L’esprit infini de LUX the band…

Après la sortie de second elpee, "Gravity" (décembre 2022), et de l'Ep "Before Night Falls - The Black Box Sessions" (digital janvier 2024), le quatuor LUX the Band (Angela Randal et Sylvain Laforge accompagnés de Julien Boisseau et Amaury Blanchard) est de…

logo_musiczine

Le flux existentiel de Maxïmo Park…

Maxïmo Park publiera son nouvel elpee « Stream Of Life », ce 27 septembre 2024. L’information du huitième album studio du groupe arrive en même temps que la sortie du premier single, « Your Own Worst Enemy ». Pour préparer » Stream Of Life », la formation…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Sisters Of Mercy - 09...
billy_talent_ab_04
Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

samedi, 31 décembre 2005 01:00

It´s Time

Quelque part entre le "Love Boat" de la croisière s’amuse et la BO du dernier James Bond, Michael Bublé signe "It’s Time", un disque au service du capitaine Stobin et de sa majesté, la reine d’Angleterre. Mais nous ne pouvons évoquer Bublé sans faire allusion à ce sacré Sinatra. Vous souvenez-vous de Frank Sinatra ? Un homme de spectacle, une haine prohibée pour le rock, une fille chaussée de bottes faites pour marcher, Sinatra fut rapidement surnommé "The Voice". Il devint une légende vivante, symbole de la mythique figure du crooner. Et puis ? Et puis, il est mort, laissant derrière lui des millions d’adolescentes, de mères au foyer et de petits chiens consternés. En deuil de leur première pop star, cette génération se remet difficilement de la perte de cet être chéri. Animé d’une âme de philanthrope, Michael Bublé a pris conscience de l’énorme souffrance des fans de l’idole des années 40. Alors, d’une diction parfaite, il chante l’amour, singe les inflexions et les poses du crooner et sort un disque. Et ? Et ça marche… Plus de quatre millions d’exemplaires de son dernier album se sont déjà écoulés. Pourtant, ce succès n’est pas du goût de tous les admirateurs du grand Frank qui voient en Bublé le nouveau faussaire de l’héritage du maître. Mais Bublé s’en tape. Lui, tant qu’il peut se faire photographier pour un magazine de mode au volant d’une Ford ‘Model T’ estampillée 1944, il s’en tape. D’ailleurs, pour Michael l’essentiel n’est pas la chanson mais la reprise ("Feeling Good", "Can’t Buy Me Love", "You and I" et le reste du disque…). Le plus difficile n’est pas de trouver la posture charismatique du chanteur des théâtres de Broadway mais de dénicher la cravate assortie à son costume de scène. "It’s Time" et Bublé s’en tape. Du moment qu’il plaît aux ménagères nostalgiques de l’amusante croisière et aux cinéphiles en costard, amateurs de cascades calculées au volant de la dernière BMW, Bublé, il s’en tape.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Secret House Against The World

Le talent ne s’improvise pas. La voix grave, le verbe acerbe, Rich Terfry, alias Buck 65, revient sur les planches, un septième flingue chargé dans sa gaine. Certes, le disque est sorti aux premières lueurs de l’été mais qui en a parlé ? Personne. Cette insoutenable sentence résonne à nos oreilles comme la plus terrible injustice de l’année. Buck 65, lien ultime entre le blues et le hip hop, sort « Secret House Against The World », pièce monumentale des grands jours, rassemblement exhaustif de la musique populaire américaine. Mise en boîte par un Canadien, cette chronique de cinquante ans de musique vaut bien une ruée vers l’or : l’indien ne se paiera pas le scalp des ricains. Non, un simple blanc-bec, un Canadien. Esprit tortueux, planté devant la porte de Tom Waits, clope au bec, Buck 65 s’échappe de la chapelle postmoderniste dans laquelle certains puritains avaient essayé de l’enfermer. Le cow-boy à la feuille d’érable s’est barré de ces recoins abstraits pour livrer une œuvre totale, chantée, bourrée de dynamite, de mélopées et de tabac. Le jour où les chercheurs d’or retrouveront sa trace, ils rencontreront l’auteur d’un classique, chantre ignoré d’une époque convulsée. Mais ils ne sont pas près de le retrouver : le chemin emprunté par Buck 65 est long, tortueux. Il traverse des paysages désertiques où des figures mythiques se posent sur la route : John Henry, personnage légendaire enfoui au plus profond de l’histoire américaine, dans les vieux rêves de John et Alan Lomax. La guitare croise les samples, les scratches se lovent dans les bras d’un spoken words mirifique, Buck 65 installe le décor d’une pop moderne, musique belle, violente et romancée d’un avenir chantant Les textes s’égrènent en français ou en anglais et peu importe, du moment que cet instant perdure.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Medway Wheelers

