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Gangsters d'Amour

En pensant à Jeff…

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Masque obligatoire et espace entre chaque siège afin de respecter la bulle familiale, lors du concert des Gangsters d’Amour, ce samedi, à la ferme du Biéreau de Louvain-la-Neuve.

Un bref historique, d’abord. En 1978, le regretté Bodart avait fondé Aphrodisiax, un groupe au sein duquel militait Jean Castin, un copain d’école de votre serviteur, à la basse. A l’actif de ce combo, un single pop/punk autoproduit. Chanté en français, il s’intitule « Sexe Symbole ».

C’est en 1982 que Jean-François Bodart, surnommé Jeff, forme Gangsters d’Amour. Le patronyme de la formation est tiré d’une chanson de Starshooter, groupe mythique de la scène punk lyonnaise des années 80, auquel Jean-François voue à l’époque un véritable culte. L’aventure va durer de 1982 à 1992. Soit dix ans, au cours desquels Gangsters d’Amour va publier deux albums et une dizaine de singles. Puis Jeff entame une carrières solo ponctuée de cinq elpees, en l'espace de 13 ans. Victime d’un accident cérébral, il décède en mai 2008.

Les Gangsters d’Amour étaient réputés pour leur énergie communicative. Les musicos se produisaient sur scène en costume croisé, borsalino et chaussures deux-tons. Sous la formule d’un big band, ils pouvaient compter sur le soutien d’une section de cuivres et de danseurs-choristes (Los Drogenbos).

En 2019, Louis Petyt, le fils de l’ancien claviériste, décédé il y a vingt ans, propose aux anciens camarades de son paternel de remonter le groupe et de repartir en tournée. 10 membres répondent présent, dont le bassiste originel Pep Romeo. Trompettiste, Louis s’est intégré à la section de cuivres à laquelle participe également le tromboniste Henri-Olivier Pector et l’autre trompettiste Vince Roméo. Vincent Warin se charge des percus, Jean-Marc Pitance des drums, Pierre Gillet des claviers, de l’accordéon et de la gratte semi-acoustique et Daniel Lenoir de la guitare électrique. Parmi Los Drogenbos, on retrouve Cédric aux chœurs, alors que le lead vocal est dévolu à l’acteur Philippe Résimont.

Le set s’ouvre par « Panne De Secteur ». D’emblée, les ‘ouah !’ fusent dans l’auditoire. Philippe et Cédric semblent montés sur ressorts et sautent constamment en incitant le public (masqué) à applaudir et à danser (on ne peut pas !) La folie furieuse s’est installée dès les premières secondes de la prestation. Faut dire que les jeunes du combo assurent… Plus soul/jazz, « Tireur Fou » déclenche un duel entre la section de cuivres et la section rythmique forte de 3 musiciens. Résimont est manifestement à l’aise sur les planches, et si sa voix a davantage de groove que le regretté Jeff, on parfois l’impression qu’il éprouve plus de difficultés à reprendre son souffle. La machine à hits est lancée. Pendant « Adieu les corps », les ivoires ont cédé le relais aux sonorités Hammond. Les cuivres s’en donnent à cœur joie tout au long de « Mort sur le Nil », avant que les cordes ne prennent le relais. « Baron Rouge », « Guerilla » et « Coûte Que Coûte » embraient tout naturellement. Cette succession de tubes fait monter la température au sein du public. Pour « Charlie », le claviériste s’assied sur le bord de son estrade et se concentre sur la gratte semi-acoustique. Philippe s’efface et on entend la voix de Jeff, alors que l’intervention à la trompette plonge l’auditoire au sein d’un climat empreint de sérénité… Le claviériste empoigne un accordéon pour « Désirs Noirs », un morceau pour lequel Louis Petyt se consacre aux vocaux. Il chante impeccablement dans un registre qui rappelle… Jeff…

Résimont récupère son micro pour « SOS Barracuda », une chanson reprise en chœur par la foule. Il plaisante en signalant qu’il ne connait pas les paroles et tourne la page, en y joignant le geste à la parole. « Chère Déborah » est entamé sous un tonnerre d’applaudissements…

Véritable bête de scène, Résimont se révèle très réactif et provoque souvent les rires aux premiers rangs. Tout au long de « Meurtre A Hawaï » et « Tora Tora » le light show brille de mille feux. Et le set de s’achever par « Willy ne Pense qu’à Ça ». Dommage que le groupe n’ait pas prévu de nouvelle compo.  

