La disparition de Gelatine Turner…

Gelatine Turner, c'est un projet chanson porté par deux frères, Pierre au son et Romain au chant. Ensemble ils composent une chanson hybride entre pop et alternative. « Disparaître », c'est une marche hypnotique, un souffle qui s'emballe, une perte de repère…

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Les échos intergalactiques de Mr. Bison…

Le cinquième opus de Mr. Bison paraîtra ce 16 février. Il s’agit d’un groupe italien dont la musique vous entraîne au cœur d’un voyage prismatique qui explore les notions de liberté et de destin à travers la mythologie nordique et tisse une tapisserie sonore…

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Claud

Supermodels

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Originaire de Chicago, Claud Mintz s’est établi depuis quelque temps à New York. Il a choisi son nom de famille comme patronyme pour son trio. Il se charge de la guitare et du chant et est soutenu par une section rythmique réunissant un drummer et un bassiste.

« Supermodels » constitue son second elpee. Mis en forme par Ethan Gruska (Phoebe Bridgers, Ryan Beatty), ce disque est plutôt éclectique, alternant morceaux plus acoustiques et titres bien rythmés.

Valse, « Glass wall » est parcourue de sonorités de guitares stridentes. Elles se révèlent élégantes sur le mid temo « Dirt », une chanson mélodieuse qui libère un bon groove. Courte plage acoustique, la dépouillée et mélancolique « Crumbs » baigne au sein d’un climat proche du « Double blanc » des Beatles, nonobstant quelques incursions subtiles d’électronique. Une sèche qu’on retrouve sur « Spare tire » et « Every fucking time », une compo qui rappelle parfois le « Wonderwall d’Oasis. « Wet » aurait pu figurer au répertoire de Mylène Farmer », mais dans la langue de Molière. « A good thing » et « All over » émargent à l’indie rock. Enfin, entraînant, « The moving on » est une compo dense, enrobée de chœurs, interprétée dans l’esprit de Weezer…

Bref, un album qui souffle le chaud et le froid…

Claudine Muno

Noctambul

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Claudine Muno n’est pas vraiment belge. Mais bon, elle ne vient pas de très loin puisqu’elle est née et vit au Grand-duché de Luxembourg. Son origine, elle la revendique par ailleurs en la chantant. Née en 1979, la jeune femme touche un peu à tout : littérature, théâtre, dessin et musique. Pas surprenant dès lors que ses compositions et les textes soient de son apanage.

Claudine nous propose ici son second album. Le premier, « Petites Chansons Méchantes », était paru en 2007. Fort remarqué pour ses textes un peu bizarres, ses petites histoires peuplées de créatures étonnantes, ce disque avait été concocté en compagnie de sa complice Sandra Cifani.

« Noctambul » lui succède donc trois années plus tard. Sur cet opus, Claudine nous sert quatorze chansons où elle alterne l’interprétation en anglais (majoritairement) et en français. Elle nous propose même un titre dans son idiome natal, le luxembourgeois, « Blummen ». Elle est toujours soutenue par ses Luna Boots qui l’épaulent depuis 2003, soit Thierry Kinsh à la guitare, Matt Dawson à la pédal steel, John Schlammes à la basse, Menni Olinger à la batterie, Claude Schaus au piano et Sandra Cifani au chant. Claudine elle-même assure la plus grosse partie des chants mais touche également un peu à tout : piano, guitare, basse, …

Tantôt pop, tantôt folk, les 14 morceaux s’égrènent lentement, des titres toujours mélodieux, agréablement soulignés par une voix toute fine. De très jolies ballades paradoxalement hantées par des textes parfois étranges, parfois choquants. Il suffit d’écouter « La révolution des poissons rouges » ou « Mauvais sang » pour s’en convaincre.

On épinglera cependant sur cet opus, une très jolie reprise du « Blackbird » des Beatles, une adaptation bien desservie par la très jolie voix de Claudine et les chœurs tout en douceur de Sandra et des Lunaboots…

Un petit album sans prétention mais plein de justesse, de fraîcheur et de délicatesse.

 

Sweet Claudette Johnson Harell

That man's got to go

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Sweet Claudette Johnson Harrell nous vient de Detroit et elle chante le blues. Ce n’et pas une néophyte, puisqu’elle compte, à ce jour, cinq albums à son actif. Et le tout premier, "Linament & collard greens", remonte à 1999.

