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Une piqûre de rappel pour Pond…

Le nouvel elpee de Pond, « Stung ! » paraîtra ce 21 juin 2024. A ce sujet, Nick Allbrook a déclaré : ‘J'ai écrit la plus grande partie de cet album en tondant la pelouse de quelqu'un. Je suis rentré chez moi, j'ai posé mes doigts sur le piano et j'ai joué la…

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Didier Deroissart

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Jane Weaver, aka Jane Louise Weaver, est une musicienne originaire de Liverpool. Son nouvel opus, « Love In Constant Spectacle », paraîtra ce 5 avril 2024. Il a été produit par John Parish (PJ Harvey, Eels, Sparklehorse). Son disque le plus intime et le plus personnel à ce jour

L’elpee évoque une imagerie plus spectaculaire que jamais, et hisse la poésie de Weaver jusqu’à des sommets encore jamais atteints. C’est en poussant plus loin le son mélancolique, véritable marque de fabrique depuis ses débuts en 2000, que la musicienne parvient à esquisser un tableau composé de nouvelles couleurs et de formes étranges. Le nouveau single « Perfect Storm », évoque des saynètes, comme autant de vignettes d’un personnage frénétique, qui au loin perçoit un danger.

« Love In Constant Spectacle » est le premier long playing de Weaver depuis le succès de « Flock », en 2021. Sur ce LP, elle marque un retour onirique, qui tente d’offrir de nouvelles perspectives sonores face à l’inévitabilité de la vie. Il marque également les retrouvailles de la Liverpuldienne avec John Parish (PJ Harvey, Aldous Harding), qui a enregistré l’album entre Rockfield Studios et au studio de Geoff Barrow, l’Invada.

Batteries motorik luxuriantes, pédales fuzz exotiques ou encore synthés modifiés à l’infini : pas de doute, on retrouve dans “Love In Constant Spectacle” les fondations du son de Jane Weaver. À ceci près que son expression sonore est cette fois enrichie d’élans expérimentaux et d’un libre abandon davantage associé au free-jazz qu’au rock indé.

"Love In Constant Spectacle » est un album hors du commun, à la fois intime et distant, une interprétation surréaliste des fondements de ce quoi nous rend humain - les histoires et les paysages qu’il peint sont des habitats à part entière. Un voyage qui nous emmène dans des contrées inexplorées, le manifeste sincère d'une artiste qui continue à évoluer sans limite à chaque chapitre de sa carrière…

Le single « Perfect Storm », est en écoute ici

 

Bonnie Taylor devait se produire au Cirque Royal, en février 2023. Mais son genou droit en a décidé autrement, puisqu’une opération de cette articulation l’a forcée à reporter son concert. Elle revenait donc à Bruxelles, ce vendredi 5 janvier, dans la même salle, à l’aube de ses 73 printemps.

De son véritable nom Gaynor Hopkins, elle est surtout connue pour son tube, « It’s a heartache », sorti en 1978. Pourtant, des hits, la Galloise en décroché une multitude, dont « Lost In France », « More Than A Lover » et « Total Eclipse Of The Heard », une compo signée Jim Steinman qui va lui permettre de prendre un virage plus rock, à l’instar de son album « Faster Than The Speed Of Light », paru en 1983. En outre, l’artiste a gravé 18 albums en 46 ans de carrière. Le show est sold out.

Pas très sûr d’assister à une première partie, votre serviteur s’adresse à l’organisateur qui lui confirme la présence d’un supporting act, sans en connaître le nom. Finalement, ce rôle est dévolu à More Than Words, une formation allemande qui implique trois membres d’une même famille ; en l’occurrence la mère, la fille et le beau-père soutenus par une bassiste et un second guitariste. Tous aux grattes ! Soit trois guitares électriques, une semi-acoustique et une basse. En 45 minutes, le quintet va aligner des reprises. d’Abba à Queen, en passant par Ben E. King, Dolly Parton et Simon & Garfunkel, entre autres, dans un style folk, country ou americana. Et les interprétations sont impressionnantes. D’ailleurs le public semble apprécier…  

Setlist : « Smile », « Mama Mia », « Today », « Much More Than That », « Lonely With You », « I Can Do Better Than You », « Bohemian Rhapsody », « Stand By Me », « Calm After the Storm », « Take Me Home, Country Roads », « Jolene », « Mrs. Robinson », « Dancing Queen », « Home Again ».

Les lumières s’éteignent, le tour manager annonce l’arrivée de la star de la soirée, à l’ancienne. Triomphante, elle débarque sur le podium, lève les bras au ciel et souriante, salue la foule. Vêtue d’un pantalon de cuir noir et d’un blouson zébré blanc et… et noir, elle porte le poids de son âge, mais toujours aussi rocailleuse, sa voix est intacte. Elle est épaulée par un claviériste, un guitariste et un bassiste dont la gratte compte cinq cordes. Ces deux derniers se chargent également des chœurs.

