Fondée en 1993, Spain est une formation californienne drivée par le chanteur/bassiste Josh Haden. Sa musique a été décrite comme de l’indie pop slowcore americana free jazz. Son dernier opus, « Mandala brush », remonte à 2018. On se souvient surtout de son…

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Le nouvel album de Gliz, "Mass", sortira ce 18 novembre 2022. Il est précédé par un single intitulé "Totem". Gliz, c’est un power-trio jurassien (Ivrey, Besançon), formé en 2014, qui avait fait forte impression lors de la publication de son 1er elpee,…

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Antoine Verhoeven

Antoine Verhoeven

mardi, 19 octobre 2010 02:00

K-X-P

Lorsqu’on se ballade en Finlande, on se les pèle. Et quand il fait froid et qu’on se prend une grosse claque, ça pique et ça fait mal ! K-X-P illustre parfaitement cette métaphore. La musique de ce quatuor finnois (NDR : issu d’Uusimaa, très exactement) nage (glisse ?) entre electronica et krautrock. En alignant deux batteurs, le combo ne risque pas de tomber en panne de rythmes. Et le disque éponyme en est une parfaite illustration. Pourtant, les synthés sont aussi glaciaux qu’un iceberg. Mais ce mélange savant et meurtrier est digne des mythes kraut teutons comme Neu ! ou encore Can. Timo Kaukolampi est le cerveau du combo ; et cet esprit ténébreux, torturé est responsable de l’intégralité de l’écriture et des lyrics. 

« Elephant Man » ouvre l’elpee. Il démontre que dans le Grand Nord, les autochtones sont capables de construire autre chose que des bonhommes de neige. La froideur synthétique et les beats écrasants de « 18 Hours (Of Love) » nous figent instantanément. K-X-P nous en met plein les oreilles et on en redemande ! Ca tombe bien, « Aibal Dub » nous propulse dans un univers hallucinogène, quelque part entre Subway et Harmonia. Enfin le chapitre se clôt sur le ténébreux « Epilogue » où les voix traitées par le vocodeur et les chœurs se permettent de faire saigner les tympans. K-X-P c’est du lourd, et cette claque qui pique, on la prend volontiers, sans discussion !

 

mardi, 19 octobre 2010 02:00

Lloyd Miller And The Heliocentrics

Après avoir enregistré, en 2009, aux côtés du roi du jazz éthiopien Mulatu Astatke, le collectif The Heliocentrics (NDR : le line up réunit 14 musiciens chevronnés !), s’est tourné vers le grand compositeur de jazz, Docteur Lloyd Miller. Né en 1938, ce Californien commence très jeune à pianoter tout en suivant très vite son père, lui même clarinettiste professionnel au sein du New Orleans Jazz. Après avoir accompli un voyage en Iran, auprès de son paternel, Miller s’intéresse de plus près à la musique issue d’Asie et du Moyen Orient. Il séjourne ensuite en Europe où il commence à faire ses armes en jouant auprès des plus grands : Eddie Harris, Don Ellis ou encore Jef Gilson. C’est cependant sur le Vieux Continent qu’il apprend à jouer de la musique iranienne et vietnamienne. Durant les 70’s, Miller s’installe à Téhéran. Il devient docteur en musique iranienne et y présente un show télévisé qui récolte un grand succès.

La géniale écurie Strut régale donc à nouveau en nous proposant ce brillant essai fusionnant jazz contemporain et sons ethniques. The Heliocentrics laisse place au maître sur des tracks où les instruments atypiques se succèdent les uns à la suite des autres. Riche en musicalité, cette galette brille par sa consistance. Les mélomanes voyagent en terre inconnue où les sonorités nous plongent dans un agréable moment de léthargie. On en ressort apaisé et tranquille. Un disque particulier qui plaira très certainement aux amateurs de jazz en quête de nouvelles sensations.

