Une cassette maxi-single de Tropical Fuck Storm paraîtra ce 26 août. Son titre ? « Mooburn ». En attendant le combo australien nous propose un extrait, sous la forme de single, en l’occurrence une reprise de « Ann » des Stooges. C’est la bassiste Fiona…

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Dave Rowntree, c’est le batteur de Blur. Il s’est associé au producteur de Wild Beasts, Leo Abrahams, pour sa première sortie en solo. Un single baptisé « London bridge ». La vidéo du morceau a été réalisée par le trio de designers français Cauboyz. À…

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lundi, 23 mars 2020 15:05

Coin Coin Chapter Four Memphis

Il y a une dizaine d’années, la jazzwoman Matana Roberts s’est lancée dans un projet particulier qui lui tenait à cœur. Elle l’avait baptisé Coin Coin Project. A travers les douze chapitres annoncés, la native de Chicago revient sur l’histoire sombre de l’esclavage aux Etats-Unis en utilisant l’outil qu’elle maîtrise le mieux : le saxophone. Sur les treize morceaux de « Coin Coin Chapter Four : Memphis », elle relate les mémoires d’une jeune femme dont les parents ont été assassinés par le Klux Klux Klan. Cette histoire se déroule à Memphis, lieu de naissance de sa grand-mère. Comme sur les précédents chapitres, elle a invité des collaborateurs pour apporter davantage de substance à l’ensemble. Si auparavant on a déjà eu l’opportunité de croiser des musiciens du label Constellation (qui sort l’album) ou encore Prefuse 73, pour cet opus, elle convie un autre habitué du label montréalais, Sam Shalabi (que l’on a récemment croisé au sein de Land of Kush). Sur ce quatrième LP, Matana Roberts réalise un cocktail entre free jazz déstructuré et folk spirituel. Alternant passages plus ambiants sur lesquels viennent se poser une voix et d’autres qui laissent place aux impros dont elle a le secret. Et il fallait s’en douter, le gospel a également voix au chapitre sur cet opus...

Attention, si vous n’êtes pas réceptifs au free-jazz (NDR : ce qui est le cas de votre serviteur), l’écoute de ce disque risque de vous donner du fil à retordre ; mais au fil du temps, pourrait vous réserver quelques moments de satisfaction.

samedi, 14 mars 2020 09:11

Bigger than life

Depuis la sortie de son dernier opus (“It’s immaterial"), en 2016, le quotidien de Chris Stewart, alias Black Marble, a subi quelques bouleversements. Tout d’abord, il a vu partir vers d’autres horizons son acolyte Ty Kube. Ensuite, il a quitté son Brooklyn natal pour s’exiler sur la côte Ouest ; à Los Angeles plus précisément.

Ce déménagement sous les palmiers californiens n’a cependant pas ensoleillé la musique de Black Marble. Non, tout au long de “Bigger than Life”, premier album paru sur le label Sacred Bones (Amen Dunes, Moon Duo, Jenny Hval, ...), l’Américain remet une couche de synth-pop-cold-wave sur son expression sonore. A travers onze morceaux, il nous replonge directement au sein des 80’s. Cependant, contrairement à certains, Stewart le fait avec goût. Son sens mélodique est aiguisé. Il maîtrise l’art de l’écho sur les lignes minimaliste de guitare et de basse ainsi que le bidouillage des boîtes à rythmes et des claviers. Sa voix caverneuse rappelle aussi directement les figures de cette décennie. Le seul bémol à épingler émane plutôt de la ressemblance entre les différents titres. Néanmoins, ils s'avèrent particulièrement efficaces.

mercredi, 04 mars 2020 08:32

Le charisme d’Adrianne Lenker

Il y a un peu plus d’un an, la notoriété de Big Thief se limitait à un public plus ou moins averti. Tout a changé depuis les sorties, à quelques mois d’intervalle, de “U.F.O.F” et de “Two Hands”, deux opus qui ont propulsé la formation newyorkaise (de Brooklyn très exactement) sur le devant de la scène. Ainsi, il est rapidement devenu le groupe à suivre en 2019. Ses opus ont d’ailleurs intégré fort logiquement une grande partie des tops 2019. La majorité de ses concerts affiche complet (c’est d’ailleurs le cas ce soir) et il sera à l’affiche des plus grands festivals estivaux tels que Werchter (le 5 juillet en compagnie de System of Down, Michael Kiwanuka, GoGo Penguin, ...)

