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Un spectacle total ! Spécial

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Très souvent, lors d’un concert de metal, l’AB accueille trois groupes. A l’origine, cette soirée était prévue le 14 février 2022, mais à la suite de la COVID, elle a été reportée. Elle se déroule donc ce mercredi 29 mars. Au programme : le combo suisse Kassogtha, américain Veil Of Maya et en tête d’affiche, suédois, Avatar. Son dernier elpee, « Dance Devil Dance » est paru en février dernier. C’est à nouveau sold out depuis belle lurette…

Fondé en 2013 Deus ex Machina a changé son patronyme en Kassoghta à partir de 2018. Le line up du combo genevois implique la chanteuse Stephany Hugnin, le batteur Dylan Watson, le bassiste Valerian Burki ainsi que les guitaristes Mortimer Baud et Martin Burger. Le groupe pratique un death metal progressif.

Une toile est tendue, derrière le batteur, perché sur une estrade, sur laquelle est mentionnée le nom de la formation. Outre le préposé aux fûts, les autres musicos sont en ligne, vu le peu d’espace réservé au matos des deux bands suivants. Le quintet est venu défendre « rEvolve », un LP gravé l’an dernier. Sur les planches, les musiciens se démènent. Le light show inonde la fosse.

Le set s’ouvre par « Eclipse » un extrait du dernier opus. Les guitares sont graisseuses et huileuses. Les percus sont lourdes et la voix de la chanteuse arrache quelque peu les tympans. Débordant d’énergie, elle alterne chant clair, scream et growl. Mais franchement, les compos passent mieux la rampe lorsqu’elle adopte un vocal limpide et mélodieux. Tous les morceaux semblent issus du même moule, hormis « Venon » qui démarre sur un tempo lancinant, avant que Stephany ne se mette hurler. Comme dirait le consultant Philippe Albert : peut mieux faire…

Setlist : « Eclipse », « Drown », « Venom », « Before I Vanish », « Complacency »

Formation chicagoan, Veil of Maya est née il y a presque 20 ans. Du line up originel, il ne reste plus que le guitariste Marc Okubo et le batteur Sam Applebaum. Bassiste, Danny Hauser a débarqué en 2010, et Lukas Magyar, le vocaliste, en 2014. Son patronyme se réfère au peuple maya et tout particulièrement à son concept d’illusion de la philosophie indienne.

Ne connaissant pas très bien la musique de ce combo américain, votre serviteur avait pris la peine d’écouter quelques morceaux sur le net. Basique mais efficace, elle avait de quoi intriguer et susciter l’envie d’assister au show.  

Mais au bout de 4 titres, il décroche. Le metalcore du quatuor vire rapidement au djent. Ce qui devient difficilement supportable pour ses pauvres oreilles. La voix Magyar est clairement baveuse. Timide, il prend, au fil du set, de l’assurance et commence à arpenter les planches de long en large. Le sixcordiste s’avance parfois jusque l’avant du podium. Danny s’y risque un peu plus souvent. Mais, en général, chacun sort rarement de son espace. Et il n’y a quasiment aucune interactivité physique entre les membres de la formation. Bref, une prestation correcte, sans plus, qui a néanmoins déclenché des applaudissements nourris au sein du public.

Setlist : « Viscera », « Doublespeak », « Leeloo », « Overthrow », « Lisbeth », « Punisher », « Godhead », « Synthwave Vegan », « Outsider », « Outrun », « Mikasa »

Le décor de scène est impressionnant : deux murs de baffles, d’amplis et de spots entourent le drummer, John Alfredsson, planté sur une estrade, à 2 mètres de hauteur. Jonas ‘Kungen’ Jarlsby et Tim Öhrström se chargent des guitares, Henrik Sandelin se réserve la basse et Johannes Eckerström se consacre au micro, mais également au chant au trombone, au saxophone et au piano.

L’entrée en matière d’Avatar est très théâtrale. John entame le set seul à la batterie et imprime un tempo d’automate en costume de cirque traditionnel. Puis, dès l’arrivée des autres membres, c’est le délire dans la salle. Chaque membre du band déboule par des portes différentes disposées sur scène.