 

Responsable de quelques bons remixes pour des artistes tels que Kid Cudi vs. Crookers, Tempa T ou encore MSTRKRFT, le jeune Dj Rob Kemp est aussi un fervent militant des méconnues nuits londoniennes dubstep ‘FWD’ sur Rinse FM. A noter qu’il partage également le label Blunted Robots auprès de son ami Shortstuff. Et alors qu’il a seulement 24 piges. Pas encore notoire, l’Anglais, plus connu sous le patronyme de Brackles, ne va pas tarder à le devenir. En prenant les choses en mains, l’écurie teutonne !K7 a décidé de donner une chance à Rob en l’invitant à mixer leur nouvelle compilation « Songs For Endless Cities ». En fallait-il encore une ? !K7, déjà responsable des tueries ‘DJ Kicks’ a visiblement quelques idées gargantuesques derrière le ciboulot. Et c’est donc finalement Brackles qui se charge de mettre le fond et la forme. Mixeur de talent se nourrissant aux racines dubstep, techno et house, le jeune Dj y va de sa science pour faire décoller les pieds. Flying Lotus qu’on ne présente plus, lance les débats et son « My Chippy » s’annonce de bon augure pour la suite. Sans aucune erreur de jugement, Brackles balance les beats et les sons qui tuent ; et tel un grand généreux, son set nous propose « Blo », l’une de ses compos techno-house aux beats dynamiques et racés. Le voyage sonore s’opère au sein du même créneau et les oreilles ne s’égarent jamais sur un mix aux belles prouesses. Et si après sa superbe réalisation, Brackles ne vous a toujours pas convaincu, c’est que vous n’avez rien compris ! Essentiel !

mardi, 05 octobre 2010 02:00

Wherever The Sun Sets (a)

Frédéric Rivière alias Anoraak nous vient de France. Il s’illustre lors de la sortie de l’Ep « Nightdrive With You ». Et une première constatation s’impose rapidement : le Nantais est un amoureux des sonorités 80’s, dans un style évoluant quelque part entre chillwave et italo-disco. Anoraak nous propose son premier opus. Synth-pop(ulaire), il s’intitule « Wherever The Sun Sets ». Débordant de romantisme, il reflète une belle panoplie d’images de couchers du soleil.

Enregistré à Paris sous la houlette de Benoît de Villeneuve, cette rondelle est un long voyage aux sonorités ‘cheap’ et aux influences oscillant des Commodores à M83. On tente de contempler « Above Your Head », mais très vite les sons froids et analogiques que le Français tente de réchauffer, de sa voix mielleuse, provoquent des haut-le-cœur. « Don’t Be Afraid », son duo partagé en compagnie de Sally Shapiro, icône de la scène suédoise, pue la romance à l’eau de rose. Et ne parlons même pas de « Long Hot Summer Night » qui nous remémore les belles années d’‘Alerte à Malibu’, lorsque les gros seins de Pamela Anderson, courant sur la plage, ballotaient au rythme du générique.

En un tour de main et sans grande prise de risques, Anoraak est parvenu à pondre un bon disque cul-cul comme on les déteste. En voilà encore un qui va réussir à faire chavirer quelques cœurs en manque de soleil et d’amour. Heureusement, ce n’est pas mon cas…

 

mardi, 28 septembre 2010 02:00

Further

Que peut-on encore attendre des Chemical Brothers ? Le duo britannique n’a certes plus rien à prouver ; mais on constate malheureusement que depuis quelques années, les frères chimiques manquent cruellement d’inspiration. Pis, ils semblent être dépassés par la nouvelle vague d’artistes qui tentent crânement leur chance, en faisant bloc face à leurs illustres aînés ! Mais où sont donc passées les valeurs du respect ? En attendant, Tom Rowlands et Ed Simons ne semblent guère tracassés par la situation, et continuent de faire siffler les oreilles, à l’aide de « Further », leur septième album. Sept, c’est le chiffre parfait paraît-il ? Et dès l’entame, on ressent cette belle impression que les deux Britons vous nous offrir un album concept. Une heure, huit tracks et parfois quelques longs formats. Les Chemical Brothers auraient-ils trouvé un élixir de jeunesse éternel ? Car après « Snow », le titre introductif, parcouru par la voix en léthargie de Stéphanie Dosen, « Escape Velocity » prend la relève sur un mix parfait. Un titre de 11 minutes qui entrouvre une porte que les deux électroniciens ne nous avaient pas encore ouverte. Les beats sont moins agressifs, les BPM sont vifs et les sons synthés restent purs. Malheureusement, à peine en a-t-on passé le seuil, qu’elle nous claque au nez. Fini ! Le reste part en sucette, et la galette s’égare dans une forme d’électro naïve et insipide, à l’instar du nerveux « Horse Power » ou du pathétique « Swoon ». Il ne reste donc plus qu’à nous consoler en pensant aux prestations ‘live’ des Anglais. Car finalement, c’est sur scène qu’ils restent les meilleurs. Une bien triste sortie de route…