Mais il revient pour un rappel au cours duquel il va nous réserver la cover de Jacques Dutronc, « Et moi et moi », puis en apothéose, et pour la seconde fois, l’incontournable « Coûte Que Coûte ». Les vieux fans sont aux anges et les jeunes découvrent ce qui se faisait de mieux, dans les années 80, sur la scène noir-jaune-rouge. Jeff Bodart peut être fier de ce que ses Gangsters d’Amour sont encore capables de faire aujourd’hui. Et depuis le paradis des musicos, il a dû apprécier…

Setlist : « Panne De Secteur », « Tireur Fou », « Adieu Les Corps », « Mort Sur Le Nil », « Baron Rouge », « Guerilla », « Coûte Que Coûte », Charlie », Désirs Noirs », « SOS Barracuda », « Chère Deborah », « Meurtre A Hawaï », « Tora Tora », « Willy ne Pense qu’à Ça »

Rappel : « Et moi et moi » (Cover Jacques Dutronc »), « Coûte Que Coûte »

(Organisation : La Ferme du Biéreau)

Plain Jane

Julie et ses compagnons…

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Ex-prof d’histoire et de géographie, Julie Compagnon est mieux connue comme animatrice et chroniqueuse sur Viva Cité (NDR : le ‘8/9’ et ‘Pigeons’), mais elle est également chanteuse. Avant de fonder Plane Jane, elle a milité au sein d’un groupe et d’un duo de reprises. Le premier était consacré à des covers de France Gall et le deuxième, partagé en compagnie de Christophe Pons, répondait au patronyme de Closer.

Julie était programmée ce 11 septembre au Zik-Zak à Ittre, dans le cadre du ‘Pango tour’ 2020, mais le concert a rapidement été décrété sold out. Aussi, un second a été rajouté le lendemain. Il s’agit de sets intimistes prévus tout le mois de septembre au cours desquels les distanciations sociales sont respectées et le port du masque est obligatoire lors des déplacements. Et le passage du chapeau lors de l’entracte est maintenu. Ce sera le salaire des artistes. En cette période difficile, la méthode est amplement justifiée ; une formule déjà utilisée par Frédéric Bultaye, lors de ses soirées ‘Cerises’, à Bruxelles…

Sur les planches, Julie est soutenue par cinq musicos et deux choristes. En l’occurrence Christophe Pons (Machiavel, Tina Arena, Lara Fabian) à la guitare électrique, Olivier Fanuel à la basse, Xavier Bouillon aux claviers (Mister Cover, Hollywood Bowl, Benjamin Grandgeorge), Raphael Pire aux drums, Michel Seba aux percus ainsi que Thom Dewatt et Natacha Wuyts aux chœurs. 

Ballade douce et langoureuse, « Fire in the shade » ouvre le concert. On a envie de danser un slow, mais c’est interdit. Corona oblige ! Les arrangements sont complexes. Les harmonies vocales des deux choristes soulignent parfaitement la voix envoûtante et atmosphérique de Julie. Rayonnante, elle a constamment le sourire aux lèvres. On ressent d’ailleurs toute la passion qu’elle injecte dans son interprétation. Les autres artistes semblent s’amuser comme des petits fous. Ils sont manifestement heureux d’être sur les planches. Et la bonne humeur est communicative. Pas étonnant, puisqu’ils sont interactifs et invitent régulièrement l’auditoire à réagir.

Feutrée, la musique de Plain Jane baigne dans le country/folk ou le bluegrass. On a parfois l’impression de traverser les grandes plaines du Middle West. Encore que la reprise du « Songbird » de Fleetwood Mac nous ramène au thème du divorce au sein des couples (NDR : une compo qui figurait sur « Rumours » ; paru en 1977, cet elpee est un des plus vendus par cette formation britannique). Uniquement interprétée en piano/voix, la version est absolument superbe ! Sans quoi Julie empoigne de temps à autre une gratte semi-acoustique. Au fil du set, les influences émergent, oscillant de John Mayer à Sheryl Crow, en passant par Portishead. A l’instar de « Human Scale », au cours duquel Xavier se distingue aux claviers. Des claviers généreux qui inondent l’intro de « Bumpy Road », un peu dans l’esprit du « Division bell » de Pink Floyd ». Un très chouette concert !

Setlist : « Fire In The Shade », « Five », « Now Sing », « Bumpy Road », « Human Scale », « Shadow », «  Line Of Sight », «  Songbird » (Fleetwood Mac cover), « The Calling », « Up to you », « Don't swear », « Soldier ».

(Organisation : Le Zik Zak et Rock Nation)

Thomas Frank Hopper

Un bon bol d’électricité sudiste…

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Au départ, le concert de Thomas Frank Hopper devait être la dernière date du Pango Tour, un chouette festival organisé par le Zik-Zak. Finalement, le concept va être prolongé en septembre et octobre. Vu la pandémie, c’était sans doute la meilleure idée. La formule ? Un groupe, le chapeau à l’entracte, la distanciation sociale et le masque. Ce soir, c’est un habitué des lieux qui se produit ; et à l’instar de Ben Harper, il excelle à la lap steel guitare…

Né à Bruges, Thomas Verbruggen, aka Thomas Frank Hopper, a longtemps vécu et bourlingué sur le continent africain. A cause de la profession de son paternel, dont la famille devait changer régulièrement de port d’attache.

