Le premier elpee d’Archers of Loaf, « Icky Mettle », remonte déjà à 1993 ! A l’époque, sa musique était parfois comparée à celle de Pavement, à cause des structures de chansons peu académiques, des paroles abstraites, de la production lo-fi et des guitares…

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‘Nikola Tesla, considéré comme le génie qui, avec ses intuitions, a découvert le XXIe siècle (il suffit de penser aux appareils modernes avec lesquels nous communiquons), a souffert du pillage de ses créations et a assisté impuissant à la matérialisation de…

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mardi, 10 août 2010 00:00

Valparaiso

Joy as a Toy est né de la rencontre entre trois musiciens chevronnés qui ont fait leurs armes au sein de diverses formations belges, comme Mud Flow ou encore aMute. Gil Mortio, Clément Nourry et Jean-Philippe De Gheest ont débuté cette aventure en 2008. Signé sur le label belge Cheap Satanism (Keiki, Trike, …), Joy As a Toy définit sa musique comme un mélange de Vampire Rock et de Tennis Pop. Ok !!! De quoi éveiller notre curiosité.

Concrètement Joy As a Toy baigne dans une forme d’indie-rock teinté de légères touches de psychédélisme. La musique du combo bruxellois évolue à la croisée des chemins de Talking Heads, Mr Bungle et Robert Wyatt. Les mélodies sont contagieuses, et les délires psychédéliques sont tour à tour parfaitement maîtrisés ou complètement imprévisibles, sans pour autant déraper dans l’impro. A l’instar de « Sub Rosa » sorte de danse macabre, qui finit quand même par partir en cacahuète. Les compos sont vivifiantes. Passant allègrement de la joie à la mélancolie. Suscitant autant l’envie de se trémousser que de s’enfoncer tranquillement dans son canapé… Un bémol, la voix du chanteur, qui semble parfois manquer de souffle. Mais le reste vaut son pesant d’arachides…

A découvrir en live ce 04/09 au Pot au Lait de Liège, le 17/09 au Magasin 4 et le 1/10 à l’Atelier 210.

 

mardi, 03 août 2010 00:00

On the Ledge

David, Vince et Benji ont formé Eat Your Toys en 2007. L’année suivante, ce trio rennais enregistre son premier essai. Un trois titres qui, dès sa sortie, entre immédiatement au sein du  CQFD (Ce qu’il fallait découvrir) des Inrocks. Deux ans plus tard, les Français publient leur premier Ep, «  On The Ledge ». Un pur bonheur !!!

Influencé par la scène indie-rock des années 90, le post-punk d’Eat Your Toys véhicule des accents manifestement noisy. La formation se réclame cependant autant de Sonic Youth que de Nirvana.

L’Ep s’ouvre par « Before The Coming Blast ». Un excellent titre caractérisé par des interventions aussi grinçantes qu’efficaces de guitares. Funky, le titre maître pioche parfois dans l’univers de LCD Soundsystem. Sandrine Maisonhaute, la chanteuse du groupe rennais It Isn’t Kane, vient poser sa voix sur « Flags for museum ». Le refrain de « Control » est imparable. La basse y est virevoltante. On croirait presque entendre dEUS période « Ideal Crash ». « Avalanche » conclut le disque. Un titre plus atmosphérique. Parfait pour conclure ce superbe Ep.

Vivace, efficace et bourré de feeling, cet Ep parvient, en cinq plages, à étaler toute la palette d’influences d’Eat Your Toys. Et elle est impressionnante. Sans jamais nuire à la cohérence de l’expression sonore. De quoi mettre l’eau à la bouche, en attendant la sortie d’un premier album…

 

mardi, 03 août 2010 00:00

Mangrove

Edgar (ANIMO) réunit quatre Bruxellois qui apprécient la musique alternative, en général. Ainsi, les musiciens aiment aussi bien Sonic Youth, Animal Collective que David Bowie et Mr Bungle. Le combo pratique un math rock (NDR : ou post rock, je vous laisse le choix) dans l’esprit de Taïfun, Casse Brique ou encore El Dinah. D’ailleurs, je pronostique leur signature prochaine chez le label liégeois Honest House. 

