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Manu Chao - Bau-huis

Allo ? Jean-Louis ? C’est pour toi !!! Spécial

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Dans un Zénith plein comme un œuf, Jean-Louis Aubert, ex-leader de Téléphone (au cas où certains l’ignoreraient encore), 55 ans bien sonnés, a laissé voir et apprécier bien plus que de beaux restes… Même si le temps où il avait besoin d’une tente à oxygène pour récupérer de ses efforts sur scène (remember les concerts incroyables de Téléphone) est bien loin, ce divin troubadour à la voix claire et haut perchée a mis les 7 000 fans dans sa poche, qu’ils soient nostalgiques du temps du plus grand groupe rock français ayant jamais existé ou simples amateurs de bonne chanson française qu’il est devenu.

Après avoir essuyé un refus de Bruxelles, nous avons la chance de pouvoir couvrir l’événement à Lille, ce jeudi soir. Comme le concert est prévu à 20 heures, pas de panique, nous démarrons à l’aise vers 19 h. Hélas, Lille n’est plus qu’un immense chantier et le temps de nous dépatouiller de quelques fameux bouchons, il est 20h15 quand nous franchissons les portes du Zénith. Tout juste, car le concert débute illico. Pas de première partie prévue, on entre immédiatement dans le vif du sujet.

Les premières notes de « Maintenant je reviens » résonnent à peine qu’un tonnerre d’applaudissements et de cris envahit la salle. Derrière un rideau, sur écran géant, quelques ombres chinoises laissent entrevoir le héros d’un soir descendant d’une montagne brumeuse, harmonica autour du cou, coiffé d’un petit feutre et vêtu d’un jeans noir, d’un tee-shirt et d’un imper. La simplicité incarnée. Autour de lui gravitent neuf musiciens dont Richard Kolinka, batteur fétiche qui l’accompagnait déjà il y a plus de trente ans. Une seconde batterie, deux guitares, une basse, un clavier et trois cuivres complètent l’armada.

Enchaînant par « Demain sera parfait » puis « Alter ego », il ne faudrait pas trop vite se fier à une douceur, voire à une certaine nostalgie ou tristesse développée dans ces premières chansons. Car, triste, le personnage ne l’est pas du tout, bien au contraire. Il rayonne de joie et sa bonne humeur est contagieuse. Le public est sous le charme, à la fois de l’homme mais également de ses textes qu’il distille judicieusement et de ses mélodies savoureusement rock.

Vite débarrassé de son trench, Jean-Louis passe à la vitesse supérieure et lâche les chevaux en reprenant le mémorable « Argent trop cher » chanté, que dis-je, hurlé à l’unisson avec son public. Et c’est le départ réel de cette soirée qui se veut incroyablement rock. Les images continuent de défiler en arrière-plan. Aubert tient ses fans dans le creux de la main, partageant son humour, ses envies et ses chansons, transformant ce concert en une véritable communion entre lui et son public. Public qui apprécie beaucoup les titres issus de ses albums solos mais qui exulte sur les quatre reprises empruntées au répertoire de Téléphone. Autre moment fort de la soirée, outre ses plus grands succès, d’« Un Monde ailleurs » à « Sur toutes les plages du monde » en passant par « Juste une illusion » ou « Ailleurs », c’est la version revisitée de « Locataire » qui transcende une foule chaude/bouillante. Et elle s’enflamme tant et plus lors de l’interprétation d’« Un autre monde ». Visiblement le feu brûle toujours chez Jean-Louis. Il a de l’énergie à revendre et va, pendant plus de deux heures, mettre la foule en transe, bien secondé par Richard Kolinka. Ce dernier n’est pas, loin s’en faut, un modèle de discrétion et il profite habillement de sa notoriété pour faire, lui aussi un peu le show. Superbement soutenu par les autres musiciens au talent hors du commun, on épinglera un solo époustouflant de trombone à coulisse, un autre de saxophone et quelques duos ou trios de guitares durant lesquels Jean-Louis démontre qu’il n’a rien perdu de sa virtuosité. Inépuisable, le tee-shirt aussi trempé que ses cheveux, le vieux quinquagénaire est bien le boss du band. Il continue à marteler les accords sans aucun temps mort et à donner le meilleur de lui-même pour le plus grand bonheur de plusieurs générations d’admirateurs d’un rock ‘made in France’ qui ont ce soir sous les yeux son plus beau représentant.

Hélas, le temps passe vite, bien trop vite. Il est un peu plus de 22h et Jean-Louis Aubert accorde un rabiot bien insuffisant pour les éternels insatisfaits que nous sommes. Gratifiant ses fans d’un « Ça (c’est vraiment toi) » de la meilleure veine, la soirée se termine, seul à la guitare, par un nostalgique « Voilà, c’est fini » qui lors d’un troisième et ultime rappel, succède à la chanson bouleversante « Puisses-tu ».

Puisse-tu donc revenir à Lille… et surtout, puisses-tu revenir un jour en compagnie de Richard, Corine et Louis pour le plus grand plaisir de tes fans inconsolables afin de permettre à la nouvelle génération de découvrir les trésors insoupçonnés du rock français !

Organisation Vérone Productions

(Voir aussi notre section photos)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jean-Louis Aubert
  • Date: 2011-05-05
  • Concert Place: Zénith
  • Concert City: Lille
  • Rating: 0
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