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Après avoir assuré la production pour Disiz, Ichon et opéré un feat. sur le nouveau projet de Kobo, Béesau est de retour. Son nouvel album « Coco Charnelle Part II » est paru ce 22 octobre 2022. Il confirme sa faculté à fédérer des artistes de la nouvelle…

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mardi, 27 juillet 2010 21:38

DJ-Kicks : James Holden

La série DJ-Kicks est une machine qui ne s’arrête plus. Les circuits encore brûlants qui alimentaient l’excellent mix de Juan MacLean, dispensé il y a quelques mois, ne risquent pas de se refroidir de sitôt. Et pour cause, c’est désormais au tour de l’Anglais James Holden, patron de l’écurie Border Community, d’imprimer sa marque de fabrique sur ce second DJ-Kicks, célébrant le 15ème anniversaire de ces prestigieuses compilations.

Après avoir savouré le fabuleux mix de MacLean, le set proposé sur ce recueil est complètement atypique et évolue très loin des envolées ‘house’ proposées par le Newyorkais, sur la précédente galette. James Holden perçoit la musique sous un angle différent. Plus technique. A contrario de son illustre prédécesseur. Ce qui peut parfois provoquer la prise de tête. Néanmoins, la qualité est bien présente. D’ailleurs, James Holden est loin d’être le dernier venu. Responsable d’enchaînements brillants, mais parfois à contre-courant, le Briton n’adopte pas un style musical bien défini. Ni techno, ni house, ni minimal. En bref, difficilement discernable. Pourtant chez lui tout semble si simple et spontané. Le DJ se fend d’un mix riche, varié, ouvert aux découvertes. De la plaque, j’épinglerai « The Sun Smells Too Loud (Holden Remix) » de Mogwai, l’excellent « Lemon Yoghourt » de Caribou ou encore, le très surprenant, « No More Sages » de Maserati. Néanmoins, Holden parvient à éviter le piège de l’uniformisation en enchaînant des morceaux électro langoureux tels que le « Rauch (Luke Abbott Remix) » de Mit ou encore le splendide « Never Fail (Vocal) » de Lukas Nystrand. En véritable équilibriste, James Holden vient de concocter un DJ-Kicks plus qu’essentiel ! Impressionnant !

 

mardi, 27 juillet 2010 21:38

DJ-Kicks : Kode9

Last but not least ! Pour célébrer son 15ème anniversaire, l’écurie !K7 a donc décidé de publier son dernier DJ-Kicks. Et une nouvelle fois, elle a tapé dans le mille. D’autant plus que cette plaque vous permettra de danser jusqu’au terme de vos vacances. Kode9 constitue donc l’ultime volet de la trilogie (NDR : elle fait suite à celles consacrées à Juan Maclean et James Holden). De quoi satisfaire pleinement les aficionados de dubstep, dancehall, grime et consorts. Véritable fer de lance du mouvement, Kode9 aka Steve Goodman est un puriste dans son style. Un homme de l’ombre qui milite dans l’underground. L’Ecossais remonte rarement à la surface, mais quand il le fait, en général, ça bouge et ça fait mal ! Fondateur du label Hyperdub, ce docteur en philosophie (NDR : il vient de publier un bouquin traitant de l’incidence des vibrations sur le comportement humain) possède donc plusieurs cordes à son arc. Et décoche donc, sur ce long playing, 31 flèches âpres et exotiques pour conclure cette série de DJ-Kicks ! N’y allons pas par quatre chemins, Kode9 a des couilles et ça s’entend ! Nous avions déjà pu nous faire une petite idée de son talent sur l’une ou l’autre compile dubstep éditée chez Souljazz Records (« Box Of Dub » et « Steppas’ Delight »), mais pour la circonstance, il nous éclabousse de toute sa classe en mixant des titres cannibalesques et purement dancefloor ! On est d’ailleurs ici très loin de l’électro érudite d’un James Holden ou même d’une house racée de Juan Maclean ! Ici les BPM sont poussés à l’extrême limite, et les vibrations de basses redoutables (NDR : bonjour les tympans !) Depuis le dynamique et épicé « Once In A While » de Lone au dub mystique « You don’t Wash (Dub) », signé Kode9 himself, la fête s’annonce chaude et le déo inefficace ! Le mix est un vrai régal ! Pour les oreilles, mais également pour le corps. Pas le temps de récupérer, vous serez à genoux, après 1h30 de musique musclée, ténébreuse et parfois angoissante ! Un classique dubstep à ne manquer sous aucun prétexte !

 

mardi, 29 juin 2010 02:00

Cumbia Beat Volume 1

L’été s’annonce chaud du côté de chez Vampisoul ! Dans le cadre de ses nombreuses rééditions latinos, l’écurie espagnole a décidé de consacrer un recueil à la cumbia. Un style musical propice à la danse, qui pourrait bien (re)devenir le buzz de l’été. Né en Colombie, il a rapidement migré vers Cuba. Au cours des 60’s, un forme de psyché/rock nourries aux percus latino va faire trembler la scène musicale du Pérou. Mieux connue sous le patronyme de ‘chicha’, la cumbia péruvienne va attirer un grand nombre d’artistes locaux. Inspirées du folklore traditionnel (NDR : issu des Andes, de la forêt amazonienne, etc.), les mélodies sont alors resculptées dans les cordes de guitares électriques et dynamisées de beats vivifiants !

Le premier volume de cette anthologie, rend donc hommage à ce style qui était extrêmement populaire, il y a près d’un demi-siècle, dans ce pays d’Amérique du Sud. Le rock péruvien a d’abord fait vibrer les zones urbaines de Lima, puis des grosses villes, avant de contaminer toute la nation, y compris les territoires ruraux. Si bien que, c’est tout un pays entier qui s’est mis à vibrer au son de la chicha ! Parmi les principaux responsables de cette conversion, figurent les musicos de Los Destellos. Ils avaient tout simplement remplacé l’accordéon traditionnel par des grattes électriques chargées de réverb’. En écoutant « Guajira Sicodélica », on se demande quand même comment le piano à bretelles parvenait à se faire entendre au milieu des bongos et autres percus explosives ! Los Diablos Rojos est également un ensemble qui a marqué de son empreinte le mouvement. Faut dire qu’à l’écoute de leur vibrant « Malambo », il est impossible de ne pas secouer la tête. Vampisoul est un label dont le travail de recherche, dans l’histoire de la musique contemporaine, devient de plus en plus impressionnant. Et on n’est pas au bout de nos surprises…

 

Pour concocter cette compilation consacrée au rhythm and blues, l’écurie Vampisoul s’est tournée vers la science du DJ américain Mr Fine Wine. Ce véritable passionné s’est donc débrouillé pour nous faire découvrir les plus belles pépites issues des deux labels phares, Federal et King. « R&B Hipshakers Volume 1 » réunit dix plages uniques composées au cours des belles années rock, soit entre 1956 et 1967. C’est une garantie Vampisoul, ce premier volume vous fera danser jusqu’au bout de la nuit !

Superbement masterisé, cet elpee recèle des titres jamais publiés sur disque à ce jour. Du très remuant « One Zippy Zam » de Roy Milton & His Orchestra au feutré « Your Well Ran Dry », la musique est intense et ne souffre d’aucun complexe. Dès lors, si vous aimez les beats racés qui craquent un peu, les ‘one, two, three, four’ ou encore les exercices de style du très influent roi du blues, Freddy King, vous ne pouvez passer à côté de ce disque. C’est un régal pour les oreilles et il incite à claquer des doigts ! Ga-ran-ti ! Alors, c’est le moment de vous lâcher…

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