La formation compte quand même dix années d’existence. Et pourtant, « Mangrove » ne constitue que son deuxième elpee. Il fait suite à « Tendre Savane », paru il y a deux ans. Un disque découpé en six plages d’une durée moyenne de 4 minutes. Les rythmes sont trépidants. Les riffs de guitare spasmodiques. Les vocaux sont rares. Il y a bien quelques cris. Et puis un peu de chant sur « One Little Eye », en fin de parcours, sur fond de guitare acoustique (NDR : le meilleur titre de l’opus). Des interventions judicieuses de trompette également, concédées un peu dans l’esprit de We vs Death. Les mélodies ne se dévoilent pas à première écoute. Pas de longs crescendos, mais un tempo soutenu en permanence. Peu de contrastes donc. Dommage, car Edgar (ANIMO) possède suffisamment de talent pour concocter une œuvre d’une toute autre envergure. Mais cette carence en substance et en densité lui est préjudiciable. En espérant que son troisième essai soit à la hauteur. C’est tout le mal qu’on lui souhaite…

 

mardi, 03 août 2010 00:00

Cotton Bell

John Hayward Williams est un personnage discret, voire secret. Recueillir des infos à son sujet sur le net, est un exercice de style de longue haleine. En outre, la notoriété de ce songwriter n’est pas encore parvenue à traverser l’Atlantique. Sur son site perso, on apprend quand même qu’il est né dans le Wisconsin, au Nord-est des USA. On y lit également, qu’avant d’avoir l’opportunité d’enregistrer un album, Williams s’est longtemps produit dans les bars, pubs et clubs musicaux de sa région. Rien de tel pour forger son expérience, mais également sa personnalité. 

La musique de l’Américain est mystérieuse. A l’instar du personnage. Il pratique un folk-americana tout en sobriété et délicatesse, une expression sonore hantée par une instrumentation de circonstance : lap steel, violons, mandoline, etc. Pas de tape à l’oreille sur cet opus, simplement huit chansons sculptées dans de jolies mélodies, dont le charme est susceptible de rappeler, tour à tour, Nick Drake, Bob Dylan ou encore le contemporain Ryan Adams. Néanmoins, si l’ensemble tient la route, je crains fort que ce « Cotton Bell » ne fasse grand bruit hors de ses frontières. Maintenant, ce n’est probablement pas une des priorités de l’artiste. A mon humble avis, tout ce qui l’intéresse, c’est se faire plaisir, en jouant sa musique. Et le reste, il n’en a rien à cirer…

mardi, 03 août 2010 00:00

Wonder

Il y a cinq ans qu’on espère un successeur à l’excellentissime « Terraformer ». Un disque qui avait permis au quintet suisse de s’imposer comme groupe phare, dans l’univers du metalcore. A l’échelle internationale, il faut le souligner. Après une demi-décennie, le combo genevois nous propose donc ce « Wonder » ; et franchement l’attente en valait la peine.

Knut a toujours manifesté un grand respect pour ses aînés. Et en particulier Coalesce. Ce qui explique, sans doute, pourquoi son metalcore observe, dans les grandes lignes, un profil fort proche. « Wonder » est découpé en 11 brûlots dissonants, déstructurés et sauvages. Sous l’effet des distorsions, les deux guitares déménagent. Une déferlante de drums agite le tout, pendant que Didier vient circonstanciellement poser sa voix de bûcheron. Oscillant entre 3 à 8 minutes, les plages sont tantôt chantées (NDR : ce sont les plus violentes !), tantôt instrumentales. A l’instar des excellents « Ultralight Backpacking » et « If We Can’t Fly There, We’ll Take The Boat » (NDR : mes coups de cœur personnel), dont l’expression sonore évolue quelque part entre Isis (NDR : c’est d’ailleurs Aaron Turner qui a réalisé le superbe artwork de l’album) et Coalesce. Un fil rouge : le climat ténébreux au sein duquel baigne l’elpee. Si à premier abord, on a du mal à accrocher, au fil des écoutes, le charme commence à opérer et il devient même carrément addictif. Surprenant, intense, « Wonder » ne souffre d’aucun temps mort. En publiant une telle œuvre, Knut vient de démontrer, que dans son style, il méritait de figurer parmi les plus grands…

 

mardi, 03 août 2010 00:00

Fire Away

Ozomatli est presque considéré comme une institution dans le milieu de la world, aux Etats-Unis. Elu ambassadeur culturel de son pays, le groupe américain a eu l’opportunité de sillonner le monde : de l’Afrique du Sud au Myanmar en passant par le Mexique. Il semble être passé partout sauf dans notre bonne vieille Europe. Malgré sa notoriété internationale, Ozomatli n’en demeure pas moins une énigme à mes yeux (NDR : et mes oreilles !)

Formé en 1996 à Los Angeles, ce groupe multiethnique correspond, en Nahuati, le dialecte aztèque, dans leur calendrier astrologique, au signe du singe ; et plus particulièrement au Dieu de la musique et du feu. Côté musical, Ozomatli brasse les cultures et les styles. Tout y passe : hip hop, salsa, raga, funk, samba, … Un énorme fourre-tout. Les Etatsuniens se sont aussi forgé une réputation grâce à leur activisme politique (comme chez de nombreux artistes de world, par ailleurs…) en militant contre les conflits armés et pour plus de justice sociale. A l’instar du morceau « Gay Vatos In Love », dont les lyrics décrivent la condition des homosexuelles. Ce morceau est d’ailleurs celui qui suscite le plus la controverse. 

