Yuksek revisite Laurent Voulzy…

Le musicien, compositeur, réalisateur et producteur de musique électronique Yuksek revisite « Cocktail chez mademoiselle », le titre de Laurent Voulzy paru en 1979 sur son album « Le cœur grenadine ». Il en propose une relecture retro futuriste, groovy et…

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Maserati

Pyramid Of The Sun

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Depuis 2007, année au cours de laquelle il avait publié l’excellent « Inventions For The New Season », Maserati s’était progressivement éclipsé de la scène post-rock, ne s’illustrant que sur un split Ep, commis en compagnie du combo Zombi. Par la suite, le quatuor originaire d’Athens, dans l’état US de Georgie, est revenu dans le circuit de manière plutôt singulière. Et pour cause, suite au décès de leur drummer, Jerry Fuchs (également impliqué lors des tournées de !!! et The Juan Maclean), Maserati organise un concert pour rendre hommage à ce grand bonhomme. Dans la foulée, le combo décide de publier un nouvel elpee. Mais comment le reste de la troupe allait-elle se débrouiller pour se passer de son batteur, pion essentiel au sein du line up ? De sa présence, d’abord. Et puis de son kick à la fois dynamique, puissant et inégalable. Que les fans se rassurent, les prises de batterie avaient été enregistrées avant la disparition de Fuchs. Et ses interventions ont été parfaitement intégrées à l’ensemble, une expression sonore électro psyché magistralement dispensée par les autres musicos et mise en forme par Justin Van Der Volgen, l’ex-bassiste de !!!, au mixage.

Si « Pyramid Of The Sun » constitue donc un ‘tribute’ ultime à Fuchs, il démontre également que Maserati est une formation incontournable dans l’univers electro/post/rock/psyché. Si vous aviez flashé sur « Inventions For The New Season », vous pouvez foncer tête baissée pour vous procurer cette nouvelle galette. Les rythmiques sont racées. Les lignes de basse très pures. Les beats efficaces. L’envie de remuer le corps est irrésistible. A l’instar de « They’ll No More Suffer From Thirst ». Mais les palmes reviennent à « Oaxaca » et « Bye M’Friend, Goodbye », deux plages époustouflantes, d’une intensité soutenue. Caractérisées par des guitares au delay héroïque, elles sont imprimées sur un tempo frénétique. A tomber le cul par terre ! Un disque impressionnant ! R.I.P. Gerhardt Fuchs !

Maserati

Inventions for the new Season

Écrit par

Troisième elpee pour ce quatuor américain. Mais le premier à nous parvenir. Et on le regrette bien, tellement il s'avère d'emblée intéressant. De nombreuses références viennent à l'esprit à l'écoute de cet opus instrumental célébrant surtout la six cordes. Quelques sonorités de guitare à la U2, une approche parfois héritière de la cold wave chère à Cure, l'une ou l'autre séquence très floydienne, un peu de Mogwai, etc. Même les jeunes belges de Pillow pourraient leur être apparentés. Ceci dit le post-rock néo-psychédélique de Maserati a les pieds solidement plantés dans deux influences majeures et complémentaires. A gauche l'école allemande Kraut Rock des seventies, Ash Ra Temple en tête. On retrouve les longues introductions en crescendo, les boucles répétitives et planantes, les sons en suspension et un peu de la mélancolie mystique des Teutons. A droite, Simple Minds dans ce qu'il eut de plus audacieux et intéressant. C'est-à-dire la période des expérimentations originales, qui s'acheva par le mémorable « The new gold Dream ». La première plage, « Inventions », est la parfaite illustration de cette synthèse : l'introduction s'inscrit dans la veine kraut alors que l'ombre des Minds plane dès que la rythmique s'impose. Maserati a toutefois le gros mérite de mixer ses ingrédients sans grumeaux et d'honorer ses aînés en modernisant les cadres. Le propos lumineux, suffisamment personnel et parfois très énergique du band ne souffre aucune longueur et s'avère d'une redoutable efficacité à scotcher par hypnose l'auditeur à son casque. Ce CD est une véritable et belle réussite, à conseiller sans réserve aucune.