Il est également le chanteur le Cheeky Jack, une formation responsable d’un seul elpee à ce jour, « Black Sheep », paru en 2014. En solo il a gravé deux Eps, « No Man’s Land » en mars 2015 et « Till The Day I Die » en 2019.

Ce soir, Thomas Frank Hopper est soutenu par le guitariste Diego Higueras, le bassiste Jacob Miller, le drummer Nicolas Scalliet et le trompettiste de jazz Aristide d’Agostino.

Le plus souvent, Frank joue de la lap steel guitar qu’il a branchée sur un ampli à lampes, afin de libérer des sonorités chaleureuses. Il en joue, assis, l’instrument sur les genoux, à la manière de Ben Harper. Parfois, il se relève et la troque contre une gratte électrique plus conventionnelle, dispensant alors des riffs réminiscents de Jack White voire de John Butler. Guitariste également, Diego HIgueras (NDR : il est également impliqué chez The Landscape Magazine, un projet qu’il partage en compagnie de Nicolas Draps) possède un toucher de cordes proche de Carlos Santana. Et franchement, il est doué. En outre, lorsque les guitares se conjuguent et s’emballent, la musique atteint un superbe moment d’intensité électrique. Soutenue par des chœurs bien en harmonie, la voix de Thomas est claire et précise. Evidemment, lorsqu’épisodiquement, Aristide, invité pour la circonstance, souffle dans sa trompette, l’expression sonore prend une coloration un peu jazzyfiante.   

Tout au long du set, on est transporté de l’autre côté de l’Atlantique, pour un voyage à travers le Sud Profond des States. Depuis La Louisiane (Baton Rouge, la Nouvelle- Orléans) et ses bayous jusque l’Alabama (NDR : peut-être du côté de Bay Minette, afin d’y adresser un bonjour à la famille de BJ Scott) en passant par le Mississippi. S’autorisant même un saut dans le Dakota, à travers « Tatanka », qui se traduit par ‘bison’ en langage lakota, le dialecte des Sioux. Puis mystérieusement, certains rythmes évoquent plutôt l’Afrique. Ce qui peut aussi se comprendre vu son background.

Un bon bol d’électricité sudiste…

Setlist : « Bloodstone », « Into The Water », « Tales From Yhe Rails », « Crazy Modjo », « Cold Meat », « Change», « Dirtylicious », « Tatanka », « Bad Talk », « The Sinner », « Fast Lane », « Savages », « Sweet Black », « Magic Sugar Babe », « Till The Day I Die », « Who’s To Blame », « Bad Wolf», « Mad Vagabond », « Mississippi », « Into the Water » (Rappel)

Organisation : (Zik-Zak et Rock Nation)

Un concert saucissonné en deux parties et vingt tranches…

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Ce soir se déroule le onzième concert du Pango Tour organisé par l’équipe du Zik Zak. A l’affiche : Marka. De son vrai nom Serge Van Laeken, ce taulier de la scène belge compte plus de 40 ans de carrière. Avant d’entamer celle en solo, il a milité chez Allez Allez, groupe qui a rencontré un franc succès au cours de la première moitié des eighties, se produisant même au festival de Torhout/Werchter. Reformé en 2017, le combo a même rempli Forest National, à l’instar de ses enfants, Romeo Elvis et Angèle. Pourquoi a-t-il choisi comme pseudo Marka ? Tout simplement parce que dans sa jeunesse, vécue en pleine période punk, il portait régulièrement un tee-shirt publicitaire à l’effigie d’une tête de sanglier ; en l’occurrence celle d'un saucisson d'Ardenne…

Bien équilibrée, la set list va nous réserver tubes et nouvelles compos. Le concert est divisé en deux parties. Les 15 minutes d’interruption servant à passer le chapeau au sein de l’auditoire, pour rétribuer l’artiste.

Décontracté, Marka débarque en bras de chemises, armé de sa gratte semi-acoustique et s’installe sur un siège haut. Il est soutenu par un backing group impliquant son fidèle claviériste/guitariste Olivier Delescaille (NDR : il jouit également d’une solide réputation comme ingé-son), un bassiste et un drummer planté sur une estrade. 

Marka interagit régulièrement avec son public. Ses vannes imparables témoignent de son humour décalé. Et le mot est faible !

Il introduit sa première chanson, « Avant d’être moi », par un petit discours signalant qu’il était présent aux obsèques de Marc Morgan, lors de la réception où l’on mange un sandwiche mou. Puis une dame dans la foule l’interpelle. Mais la conversation devient surréaliste voire incompréhensible. Serge avoue qu’il est beaucoup de choses avant d’être lui ; ce qui déclenche un fou rire général. Il ajoute que cette situation pourrait être le titre d’une chanson. Allo la terre ! Et s’il y avait du sauciflard aux herbes sur le sandwiche mou ?

