Voltaire n’a jamais renoncé à dépeindre notre société qui, aux yeux de Kirk, se porte toujours aussi mal…

Bref Cabaret Voltaire fait du Cabaret Voltaire…

Hercules and Love Affair

Hercules and Love Affair

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Au cours des trois dernières années, DFA (Death From Above) est incontestablement devenu un des labels les plus prolifiques. Sans doute que le travail apporté par James Murphy explique cette situation. Producteur et ingénieur du son infatigable, recruteur de génie, le Newyorkais réussit à jongler magnifiquement entre son groupe, LCD Soundsystem et son label DFA, une écurie cofondée en compagnie de son ami de longue date, Tim Goldsworthy. Un personnage qui ne vous dit peut-être pas grand-chose ; et pourtant, c’est bien lui qui a découvert Hercules and Love Affair.

Projet d’Andrew Butler, DJ et producteur de la Grande Pomme, l’homme a bénéficié du concours d’une orchestration issue de la scène underground newyorkaise ; et, cerise sur le gâteau, de la participation d’Antony, mais pour la circonstance, sans ses Johnsons. Il prête sa voix à cinq titres. Un registre que l’on ne lui connaissait pas, mais au sein duquel il se transforme, d’une façon magistrale, en un crooner androgyne. Disco. A la voix tendre et suave. Ce premier opus est éponyme. Une œuvre qui ne manque pas d’élégance. Ni de rythmes funk et disco. Dispensés à la manière d’un Bronsky Beat, ils sont ici propulsés dans le nouveau millénaire. Les voix féminines de Nomi et de Kim Ann Foxman sont imprégnées de sensualité. A l’instar des ‘Traîtresses de l’Ile du Désir,’ elles roucoulent de plaisir tout au long de « You Belong » ou encore d’« Athene », une plage dont les beats disco étourdissants, épicés de sonorités de cloches sont dynamisés par des accès de basse orgasmiques. Un univers sonore qui a bien failli faire chavirer Hercule lors de l’accomplissement de ses douze travaux. Mais il a résisté. Non sans mal ; jusqu’à ce que, Antony vienne entonner « Blind », tube herculéen déjà classé historiquement. Tracée par un Tyler Pope (!!!, LCD) bien inspiré, la ligne de basse est pure. Typiquement disco et enrichi de cuivres, le tempo serait susceptible de faire danser un mort sur un dancefloor couvert de paillettes. Ce dancefloor… Un endroit de repos éternel : mais également le vestige d’une Grèce Antique, revisitée par un producteur des temps modernes, pour célébrer une histoire d’amour et une réconciliation avec les années 80 !

A mon humble avis, « Hercules and Love Affair » risque fort de devenir le disque majeur d’une année 2008 explosive. Une énorme boule à facettes qui n’est pas prête de se décrocher et devrait continuer à tourner jusqu'à rayure du disque. Un grand moment de néo-disco que ce petit malin de Butler a reconstitué intelligemment. Mais aussi et surtout, un choix encore une fois judicieux du très très grand label DFA. Messieurs Murphy et Goldsworthy : chapeaux bas !

Pour voir la vidéo de « You belong » : http://fr.youtube.com/watch?v=T5spXHUCmWc

 

Millionaire

Millionaire a mis le public dans sa poche!

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The Craftmen Club remplaçait donc, au pied levé, Cowboy From Outerspace, pour ouvrir cette 'Wild & vintage rock'n roll party'. Plutôt que de pied levé, il aurait été plus judicieux de parler de pied au plancher, tant la musique de ce trio breton (Guingamp) évolue sur un tempo rapide. Du rock nerveux, carré, furieux, aride, basique, épicé de quelques samples discrets, et écorché par la voix un peu rauque de Steeve, qui n'hésite pas à rapper comme Beck, ou à trafiquer sa voix, à la manière de Mark E Smith. Steeve est également le guitariste du groupe. Il martyrise son manche et lui arrache les notes de ses cordes. A un tel point qu'il finit par nous plonger dans un univers aussi déstructuré que psychédélique. Le tout sur fond de jeu de scène déjanté… Mais si on retrouve ici toute la folie, la même urgence rock'n roll et des guitares aussi énergiques et brutes que chez le Jon Spencer Blues Explosion, il faut reconnaître que le ton est un peu trop linéaire à mon goût. Ce n'est bien sûr qu'une question de goût…

Considéré comme le meilleur groupe belge sur les planches, Millionaire jouit d'une grosse popularité en Flandre. Normal, puisqu'ils sont du nord de la Belgique. Pourtant, j'avais hâte de découvrir (NDR : j'avais manqué leur set au Pukkelpop, par la faute d'un embouteillage) une formation qui a régulièrement fait les premières parties de Muse et de Queens Of The Stone Age (NDR : ils entretiennent d'excellentes relations avec ces derniers, par ailleurs). Drivé par le chanteur/guitariste Tim Vanhamel (NDR : il a notamment joué en compagnie de Mauro Pawlowski chez Evil Superstars et participé, comme musicien de tournée, au périple de dEUS dans le cadre de l''Ideal Crash tour', en 1999), Millionaire pratique un métal/pop/rock à la fois solide et mélodique, à la croisée des chemins de Captain Beefheart, de Lenny Kravitz et de Q.O.T.S.A. (NDR : of course !). Petite particularité, mais gros avantage, les harmonies vocales (NDR : falsetto !) conjuguées par le second guitariste, le bassiste et le claviériste sont impeccables. Ce qui arrondit les angles de leurs compositions plutôt musclées. Sans oublier le drumming souple, tribal et efficace de Dave, nonobstant le kit qui avait la mauvaise tendance à se déplacer vers l'avant (NDR : la prochaine fois, Dave, faudra la clouer ta batterie !) Vêtu d'un tee-shirt bleu ciel, frappé d'un numéro deux, Tim est une véritable bête de scène. Il l'arpente d'un côté à l'autre, comme s'il était en cage. Lorsqu'il ne joue pas de la gratte, il la trimballe en bandoulière. Mais il prend un soin tout particulier à en changer, après chaque morceau, histoire de soigner la forme. Sa voix, il la triture à travers une sorte de pupitre électronique, la rendant même parfois démoniaque. Seul petit couac, la présentation d'un nouveau titre, abandonné après quelques mesures. (NDR : Tim m'avouera ensuite dans la loge, qu'ils n'avaient plus répété depuis un bon mois). N'empêche Millionaire a encore réussi à mettre le public dans sa poche…