Parfois, on rencontre des gens mystérieux. Prenez Billy Childish, par exemple. Ce gars est une légende vivante, un spectre mythique sous une peau d'homme. Vous ne comprenez rien à tout ce charabia ? Bon, pour vous situer: Howlin' Pelle Almqvist (The Hives) crève d'envie de posséder la discographie complète de Childish (estimée à plus d'une centaine d'œuvres…), Jack White a vainement essayé d'inviter le bonhomme à venir peindre (?) en préambule d'une de ses performances rouge et blanche. Kurt Cobain, lui-même, le chérissait depuis la sortie de "I'am the Billy Childish", disque nombriliste édité par Sub Pop en 1991. Et aujourd'hui, l'organe bluesy défoncé de Dan Auerbach (The Black Keys) s'inspire directement des déviances vocales du bon vieux Childish. Véritable icône en ce bas monde, le gaillard se permet une excursion en compagnie de ses Buff Medways. Le temps d'un album, Billy délaisse ses multiples activités artistiques (écrivain, poète, peintre, critique ou éditeur) et c'est en guitariste-chanteur conquérant que l'on retrouve l'artiste. The Buff Medways signent là un nouvel album et viennent confirmer que Childish demeure la seule et unique incarnation du rock-garage, le maître à penser d'une meute de jeunes loups aux dents bien longues. "Medway Wheelers" est une tuerie, une chiasse virulente de blues décapant: douze titres, douze singles. Sur disque, la facilité mélodique des Kinks croise le fer avec les riffs crasseux de Bo Diddley. Childih est de retour sur terre. Pour combien de temps ? Personne ne sait. Seule certitude: les mauvais élèves du revival rock'n'roll ont intérêt à la jouer profil bas… Billy a la gâchette facile !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Cutlass Supreme

Depuis 1994, A Cake A Room prêche sa bonne nouvelle aux quatre coins des vertes campagnes rennaises. Et depuis tout ce temps, nos amis français évaluent inlassablement la distance qui les sépare du rêve américain. L’écoute attentive de ce troisième album suffit amplement à souligner les malheurs de ces messieurs : ils ne sont pas nés sur le bon continent ! Infiniment plus proche des univers barrés de Sebadoh ou de Bonnie Prince Billie, A Cake A Room s’installe à la lisière de l’americana et dépose quelques courbettes folky aux pieds de leurs maîtres. Parfois plus rock (« Snoopy »), les neuf musiciens ne délaissent pourtant jamais leur amour de toujours : une country-pop pastorale élégante et décontractée. Le psychédélisme en poche (« Sugar Ray »), on s’écroule dans cette grande pièce après avoir goûté aux effets de ce cake très spécial…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Hello My Captor

Ami, lève-toi, et viens sentir l’Illinois. Le précepte lancé par Sufjan Stevens a, aujourd’hui encore, de belles mélopées devant lui. Entre le Mississippi et le lac Michigan, Paul et Phil Wilkinson emballent les douces mélodies de leur ambitieux projet : The Amazing Pilots. Mixé en France, dans la Vallée de la Loire (ça ne s’invente pas), « Hello My Captor » regorge d’inventivité et de préciosité. La pop volatile de ces incroyables pilotes usent d’une myriade d’outils sibyllins : guitare ‘steel’, violon, trompette, piano, etc. Les deux voix se relaient ou chantent à l’unisson, parfois chancelantes, toujours frémissantes. The Amazing Pilots s’inscrit dans une veine piquée par Pinback, David Pajo ou Matt Ward, taillée par Elliot Smith (on y revient toujours…). Un brin moins subtil et délicat que ces illustres références, The Amazing Pilots s’en sort néanmoins auréolé d’une belle réussite. L’atterrissage est donc parfaitement maîtrisé. Reste à savoir s’ils parviendront à prendre de nouveaux départs…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Cheap Show Live