Les trois morceaux suivants sont également nouveaux. Marka réserve ses hits surtout lors du second acte.

Le 27 mai 2021, Marka fêtera son soixantième anniversaire dans la grande salle de l'AB par un concert en mode 'Family style'. Il sera entouré de ses proches et d’invités. Rendez-vous est pris !

Setlist 

Partie 1 : « Avant d’être moi », « Sois beau et tais-toi », « Amour Boxe », « Pour un flirt avec moi », « Le Daron », « Avant Après », « Eden Hazard », « Des Hauts, des bas », « Ne me le dites pas ».

Partie 2 : « Je parle », « Je prête à confusion », « Comment Te le dire », « La poupée barbu », « Caroline » (cover Claude Mc Solar), « Les mondains », « Accouplés », « L’hospice », « Si demain », « Tu es formidable », « Poulette »

(Organisation : Zik Zak et Rock Nation)

John Mary Go Round

Le bayou dinantais, fallait quand même oser !

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John Mary Go Round, c'est le patronyme choisi par Michel Brasseur, le chanteur de Country Cooking, pour son projet solo, un projet qu’il a monté en 2016. L'idée lui est venue en traversant le sud de l'Amérique. ‘C'est là que j'ai eu la première fois l'occasion de jouer sur des ‘cigar box guitars’ (NDR : instruments primitifs fabriqués par les esclaves noirs, et dont la caisse de résonance est une boite à cigare’), explique-t-il. L'effet sera immédiat : ‘Je devais jouer de ces instruments sur scène’, ajoute-t-il.

Chapeau stetson rivé sur la tête, chaussé de lunettes fumées, vêtu d’un costume 3 pièces, dont un pantalon retenu par des bretelles larges du Kentucky et d’une chemise blanche, le Dinantais s’installe sur son siège. Il fait une chaleur caniculaire dans la salle ; faut croire que Michel a enfilé un costard climatisé. On distingue la présence de 5 grattes à sa droite et devant lui, la cymbalette à pieds et les cajons.

Le set sera divisé en 2 parties de plus de 50 minutes, entrecoupé par un entracte d’un quart d’heure, moment au cours duquel Michel va discuter avec le public. Un public apparemment de connaisseurs, aussi attentifs qu’attentionnés. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme du Zik-Zak. Le son est excellent. Aux manettes : Olivier Delescaille, le sixcordiste de Beautiful Badness.

Michel ouvre son récital par le titre éponyme de son premier album solo, « Take a Ride », une compo qu’il interprète à la gratte et à l’harmo. C’est le premier saut dans les marais du bayou. A cet instant, on imagine les esclaves noirs victime de la ségrégation raciale qui fuyaient vers le Nord des States.

Lors des morceaux les plus sauvages, donc garage/punk/blues, on ne peut s’empêcher de penser au groupe liégeois, The Experimental Blues Band, mais également au Jon Spencer Blues Band.

Il embraie par « Old Friend ». Vu qu’il ne se débarrasse toujours pas de son costume, certains spectateurs commencent à avoir chaud pour lui. Votre serviteur, aussi. Puis, il aligne « Six Billions Flowers » et « You’re Right », en respectant l’ordre chronologique de son dernier elpee. Il nous réserve une superbe cover du « Sweet dreams » d’Eurythmics. Si Marilyn Manson en avait réalisé une interprétation burnée, on se souvient surtout de celle qu’Annie Lennox avait accordée sur la plaine de Werchter, en soutien-gorge de couleur rouge. Pour Michel c’est en costume-cravate-chapeau. Il attaque ensuite « I heard the wind ». On aurait préféré sentir son souffle !

Michel change de gratte entre chaque morceau, mais sa technique est irréprochable, sur les cordes. Les sonorités qu’il en extrait sont particulièrement métalliques, et tout particulièrement sur les cigar box et la dobro. Ses interventions à l’harmo sont à couper le souffle (!?!?). Son blues/roots lorgne parfois vers Seasick Steve. Chevrotante, graveleuse et filtrée par le micro américain, sa voix colle très bien à la tessiture des cordes de la cigar box.

En se servant de deux de ces cordophones, à 3 ou 4 cordes, d’un dobro, d’une Gibson, d’une cymbalette à pieds, d’un cajon et d’un micro américain, John Mary Go Round est parvenu à nous faire traverser le bayou (dinantais ?) de la Louisiane de long en large.   

Ce soir votre serviteur a passé la meilleure soirée de son année, depuis l’apparition du Covid 19. Le bayou dinantais, fallait quand même oser !  Vivement le prochain épisode ! Ce sera encore du blues, mais à la Madeleine. En occurrence Larkin Poe !