Impressionnant, le maquillage de Johannes pourrait être décrit comme un hybride entre The Joke, The Crow, Kiss et Alice Cooper. Il porte de hautes guêtres vermillon sur un pantacourt de cuir noir et comme veste (qu’il changera plusieurs fois au cours du show), un frac de smoking en queue de pie toujours de la même peau, et de teinte rouge et noire. Il se sert d’une canne de tambour major et est coiffé d’un chapeau mou de couleur noire. Et manifestement il est en pleine forme… Il faut avouer que la scénographie a de la gueule. Les longues chevelures tournent souvent sur les planches. Les costumes des autres musicos sont assortis à celui du leader. A trois reprises on aura droit à des feux d’artifice propulsés par 6 machines pyrotechniques. Heureusement, tout est sous contrôle, et le service incendie ne devra pas intervenir. Il y a des pétards, de la fumée, des confettis et même… du cirque ! Pendant « Puppet Show », Johannes vient se faufiler à l’étage de la première mezzanine de gauche, pour y faire le spectacle. Faire un chien en ballon à un concert de metal ? Et pourquoi pas ? En tout cas, le gamin qui a reçu le ballon était aux anges.

L’audacieux « Dance Devil Dance » ouvre les hostilités. Si le son est massif, on entend bien chaque instrument et la voix de Johannes est aigüe.

Il sort ensuite son fameux trombone (il a dû attendre qu’on lui apporte l’embouchure qu’il avait oubliée) pour le solo de « Puppet Show », assurément l’un des meilleurs moments de la soirée. Pour deux titres, on installe un mini kit de batterie afin que John puisse également venir au-devant de la scène. Une très bonne idée pour mettre en exergue cet excellent batteur.

Mention spéciale à « Chimp Mosh Pit » et « Do You Feel In Control » qui passent très bien l’épreuve du live. En outre, quand on sait qu’à la suite de la pandémie, il n’y a pas eu de véritable tournée pour défendre « Hunter Gatherer », il est assez frustrant de n’avoir que deux titres à se mettre dans les portugaises (« Scream Until You Wake » et « Colossus »). Et même si l’attitude appartient au show, Johannes bavarde énormément et remercie constamment la foule. Il est en interactivité totale et conquis, les spectateurs arborent souvent de larges sourires.

Interchangeables, la paire de gratteurs se répartissent les soli et les riffs avec une rare complémentarité tout en affichant une technique irréprochable. Peu de formations comptent dans leurs rangs un tel duo. Seul face à ses ivoires pendant le morceau « Tower », Johannes nous réserve un moment d’émerveillement. « Black Waltz » est précédé d’une chorégraphie réalisée à l’aide de ballons de baudruche accrochés au chapeau de Johannes, qu’il va éclater au fil de la compo. « A Statue Of The King » clôt le concert. Moment choisi par le drummer et un roadie pour se lancer dans une danse sur une intro rave/techno/electronic, alors que deux grandes toiles descendent sur laquelle un des deux sixcordistes est représenté en roi viking. Et ce dernier finit par débouler sur le podium, dans cet accoutrement.  

A l’issue du rappel, les baffles crachent le « We'll Meet Again » de Vera Lynn, une jolie manière de nous dire : ‘à la prochaine !’

Sur scène comme dans le public, tout le monde semble lessivé mais heureux lorsque les lumières se rallument. Une chose est sûre, la performance d’Avatar a fait l’unanimité. Malgré 120 minutes de prestation, on en aurait bien repris un petit peu, mais à défaut, il n'y a plus qu'à attendre sa prochaine visite dans le plat-pays.

Setlist : « Dance Devil Dance », « The Eagle Has Landed », « Valley Of Disease », « Chimp Mosh Pit », « Scream Until You Wake », « Bloody Angel », « For the Swarm », « Puppet Show » (Johannes et le trombone), « When the Snow Lies Red », « Do You Feel In Control », « Black Waltz », « Tower », « Colossus », « Let It Burn », « A Statue Of The King ».

Rappel : « The Dirt I'm Buried In », « Smells Like A Freakshow », « Hail The Apocalypse », « We'll Meet Again » (Vera Lynn song).

(Organisation : Live Nation)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Avatar
  • Date: 2023-03-28
  • Concert Place: Ancienne Belgique
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 9
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