Elle entame le set par le « Flat On The Floor » de Carrie Underwood (NDR : la gagnante de la quatrième saison d’American Idol aux States, en 2005), une superbe cover réinterprétée dans son style americana/pop

Le light show est spectaculaire. Au fil des 75 minutes de show, le sixcordiste va se réserver des solos de plus en plus longs, mais aussi brillants. A en attraper la chair de poule. La version du « Hide Your Heart » de Kiss, permet à Bonnie d’étaler toute sa palette vocale dans les graves tout en suivant le rythme métallique des instruments qui prennent alors leur envol. Très interactive, elle bavarde beaucoup entre les chansons, discours entrecoupé de vannes sur la composition, l’écriture et la création de ses hits. L’adaptation du « To Love Somebody » des Bee Gees est magistrale. Le « Straight From the Heart » de Bryan Adams est fidèlement interprété. Si Bonnie nous replonge dans les seventies, cette immersion revivaliste est d’une très grande qualité.

Avant d’aborder le dernier morceau du concert, Bonnie Tyler parle longuement de Tina Turner, de sa puissance vocale, de son énergie et embraye par sa version de « The Best », d’un timbre à faire pâlir Tina. Toute l’assemblée est debout pour une standing ovation. Mais surtout, quel bel hommage rendu à cette grande dame de la soul, du r&b, du rock et de la pop, disparue l’an dernier…

Un regret quand même, le show était un peu trop court, malgré un rappel de deux titres…

Setlist : « Flat on the Floor » (Carrie Underwood cover), « Have You Ever Seen The Rain ? (Creedence Clearwater Revival cover), « Hide Your Heart » (KISS cover), « Lost In France », « To Love Somebody » (Bee Gees cover), « The Best Is Yet To Come », « It's A Heartache », « Straight From the Heart » (Bryan Adams cover), « Total Eclipse Of The Heart », « Faster Than The Speed Of Night », « The Best ».

Rappel : « Turtle Blues » (Big Brother & the Holding Company cover), « Holding Out For A Hero ».

(Organisation Gracia Live)

vendredi, 29 décembre 2023 12:12

Sur Les Cendres Danser

Valentine Guillen-Viale, aka Jil Caplan, est une charmeuse de serpents, une passionnée qui continue son petit bonhomme de chemin. Et en gravant son nouvel opus, « Sur Les Cendres Danser », elle compte bien nous envoûter. Il s’agit de son neuvième. Affichant 58 ans, cette chanteuse, comédienne et écrivaine est une artiste caméléon.

Jil Caplan revient à ses premiers amours, un retour aux sources qui l’ont toujours nourrie : le folk/rock à guitares, les ballades charnelles et les harmonies subtiles, naviguant quelque part entre Paul McCartney et Jeff Buckley, que ce soit dans l'expérimentation du jazz, une certaine approche du progressif que la manière de présenter ses chansons. C'est sous une forme plus rock que la Parisienne a abordé cet LP.

Ce long playing est aussi le fruit de la rencontre entre Jil et Émilie Marsh (du label FRACA), musicienne, compositrice, autrice et interprète, guitariste et arrangeuse de feu la chanteuse Dani.

Pour accompagner la sortie de ce disque, elle a partagé un clip poétique et incandescent « Tout éteindre » (à découvrir ici), réalisé par Patrick Hernandez. Porté par des chœurs apaches, des toms furieux et une guitare lancinante, le morceau raconte la passion éphémère qui met le feu aux poudres.

L’exploration de différents styles vintage est reflétée à travers le premier single, dont l’énergie grisante évoque… The Cure…

Blues, « Courage » nous entraîne dans le Delta du Bayou.

« Virginia » et « Être heureux » se révèlent davantage intimistes.

Quelques thèmes chers à Jil Caplan sont abordés tel que le deuil, la rupture, la maternité et le fait de laisser partir ses enfants (« Daronne »).

Même « Marilyn » évoque les destins tragiques d'actrices. Et évidemment on pense à Marilyn Monroe, mais aussi à Virginia Wolf.

Expérimental « Feu ! » se distingue par une rythmique métronomique quasi-martiale.

Un bel essai qui devrait permettre à Jil de renouer avec le succès.

dimanche, 10 décembre 2023 15:49

Funk, soul & r’n’b…

Agé de 28 ans, Jordan Ward est originaire de Saint-Louis, dans le Missouri. Cette star américaine de la soul et du r’n’b a entamé sa carrière comme danseur professionnel et notamment dansé pour Justin Bieber et Becky J., avant de se lancer dans la musique. A ce jour, il a publié deux elpees, « Valley Hopefuls » en 2019 et « Forwards » en 2023.

