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Kim Wilde - 11/04/2024
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Face The Slayer Spécial

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Tool et Mastodon le mercredi 8 et le vendredi 10 novembre, et Slayer entre les deux : si nos calculs sont bons ça fait trois jours de metal dans le bide, un acouphène enfin disparu après trois visites chez le nez gorge oreilles, et une envie funeste de repeindre notre salon en rouge sang et noir corbeau, après avoir relu la Bible.

On évitera de s'appesantir sur les prestations heavy metal de Children of Bodom et d'In Flames, ridicules dans leurs futes moule-bites…  « In Your face » : c'est pourtant le titre d'un des morceaux des Finlandais de Bodom, mais 'en pleine poire' on n'a reçu que des paquets de tignasses, le headbanging restant une valeur sûre chez les métalleux de tous poils.

A la pause pipi l'ambiance monte d'un cran, et tous ces valeureux cosaques de la chose trash d'entonner de vigoureux cris de guerre, car c'est le moment du 'plat de résistance', comme on dit en anglais. 'Slayer ! Slayer ! Slayer !': dans ce hall de foire qu'est le Branbanthal quelques hirsutes vident rapidement leur bière, avant de rajuster leur marcel en jean décoré d'écussons à la gloire de Metallifuckin'ca. Il fait noir et fiévreux, Slayer déboule et balance « Disciple », seul track de la période Bostaph : c'est parti pour une heure de riffs sanguinolents et de raclements massifs, un peu comme en quarante (la guerre, vous savez ?) Jeff Hanneman et Kerry King, tous deux postés à chaque extrémité de la scène, tronçonnent leur manche comme des forcenés de la branlette salvatrice. Dave Lombardo, revenu d'entre les morts après ses escapades chez Fantômas, martèle sa batterie avec force et précision : le son est bel et bien énorme, et les titres s'enchaînent sans qu'on ait le temps de dire 'Fuck yeaaaaah !' La guerre ? Slayer n'a jamais caché son intérêt pour l'esthétique martiale, détournant les codes du genre pour mieux les pervertir. Que ceux qui considèrent encore le groupe comme une bande de nazillons relisent leur cours d'histoire, car Slayer n'a rien du bazar facho pour décérébrés en manque de viande fraîche. « War Ensemble », « Jihad », « Cult » : sur l'écran défilent des images de Bush, de Ben Laden, de Riefenstahl et de tours jumelles qui s'écrasent. L'amalgame est dangereux, mais Slayer a toujours aimé jouer avec le feu, sans pour autant se compromettre. Un petit « Seasons in the Abyss » remet les pendules à l'heure, avant le doublon « Mandatory…. Suiciiiiiiide ! » (gueule le public) et « Dead Skin Mask ». Aux premiers rangs certains esprits s'échaudent, les poings volent en cadence et les mâchoires se tendent dans un rictus famélique. « Consfearacy » et « Eyes of the Insane » rappellent que les Américains viennent de sortir un bon disque (« Christ Illusion »), le meilleur depuis quasi quinze ans. Un tremblement de terre surgit alors aux tréfonds de nos tympans en berne : c'est « Raining Blood », hymne métal d'une violence inouïe, suivi des non moins cultissimes « South of Heaven » et « Angel of Death ». L'épitaphe est monstrueuse, et laisse pour mortes nos vertèbres cervicales. La fin des hostilités ? Nos quatre soldats quittent la scène après quelques remerciements, tandis qu'apparaît sur l'écran une photo de Dimebag Darrell, assassiné il y a deux ans. Heureusement qu'avec lui le metal n'est pas mort : la preuve par Slayer, 25 ans au compteur et toujours la 'niak'. Hell yeah !!!

Organisation Live Nation

Informations supplémentaires

  • Band Name: Slayer
  • Date: 2006-11-09
  • Concert Place: Brabanthal
  • Concert City: Louvain
  • Rating: 8
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