Les Bellrays nous viennent de Californie. Trois musiciens blancs et une chanteuse noire. Et quelle chanteuse ! Elle possède une voix exceptionnelle. Son nom ? Lisa Kekaula. En l'écoutant, je ne pouvais m'empêcher de penser à Janis Joplin, à Aretha Franklin ou à Tina Turner. Oui, parce qu'en plus de chanter, elle bouge. Comme une panthère. Bon c'est vrai qu'elle est un peu enveloppée. Certains diront musclée… Mais elle est très sexy. Et sa mini robe ainsi que ses bottes de couleur noire lui donnent un peu une allure de vamp ! Derrière le trio guitare/basse/batterie joue du rock pur et dur dans la lignée de MC5. Et l'urgence ainis que la fulgurance de leur musique mêlées à la soul du vocal se solde par un cocktail aussi étonnant que détonant. Franchement, s'ils reviennent, ne les manquez sous aucun prétexte. Dommage qu'ils soient aussi peu soutenus par leur label…

 

 

 

 

Air Waves

Warrior

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Trois années après avoir gravé son deuxième opus (« Parting Glances »), Nicole Schneit, aka Air Waves, nous propose son nouvel album. Intitulé « Warrior », il est paru sur l’excellent label Western Vinyl ». Le titre et l’artwork de cet essai illustrent parfaitement la philosophie prônée par l’Américaine basée à Brooklyn. Tout au long des onze morceaux qui jonchent « Warrior », elle relate ses différents combats. Celui mené pour la tolérance vis-à-vis de la communauté queer à laquelle elle appartient, de sa mère contre la maladie ou encore contre la présidence de Donald Trump…

Portées par sa voix androgyne, ses mélodies sont captivantes mais complexes. Outre la qualité de ses compos destinées à répercuter ses émotions à travers la musique, la songwritrice a bénéficié du concours de quelques excellents collaborateurs, dont John Taveniere, producteur et guitariste de Woods, derrière les manettes, ou encore Kevin Morby, aux chœurs, sur le titre electro-pop-rock éponyme. Des compositions indie/folk à l’instrumentation riche. A l’instar du titre qui ouvre l’opus, « Home », une plage colorée de cuivres. Ce qui n’empêche pas Nicole de libérer toute sa sensibilité, en ne se servant que d’une simple gratte électrique. Comme sur « Sky » et « Hold on Hope », deux pistes qui montent en intensité grâce à leurs longs crescendos…

D’excellente facture, « Warrior » nécessite cependant plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Des lectures qui permettront, progressivement, de révéler la richesse des douze morceaux et de s’immerger totalement dans l’univers d’Air Waves...

 

Jefferson Airplane

Le dernier vol de Marty Balin…

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Marty Balin a rejoint Signe Anderson et Paul Kantner au cimetière des avions. Il est décédé ce 27 septembre 2018, à Tampa en Floride.

Compositeur, chanteur et guitariste, il a sévi de 62 à 71, au sein du mythique Jefferson Airplane, groupe considéré comme un des pionniers du mouvement psychédélique, un mouvement né sous l'influence de drogues comme le LSD, sur la côte Ouest des Etats-Unis et tout particulièrement à San Francisco. C’est lui qui avait composé le titre devenu un grand classique de l’histoire du rock, "Somebody to Love" (voir clip ici)

Outre sa carrière solo et ses collaborations, Martyn Jerel Buchwald (NDR : c’est son vrai nom) a retrouvé quelques anciens acolytes, dont la chanteuse Grace Slick et Paul Kantner, à partir de 1975, au sein du projet Jefferson Airplane,

Jefferson Airpane est devenu célèbre après s’être produit au festival de Woodstock, en 1969, et puis également à celui d'Altamont, organisé par les Rolling Stones, mais pour des raisons plus dramatiques…

Il avait subi une opération du cœur en 2016, et d’après sa famille, il aurait été victime d’une une erreur médicale…

RIP

 

 

Alastair Greene

Live from the 805

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Alastair Greene s'est forgé une solide réputation au cours de ces dernières années. Il drive avec bonheur son propre trio de blues rock, au sein duquel il chante, compose et joue de la guitare. Il vit à Santa Barbara, en Californie. Agé aujourd’hui de 47 ans, il est passé du piano au saxophone, avant d’opter pour la gratte. Il a côtoyé le célèbre producteur anglais Alan Parsons. Son Alastair Greene Band compte désormais plus de vingt années d'existence. Son dernier elpee, "Dream train", date de moins d'une année. Et son nouvel essai est live et double. Il a été immortalisé au Soho Music Club, chez lui, à Santa Barbara et réunit vingt titres, pour la plupart, issus des deux derniers opus studio, "Dream Train" et "Trouble at your door". Son backing group implique le bassiste Jim Rankin et le drummer Austin Beede. La formule trio favorise des envols d'un bout à l'autre du concert. Un set homogène, mais d’où émergent quelques titres. 

