Yuksek revisite Laurent Voulzy…

Le musicien, compositeur, réalisateur et producteur de musique électronique Yuksek revisite « Cocktail chez mademoiselle », le titre de Laurent Voulzy paru en 1979 sur son album « Le cœur grenadine ». Il en propose une relecture retro futuriste, groovy et…

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Black Sabbath

Classic Albums Series – Paranoid …The Definitive Authorised Story Of The Album (Dvd)

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Il y a quelques années, Eagle Vision a eu la bonne idée de lancer la série de Dvds  ‘Classic Albums’ dont le but est d’explorer, interviews et documents d’époque à l’appui,  la genèse d’albums rock devenus classiques. Après « Machine Head » de Deep Purple, « Hysteria » de Def Leppard, « Number Of The Beast » d’Iron Maiden, « British Steel » de Judas Priest, « Metallica (Black Album) » de Metallica, « Ace Of Spades » de Motörhead et « Nevermind » de Nirvana, c’est l’histoire de « Paranoid », l’un des plus grands classiques de Black Sabbath et, sans conteste, l’un des disques les plus influents de l’histoire du métal qui nous est dévoilée.

Sorti en 1970, « Paranoid » est le second opus du légendaire combo de Birmingham. Certifié sept fois ‘Platine’ (2,1 million de copies), c’est l’un des albums métal les plus vendus de tous les temps au Royaume-Uni. L’elpee se serait appelé « War Pigs » si le label du groupe n’avait pas eu peur de l’impact négatif de ce titre aux Etats-Unis alors engagés en pleine guerre du Viêt-Nam. C’est donc « Paranoid » le titre du premier single qui sera retenu. « Paranoid » contient les titres les plus incontournables de la discographie du grand Sabbath : « Paranoid » et « War Pigs » bien sûr, mais aussi « Iron Man », « Fairies Wear Boots », « Electric Funeral », « Hands Of Doom ». Si, à l’époque, l’album est descendu par la presse, le public lui ne se trompe pas. « Paranoid » atteint la première position dans les charts anglais et la huitième aux Etats-Unis.

Interviewés tour à tour, Tony Iommi (Guitare), Ozzy Osbourne (Chant), Geezer Butler (Basse) et Bill Ward (Batterie) évoquent les débuts du groupe, leur passion pour les Beatles et le blues, le penchant de Butler pour les sciences occultes qui sera déterminant lorsqu’il faudra changer le nom original du groupe (Earth) en quelque chose de plus accrocheur : Black Sabbath. Iommi et Butler, instrument à la main, expliquent la genèse de certains riffs classiques. Fidèle à son habitude, l’ami Ozzy n’est pas avare en anecdotes amusantes. Ainsi, raconte-t-il qu’à la première écoute, le riff écrasant d’« Iron Man » lui avait fait penser à la démarche d’un ‘grand mec en fer’. Le futur classique du groupe aurait donc été baptisé « Iron Bloke » (mec en fer) avant de devenir « Iron Man ».

A celles des membres du groupe s’ajoutent les interventions de Tom Allom, alors ingénieur du son (NDR : ce dernier a été rendu célèbre par son travail de production sur une dizaine d’albums de Judas Priest). Allom, derrière les manettes de sa table de mixage, manipule les bandes originales de l’album (dont certaines sont différentes de la version définitive publiée) tout en évoquant les anecdotes de l’enregistrement. Henri Rollins (Black Flag, Rollins Band) joue le rôle du fan ultime du groupe expliquant pourquoi tel ou tel passage est génial. Pourquoi lui ? Mystère. Un musicien affilié à la scène métal aurait probablement été plus approprié.

« Classic Albums Series – Paranoid …The Definitive Authorised Story Of The Album » sort sous les formats Dvd et Blue Ray et dure approximativement 97 minutes. Ceux et celles que la langue de Shakespeare rebute pourront profiter des sous-titres en français, néerlandais, allemand, italien, portugais, japonais et espagnol.