Hétéroclite, multiracial et multigénérationnel, le public est majoritairement constitué de fans d’origine anglo-saxonne qui vont mettre l’ambiance, longtemps avant le show de Jordan. Surtout les filles…

C’est son programmateur, Kato, qui assure le supporting act. Deux ordinateurs sont installés sur une table, en fond de scène. De petite taille, l’artiste maitrise parfaitement son sujet en mixant des morceaux de soul, r’n’b, électro, techno et même drum’n’bass. Idéal pour chauffer la foule avant la tête d’affiche…

Jordan Ward grimpe sur les planches. Il a de longs cheveux coiffés en dreadlocks, est vêtu d’un pantacourt et d’une veste en jeans et est chaussé de souliers en cuir à semelles assez épaisses. Il est uniquement soutenu par Kato, son programmateur, qui se sert des mêmes ordinateurs. Et pas besoin de chœurs féminins, ils sont exécutés par ses fans qui connaissent toutes les paroles des chansons par cœur.

Dès le premier titre, le groovy « IDC », Jordan occupe tout l’espace scénique. Sa voix est claire, sucrée et suave. Parfois, elle me fait penser à celle de Jay-Z.

Il accomplit, de temps à autre, des pas de danse sur la pointe des pieds… comme une ballerine. Très interactif, notamment avec le public féminin qui ne cesse de faire grimper la température dans la salle, il est rayonnant, déborde d'une énergie chaleureuse et libère des ondes positives qui lui semblent familières. D’ailleurs ses textes traitent de sa vie de famille, de sa jeunesse, de son amour pour la danse et des problèmes de drogue chez ses proches.

Il n’en oublie pas ses hits, « Lil Baby Crush », « Ok/Hibachi », « Zoom Zoom » et bien-sûr « Holding Me Back » ainsi que « White Croc », des titres qui figurent sur ses deux opus.

Chaque fois que Jordan s’adresse à l’auditoire, entre les chansons, les applaudissements pleuvent de partout.

Jordan accordera un rappel de deux morceaux, « Letsgoski » et « Gangoo », au sein d‘un climat sémillant et propice à la danse.

Un set funky, soul et r’n’b de 60 minutes. C’était court mais excellent. On regrettera simplement l’absence de véritables musicos.

(Organisation Ancienne Belgique)

vendredi, 17 novembre 2023 10:37

Du blues, mais pas seulement…

Né à Bruges, Thomas Verbruggen, aka Thomas Frank Hopper, a longtemps vécu sur le continent africain où il a pas mal bourlingué, à cause de la profession de son paternel, dont la famille devait changer régulièrement de port d’attache. Il est également le chanteur de Cheeky Jack, une formation responsable d’un seul elpee à ce jour, « Black Sheep », paru en 2014. En solo il a gravé deux Eps et deux elpees, en autoproduction, dont le dernier, « Paradize City », est paru en septembre dernier. Le Zik-Zak, c’est un peu chez lui, car il est managé par Nicolas Sand (Rock Nation).

Le supporting act est assuré par Red Beans & Pepper Sauce, un quintet issu de Béziers, dans le sud de la France, mais depuis établi à Montpellier. Il a été fondé en 2010.

Ses références oscillent du ‘new blues’ (Gary Clark Jr., Tedeschi Trucks Band) au ‘néo vintage’ (Blue Pills, Wolfmother, Saverio Macne & Double As, The Excitements) en passant par le ‘classic rock’ des seventies (Led Zeppelin, Deep Purple), mais aussi contemporain (Rival Sons, The Black Keys) ainsi que le funk. En dix ans d’existence, ce quintet hexagonal a gravé sept elpees, dont le dernier, sobrement intitulé « 7 » est paru en février dernier. Et le band va nous en proposer quelques extraits. Il vient, cependant, de publier un Ep 4 titres baptisé « Song For The Past ».

La salle est déjà blindée quand la formation monte sur le podium.

Le line up réunit Jessyka Aké au chant, Laurent Galichon à la sixcordes, Serge Auzier aux claviers, Pierre Cordier à la basse et Niko Sarran à la batterie. La musique dispensée privilégie le rock/blues pêchu et vintage ainsi que l’americana nerveux. Mais c’est toujours le blues qui sert de socle aux compos. Lorsque Jessyka parle entre les chansons on reconnait bien l’accent du midi. Le son est un peu fort mais le public apprécie.

S’étalant sur 12 minutes, « Lock U down Long », le dernier morceau, est enrichi par quelques longs solos de guitare particulièrement techniques, dispensés par Laurent. La voix de Jessyka est aussi puissante que celle de Ian Gillan à ses débuts. Vu les applaudissements nourris, manifestement le public a apprécié le concert…

Setlist : « Going Blind », « Glitter », « No Saint », « Gonna Dance », « World Is Burnin’ », « What Happens », « Holy Guest », « No Cross », « Half World », « Lock U down Long » (12’)

Ce soir, Thomas Frank Hopper est accompagné du guitariste Diego Higueras (NDR : en parallèle, Il a développé un chouette projet en compagnie du violoniste Nicolas Draps, The Lanscape Magazine), du bassiste Jacob Miller, du claviériste Maxime Siroul et du drummer Nicolas Scalliet, installé en retrait sur une estrade.  

Frank s’assied et pose sa lap steel guitar (NDR : une dobro qui a un son plus métallique) sur ses genoux, un instrument qu’il branche sur un ampli lampes. Parfois, il se sert d’un skate board en bois muni de 4 ou 5 cordes. Mais lorsqu’il se lève, c’est pour affronter Diego dans un duel de grattes. Et ce dernier possède un toucher de cordes digne de Carlos Santana. Thomas possède une voix claire, précise et parfaitement en harmonie avec les chœurs.

