Tramhaus est une formation batave (Rotterdam) responsable d’un post punk hypnotique inspiré par des groupes tels que Viagra Boys et Pissed Jeans. Sur les planches, les mouvements de danse impeccables du chanteur Lukas Jansen combinés à des guitares…

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Le nouvel album de Gliz, "Mass", sortira ce 18 novembre 2022. Il est précédé par un single intitulé "Totem". Gliz, c’est un power-trio jurassien (Ivrey, Besançon), formé en 2014, qui avait fait forte impression lors de la publication de son 1er elpee,…

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Antoine Verhoeven

Antoine Verhoeven

mercredi, 05 janvier 2011 23:14

Mexican Hotbox

Claviériste au sein de Cobblestone Jazz, le Canadien Danuel Tate a de l’or dans les mains. Très jeune, il apprend le piano et se convertit au jazz. Son premier opus, « Mexican Hotbox », suscite néanmoins des interrogations. Tate aurait-il délaissé ses élans jazzyfiants pour embrasser l’électro mexicaine dans l’esprit d’un Instituto Mexicano Del Sonido ? En observant l’image de la pochette, on aurait pu le craindre. Mais après avoir écouté cet opus, il s’avère que Danuel a tout simplement teinté son jazz de quelques touches latines. Et puis, il communique à son groove, en se servant de beats house, une profondeur réellement fascinante.

« Mexican Hotbox » ouvre le bal. Un vocodeur spatial pénètre dans l’univers sonore deep house teinté d’une multitude de couleurs. Le ton est donné. Intense et minimaliste « Careful Mind » lorgne manifestement vers Metro Area. Bourré de swing, « OK Then » est une petite merveille. A cause de ce clavier Rhodes perché très haut au-dessus de beats jazzy aux BPM transcendants.

Danuel est un excellent jazzman. Mais il semble tout aussi doué lorsqu’il se frotte à l’électronique.

 

mercredi, 05 janvier 2011 23:12

Disconnect : Leo Zero

Le label Strut déçoit rarement. Après avoir édité des recueils destinés à vous propulser près des étoiles, la filiale de !K7 propose son nouveau projet. Une nouvelle série de compilations, bien évidemment. Baptisée « Disconnect », elle nous réserve les collections secrètes des leaders du DJing. Qu’elles soient destinées aux dancefloors ou pénètrent le côté obscur de la force. 

Leo Elstob AKA Leo Zero est le premier sur la liste. Un DJ et producteur notoire depuis plus de 15 ans. Co-fondateur des nuits deep house Soulsonic, l’Anglais est devenu l’un des remixeurs les plus sollicités en Angleterre. Normal donc que Strut lui fasse confiance. Et normal aussi que Leo Zero soit responsable d’un set explosif à faire suer les dancefloors.

« Disconnect : Leo Zero » navigue sur des eaux houleuses et propose un set combinant afro, disco, reggae, punk. On y retrouve aussi le son de Factory Records (label indépendant fondé à Manchester sur lequel militaient, entre autres Joy Division et A Certain Ratio) ou encore celui de pionniers tels que Can, Brian Eno ou John Cale.

Elstob signe donc une présentation impeccable. L’éclectisme y est de rigueur sans que jamais Leo ne se perde. Sûrement le signe d’un grand DJ. Vazyyy Strut ! On en veut encore !

mercredi, 05 janvier 2011 23:10

White Mink : Black Cotton 2

Buzz au sein de la sphère électro, l’électro swing est dans l’air du temps. Lorsqu’il est combiné au speakeasy jazz, cette fusion alimente les nombreuses compilations ‘chill’ (NDR : pensez à la série « Hôtel Costes »). Et après le succès rencontré par « White Mink : Black Cotton », premier volume paru en janvier 2010, une suite était inévitable. Après 10 mois d’attente, place donc à une copie presque conforme du premier volume.

« White Mink : Black Cotton Volume 2 » exerce déjà des ravages en Angleterre. L’électro swing fait recette dans un maximum de clubs. Le public adore être bercé par les BPM fulgurants parcourus de vibrations jazz qui incitent à danser (NDR : difficile de faire autrement ?) Et la presse britannique se confond en articles dithyrambiques à l’égard de cette double galette parue chez Rough Trade. Sauf que la première plaque manque de véritables nuances. On accepte d’écouter volontiers quelques tracks, mais bien vite, la forme est un peu trop répétitive. Ca bouge, ça swingue et ça jazze, mais les belles voix, à petites doses, c’est mieux !