Setlist : « Take a ride », « Old friend », « Six billions flowers », « You ´re right », « Sweet dreams » (cover Eurythmics ), « I heard the wind », « I Play Alone », « 81 square feet », « Death walk blues », « Born along the river », « Walking through the back door », « I wanna hear », « Sandra blues »

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

Antoine Goudeseune

Antoine Goudeseune plays The Beatles

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Le Zik-Zak a entamé sa saison d’été le 3 juillet dernier par le concert de Fred and The Healers. Vu le déconfinement, les salles de moins de 250 personnes peuvent réouvrir leurs portes, bien-sûr en respectant la distanciation sociale et en autorisant un nombre limité de spectateurs. Soit un maximum de 60 âmes. Pour se déplacer, il faut porter le masque. Assis à une table, vous pouvez l’ôter. Dans la salle, il ne manque que Zorro et son fidèle étalon Tornado. Seul l’artiste qui se produit sur les planches n’est pas masqué. Ce vendredi 10 juillet, place à Antoine Goudeseune, un grand admirateur des Beatles. Une passion qu’il assouvit en interprétant leurs chansons à la guitare, en fingerpicking. Si en 2012, il avait intitulé son premier elpee, « Fingerpicking The Beatles », il a baptisé les deux suivants « Abbey Road » et « Let it be », parus respectivement en 2014 et en mai dernier, deux long playings enregistrés aux studios Abbey Road. Pour le premier, il avait reçu le concours de Mathias ‘IA’ Eklundh, du groupe Freak Kitchen, sur « Here come the sun », un LP exclusivement instrumental. Lors du deuxième il a bénéficié de la participation de Jacques Stotzem, de Fred Lani ainsi que de Julie Compagnon (si, si, celle qui faisait partie de l’équipe de l’émission ‘On n’est pas des pigeons » présentée alors par Sébastien Nollevaux), sur l’un ou l’autre titre…  

La première partie du set débute à 20h30 précises. Antoine Goudeseune s’installe sur son siège haut et salue le public. Il se sert d’une gratte semi-acoustique, d’un looper et d’un Mac.

Antoine relate avant de débuter chaque chanson, l’historique de chaque chanson et ce qu’il ressent, en l’interprétant. L’interactivité avec le public est parfaite.

Il entame sa prestation par « For You Blue ». Les sonorités de cordes sont fidèles aux originales. Puis embraie par « Come Together », en prenant soin de respecter les arpèges. « Don’t let Me Down » succède à « With a little help from my friends ». Antoine a décidé de puiser essentiellement dans ses deux derniers opus pour la setlist. On a l’impression de replonger un demi-siècle dans le passé. Pas de Fred Lani en chair et en os pour « One after 909 », mais bien sa partition à la ‘six cordes électrique’ qui émane du Mac.

Le concert est presque exclusivement instrumental, sauf sur deux morceaux, pour lesquels Julie Compagnon vient poser la voix. Soit la dernière chanson de la première partie, « The Long And Widing Road » et la dernière de la seconde, « Across The Univers ». Et ma foi, superbe et juste, sa voix est capable de monter très haut dans les aigus.  

Le second volet commence par une cover magistrale du tube « Ob-La-Di, Ob-La-Da », une piste qui figurait sur le « Double blanc », œuvre pourtant la plus expérimentale du quatuor. Oui, c’est vrai, la vie continue, comme nous raconte cette chanson bien de circonstance. Hymne à la nature, « Mother Nature’s Son » rappelle le séjour des Fab Four en Inde.  

Eric Clapton assurait la fameuse partie de guitare sur « While my guitar gently weeps » que chantait George Harrison. Ce dernier expliquait d’ailleurs que la présence d'un invité incitait toujours les Beatles à masquer les conflits ; car à l’époque, les tensions étaient très vives entre les quatre de Liverpool…

Finalement le temps a passé très vite. Un vrai régal pour les tympans délicats…  

Setlist partie 1 :

« For You Blue »,« Come Together », « With A Little Help from my friends », « Don’t Let Me Down », « I Want You », « Dig A Pony », « Two Of Us », « Penny Lane », « Strawberry Fields », « Here Come The Sun », « One After 909 » feat Fred Lani en virtuel, « The Long and Winding Road » feat Julie Compagnon

Setlist partie 2 :

« Ob-La-Di, Ob-La-Da », « Mother Nature’s Son », « While My Guitar gently weeps », « Helter Skelter », « Something », « Eleanor Rigby », « I Me mine », « I’Ve Got A Feeling », « Golden Slumbers / CTW», « Let It Be », « Across The Universe » feat Julie Compagnon. 