Pour enregistrer “That man's got to go”, elle a reçu le concours d'excellents musiciens locaux ; en l’occurrence Howard Glazer, un guitariste particulièrement doué qui a longtemps joué en compagnie de l'harmoniciste Harmonica Shah, Dan Dekuyper à la seconde gratte, Todd MacIntosh à la basse et Greg Manning à la batterie ; sans oublier les quelques cuivres pour compléter l'ensemble. Claudette signe pratiquement l’intégralité de son répertoire.

A la recherche d’un amant idéal, la douce Claudette injecte une fameuse dose d’énergie tout au long de "Best damn lover", un morceau funk entretenu par le rythme infernal des cuivres. Les solistes se bousculent déjà à l'avant-plan. Successivement, Alonzo ‘Big Al’ Haralson à la trompette, Marcy Montgomery au saxophone et Glazer aux cordes. L'étau funky ne desserre pas son étreinte rythmique et se mue en danse envoûtante tout au long de "Hee-bie Gee-bies", une compo caractérisée par une sortie de cordes précoce, vitaminée par les pédales de distorsion, mais aussi grisée par la fièvre rythmique de ces cuivres. L'allure est toujours aussi vive pour affronter "That man's got to go". La guitare emprunte des accents bluesy, acérés, incisifs, assez proches d'Albert Collins. La trompette de Big Al ne tient plus en place. L’imposante contrebasse de MacIntosh ronronne pour communiquer une atmosphère jazzyfiante à "Not another moment". Le talent des solistes d’Alonzo et de Marcy est une nouvelle fois bien mis en évidence, alors que le timbre de Claudette manifeste une bonne dose de gravité. Le nightfloor accueille une nouvelle fois les déhanchements des danseurs lors d’un "Too many irons" à la formule bien établie. Et si les cuivres restent toujours sur le qui-vive, toujours prêts à bondir, la guitare emprunte des accents bluesy. Changement radical de style à partir de "Don't talk that yak to me". Le climat s'adoucit, s’illumine à nouveau de sérénité. Glazer est passé à la slide. Il injecte beaucoup de retenue et de feeling dans son jeu. Claudette susurre ses mots. Ce qui n'empêche guère Marcy de souffler avec panache à l'avant-plan. Notre tendre vocaliste charme et bouleverse en même temps tout au long de "Love I see in your eyes", un slow blues très classique, au cours duquel les deux souffleurs étalent encore tout leur talent. Claudette manifeste un profond respect pour ses musiciens et leur permet, à tour de rôle, de se mettre exergue. "23 hours & 45 minutes" en est un nouvel exemple, un blues mid tempo, profilé sur une rythmique très Jimmy Reed, au cours duquel Howard, Alonzo et Marcy se libèrent totalement. Ainsi qu’"Ain't nobody's bizness", un autre blues lent notoire, issu du répertoire de Freddie King, exécuté à la manière d'Albert King. Et la version est tout bonnement remarquable !

 

Claude Challe - The REG Project

New Oriental

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Quand les portes du Liban nocturne s'ouvrent à notre ouïe de clubber en quête de nouveaux sons, Claude Challe nous accueille pour assouvir nos désirs d'une musique vraiment inspirée. Après avoir exploré les routes hindoues avec "Nirvana Lounge", Claude Challe revient avec "New Oriental", en collaboration avec"The REG Project", alias Ralph, Elie et Guy. Les puristes de l'électro et de la house n'aimeront probablement pas ce projet, car sans doute le trouveront-ils "facile" ou banal. Les autres, rêveurs ou aimant s'évader par la musique y trouveront leur compte, et surtout de l'énergie, s'ils l'avaient perdue. Car cet album est vraiment enclin à la gaieté, grâce au rythme endiablé des basses qui ne donnent même pas la migraine ! La mélodie procurée par des violons orientaux rappelle, de temps en temps, Moum Khalife ou plus près de nous les raïs de Rashi Tahar. Mais si l'ensemble paraît effectivement simpliste ou juste bon pour danser, il va au-delà de la première perception. Car en l'écoutant plus attentivement, "New Oriental" fait preuve d'une grande inspiration. L'album commence doucement par le magnifique "Lost Love", au cours duquel l'arpège du clavier suffit à donner une touche nostalgique. Un violon, une flûte, et une mandoline, aux tonalités presque tristes, le rejoignent, amenant à une impression aquatique. Pourtant ils ne sont que les prémices de morceaux beaucoup plus rythmés et très orientaux : un vrai délice libanais. En revanche, basé sur le clavier aux accents latinos, "Casa del sol" est en rupture totale avec le reste. Pourtant, le morceau n'est pas dénué d'intérêt. Mais le paroxysme de l'endiablement oriental est atteint sur "Batwannis Beek", où les voix envoûtantes et furtives de chanteurs orientaux complètent le morceau d'une profondeur sensuelle. Les enchaînements permettent de donner une homogénéité à l'album qui se conclut par un morceau plus éléctro et plus doux, comme les deux premiers qui introduisaient cette fête libanaise. La boucle est ainsi bouclée, et Claude Challe réussit un album à la jaquette accrocheuse : une photo aérienne de Beyrouth par Yann Arthus-Bertrand : rien que ça !