Au cours de ce set particulièrement intense, l’expression sonore va osciller du boogie texan (le titre maître) au rock sudiste, en passant par la roots, le funk et le delta blues dont le périple va nous entraîner au cœur des marais louisianais, poursuivi par des alligators. De Matt Schofield à Lightnin’ Hopkins, en passant par Sean Chambers et Jimi Hendrix, les références sont multiples. « A song for the devil » voyage même nonchalamment en (Led) Zeppelin. Et l’orgue Hammond infiltre suavement « Chimera ».

Enfin pour le premier morceau du rappel, Thomas et Diego s’infiltrent au milieu de la foule et nous réservent une version dépouillée et acoustique de « Dog In The Alley », chantée à deux voix…

Setlist : « Back To The Wild », « Paradize City », « Come Closer », « A Song For The Devil », « Chimera », « The Sinner », « Crazy Mojo », « Tomb Of The Giant », « Troublemaker », « Tales From The Rails », « Savages ».

Rappel : « Dog In An Alley », « Tribe », « Till The Day I Die ».

(Organisation : Rock Nation + Zik-Zak)

 

jeudi, 23 novembre 2023 10:25

HeLLmut Lotti Goes Metal…

Helmut Lotigiers, aka Helmut Lotti, est né à Gand, en 1969. Il a entamé son parcours en imitant Elvis Presley, dont il est fan depuis son plus jeune âge, avant de se lancer dans une carrière de chanteur autodidacte de musique classique qui sera couronnée de succès (plusieurs disques d’or) et lui permettra de se produire un peu partout en Europe (NDR : il remplit, sans problème, le Sportpales d’Anvers) et même aux USA.

Il est cependant et également fan de heavy et de hard rock mélodique depuis son enfance, et il ne s’en cache pas. Cette nouvelle aventure a débuté par une blague, lorsque Helmut a interprété « Run To The Hills » de Maiden sur Radio Willy, une radio flamande qui cherchait à faire le buzz. Résultat, il est invité à se produire dans le cadre du Graspop Metal Meeting 2023. Et il accepte. Trois jours avant le festival, son manager et guitariste lui demande de composer un morceau, mais de métal, destiné à ce set, en particulier. Ce sera « Darkness ».  Dans la foulée, ce concert enregistré live sera immortalisé sur support, dont de nombreux titres seront interprétés, ce soir, au Cirque Royal, comme lors des dates de sa tournée.

Pour bien coller au style, Lotti avait changé son nom en HeLLmut. Et sa prestation ainsi que celle de son backing group ont agréablement surpris la foule.  

Alors là, ce soir, le public est vraiment hétéroclite et improbable. On y croise des néerlandophones, des francophones, des mammys aux cheveux gris, des papys (presque) chauves, mais aussi des métalleux barbus, tatoués et sympathiques

Il est 20h10 lorsque HeLLmut et sa troupe grimpent sur les planches. Une immense toile est tendue en arrière-plan sur laquelle on remarque la présence –dans la grande tradition des décors consacrés aux groupes de métal– des flammes de l’enfer, des éclairs et le nom de la star du soir en lettres métalliques dorées.

D’habitude, Lotti, dans son personnage de chanteur classique, de gala, de concert de Noël ou de nouvel an, est vêtu de son éternelle tenue de soirée, en queue de pie. Ce soir, elle est plus relax, car elle est constituée d’un pantalon de cuir et d’une queue de pie en cuir noir ainsi que d’un tee-shirt qui brille sous les faisceaux lumineux des projecteurs. Il est soutenu par son fidèle manager et guitariste, un bassiste, et sur deux estrades distinctes, un drummer et un claviériste.

Le set s’ouvre par « Holy Diver », une cover de Dio. HeLLmut Lotti va nous réserver les plus grands classiques du métal et du hard-rock : Kiss, Alice Cooper, Iron Maiden, ZZ Top, AC/DC, Scorpions, Metallica et Guns’n’Roses. Notamment. Bref, du lourd et de l’intemporel sur les terres sacrées et endiablées du métal. Et surtout des compos qui lui tiennent à cœur. Mais également un inédit et un titre chanté en français. Et pas n’importe lequel ! Soit « Que je t’aime » de Johnny Hallyday. Avant d’aller changer de t-shirt. Car manifestement, il l’avait bien mouillé.

Son jeu de scène est imparable. Le light show balaie généreusement le podium et l’auditoire. Après avoir attaqué d’une manière très théâtrale le « Poison » d’Alice Cooper, il embraie par l’incontournable « Smoke on the water », un titre bien rogné par l’orgue Hammond. Dans un français parfait, Lotti explique que très jeune, son frère l’a initié au hard rock en lui faisant écouter « Run To The Hills » du Maiden. Son frangin est d’ailleurs présent aux premiers rangs. Et il monte sur les planches pour épauler HeLLmut au chant. A l’issue de sa contribution, il redescend dans la fosse et accepte une bière que lui tend un spectateur.    