Et tout particulièrement, sur le premier compact disc, "Big bad wolf", un boogie dominé par la voix, mais dont les interventions de guitare sont très susceptibles de rappeler un autre trio, mais notoire, ZZ Top! Lors de "Say what you want", le tempo est imprimé sur celui du célèbre Bo Diddley, par Austin Beede. Il est mid tempo sur le "Love so strong" d’Albert King, et Alastair s'y révèle aussi insatiable qu’infatigable. Enfin, la slide est vraiment impressionnante tout au long de "Down to Memphis". 

Les musicos sont maintenant ‘chaud boulette’. Blues/rock, "Dream train" est emporté par le rythme du chemin de fer ; et la slide est à nouveau indomptable. "Back where I belong" est sculpté dans du boogie pur et dur. Blues lent, "Last train around the sun" lorgne à nouveau vers ZZ Top. Swamp blues rock, "Love you so bad" se signale par ses cordes intarissables, trempées dans la reverb. Sommet de l’œuvre, "The other way" se distingue par une longue intro exécutée par la basse de Jim Rankin, avant que singulières, les cordes pénètrent au sein d’un univers, autrefois hanté par les Doors, à l’époque de "L.A Woman". Superbe!

Les R’tardataires

A prendre au second degré…

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Les R'tardataires sont toujours à l'heure. Pas vraiment, puisque si leur set était annoncé pour 20h00 pétantes, il a débuté à 20h30 précises. Vu la maigre assistance je crains alors le flop. Heureusement, dès que les musicos montent sur le podium, le public va commencer curieusement à affluer. Dont de nombreux Liégeois. Venus en car, pour la plupart, ils sont restés coincés dans les embouteillages (NDR : sommet européen oblige). Et lorsque le reste de la foule est arrivée, plus moyen de bouger le petit orteil. Donc, contrat déjà rempli avant le début du concert. Ne restait plus qu’aux artistes à faire le reste. Et ils vont se montrer largement à la hauteur. Un show de 110 minutes, sans la moindre pause. Tout comme lors des Francos 2014, les Les R’tardataires vont nous mettre un feu d'enfer.

Le crew est mené de main de maître par deux Mc's : Max (Maxime Lacroix) et Ced (Cédric Chiappe). Ils sont épaulés par quatre musicos : Benoît Lesage à la basse, Andréa Monticciolla aux claviers, Aurelien Wynant aux drums, Sébastien Hogge à la guitare et Dj Nsk aux platines. Ils l'avaient annoncé via les réseaux sociaux : la soirée allait être particulière est chargée de surprises. Et pour cause, quelques invités vont participer à la fête, dont 'Daddycookiz' d'Atomic Spliff and The Rebel Dubz et le gratteur Chicos y Mendez. Sans oublier Terence Deepijan, un grand rigolo plutôt talentueux, préposé aux congas, qui avait participé aux sessions d’enregistrement de leur dernier elpee.  

Après une petite intro, Max et Céd déboulent sur les planches. Ils ont l'air particulièrement en forme. De suite, ils chauffent le public et font monter la pression. Ils sont incapables de rester en place une seule seconde et vont littéralement mouiller leur chemise, tout au long du show. Qui s’ouvre par « En Retard ». Ce n'est pas le cas. « Onanaoo » embraie, dans un climat digne de Kingston. Une compo aux lyrics plutôt cocasses. Et la foule jumpe ‘sec’. « C'est Grillé » baigne dans une atmosphère reggae. Il n’y manque plus que le ganja. Max et Céd se rapprochent du bord de l’estrade afin de nous raconter une petite histoire : « Les Escargots-DF ».

Retour back stage avant de revenir masqués pour « Martiens ». Les paroles sont à prendre au second degré. Et elles sont vraiment drôles. « Zion » évoque inévitablement Bob et ses Wailers. Après « Interlude Lucky Peterson », Max et Ced vident les lieux. Mais on s’en doute, ils préparent une descente de police dans l’hémicycle. Les deux flics réapparaissent alors, revêtus de leurs gilets pare-balles, sur lesquels est mentionné le mot 'Poulet', afin d’attaquer « Chopons Les/22, Fais Tourner ». Cocasse ! Et c'est la folie sur le dancefloor. Place ensuite à la cover du « Kiss » de Prince. Andréa s'époumone. Il est soutenu par Dj Nsk aux platines. Des images de pendules dont les aiguilles tournent sont projetées sur des écrans ronds, situés sur le dôme, au-dessus de la scène. Les 'deux furieux' ont enfilé des tee-shirts signés 'B'. J’ignorais qu’ils bossaient à la SNCB. Daddy Cookiz rejoint la troupe sur le podium, pour un « Good Vibes » décapant. Cap une nouvelle fois vers Kingston. A travers une chanson de l’artiste invité. L’ambiance monte encore d'un cran dans la fosse. Le public est de plus en plus bouillant.

