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Guitariste-chanteur dans l’univers du psyché/folk, Dorian Sorriaux a sévi comme guitariste au sein du groupe suédois Blues Pills. Il s’émancipe en explorant de nouveaux univers musicaux, et notamment à travers un folk plus acoustique et des textes plus…

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Glass Beams signe chez Ninja Tune

Glass Beams, groupe énigmatique établi à Melbourne, s'inspire de son héritage indien, infusant son psychédélisme serpentin d'instrumentations cosmiques et de polyrythmies du monde. Son premier album, « Mirage », enregistré en home studio, est une fusion…

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Guillemots

Walk the River

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Fyfe Dangerfield, le chanteur, a rejoint ses camarades de Guillemots pour cette nouvelle aventure. Il avait tenté, au préalable, sa propre expérience, en publiant un album personnel intitulé « Fly Yellow Moon ». Et si Dangerfield rechigne à s’étaler sur cette aventure en solitaire, il s’en est toutefois pleinement servi pour enrichir ce troisième opus du groupe. Mais les trésors n’y sont pas distribués équitablement. « Walk the River », chanson éponyme de l’album, a tout pour devenir une référence pour les quatre artistes et le monde musical qui les entoure. Tout comme « Dancing in the Devil’s shoes » et son ambiance ténébreuse. Ce morceau est un petit bijou à lui tout seul. La voix pimpante du leader des Guillemots vient lécher gracieusement les notes exaltantes. Mais les pistes se suivent et ne se ressemblent pas. Traduisez cette impression par diversité ou… inégalité ! Toujours est-il que tous les goûts se retrouvent dans « Walk the River ». Et il ne laisse, par conséquent, pas indifférent. Il suscite le débat. Tantôt les plages fortes feront oublier les plus faibles. L’album sera alors évoqué comme culte. Tantôt les détracteurs retiendront cette incapacité à emplir chaque morceau de la même dose de talent. Mais quoiqu’il advienne, on finira toujours par parler de Guillemots.

 

Guillemots

Red

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Belle entrée en matière pour « Red », second essai de Guillemots. A l’écoute de « Kriss Kross », mise en bouche de ce nouvel opus, le quatuor semble avoir sorti l’artillerie lourde et déboule à toute vitesse, comme une armée prête à piétiner la ligne ennemie et lui faire mordre la poussière. Mais une fois parvenue face à leurs adversaires, les choses ne se passent pas comme prévu. Les Britons changent de stratégie et choisissent de déconcerter leur opposants en leur envoyant à la tronche « Big Dog », une tuerie pop aux accents carrément R’n’B. Ces derniers, plus que surpris, décident alors de déposer les armes pour s’enlacer les uns les autres sur le délicat « Falling Out Of Reach ». Guillemots continue à prêcher les valeurs de l’amour et de la mixité des genres durant toute la première moitié de ce « Red ». La formation commence néanmoins à s’essouffler, en plein milieu du combat, et en arrive presque à frôler la grandiloquence (« Last Kiss », « Cockateels », « Standing On The Last Star », l’ennuyeux single « Get Over It »). Heureusement Guillemots échappera de peu à la potence grâce à la simplicité de « Words » et du « Take Me Home » final. Dans son ensemble, « Red » est donc un second recueil relativement intéressant. Sans plus.

 

Guillemots

Through the windowpane

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En écoutant pour la première fois cet album, j’ai fait la moue. J’ai même failli remettre le disque dans son boîtier, après trois titres. Et pourtant, y figurent les deux singles « Made-up Lovesong #43 » et « Trains to Brasil ». Même que la presse spécialisée ( ?!?!?) s’était montrée dithyrambique lors de la sortie de ces disques. Pourtant, je me suis forcé à me farcir les presque soixante minutes de ce « Through the Windowpane », histoire de comprendre pourquoi ces Guillemots suscitaient un tel engouement. Onze plages plus soporifiques les unes que les autres et puis soudain, un « São Paulo », d’une durée de 11’41, absolument déconcertant. Digne du meilleur Divine Comedy. Une synthèse de leur potentiel, si vous préférez. Un potentiel que j’ai découvert lors de la prestation de ces drôles d’oiseaux (NDR : un guillemot est oiseau palmipède au bec long et pointu ressemblant au pingouin) accordée dans le cadre des Inrocks, à Lille. Très en relief, énergique, riche et diversifié, leur set a été pour ma part, la révélation de ce festival. Après cette claque, je me suis décidé à réécouter cet opus. Et il m’a fait le même effet. Je le répète, ils ont le droit d’aller casser la gueule au producteur ou au mixeur ou à celui qui a passé leur musique au chinois. Je veux bien que l’on parle d’influences puisées chez Burt Bacharach, Prefab Sprout et même Supertramp. Que leur style se repaît aussi bien de pop, de jazz, de lounge, de soul et de music-hall (NDR : qui a dit variétés ?). Que le chanteur, Fyfe Dangerfield, possède une superbe voix qui ne déparerait dans le cadre du concours Eurovision. Que la bassiste est très jolie, hyper sexy. Mais ce disque bande mou. Et c’est un affront vis-à-vis d’Aristazabal Hawkes ! Alors soit le groupe opte pour la molle bande ( ?!?!?) FM, soit il montre ce qu’il a dans le (bas) ventre. Mais qu’on ne vienne plus me raconter des salades. Surtout si elles sont montées…