« Paranoid » est l’une des pierres angulaires de l’histoire du heavy métal. Après lui tout sera différent. Un album de légende, tout simplement.

Black Sabbath

The Dio Years

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L’un des pères fondateurs du heavy métal s’apprête à entamer une tournée des festivals d’été, non pas sous son patronyme original, mais bien sous celui de « Heaven and Hell ». Pour célébrer cette reformation éphémère impliquant leur vieux complice Ronnie James Dio, Tonni Iommi et consorts nous invitent à redécouvrir l’essentiel des « Années Dio » sur cette compilation de 16 titres, dont trois inédits.

Renvoyé du Sab en 1979 pour ses excès divers, Ozzy Osbourne est remplacé un an plus tard par Dio, transfuge des fameux Elf et Rainbow. Grâce à la présence scénique redoutable et à l’organe vocal puissant du chanteur réputé pour sa petite taille –normal quand on a fait partie de Elf– Black Sabbath retrouve le succès en gravant le formidable « Heaven and Hell », en 1980 (disque de platine) et le brillant « The Mob Rules », l’album le plus violent de Sabbath. Ces deux opus seront magnifiés sur le double « Live Evil », en 1982. Dio entame ensuite une carrière solo exemplaire, enchaîne tournées sur enregistrements, et trouve le temps de rejoindre Black Sabbath en 1992, pour accoucher du satisfaisant « Dehumanizer ».

Manifestant une lourdeur oppressante à tous les étages, « The Dio Years » rassemble la crème de ce bout de chemin d’un des plus grands groupes de heavy de tous les temps sous la férule du père Dio. Un album qui s’écoute sans aucune lassitude ! Logique, il ne distille que de purs joyaux. Treize grands classiques non-remixés, sans oublier les trois titres bonus qui bouclent la rondelle. « The Devil Cried », « Shadow of the Wind », « Ear in the Wall » n’ont pas le panache d’un “Turn up the Night” ou d’un “Children of the sea”, mais force est de constater que RJ Dio, même s’il appartient désormais à la tranche des 3x20, a conservé une voix exceptionnelle, un organe dont son prédécesseur Ozzy ne pourrait plus se targuer aujourd’hui. Une compile majeure pour quiconque est passé à côté de cette période glorieuse du sabbath noir.  



Black Sabbath

On prend les mêmes et…

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Black Sabbath vit actuellement une situation paradoxale. D'une part, ce dinosaure n'est plus trop sacré dans le monde du heavy-metal (même s'il ne faut tout de même pas oublier tout ce qu'il a apporté au genre depuis ses débuts en 69). Mais d'autre part, il est actuellement crédibilisé par les pointures les plus imposantes de la vague grunge déferlante –les Nirvana et compagnie– qui vouent à Tony Iommi et ses acolytes un vrai culte et l'avouent publiquement.

Cependant, d'un point de vue strictement commercial, Black Sabbath accumule les pirouettes et les échecs commerciaux avec une sidérante régularité : pas moins de cinq chanteurs différents ont occupé le poste de front-man du groupe depuis 82! Il y a eu Ian Gillan, Glenn Hughes, Ray Gillen, Tony Martin, Ronnie James Dio (2ème épisode) et, enfin, Tony Martin pour un retour, lui aussi ! On ne compte pas l’‘épisode Ozzy’, annoncé de retour au bercail, avant que l'histoire –est-ce réellement étonnant ?– ne tourne à la confusion et au ridicule. Résultat : B.S. ne cesse de voir son étoile pâlir aux yeux d'un public heavy qui semble se désintéresser de son cas. A la fois ‘in’ et ‘out’, le combo vit actuellement, un épisode (un de plus !) crucial dans sa carrière. Possède-t-il les moyens de mener ce défi à bien ? Sans doute, si on s'en réfère uniquement aux critères musicaux et, donc à son nouvel opus. ‘Cross Purposes’ vient de sortir chez EMI, et il est réellement fort bon. Pour le reste, l'avenir nous apprendra si le quatuor peut tirer un maximum de bénéfice de cette ‘bonne œuvre’ et si le public choisira de redonner un peu de crédit à un ensemble qui a, depuis 10 ans, pas mal joué avec ses nerfs.