Pas étonnant, car le retour des deux Mc’s se précise et se concrétise à travers une version dantesque de « La Folie Des Glandeurs ». Ils ont enfilé des pyjamas et des peignoirs bleus. Et chaussé des charentaises. C’est un morceau qui fait également l’objet d’une vidéo hilarante (voir ici). Elle raconte le parcours d’un être humain délaissé qui se laisse aller. A prendre au second degré, bien sûr. Mais qui reflète parfaitement la dure réalité de la vie. Changement de déguisement pour Max et Ced qui font leur come-back. Ils portent maintenant des lunettes fumées. « A la pêche aux moules » ? C’est une chanson d’amour proposée sous la forme d’un rap consistant. « P'tit Dylan » opère une petite incursion dans l'univers manouche de Django Reinhardt. Et ils sont doués les musicos. Ils sont même capables de mettre n’importe quel style musical à la sauce rap. Ce qui explique sans doute pourquoi, leur musique touche un large public. C’est au tour de Chicos Y Mendez aka David Méndez Yépez de faire son apparition. Pour deux pièces de résistance. Tout d’abord « Rien De Nouveau Sous la Pluie », un titre à la coloration latino étonnante. Qu’il chante. Et puis « Di Llo Mas Fuerte », au cours duquel, il joue de la guitare. Dans un climat réminiscent de Rodrigo Y Gabriela, des Buenas Ondas voire de Manu Chao. La fin du set approche. Un p'tit ska pour la route ? C’est « Natural ». D’autant que cette chanson raille les filles qui se maquillent ou ont recours à la chirurgie esthétique. Et « C'est Bon » clôt le concert. Au départ, j’avais du mal à accrocher. Aujourd’hui, je la digère plus facilement.  

Pour le rappel, Les R’tardataires reviennent déguisés en curés. Une belle chorale. « Mamy Blues » nous entraîne dans le delta pour conter l'aventure d'une petite vieille oubliée à la maison de retraite. Un message terriblement réaliste.

Et le set de s’achever par « Soirée Mousse », contexte idéal pour une distribution de 'pt'ites chopes'. Le concert est passé très vite. Les gars ont assumé 'grave'. On sent qu’ils on pris de la bouteille et sont prêts à faire les grandes scènes.

(Organisation : Le Botanique)

Alastair Greene

Dream train

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Agé de 47 balais, Alastair Greene est chanteur/guitariste. Il collabore régulièrement en compagnie d’Alan Parsons, mais a également bossé sur des projets avec Aynsley Dunbar, Mitch Kashmar ou le Français Frank Goldwasser. Il drive son AG Band depuis 14 années. "Dream train" constitue déjà son septième elpee personnel. Il fait suite à "Trouble at your door", gravé en 2014. Pour la circonstance, Alastair est soutenu par sa section rythmique, en l’occurrence le bassiste Jim Rankin et le batteur Austin Beede. En outre, plusieurs invités ont participé aux sessions d’enregistrement. L’opus a été produit par David Z.

Power blues/rock détonant, le titre maître ouvre le long playing. Bien mise en exergue, la slide démontre toute l’expérience de Greene. Attaqués en formule trio, "Home Zayne" et "Demons down" véhiculent des accents sudistes, réminiscents de ZZ Top. Sa guitare délire tout au long de "Big bad wolf", un boogie parfaitement balisé par la section rythmique. Mike Finnigan tapisse de son orgue le blues lent, "Another lie", un morceau au cours duquel Alastair et Walter Trout partagent les envols de cordes. L'excellent Mike Zito l’épaule sur le puissant "Down to Memphis", une piste caractérisée par des duels spectaculaires. L’album recèle trois instrumentaux, dont le funky blues "Grateful swagger", au cours duquel Miss Debbie Davies se consacre à la deuxième gratte.    

 

Airbourne

De la bière et du rock n roll

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Alors que l’été vient de rompre son bail, Airbourne débarque à point dans la ville estudiantine de Louvain (NDR : Leuven en nl !) afin de propager une ondée de chaleur australienne, gorgée d’un Hard Rock explosif. Démarré à Santiago à la fin du mois d’août, ce ‘Breakin Outta Hello Tour’ affichait pour le coup sold out dans le plat pays. Fidèles à leur réputation, les musiciens ont mis le feu aux planches et ont arrosé généreusement leur public autant de houblon que de bonne humeur…

Il est un peu plus de 20h lorsque la salle Het Depot ouvre ses portes. Peu à peu une file constituée de métalleux, dans l’attente d’un contrôle, se forme. La plupart sont vêtus de t-shirts de couleur noire et de vestes patchées. Une volée d’escaliers plus tard, une porte conduit vers le théâtre des opérations. Plusieurs rangées de sièges de teinte rouge entourent la fosse, permettant d’accéder au podium, de taille modeste. Le concert est décrété complet, mais force est de constater que bon nombre de spectatrices et spectateurs préfèrent encore s’hydrater en ce début de soirée. Les plus impatients se collent, cependant, contre la stage, prêts à se ramasser une dose de Thrash old-school.

Derrière le kit de batterie, disposé à l’avant-plan, le backdrop de Desecrator, en lettrage blanc déformé et géométrique, a été accroché à l’arrache. Ce type de logo ne laisse généralement que peu de place au doute : la fosse va essuyer du Thrash old-school. Les quatre musicos débarquent. Ils ont enfilé des vestes en jeans noir et sans manches sur leurs torses nus. Seul le vocaliste, Riley Strong, a opté pour un simple t-shirt, mais de la même couleur. Il a la boule à zéro. Enfin, pas tout à fait, puisqu’à l’arrière de son crâne, il laisse pendre une longue chevelure bouclée. Du plus bel effet ! Sourire aux lèvres, les artistes prennent plaisir à se produire en ‘live’ pour y balancer un Thrash lourd et rapide, réminiscent des débuts de Testament voire de Slayer (‘On leur a piqué ce riff-ci’, avoue même le chanteur) ou encore d’Anthrax. Plutôt timide, l’audience finira pourtant vite par se laisser emporter et hoche la tête, l’index et l’auriculaire pointés vers le podium. Même si en fin de set, Riley interrompt son morceau avant de déclarer : ‘Non, là ce n’est pas possible… c’est mon riff préféré qu’on est occupé de jouer ; je veux tous vous voir bouger de la tête !’ La formation nous réserve, en outre, une reprise musclée du « Born To Be Wild » de Steppenwolf. L’occasion de s’échauffer la voix pour la tête d’affiche du jour. Desecrator ne réinvente certes pas l’eau chaude, mais assure plutôt une continuité de la saveur du Thrash old-school des années ’80. Une généreuse première partie bien grasse, qui a duré ¾ d’heure. De quoi être parfaitement huilé pour le reste de la soirée.