Il est près de 21h30 lorsque les lumières s’éteignent et que les quatre musiciens montent sur l’estrade. Adrianne Lenker (guitare/voix) prend place sur la gauche, Buck Meek (guitare/chœur) sur la droite, tandis que Max Oleartchik (basse) et James Krivchenia (batterie) se plantent à l’arrière. Dès les premiers morceaux, Big Thief donne le ton. Ce sont les guitares qui mènent la charge. Le son est particulièrement gras et incisif. Adrianne Lenker ne ménage pas son énergie et vit littéralement ses morceaux. Elle nous réserve quelques solos bruitistes dignes de Neil Young. La formation enchaîne ainsi différents tubes issus de ses différents long playings tels que “Masterpiece” ou encore “Not”. Et n’hésite pas à adapter le son aux conditions ‘live’. Les titres défilent. Tout au long de “Real Love”, les musicos affichent toute leur maîtrise. L’intensité et le timing de chaque note sont pesés. Plus que tout, c’est le charisme d’Adrianne Lenker qui éblouit la salle du Grand Mix. La jeune femme mène chaque morceau au gré de ses émotions qu’elle communique au public grâce à des trémolos dans la voix. Lorsqu’elle entame ses chansons les plus mélancoliques telles que “The Toy”, il est difficile de ne pas succomber. Après une heure et demie de concert sans interruption (seulement quelques remerciements), la formation quitte le podium sous des applaudissements mérités. Et l’auditoire quitte la salle conquis. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut assister au concert d’une formation aussi pointue que Big Thief et, surtout, de découvrir une artiste aussi charismatique qu’Adrianne Lenker.

(Organisation : Grand Mix)

mercredi, 19 février 2020 16:10

Une ouverture sur le Vieux Continent ?

De ce côté de l’Atlantique, The Growlers est plutôt inconnu au bataillon.  Pourtant, au pays de l’Oncle Sam, ce groupe californien (NDTR : il est originaire d’Orange County, au sud de Los Angeles) jouit d’une indéniable notoriété. D’ailleurs, il a eu l’opportunité de bosser en compagnie de Dan Auerbach et assuré les premières parties de son band, The Black Keys. Et plus récemment, il a signé sur le label de Julian Casablancas, le chanteur des Strokes. Manifestement, il a la cote au sein du milieu rock’n’roll, aux States. On pourrait expliquer l’absence de recognition, sur le Vieux Continent, quand un groupe ou un artiste entame sa carrière. Mais pas lorsqu’on compte huit albums à son actif. Des long playings aussi variés qu’une carte de bières belges. Ainsi, The Growlers est passé du rock/garage, au rock-psyché en transitant par la country. Entre autres. On était donc curieux de découvrir ce combo américain qui se produit rarement en Europe. Une belle occasion, également, de découvrir son dernier elpee en date, “Nature Affair”.

Preuve du manque de popularité, l’Aéronef est en configuration club et est loin d’être comble. Le public réunit essentiellement des jeunes. Il est 21h tapante lorsque les lumières s’éteignent et que The Growlers grimpe sur les planches.  Les deux leaders et membres fondateurs du band, Brooks Nielsen (chant) et Matt Taylor (guitare) prennent place au-devant du podium. Ils sont soutenus par un claviériste, un bassiste ainsi qu’un batteur. Il enchaîne les titres avec une facilité déconcertante. Tel un dandy, cigarette entre les doigts, Brooks Nielsen affiche une certaine désinvolture ou une forme de je-m’en-foutisme, si vous préférez. Il arpente l’estrade de gauche à droite et inversement. Mais cette attitude n’est que du show, car sa prestation est irréprochable. Sa voix rappelle Julian Casablancas (NDR : ben tiens !). Le groupe passe son répertoire en revue, en proposant des titres psychédéliques ou plus rock, mais également des morceaux contaminés par le reggae ou encore le disco. L’auditoire est réceptif et quelques spectateurs audacieux se risquent au crowdsurfing. Après une heure et demie de set, le quintet quitte la salle sous les applaudissements.