HeLLmut Lotti invite la foule à allumer les GSM ; et la salle se met à briller de mille feux.  Dynamiques, les musicos exécutent régulièrement des soli. Moments choisis par Lotti pour se mettre en retrait afin qu’ils puissent s’exprimer librement. Mais sa voix est toujours aussi puissante et exceptionnelle ; d’ailleurs, l’auditoire l’applaudit souvent. Pendant « I Was Made for Lovin' You » de Kiss, l’artiste ose une danse compliquée et sexy

Au cours de ce show, il a enchanté son public, mais surtout les métalleux les plus sceptiques. Et lors du rappel, il achève sa prestation par l’incontournable « Highway To Hell » d’AC/DC, que reprend en chœur tout le public du Cirque Royal, qui lui accorde une énorme ovation lorsqu’il quitte la scène, avec la satisfaction du devoir accompli et la tête haute.

Setlist : « Holy Diver » (Dio cover), « Poison » (Alice Cooper cover), « Smoke on the Water » (Deep Purple cover), « Run To The Hills » (Iron Maiden cover), «  Easy Livin' » (Uriah Heep cover), « Darkness », « Still Loving You » (Scorpions cover), « When the Lady Smiles » (Golden Earring cover), « That's Alright, Ace of Spades » (Elvis Presley cover), « Gimme All Your Lovin' » (ZZ Top cover), « Tiritomba » ([traditional] cover), « Breaking the Law » (Judas Priest cover), « Nothing Else Matters » (Metallica cover), « Paranoid » (Black Sabbath cover), « I Was Made for Lovin' You »  (KISS cover), « Que je t'aime » (Johnny Hallyday cover), « Born to Be Wild » (Mars Bonfire cover), « Here I Go Again (Whitesnake cover), « Paradise City » (Guns N’ Roses cover).

Rappel : « Highway to Hell » (AC/DC cover)

(Organisation Greenhouse Talent)

 

vendredi, 01 décembre 2023 18:15

Cassée, la voix ?

Blane Muise, aka Shygirl, est rappeuse, DJ, chanteuse, compositrice et co-fondatrice du label et collectif anglais Nuxxe. Elle se produit, ce vendredi 1er décembre à l’Ancienne Belgique, configurée en AB Box. Le spectacle est annoncé comme le fruit d’un mélange génial de rap et de pop sur des paroles mordantes et drôles.

La salle réunit essentiellement un public ‘queer’ (NDR : queer, en anglais, signifie bizarre, inadapté, et s'adresse particulièrement aux personnes gays, lesbiennes, bi, trans ou aux êtres humain dont le genre brouille les pistes).

Le supporting act est assuré par Angelita, une DJ anglaise totalement inconnue. Casquette vissée sur le crâne, elle s’installe derrière une table placée au bord du podium, devant une trentaine de personnes. Pas une parole, ni un sourire. Aucun contact avec le public et surtout aucun regard. Elle nous balance de la techno. Votre serviteur reconnaît un remix d’ABBA. Pour le reste, rien d’intéressant au programme. Le son est trop fort et libère pas mal d’infrabasses. Le light show est aveuglant. Point positif, la foule qui commence à affluer, danse. Pas trop la tasse de thé de votre serviteur…

La musique de Shygirl incorpore des éléments de dance music, de hip-hop industriel, de pop expérimentale, de grime et de club déconstruit. Elle a également été associée à la scène musicale hyperpop. Shygirl a bossé en compagnie de tas de producteurs notoires comme Sega Bodega ou Arca & Sophie. Mais aussi des artistes comme Rihanna ou Björk. Elle a remixé des singles de Lady Gaga. Elle a utilisé quelques morceaux du collectif Nuxxe pour ses publicités et défilés de mode ‘Fenty Beauty’. Son premier elpee studio, « Nymph », est paru en septembre 2022, et le second, « Nymph-o » est sorti cette année.

L’AB Box est comble pour accueillera Shigirl. Pour tout décor, on remarque la présence d’une sorte de paravent métallique sur lequel est tendu une toile qui fait toute la largeur de la scène. Puis, une personne assez corpulente et vêtue de rouge débarque sur les planches. C’est Shygirl. Pas de musicos pour l’accompagner ; la musique est préenregistrée. 

Elle entame son set par « TWELVE ; mais si on distingue bien son grain de voix, elle est enrouée. Elle s’excuse, signalant qu’elle est enrhumée et que cette affection est susceptible de déformer son chant et risque de ne pas coller aux chansons délivrées. Un aveu qui va se vérifier. Dès lors, au bout de quelques morceaux, votre serviteur préfère arrêter le frais et rentre chez lui…

Setlist : « TWELVE », « Woe », « Shlut », « Freak », « Come For Me », « Body », « Firefly », « Heaven », « Coochie (A Bedtime Story) », « Honey », « Cleo », « Tasty », « SIREN », « Poison », « THICC ».