Trente minutes plus tard, le temps nécessaire à la préparation du matos, la salle est à présent bien remplie (NDR : mais pas de trop pour un sold out : on respire, quel bonheur !) et la foule s’attend à se prendre une volée de décibels. La menaçante mâchoire animale entrouverte qui figure sur le backdrop du band est une reproduction qui figure sur la pochette de l’elpee « Black Dog Barking » ; et elle toise la fosse qui lui fait face. Les baffles crachent les mélodies épiques de la bande-son du ‘Terminator 2’. Une mise en condition efficace pour stimuler l’audience, avant que ne déboule le quatuor infernal sur « Ready to Rock ». Un morceau qui annonce la couleur pour le reste de la soirée, placée sous les auspices d’un Hard Rock survolté, largement influencé par AC/DC, leurs compatriotes australiens (NDR : pour l’anecdote, lorsqu’il avait été question de remplacer Brian Johnson, le chanteur d’AC/DC, celui d’Airbourne, Joel O'Keeffe, avait été pressenti). Torse nu, vêtu d’un vieux jeans noir troué aux genoux, chevelure bouclée en pagaille, O'Keeffe est survolté derrière son micro. Chaque parole lui vient du fin fond de l’estomac. Comme s’il était victime d’un mouvement compulsif, qu’on appelle tic, il hausse sans cesse les sourcils, laissant deux grands yeux électriser le public. Quand il ne se livre pas de sa voix rauque derrière le micro, il se démène comme un beau diable sur son manche, arpentant les deux extrémités de l’estrade.

Malgré la sortie, il y a quelques jours, de son cinquième opus, « Diamond Cuts : the B-Sides », Airbourne va essentiellement piocher au sein de ses quatre long playing précédents. Tout au long de « Too Much, Too Young, Too Fast » et « Rivalry » l’auditoire chante à l’unisson. Le show est carré. Chaque morceau ou presque se clôture telle une apothéose de fin de concert. L’audience, bien que remontée, reste néanmoins assez calme. Certains pratiquent le crowdsurfing, finissant tant bien que mal en bout de course dans cet interstice située entre le podium et le public. Malgré cette ambiance bon enfant une jeune fille, probablement coincée contre les barrières, est à deux doigts de tomber dans les pommes. Tout en chantant, Joel O'Keeffe adresse plusieurs signes au service de sécurité afin de la sortir de ce mauvais pas (‘I hope you’re fine, girl !’, destine-t-il à son attention, à la fin du morceau, dans un accent australien particulièrement prononcé).

Airbourne, c’est du Hard Rock sous amphétamines, mais c’est également un show à part entière. La configuration de la salle ne le permettra pas pour ce soir, mais le frontman a la fâcheuse réputation de grimper un peu partout afin de jouer de la gratte le plus haut possible. Il est également connu pour se balader au milieu de la foule, sur le dos d’un sherpa-roadie,  avant d’écraser, quelques minutes plus tard, une cannette de bière d’un demi-litre sur la tête, arrosant de houblon toute personne qui gravite dans un rayon de trois mètres autour de lui. Des ficelles qui certes, mettent de l’ambiance lors du concert, mais peuvent paraître récurrentes, pour toute personne qui a déjà assisté à un set du band kangourou. Autant les morceaux sont interprétés librement, autant les artifices qui grèvent le spectacle relèvent d’une mise en scène un peu trop prévisible. Comme ces bières disposées devant la batterie, qui ne sont pas destinées à abreuver les artistes au cours du show, mais bien pour être lancée sur les spectateurs, en fin de parcours. Le vocaliste en invite d’ailleurs à grimper sur les épaules de leurs congénères afin de rattraper les gobelets au vol. L’effet aurait sans doute été décuplé si cette connivence avait été spontanée et non pas préparée…

La plongée dans le noir avant que ne débarque sur les planches le batteur Ryan O'Keeffe –le frère de Joel– équipé d’une sirène d’alarme manuelle, sera de courte durée. Une forme de tocsin qui n’est pas sans rappeler celui qui déchirait le ciel durant la Seconde Guerre mondiale. Il tourne la manivelle le plus vite possible, largement encouragé par la fosse. Et s’y reprend à trois reprises avant l’intro de « Live it up », signe destiné aux musicos de reprendre la scène d’assaut pour attaquer le final attendu « Runnin’ Wild ». La foule acclame. Les musiciens donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre jusqu’au dernier moment. Le concert s’achève au cœur d’un imbroglio de riffs, de blast et de larsens. Un feu d’artifice avant l’extinction des feux. Les derniers onglets sont jetés en pâture et les Australiens rejoignent aussitôt les coulisses, laissant un peu abruptement un auditoire à bout de souffle. Un tout petit plus qu’une heure de show : la barre du minimum syndical est certes dépassée, mais quelques morceaux de plus auraient également été appréciés. Quoi qu’il en soit, Airbourne a livré, en cette soirée, une belle leçon de Rock’n’Roll. À celles et ceux qui regardent sans cesse dans le rétroviseur, sachez que l’avenir a assurément encore de belles années devant lui.