« La situation n'a pas été très claire au sein du band, au cours de ces dernières années », admet Tony Martin, chanteur méritant réintégré après le second départ de Ronnie James Dio (auquel il avait été contraint de laisser sa place, il y a trois ans). Et d’ajouter : « Je peux comprendre que les gens aient été un peu perturbés. Néanmoins, je pense aussi qu'il ne faut pas tout voir négativement. Black Sabbath a, au moins, eu l'occasion d'expérimenter quelque peu en travaillant en compagnie de chanteurs différents (NDR : cinq en dix ans!) Pour le public, ce n'était pas tout à fait inintéressant… »

Admettons. Mais il ne faut tout de même pas prendre les gens pour des idiots! Si Dio est revenu (pour l'album ‘Dehumanizer’ sorti en 92), ce n'était pour aucune autre raison que de tenter de renouveler le coup de ‘Heaven and Hell’. Si un rapprochement avec Ozzy a été entamé, après l'échec du second épisode Dio, c'était là encore, pour redonner une bouffée d'air frais à un groupe manquant cruellement de souffle. « Effectivement, je ne peux qu'admettre cette vision des choses » reconnaît Tony. « Mais ce sont des événements qui se produisent sans cesse et dans tous les groupes. Lorsque j'ai quitté Black Sabbath après l'album ‘Tyr’, c’était sous la pression de Tony Iommi et de Geezer Butler qui souhaitaient tenter l'aventure Dio. Que pouvais-je faire d’autre ? Bien sûr, je n'avais pas l'impression d'avoir démérité ; mais je comprenais leurs motivations. Et je n'avais pas le choix! En réintégrant le groupe, récemment j'ai fait table rase du passé et je me suis remotivé pour repartir du bon pied. »

Mais quelle est la situation actuelle au sein de Black Sabbath? La réponse était évidente : « Excellente (ben tiens!). Nous brûlons d'envie de repartir en tournée et nous espérons vraiment que notre nouveau cd recueillera le succès qu'il mérite. C'est à mon sens le meilleur que Black Sabbath ait produit depuis un bon bout de temps. » Alors que peut-il bien apporter de bien positif par rapport aux réalisations précédentes? Tony argumente : « ‘Cross Purposes’ perpétue bien la lignée entamée par ‘Headless Cross’ et ‘Tyr’ jadis. J'estime aussi que ce disque affiche une formidable force mélodique et baigne dans des atmosphères puissantes. Je suis terriblement fier d'un titre tel que ‘Dying for love’ (NDR : effectivement excellent). Il est, en outre, la démonstration que Black Sabbath est toujours un très bon groupe. Je souhaite que le public s'en souvienne! » Pourvu que le statut de groupe-référence pour le mouvement grunge les y aide? Notre interlocuteur y croit : « Ben, pourquoi pas? Ce serait bien. Un juste retour des choses, en somme. Je souhaite en tout cas que cela donne envie aux jeunes amateurs de rock actuel de nous écouter. Black Sabbath a été une formation essentielle. Sincèrement, je pense que sur un plan musical, nous sommes toujours et même plus que jamais un groupe important. Je souhaite vraiment que nous soyons appréciés sur notre valeur intrinsèque. Bien sûr, la période complexe que nous avons traversée a un peu perturbé la confiance du public, mais j’affirme qu’il n’a pas nécessairement perdu au change ; et aujourd'hui on a l'occasion de redresser la barre. »

(Article paru dans le n°20 de février 94 du Magazine Mofo)