Place ensuite à la seconde plaque. Le changement radical dans toute sa splendeur ! Parce qu’elle fait vraiment la différence. A cause de ces titres imprégnés de jazz issu des 20’s et 30’s. Des morceaux remasterisés pour la circonstance. « Bei Mir Bist Du Schön » des Andrews Sisters ou encore l’efficace « Caravan » des Mills Brothers vous flanquent des frissons partout. Fermez un peu les yeux, ouvrez toutes grandes les oreilles et imaginez-vous un instant replongé au cœur de ces années folles, où cuivres, mélodies et rythmes faisaient bon ménage. D’un point de vue perso, j’épinglerai le magistral « Diga Diga Doo » du grand Duke Ellington & His Orchestra, au cours duquel le son craque et le pied tape en rythme ! Une merveille ! Privé de son second volet, « White Mink : Black Cotton » aurait fait pâle figure. Amputé du premier, il serait devenu un ‘must’…

mercredi, 05 janvier 2011 22:58

Michael

Michael Jackson est mort. Vive Michael ! Même mort, le Roi de la pop gagne plus d’argent que quiconque. Et même mort Michael chante encore ! Plutôt balèze le mec ! Voilà donc la daube que tous les fans attendaient impatiemment. Un album inédit de chansons enregistrées par le plus célèbre des zombies. Intitulé sobrement « Michael », il immortalise des prises capturées au sein de divers lieux, entre 2007 et 2009. Seule exception à cette règle, le « Much Too Soon », belle ballade issue d’une session réalisée en 1982 pour l’album « Thriller ». Si je devais furtivement décrire le reste, je dirais qu’il s’agit d’une belle grosse arnaque, à l’instar du récent « This Is It ». Et vu les featurings (Akon, 50 Cent ou encore Lenny Kravitz), je conseillerai vivement à Michael de ne pas sortir de sa tombe. Ce qui a été exhumé ne vaut pas tripette. On est d’ailleurs bien loin du début des 80’s, époque à laquelle MJ nous éclaboussait de sa classe.

Bref encore une belle opération marketing pour remettre les comptes de Michael (NDR : ou de sa famille) dans le vert (comme si ce n’était déjà pas le cas). Un disque pourri, pourri, pourri !

mardi, 28 décembre 2010 19:50

One More Love

A l’approche des fêtes, dans la famille Groseille (NDR : souvenez-vous du film culte « La vie est un long fleuve tranquille »), on connaît déjà le présent qui sera offert au frère ou à la sœur ! Génial ! David Guetta et sa belle gueule de benêt sont là pour offrir le plus beau cadeau de Noël aux Groseille. Et c’est certain que le puissant « One More Love » risque de plaire à pas mal de monde. Pour ma part, je conchie Monsieur Guetta, sa femme et tous ses featurings qui lui collent à la peau comme des mouches. Donc en attendant sa prochaine daube, le Français a décidé de rééditer, en deux galettes, son chef-d’œuvre (NDR : et quatrième opus) « One Love », en y ajoutant quelques collaborations dont son tube (si on le considère ainsi) « Who’s That Chick ? » épinglant Rihanna ou encore le Madonna VS David Guetta, « Revolver ».

Au programme, gros beats, gros synthés et gros son superficiellement mis en forme. De quoi placer définitivement Guetta dans le monde des producteurs, DJ et musiciens les plus pourris de l’électro.

Je terminerai par ce dialogue tenu un jour par David Guetta à Laurent Garnier. ‘Laurent, tu pourrais faire tellement plus !’ ‘Et toi David, tu pourrais en faire tellement moins !’.

Visiblement, Guetta n’a encore rien compris…

 

mercredi, 29 décembre 2010 01:00

The Head Shakers (Ep)

Paraît que dans le nord de la France on secoue la tête en écoutant The Head Shakers. A cause de leur groove qui incite à remuer. Ces vrais pros sont de talentueux instrumentistes. Par contre, côté graphisme, faudra repasser. Mais c’est quoi cette illustration ? Je vais quand même faire un effort pour ne pas dévier du sujet. Si les compos de The Head Shakers sont impeccablement gérées, on ne peut pas dire qu’elles me bottent particulièrement. La musique est manifestement influencée par Zappa et l’Apollo Theatre à Harlem. Entre autres. Et navigue dans un univers jazz funk assez proche d’un Chin Chin. Trois titres sur cet Ep. Bien ficelés, mais tramés sur un même profil. Les cuivres et le clavier font bon ménage, mais la voix me paraît totalement inutile. Bref, le tout manque cruellement d’originalité. Pas vraiment un Ep qui casse la baraque.

mardi, 21 décembre 2010 15:59

d’Demonstrator

Thomas Jenkinson alias Squarepusher est un solide pilier du label Warp. Un musicien raffiné et créatif. D’ailleurs, il aime surprendre. On le savait friand d’expérimentations sonores racées. Un homme, un seul capable de se mettre en danger face à ses élucubrations dont il a le secret. Toujours chez Warp, il nous propose un nouveau projet : Shobaleader One. Pour la circonstance, l’Anglais n’est plus solitaire. Ses nouvelles aventures, il a décidé de les partager au sein d’un line-up réunissant quatre autres musiciens qui se partagent synthés, guitares et drums, Squarepusher se chargeant des lignes de basse et de la voix.