Setlist : Ready to Rock - I'm Going to Hell for This - Too Much, Too Young, Too Fast - Down on You – Rivalry - Girls in Black - Bottom of the Well - Breakin' Outta Hell - No Way but the Hard Way - Stand Up for Rock 'n' Roll // Encore: Live It Up - Runnin' Wild

(Organisation : Het Depot)

 

Airbourne

Bienvenue dans la fournaise…

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Le plan de mobilité qui privilégie aujourd’hui le piétonnier, à Lille, ainsi que les mesures de sécurité appliquées depuis les attentats terroristes, rendent la circulation de plus en plus difficile dans et autour de la métropole. Et le prix des parkings souterrains a littéralement flambé. Aussi quand on cherche à garer son véhicule le long d’une artère, c’est du sport ! Et la multiplication des sens uniques n’est pas de nature à arranger les choses. Bref, il a fallu, à votre serviteur, une bonne demi-heure pour dénicher l’emplacement souhaité. Bonne nouvelle, il se libère à une dizaine de minutes de marche de l’Aéronef…

Il y a du peuple qui fait la file avant d’entrer dans la salle. De nombreux tatoués, barbus et/ou vêtus de vestes en cuir, se pressent aux portillons. Faut dire que ce soir, l’Aéronef accueille le digne héritier d’AC/DC : Airbourne. Et le concert est sold out.

Airbourne a été fondé à Victorian, une des nombreuses cités rurales australiennes, par les frères O'Keeffe, Joël (chant/guitare) et Ryan (batterie). Et s’il s’est fait connaître en ouvrant pour les Stones, Mötley Crüe ou Motörhead, il s’est surtout forgé sa notoriété grâce aux nombreuses adaptations de ses compos destinées aux jeux vidéos en vogue (‘Guitar Hero’, ‘Need For Speed’, ‘Tony Hawk's Proving Ground’, ‘Medal Of Honor’, etc.)

A l’intérieur il fait très chaud. Et au fil de la soirée, la température va grimper en flèche pour littéralement se muer en fournaise. Leogun assure le premier supporting act. Votre serviteur s’installe au balcon où la vue est imprenable. Il y a pas mal de matos sur les planches. Leogun est un power trio insulaire réunissant le bassiste Matt Johnson, le chanteur/guitariste Tommy Smith et le drummer Michael Lloyd. Par manque d’espace, la formation se plante en ligne. Tommy est le personnage central du band. Sa voix est puissante, expressive, sableuse, rocailleuse même. Ses riffs de gratte sont incisifs mais graisseux. « Disconnected », qui ouvre les hostilités, en est déjà une parfaite démonstration. C’est un extrait de l'Ep « Majick Potion ». Rock/blues, la musique proposée s’aventure quelque part entre le Bayou et le désert texan. La section rythmique est solide. Précis, le drumming est probablement inspiré de John Bonham. « Beauty Queen » est une compo particulièrement mélodique. Certains titres empruntent à la soul. Parfois, lorsque l’expression sonore se teinte de psychédélisme, on pense à Wolfmother. D’ailleurs, tout au long du dernier morceau, « End Of The World », la six cordes semble hantée par Jimi Hendrix. C’est la fin du monde ! Ou plus précisément du set. Un groupe old school à suivre de très près, c’est une certitude…  

Palace Of The King embraie. Un sextuor ‘aussie’, issu de Melbourne. Blond, Tim Henwood en est le chanteur. Singulière sa voix est proche de celle d’Ozzy Osbourne. C’est un excellent showman. Il manipule régulièrement son pied de micro pour accentuer ses attitudes. Le line up est complété par deux gratteurs : Leigh Maden et Matt Harrison. Ils entrent régulièrement en duel, manche contre manche. La section rythmique réunit le drummer Travis Dragani et le bassiste Andrew Gilpin. Le claviériste Sean Johnston complète le line up. Le plus souvent, il s’acharne sur son instrument à la manière de Jon Lord. En 30 minutes, le combo va parvenir à convaincre l’auditoire. Energique, le hard rock de Palace of The King est subtilement contaminé de psychédélisme, un peu comme chez Monster Magnet. La set list va nous réserver des extraits de ses deux opus ; soit « White Bird/Burn The Sky » et le prochain, « Valles Marineris ».

Pendant une grosse demi-heure les roadies procèdent aux derniers réglages. On découvre ainsi d’imposants haut-parleurs 'Marshall' qui bordent l'estrade sur laquelle est installée l'imposante batterie.

Il est 22h00 lorsque Airbourne déboule sur les planches. Torse nu, Joël a enfilé un froc de couleur noire, largement déchiré au niveau des genoux. C’est lui qui fait le show. Qui commence par « Ready To Rock », un morceau brut de décoffrage libérant un véritable torrent de décibels. Pourtant, le son est excellent et on distingue parfaitement chaque note jouée par les musicos. Et même les riffs de grattes. Lors des festivals, Joël grimpe sur tout ce qui est susceptible d’être escaladé. En salle, il est relativement plus réservé. Ce qui ne l’empêchera pas d’éclater une canette de 50 Cl de '1664' sur le crâne. De quoi asperger certains photographes qui vont en prendre plein sur les vêtements et le matos. Il chauffe l’ambiance par paliers. Les circle pics se forment. Le second sixcordiste et le bassiste arpentent le podium de long en large. Derrière ses fûts, David Roads est impérial. Et entretient une dynamique plus que contagieuse.