Rappel : « Missin U », « Nike », « Fake », « BB », « BDE ».

(Organisation : Live Nation)

mardi, 14 novembre 2023 15:49

Elle voit des champignons partout…

Deux ans après avoir gravé « Les Failles », pour lequel elle a remporté deux Victoires de la Musique, Claire Pommet, aka Pomme, a publié un nouvel elpee en août dernier. Intitulé « Consolation », elle l’a écrit et produit elle-même. Des nouvelles chansons qu'elle présente en concert lors d'une tournée étalée de janvier 2023 à avril 2024 baptisée ‘Consolation Tour’. La salle n’est pas comble, sur les 8500 places, il en reste 3000 de libres.

Son nouvel album s’avère intimiste, mais plus lumineux que le précédent. Dans « Les Failles », elle parlait notamment de ses anxiétés, de ses souffrances du moment. Une forme de thérapie, en quelque sorte. Pomme partage beaucoup sur la santé mentale et en a fait l’un des thèmes principaux de ses chansons.

Safia Nolin assure le supporting act. Une Québécoise connue et reconnue au Canada, mais méconnue sur le Vieux Continent. Blonde, un peu enrobée, elle (en)chante de son fort accent canadien, il fallait s’est douter ! Armée d’une sèche, elle est soutenue par un guitariste électrique. Suave, son folk chargé de spleen véhicule des textes engagés, interprétés dans la langue de Voltaire, à l’instar de « Lesbienne » …

Pomme est vêtue d’un pantalon noir et d’un body brillant orné de longues cordes blanches retombant sur ses pieds. Le décor ressemble à une immense champignonnière parsemée –bien évidemment– de champignons, mais lumineux et de tailles diverses, mesurant de 20 cm à 2 mètres de hauteur. La scène est divisée en deux parties. Le côté gauche est réservé à Pomme, sa guitare semi-acoustique, son micro et son clavier. Elle est épaulée par un quatuor, soit Elodie (mandoline), Corentin (clavier/guitare), Michelle (bassiste/guitariste), et Zoé (batterie). Ils sont tous coiffés de chapeaux en forme de champignon, mais suivant l’angle d’éclairage, ces chapeaux ressemblent alors à de grands couvre-chefs coniques tonkinois. Pomme va nous entraîner au sein d’une forêt enchantée. Mais la surprise est à chercher du côté de la droite du podium sur lequel est échafaudé une estrade de trois paliers accueillant une douzaine de musiciens classiques. Le premier réunit les violonistes, le deuxième les violoncellistes ainsi que le contrebassiste et le troisième, les cuivres (2 trombones à coulisse, 1 hautbois, 1 flûte traversière et une à bec). Toute la petite troupe est dirigée par une chef d’orchestre.

Le set débute par « Nelly », une chanson inspirée par Nelly Arcan, une écrivaine canadienne féministe qui s’est suicidée en 2009. Pomme se couche au sol pour déclamer son texte empreint de sensibilité. Dès les premières notes de « Dans Mes Rêves », toute la salle est émue, mais chante en chœur le refrain : ‘Ah minuit est là, ah je ne dors pas’. Malgré certaines chansons tristes qui parlent de la mort, elle est très interactive et attentive à l’auditoire. Avant la covid 19, elle devait accorder un set acoustique au sein d’une crypte du cimetière de Laeken (NDR : votre serviteur y était invité), mais entretemps, la pandémie est passé par là et le récital a été annulé. Elle incite la foule à chanter, danser et participer. Sa version acoustique de « Les Séquoias », en solo, constitue un moment fort de cette première partie de concert. Pendant « La Rivière », les sonorités du piano manquent parfois de clarté et de précision, ce qui perturbe le sentiment de quiétude et de sécurité que peuvent procurer les chansons de Pomme. Au milieu du spectacle, elle fait passer un appareil photo argentique, dans la fosse, afin d’immortaliser les visages de celles et ceux qui l’écoutent. Des souvenirs qu’elle publiera sur un compte Instagram dédié, pendant toute sa tournée.

Pomme alterne sans cesse entre mélancolie heureuse et désespoir doux ; son timbre clair conte les amours et tristesses d’une jeune femme de son époque. Elle est follement attachée à la nature et à ses paysages, mais aussi particulièrement engagée dans la communauté LGBTQ+. Elle va ainsi leur dédier une de ses compos. Comme elle aime improviser dans la setlist, elle y glisse une chanson douce qu’elle interprète en japonais. D’une sensibilité extrême et de toute beauté elle touche les cœurs délicats.

Mais le point d’orgue du set se produira lors du rappel. En rendant hommage à Barbara, à travers « B. », et en solitaire. Surprenant ! Et même déroutant. A cause de ce recours aux voix fausses et du vocodeur.

Le Secours Populaire est présent dans le hall de Forest National pour organiser une collecte de jouets destinée aux enfants défavorisés. Une belle initiative !