Le temps d’un concert, The Growlers a replongé un auditoire quinze ans en arrière en dispensant un set de toute bonne facture. Vu l’excellent ambiance qui régnait au sein de l’Aéronef, il faut croire qu’un public a été conquis et qu’il constituera probablement, pour la formation, un premier bastion de fans sur le Vieux Continent…

(Organisation : Aéronef)

lundi, 24 février 2020 17:55

Terms of Surrender

Depuis maintenant une bonne dizaine d’années, M.C Taylor poursuit son petit bonhomme de chemin en écrivant des morceaux attachants, dans la droite lignée des légendes du folk américain. Il y a six ans, il décrochait une belle récompense en signant sur l’excellent label Merge (Arcade Fire, Destroyer, Lambchop, ...) Depuis lors, quasiment chaque année, le natif de Durham (NDR : c’est en Caroline du Nord) publie un album. Et “Terms of Surrender” constitue ainsi son sixième sur ce label.

Si l’Américain peine à se forger un nom dans son pays ainsi que sur le Vieux Continent, loin des foules, son talent de songwriter est pourtant établi. Le meilleur témoignage de cette reconnaissance par les pairs est certainement la participation à cet opus de Jenny Lewis et de Aaron Dessner de The National.

Aucune révolution sur cet LP. M.C Taylor agrège tout simplement folk et americana, en respectant les codes. Et tout en maîtrisant son sujet, il nous livre des ballades mélancoliques, sous un format acoustique, en se servant du piano et d’un harmonica, à l’instar de l’excellent titre éponyme. Mais sur la majorité des pistes, les amplis sont branchés et nous réservent des morceaux plus rythmés comme sur “I Need a Teacher” ou encore “My Wing”. L’instrumentation frôle également la perfection, se nourrissant notamment d’une lap steel ou d’un orgue. Enrichi de chœurs, l’ensemble est bien sûr souligné par la voix nasillarde de Taylor.

Outre les légendes du folk qui hantent ce long playing, on croise également des réminiscences puisées chez War on Drugs.

Le message de Hiss Golden Messenger vaut de l’or ; il serait donc dommage de s’en priver.

lundi, 24 février 2020 17:49

Blinkers

Bien que glissant parfaitement sur les rails du noise/punk depuis cinq ans, la musique de Mnemotechnic n’a cessé d’évoluer. Pour ce troisième opus, toujours paru sur le label ‘A tant Rêver du Roi’ (Adolina, La Jungle, It it Anita, Bison Bisou, ...), le trio breton a décidé d’abandonner ses expérimentations math rock pour injecter davantage d’électronique dans son expression sonore.

Le long playing s’ouvre par “Alpinist”, une plage qui évoque The Faint, une formation devenue mythique alors qu’elle n’a jamais réussi à récolter un succès pourtant largement mérité. Rythmes soutenus, ligne de basse cinglante et sonorités de gratte truffée d’effets caractérisent les 8 morceaux de ce « Blinkers », alors que la voix communique leur aspect mélodique. Mais surtout, le combo brestois évite de plonger dans les expérimentations sonores. Pourtant, de manière générale, une certaine tension plane tout au long de cet elpee ainsi qu’une sensation claustrophobique entretenue par les boucles hypnotiques. Seul “Along the Sun” laisse au mélomane le temps de reprendre son souffle.