Pour ce cinquième album, le premier signé sur la maison de disque new yorkaise Mercer Street Records (Asa, Keziah Jones, Kitty, Daysi &Lewis, …), Ozomatli a décidé de faire appel au producteur Tony Berg (Peter Yorn, Aimee Mann), afin de souligner leur côté universel. Le but était de parcourir les cinq continents en un opus. Si à premier abord, l’idée peut paraître sympathique, elle se révèle toutefois délicate. Certes le groupe a déjà prouvé, dans le passé, son habilité à mélanger les styles ; mais il faut bien avouer que les compos de « Fire Away » partent dans tous les sens. Un véritable bordel que le combo parvient rarement à contrôler. L’espace sonore est surexploité au détriment des mélodies. Tous les instruments ont droit au chapitre. Les cuivres retentissent et les percussions rebondissent sur une voix moitié chantée, moitié parlée. Bien sûr, il y a de l’ambiance et certaines compos donnent l’envie de se remuer. Mais parfois, on ne peut s’empêcher de penser à du mauvais Sublime (« It’s Only Paper »).

En toute honnêteté, je dois avouer ne pas être un grand adepte de world. Et ce n’est pas cet album qui me fera changer d’avis. J’ai d’ailleurs toujours constaté que ce type de groupe était bien plus excitant sur les planches que sur disque. J’aimerais quand même qu’un jour un artiste du genre parvienne à me faire change d’avis. A ce sujet, je reste ouvert à toute proposition… 

mardi, 03 août 2010 00:00

Color Map Of The Southern Sky

Chez nos voisins bataves, c’est la musique électronique qui est –aussi– devenue la plus populaire. Et pourtant, il y existe toujours des scènes pop, rock, folk, metal et même blues, qui attirent de nombreux et fidèles aficionados. Mais au sein de ces univers sonores plus ‘classiques’, les artistes ‘oranje’ ont de plus en plus de mal à s’exporter. Praise The Twilight Sparrow constitue une des exceptions qui confirme la règle. Enfin, pas tout à fait puisque bien que vivant aux Pays-Bas, la formation est française. Bien sûr, pour enregistrer cet opus, elle a reçu le concours de musiciens country locaux. Pas n’importe lesquels, puisqu’il s’agit de ceux de Templo Diez, dont la naissance remonte à 2003. Et grâce à cet album, le combo a eu l’opportunité de se produire au festival de musique indépendant et du cinéma de Toronto, le NXNE. D’être également sélectionnés pour le SXSW (USA), et même de se produire au Crossing Border de La Haye. Il faut quand même préciser que quoiqu’établie au pays des moulins à vents, le groupe se produit plus souvent à l’étranger qu’en Hollande…

Mais PTTS, c’est avant tout Pascal Hallibert. « Color Map Of The Southern Sky » fait suite à un premier Ep, paru en 2007. L’horizon sonore de cet artiste évoque davantage les plaines américaines que les canaux hollandais. Et pour cause, sa musique trempe dans une forme de dark folk americana réminiscente de Magnolia Electric CO, Will Oldham voire de Smog. Pas la moindre trace d’électricité. Toutes les compos sont acoustiques. Les sessions d’enregistrement de cet opus se sont déroulées en France, aux Pays-Bas et aux States. Ce qui a permis à Hallibert de recevoir le concours de quelques musicos de studio. Le timbre vocal du chanteur/compositeur est légèrement nasillard ; et il colle parfaitement à l’instrumentation dominée par les sèches, les mandolines, le banjo et tutti quanti. Paradoxalement, le climat baigne au cœur d’une ambiance chaleureuse et ténébreuse, rappelant parfois Wovenhand. Et la plage « Enter The Cold » en est certainement la plus belle illustration. Il y a bien quelques compos qui manquent de pêche ; elles sont même susceptibles de susciter un certain ennui. Mais dans l’ensemble, l’écoute de cet elpee reste agréable. Paradoxal, mais tout en affichant la nationalité française, Praise The Twilight Sparrow pourrait devenir un des fers de lance de la scène folk batave. Encore que selon les propos de Pascal Hallibert, ce titre devrait revenir à The Black Atlantic ou This Leo Sunrise. Vous vous demandez si face à la concurrence internationale, le projet ne risque pas de souffrir. Vu leur parcours, le groupe est convaincu du contraire. Mais seul l’avenir nous le dira…

 

mardi, 27 juillet 2010 19:48

Speaking Parts From The Blazing Rows

En argot, le mot ‘88man’ signifie ‘pianiste’. Précision, c’est dans le milieu du jazz américain. En fait, il renvoie aux 88 touches en ivoire du clavier. On ne voit cependant pas trop pourquoi ce trio issu du Nord-Pas-de-Calais a choisi ce patronyme. En 2007, leur précédent opus, « Million Silly Answers », avait reçu des échos favorables au sein de la presse hexagonale. Les Inrockuptibles l’avait même considéré comme un des meilleurs albums de l’année.