Un concert de près de 120 minutes, lumineux, parfois déconcertant, délicatement humoristique, détendu et cosy…

Setlist : « Nelly », « Dans Mes Rêves », « Septembre », « Un Million », « Les Séquoias » (Pomme solo), « RDV », « My Baby » (Julia Stone cover), « Ceux Qui Rêvent » (Pomme solo), « Soleil Soleil », « La Rivière », « Je Sais Pas Danser », « Jardin », « Anxiété », « La Lumière », « On Brûlera » (Pomme solo), « Bleu ».

Rappel : « B. » (Pomme solo), « Grandiose » (Pomme solo), « Very Bad », « Une Minute ».

(Organisation : Live Nation)

samedi, 04 novembre 2023 11:30

Juste avant la pause…

L’AB Box est ultra complet pour accueillir Juicy, un duo bruxellois qui réunit Julie Rens et Sasha Vovk. Il n’existe pas d’endroit, dans la capitale européenne, où elles ne se sont pas produites. Plus de 600 concerts en 9 ans ! La paire va prendre une pause, car Sasha attend un heureux évènement.

Après avoir publié un dernier elpee, baptisé « Mobile », en 2022, elles ont sorti un Ep intitulé « Cruelles formes », ce 3 novembre. Pour innover, non seulement elles ont interprété leurs compos dans la langue de Voltaire, mais elles ont aussi reçu le concours du groupe Echt (NDR : de vieux amis du Conservatoire) afin de l’enregistrer. Ce sont des musiciens accomplis, tous issus du monde du jazz, mais qui cassent les frontières en s’ouvrant à l’électro.

Les lumières s’éteignent à 20h30. Une petite estrade sur laquelle sont entreposés 2 synthétiseurs et 2 micros a été installée devant la table de mixage. Et votre serviteur part se planter juste à côté. Qu’est-ce que Juicy nous a encore préparé ? Vêtues de leurs uniformes rouge, ornés d’épaulettes d’officier, déjà pas mal étrenné lors des festivals, elles se dirigent vers cette plate-forme étriquée où elles vont nous réserver six morceaux en mode piano/voix, une expérience déjà réalisée, ici, à l’Ancienne Belgique, et au VK.

Juicy propose une version tamisée de « You Don't Have to Know ». Parce qu’elles sont si proches du public, il ne reste plus qu’à vous ouvrir à ce qui se passe sous vos yeux et en prendre plein les oreilles. Elles nous plongent dans un univers r‘n’b qui leur est propre, en adaptant le « Candy Shop » de 50 Cents. Mais tout au long de ce spectacle, Juicy va nous inviter à parcourir tous les chapitres de sa carrière. Des reprises à leurs premières chansons, en passant par « MOBILE », « Cruelles Formes », « Cast A Spell » et « Crumbs » avec, avant tout comme fil conducteur, l'alchimie instinctive entre Sasha et Julie. Elles terminent les phrases de l’autre, ne sont plus capables d’identifier leurs propres voix quand elles chantent et vivent les états d’âme de l’autre par procuration. En bref, elles sont fusionnelles.

Pendant que le duo quitte la petite scène pour se rendre sur la podium principal, Dorian Dumont vient terminer la chanson aux claviers.

On aperçoit en ombre et lumière, 13 musiciens disposés à des hauteurs différentes : saxophones, trompettes, trombones à coulisse ainsi qu’un impressionnant sousaphone. C’est le brass band idéal pour accompagner le duo et enrichir sa musique de cuivres lumineux et étincelants. Ce concert, annoncé plein de surprises, est aussi l’occasion de montrer une autre facette d’un binôme qui s’est toujours réinventé. Peu de mots, mais beaucoup d'actions (Julie l’avait signalé au début du set) ; ce qui semble être la philosophie de ce dernier show de Juicy. Ensemble, Sasha Vovk et Julie Rens naviguent à travers différentes influences et genres musicaux. Grâce à leur recette magique, que nous décrirons comme être la sauce Juicy, tout s'emboîte parfaitement. Le « Bug In », sensiblement plus lourd, pourrait facilement être l'intru, mais pas sous la stricte surveillance de la formation bruxelloise. Un jeu de lumière épuré sublime les créations musicales et tous ces éléments réunis font monter rapidement la température dans l'AB. L'ambiance conviviale montre que tout le monde a ici le même objectif et il y a donc aussi de la place pour danser. Le discours explosif de Juicy crée une atmosphère excitante et l'AB Box se transforme bientôt en une célébration de masse (messe ?) alternative sous la conduite de Julie et Sasha comme grandes prêtresses de la scène musicale belge. Par exemple, le déjanté « Treffles », dans lequel l’alchimie entre les deux est remarquablement forte, constitue le point culminant d’un spectacle aux nombreux sommets et aux rares creux.

On passe au dernier Ep, « Cruelles Formes », enregistré en compagnie d’Echt. C’est alors l’envolée jazz-électro, les percus encadrant le r’n’b de Juicy. Boosté par le single « Lolo », et son texte à tiroirs qu’il est conseillé de prendre au troisième degré, les filles se lâchent. Témoins lucides de notre époque fragile, elles nous interrogent sur les inégalités sociales à travers « G pas l’argent ».