Tout au long du standard « Girls In Black », un brûlot qui aurait pu carrément figurer au répertoire d’AC/DC, tout le monde danse, jumpe ou danse. S’éclate quoi ! Dans le cadre des Lokerse Festen, Joël avait parcouru la fosse, sur le dos d'un roadie, en jouant de la guitare. Et il va reproduire le même scénario ce soir. Titre maître du nouvel opus, « Breakin' Outa Hell » nous entraîne en enfer. A cet instant, la salle sert littéralement de fournaise ! Après une bonne heure de show, votre serviteur s’éclipse, car la route du retour est encore longue. N’empêche, on a vécu une excellente soirée, torride ; et très rock’n’roll en plus…

(Organisation : A Gauche De La Lune et Nous Productions)

 

Air Waves

Parting glances

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Airwaves, c’est le projet de Nicole Schneit, une chanteuse/compositrice/guitariste issue de Brooklyn qui a passé son adolescence sur les mêmes bancs du collège que Dan Deacon. Elle a choisi pour patronyme, une chanson de Guided By Voices. Pour enregistrer « Parting glances », son troisième elpee, elle a reçu, outre celui de son backing group, le concours de Jarvis Taveniere (Woods), à la mise en forme. Mais également d’une multitude de collaborateurs. Ainsi, sont venus lui prêter main forte, Becca Kauffman et Felicia Douglass d’Ava Luna, JB Townsend (Crystal Stilts), Brian Betancourt (Hospitality) ainsi que de Jana Hunter (Lower Dens), cette dernière aux harmonies vocales, pour deux titres, « Horse Race » et Thunder ».

La plus souvent dream pop, la musique d’Air Waves partage d’ailleurs de nombreuses affinités avec Lower Dens, mais également Beach House ; encore que parfois, certaines compos trempent dans l’alt-country (« Frank »), l’indie rock (« Thunder », « Sweet Talk ») ou même, lorsque les claviers deviennent vintage, le garage (« Lines », « Thunder »). Une constante, le débit vocal fragile, laconique de Nicole, qui apporte un côté rafraîchissant à l’expression sonore.

Les R’tardataires

Ne pas en perdre une seconde…

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Les R'tardataires sont venus présenter leur nouvel opus, « Rien ne sert de courir », au Reflektor de Liège, ce samedi 21 mai. C’est la release party. Et elle se déroule devant leur public, venu en nombre. C’est même sold out. Un auditoire réunissant toues les générations, et même des petites têtes blondes. Manifestement, ces rappeurs ratissent large. La structure de la salle est idéale et l'acoustique y est parfaite.

En supporting act, les organisateurs ont décidé d’inviter Ya-Ourt. Aka Karim Billion, il est issu de Langres, en Haute-Marne. Autodidacte, il se sert uniquement de sa voix, qu’il triture, pour produire différents effets ou reproduire toute une panoplie d’instruments. En quelque sorte, il pratique du Human Beat Box. Il vient de publier un Ep 4 titres, intitulé « Ya-Play ». Garanti sans le moindre… instrument !

L’univers de cet artiste est complètement décalé. Le personnage est haut en couleur. Il adopte un style vestimentaire panaché, à l’instar de ses influences musicales éclectiques. Aujourd’hui, il a enfilé une veste napoléonienne et a coiffé une casquette de rappeur bigarrée. Il s’installe derrière une table devant laquelle est tendue une toile noire. Il explique le fonctionnement de sa loop machine et de la tablette placée devant lui. Un principe apparemment bien compris par l’auditoire. C’est le micro dans les mains qu’il entame ses performances vocales. Il est ainsi aussi bien capable d’imiter les sonorités de basse que celles d’une guitare. Assez interactif, son trip nous entraîne d’abord du côté de Kingston. Un périple de 40 minutes qui va se révéler plein de surprises…

Karim chante également en ‘Yaourt’, soit une technique au cours de laquelle l’artiste émet des sons, des onomatopées ou des syllabes (yéyé, aï, yaw, woud, noï, for, si, yem, etc.) susceptibles de ressembler à un idiome qui existe. Mais qui n’existe pas. Et pourtant, le mélomane lambda a l’impression que le baragouin utilisé est cohérent. Surtout s’il ne connaît pas l’anglais, que Karim essaie de faire passer comme tel. Musicalement, les compos touchent un peu à tous les styles, depuis le rock au reggae, en passant par le blues, l'électro, le rap, le funk, le trip hop, l’afro beat et la world (surtout balkanique). Bref, le spectacle de Ya-Ourt a bien chauffé la salle.  

Une toile est tendue derrière le drummer. On peut y lire pour l’instant le nom du groupe : ‘Les R’tadataires’. Mais elle va surtout servir à la projection de clips. « Intro » ouvre le set, un morceau qui à travers des métaphores, telles le vol d'un papillon ou un coucher de soleil, évoque le stress de l’existence. Les être humains sont pressés. Au propre comme au figuré. Et seuls survivront, le fort, le roi ou le surhomme. Mais également Les R'tardataires. Les vidéos symbolisent le temps qui défile. Le set embraie par le titre maître du nouvel elpee. Max et Ced sont assis sur un tabouret et bénéficient du concours d’un duo de cuivres, omniprésent, pour attaquer ce reggae. « Rien ne sert de courir ». Ce n’est pas la course contre la montre. On a même le temps. Un tonnerre d'applaudissement salue cette compo taillée pour la bande FM. « On Choisit Pas » constitue la suite logique. Un morceau imprimé sur un tempo latino et aux textes totalement décalés : ‘On doit sortir les doigts du cul, on ne choisit pas sa famille, ni ses parents. Il faut avoir les pieds sur terre’. Aux cuivres, Antoine et Seb s’imposent à nouveau. Tout en occupant l’espace scénique, Max et Ced font monter graduellement la pression.