mardi, 28 septembre 2010 02:00

Black City

Producteur talentueux, Matthew Dear pourrait être considéré comme le chaînon manquant entre Brian Eno et James Murphy. S’il se cache le plus souvent sous le pseudonyme Audion, cet électronicien marqué par les influences techno minimales, mais aussi ‘made in Detroit’, peut se targuer de posséder une discographie haute comme la tour de Babel. Ses remixes, Ep’s et compilations parlent pour lui ; et depuis 1999, le nom du Texan s’inscrit comme une référence au sein de la sphère électro. Son cerveau jamais épuisé, Matthew Dear opère son grand retour après avoir publié l’excellentissime « Asa Breed », un elpee paru en 2007, sous son véritable nom. « Black City », son dernier long playing, est radicalement l’album le plus sombre de Dear. Concocté à New York, il aurait parfaitement pu servir de B.O. à ‘Ghotam City’. Mais pour l’Américain, il ne s’agit que du titre de son nouvel opus et il n’existe aucune ville fictive dans son imagination. C’est donc un Matthew Dear complètement métamorphosé par son séjour à Brooklyn qui nous offre des compositions denses, riches en émotion et soutenues par ses vocalises graves. Bref, une rondelle qui régale par ses nombreuses pépites. Les poils se dressent et les frissons parcourent un corps en ébullition sur des titres tels que « Monkey » ou le sensationnel « Gem ». L’électronicien nous plonge au sein d’un climat intense, mais ténébreux. Les sonorités sont épurées et racées. La production est comme toujours d’une qualité impeccable. Ce qui explique que ce nouvel essai de Matthew Dear s’installe tout naturellement, dans le haut de mon classement des meilleurs albums, pour l’exercice 2010 ! Et c’est amplement mérité !

 

mardi, 21 septembre 2010 02:00

Electric Sunset

Ancien membre de Desolation Wilderness, le jeune Nic Zwart a décidé de faire cavalier seul ; et il semble être promis à un bel avenir. Il a choisi pour nom de scène Electric Sunset. C’est également le titre de son premier album, publié sur l’excellente écurie K. Et cet opus est une petite merveille aux accents electronica. L’Américain à la tête de nerd pose sa voix délicate sur les samples et sonorités ambient faites de claviers et cordes. Une œuvre empreinte d’une grande mélancolie propice aux visions idylliques. Ses compos se collent suavement à la membrane auditive, et projettent dans notre imagination, des images de farniente, vécues au bord de la plage, lorsqu’on scrute un coucher de soleil. Nic Zwart tape au bon endroit ! Il faut le dire ! Pas une seconde n’est gaspillée, car cet elpee est d’une efficacité hallucinante. Son single « Soda », petite bombe ambient aux beats profonds, présageait le meilleur pour l’Américain. « Electric Sunset » s’inscrit dans la lignée de ce titre. Il s’agit donc déjà un album de consécration pour Zwart. Classe !

 

mardi, 21 septembre 2010 02:00

Harper Simon

Harper c’est le fils de Paul. Oui, oui, celui qui avait aligné des hits planétaires en compagnie d’Art Gardfunkel avant d’entamer une carrière solo. Harper a beaucoup de talent ; et manifeste une même aura que son père. Ce chanteur/compositeur/arrangeur a quand même 40 ans. Ce qui lui permet d’afficher une grande maturité, tout au long de cet elpee. Faut dire aussi, que ce prodige est parvenu à s’entourer de solides collaborateurs. Issus de tas de milieux musicaux. Dont Lloyd Green (pedal steel sur « Sweetheart Of The Rodeo » des Byrds), Gene Christman (drumming sur « Natural Woman » d’Aretha Franklin) et même son légendaire paternel. Un disque dont les sessions se sont déroulées entre Nashville, New York et Los Angeles.

La musique de Harper évolue quelque part entre folk, pop et americana. Elle agrège parfaitement expérience et poésie. Sur cet opus éponyme, on a l’impression qu’il cherche à rendre hommage aux grands classiques de la musique américaine. Un voyage opéré à travers son histoire. Depuis les 50’s à nos jours. Harper se réserve la guitare et signe toutes les ballades ainsi que les arrangements. Mais en assumant complètement l’image du ‘fils’ de Paul Simon, nonobstant un potentiel digne de son paternel, il ne parvient que trop rarement à faire la différence. Notamment à cause de la voix. Trop proche de celle de Simon. A tel point que parfois on est troublé par la ressemblance. Et c’est là que le bât blesse. Dommage, car la qualité est au rendez-vous ; mais à l’instar de Sean Lennon, deux gars de la même génération, il n’est pas évident d’être le fils d’une star. Et l’âme du père, qu’on le veuille ou non, hante bien trop la mise en forme.

