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And Also The Trees a sorti son 14ème elpee, « The bone carver », en septembre dernier, une œuvre atmosphérique, parfois cinématographique, qui revêt un nouveau tournant dans l’évolution de la musique du groupe d’Inkberrow. Qui a enregistré l’arrivée de deux nouveaux musiciens, le bassiste Grant Gordon et le multi-instrumentiste (clarinette, claviers, guitare) Colin Ozanne.

Un concert d’AATT constitue toujours un moment privilégié, surtout quand il y a de nouvelles compos, et l’événement qui va se produire ce soir sera, de nouveau, à marquer d’une pierre blanche…

C’est Mallano Soyoc qui assure le supporting act. Le trio implique le guitariste Olivier Mellano (NDR : il défend un autre projet, MellaNoisEscape, mais a aussi accompagné Dominique A, Brendan Perry de Dead Can Dance, Jambinaï, parmi les plus connus, sur les planches), un compositeur qui multiplie les expérimentations. Vêtue d’une combinaison sexy de couleur noire, Mona Soyoc est mieux connue pour avoir sévi chez Kas Product. Enfin le troisième larron se nomme Uriel Barthélémi. Casque sur la tête, il se consacre aux drums. Excellente show woman, Mona a une forte présence sur les planches et possède une voix à la fois claire et puissante qui sert une musique sauvage, mystérieuse, mêlant transe gothique, dark wave et trip hop. Sur disque et vidéo, l’électro semble s’imposer, mais en ‘live’, l’expression sonore est manifestement plus percutante, car essentiellement organique.  Malheureusement, pour le peu que votre serviteur ait pu voir et écouter de ce set, difficile d’émettre une analyse objective. Mais, le groupe est à revoir, c’est une certitude…

Place ensuite à And Also The Trees. Des sonorités de violon s’invitent en intro ; puis les musiciens grimpent sur le podium sous les applaudissements de la foule, un auditoire réunissant une majorité de quadras, quinquas et sexagénaires (le club est sold out depuis pas mal de temps, déjà). Puis ils entament « In a bed in Yugoslavia », Colin apportant cette touche slave, à la clarinette. Simon Huw Jones débarque ensuite, vêtu de son long manteau très classe. Et puis, il commence à déclamer sa poésie dramatique autant que romantique… Mais on n’entend rien. De notre place on observe l’ingé-son tourner des boutons, mais sans obtenir le moindre résultat perceptible. Les problèmes techniques ne vont quand même pas recommencer comme la veille, lors du concert de Preoccupations ? Ce serait désespérant ! Le quintet achève le morceau, puis disparaît en coulisses. Il faut dire que le band est particulièrement exigeant dans la qualité du son ! Un roadie grimpe alors sur l’estrade et change d’abord le microphone avant d’avoir la bonne idée de remplacer son fil. Eurêka, la voix passe correctement…

Quelques minutes plus tard (NDR : Ludo, notre photographe, craignait que la formation ne revienne plus), le groupe remonte sur scène et se lance dans « Beyond action and reaction ». Cette fois-ci, le son est limpide voire cristallin. Le vocal de Simon aussi ; et on a l’étrange sensation de plonger dans le film Docteur Jivago. Il ôte son pardessus avant que le combo n’embraie par « Your guess », au cours duquel Paul Hill se lève régulièrement de son siège, tel un torero qui va mettre le taureau à mort, en frappant sur ses cymbales et ses toms. Une attitude qu’il va reproduire très souvent au fil du set. Et son drumming virevoltant révèle une amplitude remarquable. Notamment sur « Dialogue » au début duquel Colin reproduit des sonorités de glockenspiel sur son clavier. Tango, « The book burners » véhicule des accents tziganes. Pendant le rituel « Virus meadow », compo remontant à 1986, Simon déploie ses mains comme des ailes d’un oiseau, peut-être un aigle… Tout au long de « Bridges », on dirait que les musiciens tournoient autour du chanteur, comme des abeilles autour d’un pot de miel. Et on se rend bien compte que non seulement la basse de Grant compte 5 cordes, mais que le manche est long. Des lasers blancs, roses et mauves tournoient au-dessus des musiciens pendant « The seven skies », leur conférant un profil fantomatique. Simon enlève son gilet sans manches et se retrouve en bras de chemise, avant le filmique « Across the divide ». L’efficacité et le talent de Justin à la guitare (une Hofner de couleur rouge rutilant) n’est pas que légendaire. Il y brille cependant en toute sobriété et efficacité. Et se révèle éblouissant sur « Brother fear », un titre imprimé sur un tempo new wave. Son phrasé qui lui permet de reproduire les sonorités d’une multitude de mandolines a influencé de nombreux gratteurs. Et il nous le rappelle sur la berceuse « Boden ». Quelque part entre flamenco et klezmer (cette clarinette !), « Missing » élève encore le niveau du concert d’un cran. Simon ralentit volontairement ses gestes, puis s’accroupit au milieu du podium, laissant alors les musicos s’exprimer pleinement. Le set s’achève par « Rive droite ». La section rythmique s’est convertie au jazz, alors que Justin nous réserve une nouvelle envolée dont il a le secret.

La formation aura le bon goût d’accorder deux rappels. Elle entame le premier par « Bone carver ». Justin a changé de gratte et joue maintenant sur une douze cordes (une demi-caisse Gibson ES335/12). Colin insuffle à nouveau ce parfum enchanteur venu de l’Est de sa clarinette, alors que Simon a réenfilé son long manteau. Qu’il retire ensuite avant que le combo n’attaque les immortels « Shaledown », « The suffering of the stream » et « A room lives in Lucy », ces deux derniers, sur le tempo de valses allègres.

Et enfin, lors du second encore, Justin (qui a repris sa guitare rouge) et le batteur attaquent le fameux « Slow pulse boy ». Le riff hypnotique dispensé par le cadet des frangins Jones transcende une compo dont l’intensité monte en crescendo lorsque les autres musicos viennent se joindre au morceau, au bout de quelques minutes. Epatant !

Il était passé 23 heures, et pourtant, on avait l’impression que le temps s’était écoulé trop vite. Malgré le temps, les feuilles des arbres ne sont pas encore prêtes à tomber…

Photos Ludovic Vandenweghe ici

Setlist

1)In a bed in Yugoslavia
2)Beyond Action and reaction
3)Your guess
4)… Maps in her wrists and arms
5)Dialogue
6)The book burners
7)Virus Meadow
8)Bridges
9)The seven skies
10)Across the divide
11)Brother fear
12)Boden
13)Missing
14)Rive Droite

Rappel 1

1)Bone carver
2)Shaletown
3)The suffering of the stream
4)A room lives in Lucy

Rappel 2

Slow pulse boy

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: And Also The Trees
  • Date: 2023-02-22
  • Concert Place: Aéronef
  • Concert City: Lille
  • Rating: 9
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