Mais finalement, le résultat ne s’éloigne pas tellement de son elpee, « Just A Souvenir », publié en 2008. L’opus recèle des compos sculptées dans la mélodie pop, des chansons caractérisées par un recours au vocodeur, dans l’esprit d’un Daft Punk (« Plug Me In »). D’autres se couvrent d’accents jazzyfiants. Et je pense tout particulièrement à « Frisco Wave », dont les orchestrations de grattes acoustiques ont de quoi laisser rêveur. Une ligne de basse et un lead synth alimentent l’excellent « Cryptic Motion », une compo dont l’ambiance pétillante vous incite à secouer la tête

Loin des théories warpiennes, « d’Demonstrator » est une œuvre bien ficelée. Un petit délice qui mérite vraiment qu’on y pose une oreille attentive…

mardi, 21 décembre 2010 15:54

Tapes

Tout baigne pour The Big Pink. Après s’être vu décerner le ‘Philip Hall Radar Award’, une récompense attribuée par le journal musical anglais New Musical Express, pour la publication de son premier opus, « A Brief History Of Love », Milo Cordell, moitié du duo indietronic, s’est chargé d’élaborer un mix pour le label teuton !K7. Pas mal quand même…

« Tapes » et sa pochette, c’est du grand art. De quoi inciter clairement à pousser le son. The Big Pink et sa police Walt Disney. The Big Pink et tous ces petits éléphants psychédéliques tirés du classique « Dumbo ». On n’y est pas insensible. Par contre les tracks ne sont pas vraiment de mon goût. Zut ! J’ai beau faire l’effort mais les petites mélodies pop sur fond de gros beats freestyle minimalistes ne communiquent pas beaucoup de vibrations afin de remuer les jambes…

Pourtant The Big Pink, c’est hype. Oui mais chez qui ? « Tapes » n’a vraiment rien de transcendant et malgré tout le respect que je porte à !K7 (NDR : et notamment ses trois furieuses galettes parues récemment pour célébrer leur anniversaire), il est temps que l’année se termine pour le label. Allez, s’il vous plaît, repartons sur de bonnes bases pour 2011 ! En vous remerciant !

 

mardi, 14 décembre 2010 01:00

Sick Girls : Revolution N°5

En observant la pochette de cette nouvelle compile élaborée par les deux Berlinoises de Sick Girls, je m’attendais à du bon son qui en jette. Désillusion ! Pour faire bref, « Revolution N°5 », signé sur le pourtant très bon label BBE, est tout bonnement insupportable. Motif ? Les mixes opérés par les deux Teutonnes sont tout simplement dégueulasses. Après avoir écouté « Raise Riddim » et « Android Porn » vous êtes instantanément vaccinés. Le son est rude, agaçant. Une rencontre entre big beat et dub moisie traversée de voix et dialogues rabâchés. A dégager…

lundi, 13 décembre 2010 01:00

Le côté obscur de la force

Ce lundi 13 décembre, le Bota était plein à craquer. Et pour cause, Gonjasufi, phénomène hype du label Warp, se produisait à l’Orangerie. A la Rotonde, le discret Matthew Dear était venu défendre son second opus solo, « Black City ». C’est sur le set de l’Américain que mon choix s’est porté. Une bonne initiative, apparemment, car d’après les échos recueillis à l’issue de leur prestation, Gonjasufi c’était naze. Ou si vous aimez les vannes : ‘Gonj ça suffit’…

En première partie, Pinguin Prison tente de chauffer une salle encore vide. Pinguin Prison, c’est le projet d’un New-yorkais. Mais en live, il est flanqué d’un backing group. Progressivement, le public va investir les lieux, pour assister à une prestation finalement intéressante. Nonobstant les interventions un peu lourdes du vocaliste et les références à George Michael ainsi qu’aux sonorités 90’s, le son est efficace, les riffs bien balancés et on a envie de remuer. Un artiste à suivre (NDR : son album devrait bientôt paraître chez Wall Of Sound).

Une mélodie ténébreuse envahit l’espace sonore. Enfin, Matthew Dear fait son apparition. Et surprise, le Texan n’est pas venu seul. Il est soutenu par un trompettiste (NDR : également électronicien), un drummer et un bassiste. Dear se chargeant de la guitare, des bruitages, des claviers et du chant. « Black City » constitue à ce jour son opus le plus sombre. L’atmosphère qui règne ce soir dans la Rotonde l’est tout autant. Eclairage tamisé, pas de couleurs vives. Du noir et du blanc. A l’instar des vêtements de Matthew, qu’il porte avec élégance. Les titres du dernier elpee défilent. Ils constituent la trame du concert. « Honey » ouvre le set. Un morceau qui donne le ton. Dear se lâche sur le terrible et impeccable « Monkey ». Le public ne s’attendait pas à une telle mise à feu. Et il remue déjà. Les titres défilent. Racés, ils sont interprétés à la perfection ; mais on n’aura plus droit, au cours du show, à une compo aussi percutante que celle dispensée en début de parcours. Dommage ! Ce qui ne nous empêchera pas de se régaler des interventions vocales de Dear. Ou de celles, particulièrement profondes, du trompettiste. Deux pôles d’attraction qui, ce soir, font la différence. « Little People (Black City) » ou encore « You Put A Smell On Me » font des ravages et propulsent l’électronicien définitivement dans un autre monde. Dear quitte la scène. C’était un bon concert auquel ont participé le corps et l’esprit. Et Gonjasufi c’était comment encore ?

Organisation : Botanique

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