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bdrmm

Un final un peu trop expérimental…

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Issu de Hull, au Nord de l’Angleterre, bdrmm se produisait ce mercredi 18 octobre au club du Grand Mix à Tourcoing. Le quatuor réunit les frères Smith, Ryan (chant, guitare, claviers) et Jordan (chant, basse, claviers) ainsi que Joe Vickers (guitare, basse) et Conor Murray (drums). A son actif, de nombreux singles et Eps, mais surtout deux elpees : un éponyme paru en 2020 et « I don’t know », en juin dernier. Le patronyme s’inspire de ‘bedroom’ (Trad : chambre à coucher), alors que la musique navigue quelque part entre post rock et shoegaze. Pas étonnant que la formation ait été choisie par Ride pour assurer sa première partie, lors de sa dernière tournée, et signé chez Rock Action, le label de Mogwai.

Il fait très chaud dans la salle, lorsque bdrmm monte sur l’estrade. Enfin remonte, puisque quelques minutes plus tôt, elle réalisait son soundcheck. Amusant, mais Conor, le batteur, ressemble un peu à Dany Boon, mais en plus jeune. Les musicos sont d’ailleurs très jeunes. Et cette jeunesse est bien représentée au sein de la foule. Derrière le combo, on remarque la présence d’une grande toile, sur laquelle seront projetées, durant tout le set, des images brumeuses, psychédéliques. Quant aux planches, elles sont bien garnies de pédales d’effets de distorsion.

« Alps » ouvre le set. Déjà, la voix de Ryan se révèle à la fois douce, fragile, atmosphérique, mais angoissante. En outre, il commence déjà à manipuler les potentiomètres des effets de pédales. La compo (comme la plupart de celles du concert) monte progressivement en crescendo avant d’atteindre un premier pic d’intensité. Après le très shoegaze « It’s just a bit of blood », le plus connu « Gush » recueille tous les suffrages. « We fall apart » nous offre un véritable duel de grattes. La voix de Jordan et plus puissante. Faut dire que physiquement, il en impose. Pendant « Hidden camera », alors qu’il se déchaîne sur sa guitare, Ryan renverse malencontreusement son clavier. Ce qui ne l’empêche pas d’achever le morceau, en manifestant une même exaltation. Avant de tout remonter, à l’aide de Joe. Plus de peur que de mal, le Korg fonctionne normalement. Le groupe embraie par « Pulling stitches ». Alors que le drummer imprime un tempo binaire, le light show devient aveuglant. A mi-parcours de « Mud », les musiciens s’éclatent littéralement. Ryan se consacre aux claviers au début de « Push/Pull », une compo qui change de rythme à mi-parcours ; moment choisi pour reprendre sa gratte. Les deux sixcordistes conjuguent leurs instruments pendant « Happy », libérant alors des tonalités tintinnabulantes. Des sonorités qui deviennent carillonnantes, tourbillonnantes, sur le quasi-instrumental (Un)happy ». Les deux frangins ont les genoux au sol et font varier les boutons d’effets de pédales. Puis le morceau retrouve un mid tempo, avant que la déferlante ne fasse son retour, dans un univers sonore plus expérimental, tout comme lors du dernier long titre du set, pourtant entamé sur un rythme martial, mais au cours duquel les cordes sont très (trop) souvent triturées, frappées et les boutons à nouveau sollicités. D’ailleurs, totalement déjantés, les deux derniers morceaux se sont un peu trop égarés, au goût de votre serviteur, dans une forme d’impro qui s’est soldée par un bruitisme dévastateur et un peu hasardeux. Dommage, car le reste de la prestation était vraiment de bonne facture…

Setlist

Alps
Be Careful
It's Just a Bit of Blood
Gush
We Fall Apart
Hidden Cinema
Pulling Stitches
Mud
Push/Pull
Happy
(Un)happy
Port

(Organisation : Grand Mix)