(Organisation : Zik Zak)

Fred & The Healers

Tous masqués, sauf Fred et ses Healers…

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Après un peu plus de 3 mois d’abstinence, c’est le retour des concerts. Le Coronavirus est cependant toujours d’actualité. Les salles d’une capacité moyenne de 250 personnes peuvent rouvrir, mais leur capacité est limitée à 65 personnes. Tout en respectant les mesures de distanciation sociale. Que ce soit à l’entrée, dans la file ou dans la salle, tout le monde est masqué. Et les dispositions sont parfaitement respectées. La Zik Zak a organisé un Pango Tour Summer 2020. Il est nécessaire de s’inscrire et de réserver pour participer aux concerts qui se dérouleront tous les vendredis de juillet et d’août. Et c’est Fred flanqué de ses Healers qui inaugure la formule, ce 4 juillet 2020. A ma connaissance c’est une des rares salles qui propose une programmation au cours de ces deux mois d’été…

Jacques de Pierpont, alias Pompon, retraité de la RTBF depuis deux ans, mais toujours actif dans l’univers de la musique, explique le concept de ces spectacles, avant que Fred et ses Healers ne grimpent sur l’estrade…

Fred Lani avait à peine 17 ans lorsqu'il a fondé la première mouture des Healers. C’était en 1994. Elle impliquait son père, Jean-Marie ‘Papy’, à la basse, et Marc Lhommel, à la batterie. A l’époque, le combo pratiquait du Texas blues, inspiré par Stevie Ray Vaughan et Johnny Winter. Mais également du blues/rock, dans l’esprit de Rory Gallagher et Jimi Hendrix. En 2003, sous l’impulsion d’un nouveau drummer, Bruno Castelluci, sa musique s’est alors écartée résolument des sentiers battus pour embrasser une musique plus personnelle et métissée, mélangeant le blues à la pop et au jazz. Une nouvelle orientation concrétisée par l’album "Red ". Mais en 2004, après dix ans d’existence, le combo splitte. Et Fred disparaît un peu des radars. A titre exceptionnel, le groupe se réunit, le samedi 5 juin 2010, à l'occasion du 15e anniversaire du Spirit of 66 à Verviers. Finalement, en 2012, le groupe ressuscite sous un nouveau line up, impliquant Nicolas Sand à la batterie et Cédric Cornez à la basse.

Le nouvel opus de Fred & The Healers, « Désiré », doit sortir depuis 1 an et demi ; et ce soir, le band va nous en proposer quelques titres. Le set est séparé en deux actes. Sur les planches, le line up est renforcé par la présence du frère aîné, Bertrand Lani, à la seconde gratte.

Assez équilibré, le tracklisting sera partagé entre standards du blues et compos personnelles.

Les accords dispensés par Fred sur sa Telecaster sont tour à tour envoûtants, tranchants voire sanglants. Très roots, la section rythmique est solide. Bertrand a été biberonné au blues de Chess, à la soul de Stax et au strass des Glimmer Twins. Et on le ressent dans ses riffs. Les deux frangins sont plutôt complices.

Tout au long d’« All Your Love » (NDR : signée Willie Dixon/Otis Rush, cette composition a été popularisée par John Mayall et ses Bluesbreakers, au sein duquel militait alors Eric Clapton), Fred est dans son trip et sa gratte prend son envol. Tout comme lors du « Messin’ With The Kid » de Junior Wells & Bonnie Raitt. Un slow crapuleux survitaminé.

Le band revisite « The Last Time » des Stones. Blues crasseux, doux et langoureux, « Thank You For The Snack » est un extrait d’« Electerrified ». Un morceau qui incite les couples à envahir le dancefloor… masqués. D’ailleurs, il y a des amateurs près de la table de mixage. Deux amoureux égarés s’embrassent goulûment (NDLR : avec ou sans masque ?). Et quand la solution sonore passe au funk, Bertrand semble se réincarner en Nile Rodgers.

Fred avait déclaré qu’il était capable de jouer 3 h40. Finalement, ce soir, il n’était pas loin de son record. Et à minuit, il était toujours en pleine forme. Ce soir, il a de nouveau démontré qu’il était un des meilleurs bluesmen de Wallifornie.

Après 3 mois sans concert, les aficionados du blues étaient ravis. La musique revit. Vive le rock ! Merci à tous les passionnés de partager cette drogue dure. La semaine prochaine, ce sera au tour d’Antoine Goudeseune de se produire au Zik Zak, pour un récital consacré aux adaptations des chansons des Beatles, en picking…

Setlist : « Easy Baby », « All Your Love »,« Messin’ with the kid », « The last time », « Same Old Blues », « It Hurts Me Too », « Back To Basics », « Sidetracked », « Dark Soul » (Désiré »), « Bad Luck And Trouble », « Lovers Boogie », « 130 Signs » (« Désiré »), « Thank You For The Snack », « Take A Step back » (« Désiré »), « The Pulse » (« Désiré »), « AVD », « Remedy », « Another Me » (« Désiré »), « The Best Thing »,« Watcha Wanna Do », « Doyle the hunter », « New Generation », « Red Gunhand », « How long », « Going Down », « Psycho Boogie », « Roots N Roses 3 », « Tore down »

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

The Score

Au bout de 50’, le score était acquis…

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Véritable machine à tubes, The Score est un groupe new-yorkais considéré comme le digne successeur d’Imagine Dragons. C’est le titre « Oh my love » qui l’a révélé en 2015. A son actif, un seul album, « Atlas », gravé en 2017 ; et puis 6 Eps, dont le dernier, « Stay », est paru en août dernier. Certains de ses singles ont servi de B.O. pour des films, des campagnes publicitaires et également la série Netflix ‘Riverdale’.

