Jasper Steverlinck inspiré par Roy Orbison ?

Jasper Steverlinck vient de sortir un nouveau single. Il en parle : ‘« Nashville Tears » est l'une de ces chansons qui m'est venue à moi, instinctivement. Elle a coulé d'un seul jet, comme si la chanson s'était écrite toute seule. Elle évoque un moment très…

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The Good, The Bad & The Queen

The Good, The Bad and The Queen

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La scène se passe dans un vieux cabaret en pleine prohibition. 3ème acte (après Gorillaz et Blur) pour Damon Albarn, chef de file d’un réseau clandestin de trafic d’harmoniques. Agissant en toute impunité, le gangster frontman aux allures de beau parleur distille son cru sur les touches poussiéreuses d’un piano délaissé. Entouré de la perle du haut banditisme représenté par Paul Simonon (ancien bassiste des Clash), Simon Tong (ancien guitariste de The Verve et présent sur le dernier album de Gorillaz) et Tony Allen (pionnier de l’afrobeat et ancien batteur de Fela Kuti), le chanteur épouse un nouveau registre. Partant dans des délires de début de siècle, les malfrats mettent leurs habits du dimanche pour élaborer une alternative sous des faux airs de ballades romantiques. Des voix d’outre-tombe retentissent sur les ventricules échauffées par le miaulement des machines, absorbées dans des escapades irréversibles (« Herculean », « The Bunting Song ») et des premiers rendez-vous adolescents (« 80’s Life »). Sur ce projet qui visait avant tout une carrière solo pour Albarn, le combo se distingue et secrète aussi bien des tubes (« History Song », « Kingdom of Doom ») que des performances dignes du grand vagabondage (« Three Changes », sur lequel excelle l’afrobeat d’Allen). L’hymne final porté par leur titre éponyme touche l’authenticité ‘sylphidique’ et clôture une histoire qui coagule sans falsification.