Claudia Bettinaglio

Sometimes

Écrit par

Née à Lucerne, cette jeune chanteuse/auteur/interprète est aujourd'hui âgée de 34 ans. Avant de se fixer à Bâle, elle a longtemps vécu à Berne. Claudia a sévi au sein d'un des meilleurs groupes de blues helvétiques : le Lazy Poker Blues Band. En 2001, elle a sorti un album intéressant : "Saving all my love - A tribute to Tom Waits". Enregistré à Nashville, cet elpee à reçu le concours de Fred James à la production. Mais également du backing group de Fred ; en l'occurrence Mary Ann Brandon, Bill Earhart et Bob Kommersmith. Depuis 2002, elle se produit régulièrement en compagnie de son compatriote Hank Shizzoe et du bassiste Michel Poffet. "Sometimes", son nouvel opus, est donc paru chez Crosscut. Un disque qui emprunte à la chanson, au blues, au jazz, au folk et à la pop. Dans son style quoi !

Elle démarre par une chanson douce. Face au piano d'Alexander Paeffgen et de la clarinette de Michael Heitzler, sa voix est bien mise en évidence. La section rythmique demeure discrète. "Holding your breath" est une ballade plutôt majestueuse. La musique, la chanson, la voix sont de toute beauté. L'accompagnement est sobre et efficace. D'autres fragments soutiennent la comparaison. Et je pense tout particulièrement à "God hired the devil", "You will last", Relationshit", une plage dont le climat oppressant est entretenu par la slide de Shizzoe, "Trophy", un fragment souligné par des cordes, et encore "Feels good". "Dogs I like" épouse un format assez funky. L'accompagnement est très reconnaissable pour les fans de Hank Shizzoe et Loose Gravel. "Loversland" est une plage rapide, dont le style peut faire penser à Dire Straits. A cause de cette voix cristalline qui enchante et des cordes de Shizzoe qui sont taillées dans le rock. Le "Pretty head" de ZZ Top ramène le rythme à bord. La clarinette s'y éclate ! Tout en swing, assez jazz, "Sister low" baigne dans l'orgue Hammond. L'œuvre s'achève par "Jersey girl". Une reprise de Tom Waits interprétée en douceur et en délicatesse. Assez éloigné des sphères habituelles du blues et en particulier pour un label tel que Crosscut, cet album est incontestablement d'excellente facture. Et tous cas, il mérite votre attention, mais nécessite plusieurs écoutes avant d'être apprécié à sa juste valeur.

Claude Nougaro

Embarquement immédiat

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Pas le temps de flâner sur le port, jazz à bâbord et à tribord. Avec un big band pour rythmer la cadence et un auteur au mieux de sa forme pour tenir le gouvernail, le paquebot-Nougaro démarre en trombe. Coup d'œil ironique sur la Jet set, regard nostalgique sur ces bas dénigrés par les femmes modernes (la chanson la plus percutante de l'album), couplet machiste sur " Cette salope " qui " Déménage de l'un à l'autre ". Chaque fois ou presque (" Anna " est un peu faible), le texte fait mouche et renforce le plaisir rythmique. Soudain, le paquebot-Nougaro arrête les machines. Le capitaine laisse voguer calmement son imagination et ses souvenirs. Un délice tant pour rendre hommage à " La langue du bois " (sur un martèlement très africain) que pour décrire un tableau de Renoir ou raconter ce temps où papa appelait maman " Mademoiselle ". Du grand art, réalisé à 71 ans avec la complicité d'Yvan Cassar, " Le Vivaldi de mes quatre saisons ", dit Nougaro. Mais pourquoi donc parler de son âge ? C'est le talent qui compte, pas le calendrier.