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I wanna play Rock music... Spécial

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Lors de l'enregistrement de son dernier album (« De jour comme de nuit »), on a pu constater qu'Aston Villa avait une nouvelle fois changé de line up : nouveau drummer et nouveau guitariste. Un disque beaucoup plus électrique, métallique même parfois. Et la présence de ces deux nouveaux membres n'y est pas étrangère. Dans ces conditions, il fallait donc s'attendre à des prestations 'live' musclées. Et pour vérifier, rien de tel que d'assister à un de leurs concerts. En l'occurrence celui accordé ce mardi 1er mars au Splendid de Lille, une salle que le groupe semble beaucoup apprécier, puisqu'il s'y produit cycliquement.

Et dès les premiers accords, on se rend déjà compte de la puissance du son développée. Pas pour rien que le tracklist de cette soirée va privilégier les compos du dernier opus. Peu ou pas de jeu de lumières, cependant, à cet instant. Un light show qui va cependant et progressivement inonder la scène de ses faisceaux, pour en devenir même au fil du temps, impressionnant. « Tête de lune », « A vendre » et « Croiser le fer » permettent rapidement de discerner le talent d'Emmanuel Baroux à la six cordes. Un instrument qu'il torture avec une habileté déconcertante. En bénéficiant du soutien d'une section rythmique à la fois solide et bigrement efficace. Frederic Franchitti n'a pas pour autant perdu sa verve lyrique. Heureusement d'ailleurs, car c'est toujours sa poésie contemporaine qui fait tout le charme d'Aston Villa. Superbe compo, « Ma blonde » ose ainsi la comparaison entre sa décision d'arrêter de fumer et une rupture amoureuse. En nous balançant même en final un 'Et vous ?' lourd de sous-entendus. Pour « Wash my soul », Fred se met à pianoter d'une main (NDR : il n'a qu'un bras, et n'hésite pas à ironiser sur son handicap), pour élever le timbre de sa voix à la manière d'un Tim Buckley (NDR : ou Jeff. C'est la même chose, ils sont tous les deux dans l'autre monde) ; et lors de « Soldier », autre ballade, il se met à siffloter à la manière de Bryan Ferry. Mais 'don't ask me why'… « Longtemps déjà » marque un retour à une forme plus rock, plus sauvage. Une phase prolongée par l'hymne "Rock music", "Voiture française", "Invincible" et le très Young Gods "Coming out". Fred retourne derrière son clavier pour interpréter le pétillant « Champagne », un morceau qui aurait pu relever du répertoire de Charlélie Couture voire de Tom Novembre. Le bassiste est passé à la sèche pour « Un million de lézards » ; mais si sa prestation n'est guère convaincante, elle permet au public de souffler avant le final. Au cours duquel lequel il reprend l'inévitable refrain de « Regarde moi ». Les spectateurs sont chauffés à blanc. Le quatuor aussi. C'est le moment choisi par Fred pour insérer « De jour comme de nuit ». Il y simule un orgasme. Et que celui qui n'a pas compris donne sa langue au chat. Une compo adaptée pour jouer les prolongations. Fred s'est barré. Et chaque musicien y va de son solo. Pas trop ma tasse de thé. Ce qui n'empêche pas le public de s'enflammer et de réclamer un rappel.

Fred et Manu, ce dernier à la guitare sèche, opèrent leur retour et interprètent « Un homme bien ». Le duo est ensuite rejoint par la section rythmique pour « Raisonne ». Et on monte inévitablement le son. Frédéric aboie, bondit, monte sur un baffle : « Le chien ». Le public pogote. Visionnaire, Aston Villa achève le spectacle par « J'en rêve ». De qui ? De Noir Désir ? Les spectateurs en rêvent encore. Et Aston Villa de saluer son public, bras dessus bras dessous sous un tonnerre d'applaudissements…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Aston Villa
  • Date: 2006-03-01
  • Concert Place: Splendid
  • Concert City: Lille
  • Rating: 9
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