Bref, ce « Blinkers » constitue certainement l’album le plus abouti de Mnemotechnic. 

lundi, 10 février 2020 17:24

Chastity Belt

Après la publication de son album ”I Used to Spend so Much TIme Alone” en 2017, Chastity Belt a failli exploser ; mais il est finalement parvenu à tenir le coup. En effet, lors de la dernière tournée américaine du groupe, Julia Shapira (guitare, voix) a bien failli quitter le navire. Il lui aura fallu une période d’introspection et la sortie d’un album solo pour réaliser que l’aventure de Chastity Belt méritait d’être poursuivie.

Ce nouvel et quatrième opus résonne donc comme une renaissance, en témoigne le titre éponyme de cet elpee. Produit par Jay Som et paru sur le label Hardly Art (filière dépendant de Sub Pop), cet LP se révèle à la fois abouti et serein. On est loin de l’énergie brute manifestée par le groupe à ses débuts. Les dix titres sont imprimés sur un tempo paisible évoquant parfois Warpaint. Les harmonies vocales (et autres ‘canons’) ainsi que les arpèges alimentent des chansons mélancoliques sur lesquelles Shapiro vient poser des textes évoquant les relations amicales et amoureuses. Cependant, chaque plage nécessite plusieurs écoutes avant que les mélodies ne libèrent toute leur saveur...

Inespéré, le retour de Chastity Belt est, de toute évidence, gagnant. En espérant découvrir une suite, prochainement. 

lundi, 10 février 2020 17:18

Home made Satan

En 2018, Brandon Williams publiait un premier opus intitulé “Death Lust”, un disque qui agrégeait punk, grunge et hardcore. Derrière un mur de son et d’énergie, le Canadien y manifestait toute sa frustration de post-ado.

Un an plus tard, le musicien continue sa quête du bonheur sur “Home Made Satan”. Cependant, il semble beaucoup moins inspiré. L’album s’ouvre par “Flames”, une bonne mise en bouche digne d’un tube des 80’s. Malheureusement, le Canadien dérape rapidement. Et sa musique vire à la pop emocore que l’on croirait tout droit sortie du label Deep Elm. Pensez notamment à Dashboard Confessional. Et “Sun Poisoning” en est certainement le plus bel (?) exemple. Des lignes de guitares sous distorsion ou acoustiques se relaient. Brandon Williams prend un malin plaisir à se plaindre ; une attitude qui devient rapidement énervante. Il emprunte même les formules chères au neo-metal….

Sauf si vous êtes frappé par un éclair de nostalgie, le deuxième opus de Chastity ne mérite vraiment pas qu’on s’y attarde. Décevant !

Kevin Morby a marqué l’année 2019 de son empreinte, en gravant un superbe cinquième album intitulé “Oh my God”. Depuis, le Texan d’origine enchaîne les concerts en Europe et aux USA. Ce mardi soir, dans la nouvelle salle cosy du Grand Mix, Morby entame sa nouvelle tournée française. Pour la circonstance, il a laissé son backing group à la maison. Le public français (et belge) a répondu présent, puisque le club est comble.

Pour assurer la première partie, Kevin Morby a embarqué l’une de ses connaissances ; en l’occurrence Justin Sullivan (NDR : ne pas confondre avec le chanteur/guitariste et leader du New Model Army), aka Night Shop. Ce n’est autre que l’ex-drummer de The Babies, la formation au sein de laquelle Morby s’est fait connaître avant d’intégrer Woods. L’ancien batteur s’est donc concerti en songwriter. Justin grimpe sur les planches vers 20h30. Il est seul armé de sa sèche et va nous livrer des ballades bien folk. Ses morceaux baignent ainsi dans un style, il fallait s’en douter, qui rappelle Kevin Morby, mais dont les influences oscillent entre le Velvet Underground et Bob Dylan. Une parfaite entrée en matière pour cette soirée.