L’ombre du Coronavirus plane sur la planète, mais il y a du peuple, ce soir, pour accueillir le duo réunissant le chanteur/guitariste Eddie Anthony et le claviériste (également producteur) Edan Dover.

Le supporting act est assuré par Carvel’, un quatuor helvète, issu de Bâle très exactement, impliquant un chanteur/guitariste, un bassiste/claviériste, un bassiste et un second gratteur. Tous les musicos sont barbus, donc, ils ne peuvent qu’être sympathiques. De petites lettres de couleur rouge projettent le patronyme du groupe sur le dos du synthé. La formation pratique une forme de pop qui se nourrit aussi bien de sonorités organiques qu’électroniques. Pas de setlist, les musiciens se concertent juste avant d’attaquer leurs compos, suivant l’ambiance qui règne dans la foule et leur inspiration. Des compos très dynamiques, funkysantes, balisées par une solide section rythmique, que chante le vocaliste dans la langue de Shakespeare. Tout au long du set, il va, en outre, distribuer gratuitement du merchandising, tout en faisant la promo de son Ep, « Polarity », un disque publié en septembre 2017. Sur les planches, il ne tient pas en place, et à l’instar d’un Ricky Wilson (Kaiser Chiefs) et n’hésite pas à fendre la foule pour grimper sur la table de mixage, le bar et même le présentoir du merchandising. Une chose est sûre, Carvel’ a pleinement assumé son rôle de chauffeur de salle…

Ce soir, The Score est soutenu par une section rythmique, basse/batterie. « In my bones » ouvre le set. Eddie s’exprime régulièrement entre les morceaux. Il confie être content d’être parmi nous. Il incite régulièrement le public à jumper, applaudir ou sortir les portables pour illuminer la salle. Il signale que le duo vit aujourd’hui à Los Angeles. Et le tout en français. Pourtant, il s’excuse de ne pas bien parler la langue de Molière. Franchement, il est vraiment modeste. Puissant et dominé par les claviers, « Run Like A Rebel » se révèle davantage électro. Le concert s’achève par le single « Unstoppable », un morceau extrait du long playing « Atlas », moment choisi par le drummer pour étaler toute sa technique et démontrer sa force de frappe.

En rappel, le band va nous réserver une excellente reprise du « Sex on Fire » de Kings Of Léon. Bref, ce soir, on a assisté à une brève (50’) mais très efficace prestation d’une formation manifestement prête à se produire dans les grandes salles et lors des festivals. Ou si vous préférez, face à une foule conséquente…

Setlist : « In My Bones », « Higher », « Born for This », « Who I Am », «Run Like A Rebel », « Bulletproof », « Strange», « Miracle », « Dreamin », « Revolution », «Rush », « Stay », « Unstoppable ».

Rappel : « Sronger », « Sex on Fire », « Legend. » 

(Organisation : Ancienne Belgique)

The Mission

Mission accompli(e)

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Frère et sœurs, fidèles parmi les fidèles, tous s’étaient donné rendez-vous ces vendredi et samedi, à Saint-Nicolas, pour deux cérémonies célébrées par frère Wayne Hussey et ses disciples. Chaque concert du groupe originaire de Leeds s’apparente, en effet, à une grande messe. Et les deux soirées de ce week-end ne font pas exception à la règle, car les adeptes se sont donné rendez-vous dans la salle du Casino. Une enceinte et un light show qui cadrent bien avec ce côté cérémonial et classieux du groupe. A peine cinq mois se sont écoulés depuis les 3 dates solos accordées par Wayne Hussey, en Belgique (review à lire ou à relire ici). En fait, la thématique des doubles concerts de ce week-end est subordonnée à un principe : les titres des albums impairs sont proposés le premier soir (le premier LP « First Chapter », le troisième « Children », le cinquième « Grains of Sand », le septième « Neverland », le neuvième « Aura » et enfin le onzième « The Brightest Light »). Tandis que la soirée du samedi se consacre aux long playings pairs : (« God’s Own Medicine », « Carved In Sand », « Masque », « Blue », « God Is A Bullet » et « Another Fall From Grace »).

