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Cold Blue Steel

Headed out of Memphis

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Issue de Dallas, cette formation est constituée de solides pointures. Le chanteur James Buck est ainsi épaulé par le guitariste Mark Pollock, le claviériste Tim Alexander (Asleep At The Wheel), le drummer Chris Hunter et le bassiste Roy Dukes. Fondé en 1986, Cold Blue Steel pratique ce qu’on appelle de la roadhouse music ; c’est-à-dire un mélange de blues, de boogie et de shuffles. Encore que le combo n’hésite pas à inclure dans son répertoire du rock'n'roll inspiré des 50s et de la country & western. Leur premier opus, "Drivin' to Mexico", ne date que de 1997.

“Headed out of Memphis” a été enregistré entre Dallas et Memphis. Il s’ouvre par "Monkey's uncle". Du pur rock'n'roll alimenté par les riffs de Pollock. Boogie bien nerveux, le titre maître est dédié à la gloire du King de Memphis, Elvis Presley. James chante d’une voix rocailleuse. Son timbre oscille entre celui de Wolfman Jack et de Billy Gibbons (ZZ Top). "Hollywood blonde" adresse manifestement un clin d'œil à Marylin Monroe. Dynamisé par le piano sautillant d'Alexander, c’est un autre rock'n'roll franc et direct. Superbe blues lent, "Just got it from Dallas" libère beaucoup d'intensité. Pollock se réserve un solo grandiose. Découpées au rasoir, les notes sont vives, largement amplifiées. Dès qu’il en a l’occasion, Buck réplique au chant. Et ses inflexions sont menaçantes. Le CBS n’a guère le temps de souffler, puisqu’il s'engage à nouveau sur les routes, lors d’un instrumental sauvage intitulé "Wideglide" ; une plage sans doute inspirée du grand Freddie King, même si l’attaque est plus franche. Une chose est sûre, c’est une nouvelle invitation à se remuer les fesses sur la piste de danse. Les musiciens ont manifestement plus d'une corde à leur arc. Ils reprennent le classique "No more doggin", en jump style. Pollock joue en rythmique. Invités, les Cold Blue Steel horns entretiennent cette trame swing, alors que Mark s’autorise un nouvel envol, tout en finesse. Très dansant, "I think I'm going crazy" fait la fête aux cuivres. Ce pur R&B évolue dans un registre assez proche des T-Birds de la bonne époque! Très sixties, "Big time operator" est sculpté dans du rock instantané. Nous ne sommes pas tellement loin ici des Flamin' Groovies. "You and my money" creuse dans la même veine. L'orgue de Tim Alexander écume légèrement pour le transformer en pop délicate. Simple dans sa conception, "Shufflin' little lady" est un rock blues shuffle captivant. La rythmique est binaire. Le piano tapisse l'arrière-plan. Les cordes parviennent à se libérer. Timidement, d’abord. Avant de nous envoûter. "Month of Sundays" opère un nouveau changement de tempo. Une ballade aux accents exotiques. Les percussions donnent le ton. L'orgue Hammond imprègne l'ensemble. Pollock peut enfin signer un remarquable solo. Un exercice de style sans doute inspiré par Carlos Santana, tout en préservant sa spécificité. De très bonne facture, cet elpee s’achève par "We're outta here". James Buck chante furieusement ce boogie jump particulièrement dynamique et très participatif. Les cuivres et le piano virevoltent. Tous les musiciens participent vocalement au refrain…