Place ensuite à un petit medley réunissant des titres issus du premier LP, « Je Suis En Retard / Pêche Aux Moules / Onanaoo ». Une ode à la drague aux paroles explicites. Enfin, pour ce qui concerne les moules. Max et Ced vont rechercher des petits paniers d'osiers avant d’aborder le premier single issu du dernier long playing, « Forêt Enchantée ». Préface au mélodica par le claviériste (Quentin Nguyen) et clappements de mains préparent la cueillette des framboises. Une satire des dessins animés signés Walt Disney. Schizo, Blanche Neige parle aux oiseaux. Merlin s'est suicidé. Les Aristochats ont piqué pompes et oseille. Un scénario tramé sur un cocktail de ska et de reggae remis au goût du jour. Drummer, Aurélien Wynant souffle dans un pipeau. Look à la Angus Young, Sébastien Hogge soutient l’ensemble de sa guitare rythmique. Les guests se succèdent. Dont deux vocalistes qui entament « Rien De Nouveau », sur un tempo latino. « Rêve Américain » met le cap vers le Nouveau Continent. Et tout particulièrement New York ; comparé… à la Cité Ardente. Un morceau sculpté dans le hip hop, même si les cuivres lui servent de fil conducteur. Ced et Max frappent dans les mains et commencent à mettre le souk. « Zion » repart vers Kingston, mais en se référant à Babylone. Des images de mécanismes d’horlogerie trottent sur l’écran.  

« Interlude James Brown - I Feel Good » prélude l'hilarant « Les Biftons ». Question existentielle et nerf de la guerre. Bouillant, le gratteur semble hanté successivement par Angus Young et Jimi Hendrix, notamment lorsqu’il frotte les cordes de sa gratte dans son cou. Ced y met un terme. Musclé, « Rock It » émarge au métal. Même si le délire est plutôt pop. Le public rentre dans le jeu et hue les MC's. Ced et Max reprennent place sur les tabourets. Entretemps, la musique oscille du jazz à la techno, en passant par le ska, le rap et le rock. Une forme de pot-pourri interactif. « Bienvenue Au Saloon » est bercé par un rythme country voire américana. 'Tonton' apporte à boire aux musicos. Idéal pour amorcer une histoire –à prendre évidemment au second degré– consacrée à un alcoolique. Le très radiophonique « Monte Le Level » clôt le show, une compo qui nous catapulte une dernière fois, en Jamaïque. Une fin de spectacle qui provoque une véritable ovation dans le public.  

« Chopons Les » entame le rappel. Ced et Max ont enfilé leurs gilets pare-balles, sur lesquels est mentionné dans le dos ‘POULET’. L’objectif est de niquer la police. Mais sur un ton humoristique. Le délire est complet. « Natural » est une chanson d’amour. Au cours de laquelle la foule est invitée à s’accroupir, avant de participer à un jump collectif. Les invités reviennent sur l’estrade pour vivre un périple censé nous conduire de l'Afrique profonde à l'Amérique du Sud. Et le spectacle de s’achever par « Les Parasites » (NDR : dont la vidéo est visible ici).

Votre serviteur a passé une excellente soirée en compagnie des R'tardataires dont le spectacle à taille humaine méritait de ne pas en perdre une seconde…

(Organisation : Reflektor)

Jefferson Airplane

Décès du guitariste de Jefferson Airplane, Paul Kantner

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Paul Kantner est décédé ce 28 janvier 2016, d’une crise cardiaque. Il avait 74 ans. C’était le cofondateur et guitariste du légendaire Jefferson Airplane, pionnier de l’acid rock, au même titre que le Grateful Dead et Quicksilver Messenger Service. La formation californienne a vécu ses heures de gloire entre 1965 et 1972. Elle s’était d’ailleurs produite dans le cadre du mythique festival de Woodstock, en 1969. Engagé politiquement le band avait aussi milité en faveur de la fin de la guerre au Vietnam. Adepte de la non violence, il a fait partie du mouvement ‘flower power’ prôné par les hippies tout en défendant le droit à la consommation des drogues. La suite sera plus nébuleuse, les différents musiciens du groupe tentant d’autres projets, dont les plus intéressants demeureront Jefferson Starship et Hot Tuna. Sans oublier les collaborations multiples et les aventures en solo. Une chose est sûre, l’influence du Jefferson Airplane dans le domaine de la musique psychédélique est majeure. Et pour cause, elle est toujours d’actualité 50 ans plus tard. Des noms ? REM, Mazzy Star, Tame Impala, Spacemen 3, Bowie, Patti Smith, White Stripes, Stevie Nicks (Fleetwood Mac), Lola Colt, Dead Boys, Meat Puppets, Elliott Smith, The Libertines, The Brian Jonestown Massacre et la liste est tellement loin d’être exhaustive, qu’on pourrait remplir des pages entières.    

Si le mélomane lambda connaît surtout les singles « Somebody to Love » et « White Rabbit », le groupe est responsable d’une discographie aussi riche qu’incontournable, « Surrealistic pillow » constituant certainement le point d’orgue de sa carrière.

Les derniers albums de Paul Kantner datent de 2010 et 2011. Deux volumes d’art sonique qu’il avait baptisé « Windowpane Collective ».

R.I.P.

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