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Comme à la belle époque des Byrds… Spécial

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Depuis septembre dernier Calexico est sur les routes. Un interminable périple qui verra le groupe participer aux prochains festivals d’été. Et notamment dans le cadre du Couleur Café ainsi que du Cactus de Bruges. En septembre dernier, votre serviteur avait assisté à leur set, accordé à l’AB de Bruxelles. Un bon petit concert qui avait eu un petit retard à l’allumage, pour finalement s’embraser en fin de parcours. Ce dimanche 24 février, l’Aéronef est bien garni. Faut dire qu’en première partie, il y a The Dodos. Et puis, bonne initiative, le premier concert est prévu vers 18h30, ce qui permettra aux mélomanes de rentrer plus tôt à la maison.

The Dodos, c’est la troisième fois que j’assiste à une de leurs prestations. La première, c’était au Vk* de Bruxelles, en décembre 2008. Un concert épatant, explosif même, dynamisé par le percussionniste/vibraphoniste Joe Haener. La seconde, à la Rotonde du Botanique. Keaton Snyder avait pris la place de vibraphoniste, apportant davantage de subtilité aux compos, au détriment de l’énergie pure, même si la prestation demeurait de bonne facture. Mais, mauvaise surprise, le line up ne compte aujourd’hui plus de troisième larron. Il se résume au drummer Logan Kroeber et au chanteur/guitariste Meric Long. Meric va surtout privilégier l’électricité. Il se déchaîne toujours autant sur ses grattes. Heureusement, ses interventions vocales sont bien claires. Et le sens mélodique impeccable. Derrière sa belle panoplie de fûts et de cymbales, Logan se sent comme un poisson dans l’eau. Mais il joue davantage sur sa technique que sa passion. Néanmoins, en une demi-heure, The Dodos va nous accorder un set bien ficelé, et surtout parvenir à chauffer la salle pour la tête d’affiche. Ce qui n’est déjà pas si mal…

Calexico monte sur l’estrade. Première constatation, Paul Niehaus, le préposé à la pedal steel est de retour. En fait, il reprend tout simplement sa place. Dès les premiers accords, on sent que le groupe est déterminé à mettre le feu. La setlist est bien mieux équilibrée qu’à l’AB ; les titres les plus mélancoliques du dernier opus, « Algiers », ne sont plus concentrés en début de parcours. Et puis, Paul leur apporte une coloration beaucoup plus americana. Sur son instrument, c’est un véritable virtuose, qui ne dispense ses notes que parcimonieusement mais judicieusement. Evidemment ce sont les titres les plus mariachi qui soulèvent l’enthousiasme du public (« Roka », « Para », l’instrumental « Minas de cobre », le paso doble « No te vayas or inspiracion »). La foule vibre lorsque Martin Vlek et Jacob Valenzuela soufflent dans leurs cuivres. Et lorsqu’ils ne jouent pas de la trompette, le duo secoue ses maracas ou double au vibraphone. Jacob se réserve également, l’une ou l’autre fois le chant, en espagnol. Et il sait mettre l’ambiance. Derrière ses claviers, Sergio Mendoza, colore le tout de tonalités cubaines. A droite de l’estrade, John Convertino caresse, brosse ou imprime le tempo, suivant la nature des compos. Et la basse ou la contrebasse (qu’il joue parfois à l’aide d’un archet comme sur un violoncelle) de Chris Giambelluca pulse le tout. A charge de Joey Burns, de diriger les débats, de sa guitare rythmique, acoustique ou électrique, mais surtout de sa superbe voix. Les morceaux sont parfois visionnaires, cinématiques même (Enio Morricone ?) Sergio ou Martin troquent circonstanciellement leur instrument contre l’accordéon. « Not even Stevie Nicks » (NDR: une chanson qui évoque un suicide, que même Stevie Nicks –la chanteuse de Fleetwood Mac– dont un titre passe à la radio, ne peut éviter…) vire au « Love will tear as apart again » de Joy Division (NDR : et là, on ne change pas trop de sujet…) Trois guitares électrisent « Maybe on Monday or man made lake ». La reprise du « Alone against or » de Love n’a pas été oubliée. Et elle est superbe. Le set d’achève par l’allègre « Puerte ». Acclamations nourries.

Une valse, « Sunken waltz » amorce le rappel. Le très cuivré et latino classique « Crystal frontier » embraie. Et puis soudain, surprise, le duo The Dodos est invité à monter sur les planches. A cet instant, il y a quatre grattes. Meric et Joey se partagent les vocaux pour une version époustouflante du « Little Black Egg » des Night Crawlers, une obscure formation étasunienne garage, de la mi-sixties. Leurs voix se conjuguent à merveille. Tintinnabulantes, cristallines, les guitares carillonnent comme à la plus belle époque des Byrds. Un grand moment ! Et l’auditoire est aux anges ! Le duo est toujours présent, mais prend du recul pour participer au festif « Guero canelo ». Et Calexico de revenir une second fois pour interpréter le plus pop « The Vanishing mind ». Enorme clameur, suivie d’un salut collectif des musicos, apparemment ravi de l’accueil qui lui a été réservé, dans une salle pourtant réputée assez froide. Et ce sont des étoiles plein les yeux et des larges sourires jusqu’aux oreilles, que les mélomanes ont regagné leurs pénates…

(Organisation Aéronef)

Setlist

Epic
Across the wire
Splitter
Roka
Dead Moon
Para

Hush
Mimas de Cobre
Not even Stevie Nicks
No te vayas or inspiracion
Fortune teller
Maybe on Monday or man made lake
Corona

All systems red
Alone again or
Puerto

Sunken waltz
Crystal
frontier
Little black egg
Guero Canelo

The Vanishing mind

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Calexico
  • Date: 2013-02-24
  • Concert Place: Aéronef
  • Concert City: Lille
  • Rating: 0
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