 

mardi, 14 septembre 2010 02:00

Ye Fre Mi Richy Pitch

Le Ghana se porte bien et s’exporte tout aussi bien. Les Black Stars ont réussi un super mondial en Afrique du Sud et sont passés à deux doigts d’entrer dans la légende, en devenant la première équipe africaine à atteindre le stade des demi-finales. Bref, ça mousse grave pour le Ghana. Coté musique, la nation africaine semble entretenir un certain climat de mystère. Mais les événements sont occupés de se précipiter, depuis que le DJ et producteur londonien Richy Pitch a séjourné pendant deux ans sur les terres ghanéennes. Ancien résident notoire du mythique club hip-hop ‘Scratch’, Pitch a accumulé un tas d’expériences depuis 1996. Il est aujourd’hui devenu un des producteurs hip-hop les plus notoires. Son dernier projet a de quoi susciter l’enthousiasme. Et pour cause, à l’issue de son périple, dès qu’il a retrouvé son studio, il a décidé de revisiter la musique ghanéenne, en lui administrant de bonnes doses de hip hop et de beats électros. Un concept accueilli les bras ouverts, par l’écurie BBE. « Ye Fre Mi Richy Pitch » constitue donc le fruit de ses expérimentations accomplies en compagnie de la crème des artistes ghanéens. Parmi lesquels on épinglera, quand même, MOBO, Samini (vainqueur du MTV Africa Awards) ou encore Reggie Rockstone (plus connu sous le nom de Godfather of Hiplife).

Et le résultat est tout à fait convainquant. Le producteur peut d’ailleurs être fier de son œuvre. Et pour cause, non seulement, les compos sont riches en références hip hop, afrobeats et percussions traditionnelles, mais elles nous plongent au cœur d’un univers sonore coloré et remuant. Les emcees balancent des flows qui en jettent ! Les chants typiques épousent les beats électro de Pitch et la galette s’enflamme à  la moindre étincelle. On se souvient que l’Afrique du Sud, et en particulièrement Soweto, nous avait valu de chouettes découvertes ; c’est ici au tour du Ghana d’être mis en exergue. 2010 est bien l’année du Continent africain !

 

mardi, 14 septembre 2010 02:00

Goto

Gilles Weinzaepflen AKA Toog nous vient de Mulhouse. Si Jacques Tati l’avait un jour rencontré, il l’aurait certainement invité à rejoindre son équipe d’ingénieurs du son, lors de l’un ou l’autre tournage. Et « Goto », son nouvel opus, en est une parfaite démonstration. Car si le Français déborde d’imagination, il ne se soucie pas de faire aboutir ses compos. Pour lui, l’essentiel est de créer des ambiances en y incorporant de nombreux bruitages et quelques notes d’instruments. Mais en brouillant constamment les pistes tout en expérimentant, sans tenir compte de l’auditeur, on a l’impression que Toog cherche parfois par agacer. Et ca marche ! C’est même parfois (pas toujours) efficace.

« Traffic Jam » ouvre le bal. Une mélodie simpliste est perturbée par des bruitages de voitures et de klaxons. On se croirait en plein « Traffic » de Tatischeff. ‘Où va la vie’ chante-t-il. ‘Partout, n’importe où !’, répond Gilles. Et c’est ce que côté un peu niais et mielleux qui énerve… Bref, si l’univers cinématographique constitue l’inspiration première de Toog, on a quand même droit à une excellente conclusion lors du très mélodique et visionnaire « L’Esprit De l’Inventeur », où le cinéaste Michel Gondry (« Be Kind Rewind », « Eternal Sunshine of The Spotless Mind », etc.) pose sa voix sur de superbes nappes de pianos et des sonorités électro minimalistes.

Toog partage volontiers ses idées qui foisonnent dans sa tête. Parfois farfelues parfois géniales, elles sont le fruit des élucubrations d’un personnage haut en couleur ; mais elles ne ciblent qu’un public bien spécifique. Ne cherchez pas de trame ni de structure. On a parfois l’impression d’être en présence d’un véritable foutoir ! Un peu à l’image de l’artiste. Intéressant, ce disque n’est cependant pas pour autant vraiment brillant.

 

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