La pop sauvage de Metro Verlaine

Un coup de foudre, et puis le romantisme comme mode de vie, Metro Verlaine est avant tout une histoire de passion. Fondé en 2013, après un voyage à Londres qui a laissé des cicatrices et un sale goût de ‘lose’ au fond de la gorge, l'histoire de Metro Verlaine…

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Glass Beams signe chez Ninja Tune

Glass Beams, groupe énigmatique établi à Melbourne, s'inspire de son héritage indien, infusant son psychédélisme serpentin d'instrumentations cosmiques et de polyrythmies du monde. Son premier album, « Mirage », enregistré en home studio, est une fusion…

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Superchunk

Wild Loneliness

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Véritables vétérans de la scène indie US, Superchunk semble pourtant destiné à passer éternellement sous les radars du succès public en Europe. Le groupe drivé par Mac McCaughan (créateur du label Merge) et Laura Ballance mérite pourtant plus que les louanges de la presse spécialisée…

La bande de Chapel Hill (Caroline du Nord) vient de graver son 12ème elpee et semble toujours avoir des choses à dire. « Wild Loneliness » regorge de pépites power rock hymniques comme « Endless Summer » ou « If You’re Dark » (NDR : qui bénéficie du concours de Sharon Van Etten). Autres invités de marque, Owen Pallett (« City of the Dead ») ainsi que le bassiste de REM, Mike Mills (« On the Floor »).

En résumé, la formation s’érige en version américaine du tout aussi trop mésestimé Teenage Fanclub (d’ailleurs au générique du très beau « Endless Summer ») …

Superchunk

Indoor Living (Reissue)

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Superchunk ou l’archétype du groupe sympa au succès (plus que) mitigé.

Sorti en 97, « Indoor Living » signe un cap dans la discographie du groupe toujours en activité de nos jours (même si leur parcours semble aujourd’hui s’opérer en dilettante).

Sixième album de leur discographie (aux côtés de nombreux Eps), il fait suite à « Here Where The Strings Come In », soit leur essai le plus convaincant en terme de succès commercial (mais tout est relatif).

Mis à l’écart pendant de nombreuses semaines dans un coin perdu (déjà entendu parler de Bloomington dans l’Indiana, vous ?), le groupe va se consacrer à l’enregistrement de leur elpee le plus mature jusqu’alors.

Arrivé à un croisement de chemins crucial, il sait qu’il est plus près du néant que des étoiles, et que sans doute, ses heures de gloire sont déjà derrière lui.

Tranchant radicalement avec une méthode de travail qui leur réussit plutôt bien jusqu’alors (enregistrer à la hâte et dans des conditions parfois précaires à la cadence élevée d’un long playing par an), les quatre amis s’attèlent donc à concevoir cet opus charnière.

En résulte donc une production plus attentive aux détails (incursions de mélodies au synthétiseur par ci, harmonies vocales parfois bancales par là) et qui sonne comme un adieu désespéré à l’insouciance juvénile.

Désespéré mais jamais dépressif, Superchunk n’est d’ailleurs pas du genre à s’épancher en mode mollasson.

C’est donc bien entendu encore truffé de giclées de guitares bien bruyantes et de refrains enlevés que ce long playing s’étire en quarante-huit minutes des plus plaisantes.

Et si on peut y trouver trace d’une certaine fatigue ou du moins de certaines remises en question, il semble donner un nouveau souffle à la carrière de Superchunk.

Un souffle qui les aura donc portés jusqu’à nos jour, sans trop d’encombres.

Modeste et effacé, Superchunk n’a jamais signé le moindre hit digne de ce nom.

Affichant une certaine insouciance, il reflètera éternellement l’image de ces petits groupes adulés par une infime frange de fans eux aussi oubliés.

 

Superchunk

I Hate Music

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Superchunk, c’est l’exemple type du groupe dont le patronyme est souvent revenu jusque mes oreilles, mais dont j’ignorais le moindre riff ou inclinaison vocale jusqu’à présent… Cette formation a pourtant été créée, en 1989, à Chapel Hill (Caroline du Nord) ! Le guitariste Mac McCaughan et la bassiste Laura Ballance sont, en outre, les fondateurs du label Merge, riche d’un fameux catalogue : Arcade Fire, Spoon et M. Ward, tout de même… Honorable maison qui publie bien entendu ce nouvel essai de Superchunk.

« I Hate Music » constitue leur 10ème album. Et le titre est particulièrement ironique. A première écoute, la musique des Américains me fait penser à une version punk de The Hold Steady (« Trees of Barcelona »), soit un rock americana de facture classique boosté par des guitares souvent puissantes et irradié par la voix particulière de McCaughan. Un disque, ma foi, d’indie rock classique, varié et maîtrisé regorgeant de perles mélodiques gavées de chœurs foutraques. « Overflows » et l’efficace « Breaking Down » en sont certainement les plus beaux exemples. Un Superchunk très loin d’une Super junk donc… Une belle et tardive découverte pour votre serviteur…

 

Superchunk

Here´s to shutting up

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A l'instar de Guided By Voices, Superchunk est probablement une des formations les plus brillantes et les plus méconnues de la scène indépendante yankee. Ce qui ne l'a pas empêché d'enregistrer la bagatelle de huit albums ainsi qu'une flopée de singles et d'Eps, en onze années d'existence. Pour produire ce " Here's to shutting up ", le groupe de Chapel Hill (NYC) a eu la bonne idée de rappeler Brian Paulson (Uncle Tupelo, Wilco, Jayhawks); c'est à dire le même personnage qui avait mis en forme " Foolish " en 1993. Une œuvre qui coïncidait justement avec leur changement d'orientation musicale. Sans pour autant tomber dans la country (hormis peut être " Phone sex ", sur lequel John Neff de Japancakes vient donner un coup de pedal steel), il est parvenu à donner un feeling beaucoup plus acoustique à ce disque, tout en apportant davantage de soin aux arrangements. Et la présence de Heather McIntosh (également de Japancakes) au violoncelle et de la violoniste de White Light, Anna Balka, y sont également pour quelque chose. Sans oublier les claviers qui créent une véritable toile de fond à cette tapisserie sonore assez complexe, où s'entremêlent fils mélodiques et sensibilité pop contagieuse, entretenue par le timbre vocal limpide de Mc McCaughan. Indispensable si vous aimez Grandaddy, Yo La Tengo et bien sûr Guided By Voices…

 

Superchunk

Indoor living

Issu de Chapel Hill, en Caroline du Nord, Superchunk était considéré, à l’origine, comme la progéniture de la révolution sub Pop. Vous savez, celle qui a donné naissance au mouvement grunge. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts ; et la formation yankee s’est convertie à une forme musicale plus accessible, toujours aussi déstructurée, mais plus pop, plus juvénile, inspirée à la fois par Dinosaur Jr, Weezer, Gorky’s Zygotic Mynci et Sebadoh, avec des harmonies vocales aussi chaudes que chez Mega City Four. Et le résultat est plutôt concluant, les divers éléments apparemment disparates s’emboîtant avec beaucoup de charme et de fraîcheur...