La vie est quand même bien faite. Ainsi, cet enregistrement d’Anaïs, sorti en autoproduction au début de l’été a aujourd’hui trouvé une maison de disques digne de ce nom. Que le show (re)commence ! Guitare en bandoulière, paroles libertaires et l’air de rien, Anaïs signe « The Cheap Show Live », premier album enregistré en public et pour pas cher. Méli-mélo de sketches, de badinages et de contes modernes, ce disque opte pour une interprétation sincère d’effluves (très) personnels, polaroid intime d’aventures excentriques. D’un bout à l’autre, Anaïs joue la carte d’une fraîcheur très ‘second degré’. Un passage furtif dans son univers nous laisse entrevoir l’existence d’un autre monde : honnête, osé, sans ambages. Le seul (gros ?) défaut d’Anaïs réside incontestablement dans son extrême expansivité. Comme dans ce « Bad Blues Player » où l’image manque cruellement au son, carence diégétique qui trouve sa source dans l’idée même d’un album ‘live’. Parfois, les textes de la Française s’emberlificotent dans des parodies incompréhensibles même si l’auditeur sait que ces histoires abracadabrantes flirtent étroitement avec les gestuelles bizarroïdes de l’artiste. Pour le reste, l’aplomb d’Anaïs lui vaut toute notre sympathie. Et ses bobards nous le rendent bien : « Elle sort qu’avec des blacks » révèle les préférences amoureuses d’une demoiselle plantée à la troisième personne du singulier. Mais singulièrement, cette révélation revêt une dimension autobiographique. Alors, Anaïs ne sortirait-elle qu’avec des Blacks ? Si tel est le cas : « Elle a bien raison » !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Tourist

Athlete? Ce nom vient nous titiller le plexus. Où les avions-nous déjà rencontrés? En été, au cours d'une des épreuves officielles des JO d'Athènes? Non, trop facile. Pourtant, nous les avons déjà vus. Et ce titre d'album, alors? Parfois, la mémoire nous abandonne. Ce n'est pas toujours facile de se souvenir : il y a tellement de disques en ces temps modernes où le "Tourist" est roi. Véritable phénomène de mode dans nos sociétés capitalistes, le tourisme régulera bientôt l'économie planétaire. Il s'agit là d'un drôle de constat… Bon, un peu de concentration… Un par un, les souvenirs réapparaissent : une première partie de Supergrass, des guitares urgentes, une attitude posée et des chansons plutôt bien troussées. La prestation d'Athlete méritait que l'on se penche sur "Vehicles and Animals", première réalisation discographique du quatuor. C'était pétillant et sympathique comme une rencontre musclée entre Travis et Doves. Malheureusement, ce premier disque ne connaîtra pas le succès escompté par ses concepteurs. Alors, Athlete s'est remis au travail et signe "Tourist" en guise de récidive. Les véhicules sont rentrés au garage, les animaux gambadent dans les bois: Athlete vient de changer son fusil d'épaule. Impeccablement posée, la voix de Joel Pott s'inspire du timbre emphatique de Guy Garvey, chanteur émérite d'Elbow. Pour preuve, l'ouvreuse "Chances" installe "Tourist" sur le siège de "Cast Of Thousands". Elbow demeure une source d'inspiration efficace mais question succès, c'est pas génial. Alors quoi? Pourquoi ne pas s'essayer à un décalque de Coldplay? L'idée semble bonne et "Wires" se présente comme le hit ultime, l'uppercut qui pourrait détrôner Chris Martin de son minuscule tabouret. Athlete chante l'amour (que peut-on chanter d'autre?) et parfois, se perd au plus profond de ses pulsions sentimentales : émois, déclarations solennelles et arrangements pompeux participent à amoindrir le poids la performance. Néanmoins, la réponse d'Athlete demeure une vengeance contenue, une démonstration d'aisance. Une certitude se dégage : le quatuor britannique maîtrisait déjà sa pop à l'époque de "Vehicles and Animals". Il se targue aujourd'hui de la dispenser à la masse de consommateurs potentiels que nous sommes. A force d'abnégation, Athlete a donc réussi son coup… Cette chronique touche à son terme et ses derniers mots sont dédiés aux nouvelles formes de censures. C'est un fait : les moments sombres de l'humanité ont clairsemé notre vocable de connotations involontaires. Evitons d'évoquer le 11 septembre (désormais, c'est le 12 septembre moins un), les holocaustes (c'est quoi ce mot ?) et l'ensemble des exécrables annales de notre histoire. Allez zou, oubliées! ‘Tous ces trucs n'ont jamais existé!’ Alors, lorsque qu'un journaliste choisit de titrer un bel article sur Athlete par ‘Le triomphe de la volonté’ (titre d'un long métrage de Léni Riefenstahl, une des ‘réalisatrices’ les plus controversées de l’histoire du cinéma), personne ne s'étonne que l'intitulé du papier soit modifié (censuré?). C'est une logique contemporaine : vivre heureux et insouciant. Tout ce charabia pour vous expliquer qu'il faut absolument éviter d'associer les mots ‘triomphe’ et ‘volonté’. La combinaison fait très mauvaise impression! Pourtant, la volonté d'Athlete n'est pas la moindre de ses qualités…
mardi, 21 novembre 2006 01:00