Vers 21h, les lumières s’éteignent. Vêtu d’un costume blanc floqué dans le dos du titre de son dernier opus, Kevin Morby monte seul sur l’estrade sous les applaudissements de la foule, et s’installe derrière son clavier. Et entame son set par “Oh My God”. Dès la chanson terminée, il enfourche sa guitare pour interpréter ses derniers tubes, dont “Congratulations”, “Hail Mary”, “Savannah” ou encore “Nothing Sacred/All Things Wild”. L’artiste parvient à contrebalancer le minimalisme instrumental par une imposante présence scénique. En outres ses compos sont d’une efficacité redoutable. Le natif de Lubbock prend manifestement plaisir à jouer de la gratte et sa joie est communicative. Après plus d’une demi-heure de récital, alors que l’atmosphère, au sein du club, est à son point culminant, Justin Sullivan, son ancien compère, le rejoint et s’installe derrière les fûts. Kevin Morby entame alors un survol de sa discographie en réservant notamment à l’auditoire des titres tels que “All of my Life” ou encore le superbe “I Have Been to the Mountain”. Au bout d’une heure de concert, les deux musiciens tirent leur révérence. Mais quelques minutes plus tard, ils reviennent sur le podium, pour accorder, en guise de rappel, “Harlem River”.

En un peu plus d’une heure, Kevin Morby a démontré qu’il était aussi à l’aise au sein d’un groupe qu’en solitaire. En outre, la richesse de son répertoire et ses qualités de musicien prouve qu’il figure parmi les meilleurs songwriters de sa génération…

(Organisation : Le Grand Mix)

Dans le cadre du vingtième anniversaire de l’Aéronef, les organisateurs ont eu l’excellente idée de programmer Beak> pour la modique somme de trois euros. A ce prix-là, pas étonnant que les places se soient écoulées rapidement. Ainsi, ce mercredi soir, le trio de Bristol investissait la salle lilloise (seule la moitié de la salle était accessible) alors qu’il n’a rien sorti depuis son excellent album simplement intitulé “>>>”, en 2018…

C’est TAU qui se charge d’ouvrir les hostilités. L’Irlando-allemand Sean Mulrooney est le leader de cette formation qui implique quatre autres musiciens et propose une forme de folk-rock psychédélique qu’elle enrichit de chants chamaniques, de percussions tribales, tout en laissant transparaitre des influences irlandaises… Le cocktail est surprenant et a le mérite d’attirer l’attention du public. Le groupe quitte la scène après une petite heure de set…

Il est 21h20 lorsque les lumières s’éteignent. La salle est comble. Geoff Barrow (ex-Portishead) est installé derrière ses fûts sur la gauche de la scène. Au centre, assis sur un siège, Billy Fuller se charge de la basse, alors que Matt William se plante à droite, derrière son synthé. Vu la hauteur insuffisante du podium, les opportunités de pouvoir apercevoir les musiciens sont plutôt minces. A moins d’avoir la taille d’un basketteur… Il faudra donc se contenter des quelques lumières ajustées sur les amplis et de la musique. Heureusement, en la matière, les trois Anglais excellent. Leur son est parfait et reconnaissable entre mille. Le band parvient à mêler subtilement électro et krautrock. Bien que n’ayant pas accès au spectacle visuel, le public semble transporté et nombreux sont les fans à se dandiner. A l’aide de riffs de basse tantôt hypnotiques, tantôt incisifs, une batterie précise et des claviers alternant les ambiances atmosphériques et les rythmes de club, Beak> parvient à subjuguer le public. Il enchaîne des titres d’une efficacité redoutable tels que « Wulstan II », « Brean Down » ou encore « Allé Sauvage ». Les Anglais se montrent même affables avec l’auditoire, en souhaitant, par exemple, un joyeux anniversaire à l’Aéronef ou en regrettant le Brexit à venir. Seule ombre au tableau, une petite altercation entre les musicos et un spectateur apparemment trop bavard lors de l’introduction de « When we fall II ».

Si la scène avait été réhaussée de quelques dizaines de centimètres, on aurait pu décréter une soirée parfaite. Néanmoins, il faut avouer que musicalement, Beak> évolue dans les hautes sphères du rock britannique…

(Organisation : Aéronef)

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