Sasha Vovk et Julie Rens reviennent une dernière fois pour un rappel, en compagnie de la fanfare pour le point d’orgue du show : la cover déjantée de « La Boulette » de Diams. C’est la reprise préférée de votre serviteur, même si celle d’Aloïse Sauvage n’est pas mal, non plus.

Elles nous ont fait danser pendant 2 heures, sans jamais jouer aux donneuses de leçons. Elles vont nous manquer pendant quelques mois. Sasha passe un bel accouchement et Julie prépare nous de nouvelles compos géniales ou fait nous vibrer avec tes projets parallèles. Juicy on vous aime !!!

Setlist :

Piano voix : « You don't have to know », « Something is gone », « For hands on ass », « Candy shop fifty cent », « Truth », « 6 Branche-moi »

Sur scène + cuivres : « Late night », « Common future », « Seed and ride », « BUG IN », « Haunter », « Treffles », « See me now », « Call me », « Count our fingers twice », « Youth »

+ Echt (sans cuivres) : « Bruit qui court », « G pas l'argent », « Javanais », « LOLO »

Rappel : « GHB » (+ cuivres), « La boulette » cover Diam’s (+ cuivres)

(Organisation : AB)

C’est la 23ème fois que Rodrigo y Gabriela se produisent en Belgique, et ce depuis 2006, soit après la sortie de leur premier elpee, un éponyme. Et ce lundi 30 octobre, le duo mexicain est programmé au Cirque Royal de Bruxelles. Le concert est sold out.

Le light show est constitué de quatre rectangles lumineux en arrière-plan. Deux placés sur le petit côté et les autres sur leur grand. Le logo du dernier opus est projeté sur une toile de fond. En grand ! Quatre rampes de leds d’une hauteur de trois mètres encadrent les artistes. De couleur bleue, ils clignotent constamment. Une autre aux mêmes coloris forme un demi-cercle derrière la paire. Et lorsque ces rangées de spots s’allument, elles forment un dôme lumineux virtuel.

Gabriela Quintero se sert d’une gratte semi-acoustique flamenco et Rodrigo Sánchez d’une électrique. La musique est quasi-exclusivement instrumentale. Gabriela s’exprime en espagnol, nous adressant également quelques ‘muchas gracias’ et « ti amo », mais entre « The Eye That Catches The Dream » et « Egoland », elle baragouine dans un anglais approximatif. Quant à Rodrigo, il a prodigué quelques mots dans la langue de Shakespeare, après le solo de Gabriella.

Lors de ce set, la paire va nous réserver de larges extraits de son dernier long playing, « In Between Thoughts… A New World » et quatre nouvelles compos, « Astrum In Corpore », « Monster », « The Simurgh » et « Dublin » qui figureront sur le futur nouvel opus.

« Astrum In Corpore » ouvre le set et se charge progressivement en intensité, dévoilant alors déjà la technique complexe de Gabriela. Energique, « True Nature » est imprimé sur un tempo enlevé. La réaction de l’auditoire est enthousiaste, comme elle le sera tout au long du shwow. Le duo change régulièrement de place, mais se fait souvent face à face. Entre les compos, les musicos disparaissent de la scène, moments au cours desquels on assiste à des projections de lumières, chaque fois différentes. Pendant « Egoland » le light show vire au rouge vif ! Et une sirène retentit. La performance de Rodrigo est particulièrement dynamique. Tout en bondissant, il invite le public à applaudir. À chaque accélération de tempo et au cœur des crescendo, on entend des cris d’exaltation dans la foule. Un sampler sonore épique emballe le rythme alors que Gabriela triture ses cordes tout en frappant le caisson de sa guitare pour simuler des pecus.

Pendant « The Monster » on imagine la présence d’un grand monstre dans la salle. Le climat d’épouvante est entretenu par des sonorités électroniques. Après les courts « Seeking Unreality » et « The Ride of the Mind », Rodrigo s’autorise des solos de gratte métalliques et inévitablement lors de compos plus longues.

Rodrigo traite sa sixcordes en slide à la fin de « The Simurgh », et son jeu devient tellement épique qu’on ne peut que penser à celui de David Gilmour au sein du Floyd. Les smartphones s’allument. Gabriela se réserve également un solo à la sèche, mais le plus surprenant c’est sa capacité à en extraire des sonorités bizarres. Rodrigo chante brièvement pendant « Finding Myself Leads Me to You ». Lors du dernier morceau, Rodrigo y Gabriela viennent se produire au cœur de la fosse.

Et c’est exclusivement en acoustique que le rappel consacré à « Dublin » est interprété…

Setlist : « Astrum In Corpore », « True Nature », « The Eye That Catches The Dream », « Egoland », « Monster », « Seeking Unreality », « The Ride Of The Mind », « The Simurgh », « Gabriela Solo », « Broken Rage », « Finding Myself Leads Me to You », « In Between Thoughts… A New World ».

Rappel : « Dublin »

(Organisation : Live Nation)

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