Voices Of Animals And Men

On est Anglais ou on ne l’est pas ! Tel serait le slogan de la manifestation orchestrée par The Young Knives. Henry Dartnall, The House of Lords (Thomas Dartnall à l’état civil) et Oliver Askew sont originaires d’Oxfordshire. Ils l’écrivent et le crient sur tous les toits. En voilà trois qui paraderaient volontiers en brandissant l’Union Jack au vent. Revivalistes pop-punk, idéalistes brit-rock, les trois musiciens empruntent une voie mélodique parsemée de stéréotypes. The Young Knives chante l’Angleterre. Celle qui roule à gauche, réprouve l’euro, achète ses vestons sur Oxford Street, apprécie les fish and chips avant d’achever sa journée en pintant au pub. The Young Knives aime son pays, ses mythes, ses histoires. Après un mini album, le trio passe maintenant aux choses sérieuses par l’entremise de « Voices Of Animals And Men », premier long format d’une discographie adolescente. La voix d’Henry Dartnall entretient des accointances avec celles de Jarvis Cocker (Pulp) ou d’Eddie Argos (Art Brut) tout en conservant une touche personnelle. En musique, les embardées de The Young Knives côtoient davantage les riffs nerveux de The Rakes. Certes, ce premier album ne fait pas encore du gang d’Oxfordshire le digne héritier de l’Archiduc Franz Ferdinand. N’empêche, un brûlot de la trempe de « Weekends and Bleak Days (Hot Summer) » a de quoi ranimer la dépouille de l’illustre Top of The Pops.

 

 

mardi, 02 mai 2006 02:00

All At Once

Quelques mois après la sortie d’un EP annonciateur de réjouissances électriques, Young People nous revient pour « All At Once », troisième album aventureux. D’une sortie discographique à l’autre, ces jeunes gens ont bien changé. Le guitariste Jeff Rosenberg décidant en effet de lâcher sa six cordes pour s’en retourner aux études (oui, c’est possible...), Young People s’assimile aujourd’hui au duo Katie Eastburn/Jarrett Silberman. Elle, la fille, habite à New York. Lui, le garçon, crèche à Los Angeles. Suite à la fracture du trio, la cohésion entre ces deux survivants ne tenait plus qu’à quelques envois postaux, courriers échangés entre New York et Los Angeles, entre la fille et le garçon. Ensemble, ils décident de reprendre les rudiments d’une musique enchantée, de s’éloigner des étiquettes référentielles un peu trop gluantes. Sur « All At Once », on s’éloigne ainsi des décharges saccadées à la Electrelane, des mélodies furieuses à la PJ Harvey pour se concentrer sur un folk froid et impassible, à vous glacer le sang. La douceur du timbre de Katie Eastburn surgit alors de ces contrées arides. Du folk pour morts vivants : un antre de repos pour les mortels.

mardi, 18 avril 2006 02:00

Young People E.P.

Ces jeunes gens forment un trio compact, impénétrable. Réunis autour d’un nœud de guitare mal dégrossi, les six titres proposés sur ce disque tracent une tangente entre les univers de PJ Harvey, Electrelane ou Sonic Youth. Accompagnée de sa basse, Katie Eastburn pose sa jolie frimousse derrière le micro, épaulée par Jeff Rosenberg (guitare) et Jarrett Sillberman (batterie). Ensemble, ils s’acharnent à distordre les sons, à torturer les amplis suivant un code théorique mûrement réfléchi. Le timbre distingué de Katie constitue ici un squelette sonore, une trame vocale en forme de charpente. Sur deux titres (« The Mountain », « Wild Boys Of The Road »), la belle s’empare des baguettes et terrorise les tambours. Les chansons de Young People chavirent dans une atmosphère houleuse, entre vague à l’âme et flots de réjouissances. Les phases répétitives, lascives, s’enchaînent et positionnent la jeunesse aux abords d’une avant-garde enfermée depuis quatre décennies dans les albums du Velvet Underground. Une musique où le rock et la country s’embrassent et se noient, énamourés, dans une avalanche de bruits sensibles. La noise débarque alors sur la pointe des pieds. Et le raffut n’en est que plus beau.

Page 11 sur 42