« Speaking Parts From The Blazing Rows » est scindé en deux volets, à l’instar d’un vinyle. La première partie propose cinq morceaux plus acoustiques, caractérisés par la délicatesse et la subtilité des arrangements de cordes. Des compos folk rock qui baignent au sein d’un univers sonore réminiscent de Bill Callahan (Smog) voire de Lambchop, et qui fleure bon les plaines américaines.

Plus électrique, la seconde partie lorgne plutôt vers Giant Sand. Des morceaux chaleureux, intemporels autant que savoureux.

Pour enregistrer leur troisième elpee, Leo (88man) a reçu le concours d’une belle liste d’invités, parmi lesquels on épinglera le batteur Peter Marolleau (NDR : issu du groupe nantais Fordamage), la chanteuse Chiara Locardi (de l’Enfance Rouge), Laetitia Sheriff, Tall Paul Grundy ou encore Philip Tessier. Que du beau monde !

En constante évolution, la formation française se pose en sérieux concurrent pour ses propres références. En outre, elle mériterait de récolter le fruit d’un travail de longue haleine et acharné.

Leo(88man) assurera la première partie de Junip (nouveau projet de José Gonzalez) le 1er octobre, au Grand Mix de Tourcoing.

 

mardi, 03 août 2010 00:00

Church With No Magic

Pivot a été forcé de changer son patronyme en PVT. Motif ? Une obscure formation américaine le revendiquait également. Et à l’issue d’une bataille juridique, le trio australien (NDR : issu de Sidney, très précisément) a dû baisser pavillon. Ce changement littéral a été doublé d’une transformation musicale. Et pour cause, le combo a délaissé son post rock pour accentuer son profil synthétique. « Church With No Magic », son nouvel opus, en est la parfaite illustration.

Bien sûr, sur le précédent elpee, « O Soundtrack My Heart », consommait largement de l’électro ; mais pas au point de laisser les synthétiseurs prendre le pas sur les guitares. C’est chose faite aujourd’hui ! En outre, les voix ont également droit au chapitre. Et en particulier celle du multi-instrumentiste Richard Pike, qui au cœur des différentes nappes sonores, parvient, de son timbre, à communiquer une sensibilité pop. Et bien sûr à rendre les compos plus fluides. Car « Church With No Magic » baigne au sein d’un climat à la fois énigmatique, surprenant et ténébreux. Il est même parfois hanté par le spectre de Joy Division. A l’instar de l’excellent « Crimson Swan ». Quant au single « Window », il aurait pu figurer au sein du répertoire de Panda Bear voire d’Avey Tare.

Le troisième opus du trio antipodal brille par son originalité. Une prise de risque susceptible de déplaire aux fans de la première heure. Pas facile de plaire à tout le monde, lorsqu’on est audacieux. « Church With No Magic » en est une belle illustration. Et tant pis pour celles et ceux qui sont rétifs à l’évolution…

mardi, 20 juillet 2010 00:00

Zol ! (Ep)

Si on vous parle d’Afrique du Sud, aujourd’hui, vous n’allez pas me répondre en termes de Bafana Bafana, mais de vuvuzelas. Et pourtant, une formation indie est parvenue, là-bas à faire son trou. Elle a même gagné le prix du meilleur album de musique alternative lors des Awards décernés dans leur pays. Ce qui lui a permis, lors de la cérémonie d’ouverture de la dernière coupe du monde de football, de s’y produire en compagnie d’Alicia Keys.

Non seulement le combo a apporté une jolie pierre à cet édifice, mais il est devenu une véritable vitrine pour l’Afrique toute entière. Et l’occasion était donc belle pour BLK JKS (à prononcer Black Jack) de sortir un nouvel Ep. Intitulé « Zol ! », il fait suite à « After Robots », publié l’année dernière.

Sur ce disque, le band est parvenu à se démarquer davantage de ses influences, lorgnant même carrément vers le psyché rock de Mars Volta. Cinq titres interprétés tantôt en anglais, tantôt en zoulou, qui vibrent au son des rythmes africains, rivalisant d’exotisme (« Hetys »), de psychédélisme et (« Paradise ») ou même d’ambient (« Zol ! »).

En concoctant cet Ep, BLK JKS vient d’élargir son espace de créativité. Ce qui devrait lui permettre de forger sa propre identité, sans pourtant renier ses racines. Le combo est peut-être occupé d’ouvrir une voie à un Continent dont l’affirmation de soi se fait de plus en plus forte. Continent dont on a d’ailleurs beaucoup à apprendre.

 

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