La première partie est assurée par Salvation. Une formation également originaire de Leeds, dont Dany, l’un des membres, a fait ses premiers pas chez Sisters of Mercy. Son premier opus a d’ailleurs été signé sur le label Merciful Release. Près de 30 ans plus tard, cette formation assure la première partie de bands cultes comme Fields of The Nephelim ou ce soir de The Mission. Bien qu’agréable à écouter son post punk a pris un sacré coup de vieux. La basse est omniprésente et les refrains pop/rock sont contagieux. Mais même si le quintet a du cœur à l’ouvrage, il faut reconnaître que sa musique est un peu datée… (voir notre section photos ici)

Il est 21h45 (NDR : oui, il ne fallait pas vouloir rentrer tôt chez soi, vu le timing) et les haut-parleurs crachent la B.O. du film britannique de guerre ‘The Dam Busters March’. The Mission déboule alors sur les planches et attaque « Beyond the pale », une compo dont l’intro reproduit des bruitages enregistrés dans une cour d’école, avant que Simon Hinkler ne fasse grincer sa guitare. Et le band d’embrayer par le tout aussi électrique « Hands across the ocean », un morceau interrompu par Wayne, qui rencontre des problèmes d’accordage de gratte, alors que l’auditoire continue à chanter. Qu’à cela ne tienne, finalement, le combo reprend le titre à zéro. Les ‘wouhouhou’ scandés par le bassiste Craig Adams sont repris en chœur par l’audience, tout au long du passionné « Naked ans savage ». Mais l’ambiance retombe d’un cran dès que la formation dispense des morceaux moins connus. C’est devenu une constante, le public plus âgé ne s’enthousiasme que sur les tubes. Pourtant « Dragonfly » et plus tard « Swan song » (NDR : l’un des seuls titres intéressants de l’elpee « The Brighest Light ») sont tout aussi hypnotiques que les compos les plus notoires. En rappel, on aura droit à quelques surprises dont le rare « The grip of disease » et la reprise du « Like a Hurricane » de Neil Young, qui ne figurait pourtant pas sur la set list de départ. « The Crystal Ocean » déclenche quelques (légers) pogos. Mais il faudra attendre le deuxième rappel et la version longue de « Tower of strength » pour voir les pyramides humaines, si traditionnelles, se former. Et Wayne Hussey de se lâcher en esquissant quelques pas de danse tout en n’oubliant pas de saluer une foule conquise et toujours aussi fidèle… (voir notre section photos )

NB : La deuxième soirée fait l’objet d’une review sur le Musiczine néerlandophone ; et elle est à lire ici

Setlist : “Beyond the Pale”, “Hands Across the Ocean”, “Over the Hills and Far Away”, “Naked and Savage”, “The Girl in a Fur Skin Rug”, “Wake”, “In Denial”, “Heat”, “Dragonfly”, “Raising Cain”, “Swoon”, “Swan Song”

Rappel: “The Grip of Disease”, “Like a Hurricane”, “The Crystal Ocean”

Rappel (2) : “Tower of strength”

Charlotte Dos Santos

Trop artificiel…

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Charlotte Dos Santos se qualifie elle-même de nomade brésilo-norvégienne, puisqu’elle puise ses origines au sein de ces deux patries. Un métissage qui lui a apparemment inoculé la bougeotte, puisqu’elle a préféré les Etats-Unis à l’Europe ou à l’Amérique Latine. C’est en effet à New York –au Berklee College Of Music plus précisément– qu’elle a reçu une formation de chanteuse, compositrice et arrangeuse. Il lui a suffi d’un seul album pour faire chavirer le cœur de la critique musicale internationale, un disque de soul/jazz groovy intitulé « Cléo » et paru en 2017, sur le label Fresh Selects. Et « Harvest Time », un Ep 5 titres, sort ce 13/03/2019.

Aaron Taylor assure le supporting act. Un chanteur black légèrement grisonnant et barbu (NDR : donc sympathique). Il est 19h50 et il n’y a que 5 spectateurs dans la salle. Heureusement, l’ABClub va se remplir progressivement pour être comble vers 20h15. Aaron se produit seul en s’accompagnant au synthé qui reproduit cuivres, basse et guitare. Atmosphérique, capable de monter dans les aigus ou descendre dans les graves, sa voix est superbe. Il invite le public à le suivre dans ses envolées vocales, mais l’absence de véritables musicos gâche la prestation…

Setlist : « Tack », « Jaded », « You’Re The Reason Why », « Blue », « Shooting Star», « Redbone ( Gambino) », « I Thing I Love You Again », « Lesson Learnt », « Spaceship ».

Place ensuite à Charlotte Dos Santos. Même topo, elle est seule sur les planches et s’installe derrière son  synthétiseur. Elle est vêtue d’un ensemble pantalon blanc et body en dentelle blanche à mi-épaule. Elle signale qu’il s’agit de la première fois qu’elle se produit en Belgique et semble en être ravie. Il n’y a pas de setlist, mais elle va nous réserver plusieurs morceaux issus de son dernier Ep, dont le très cool « Josef ». La tessiture de sa voix est superbe, mais un peu trop monocorde. Si bien qu’après quelques minutes, le set commence à patiner. Et au bout des 60’ de concert, c’est un sentiment de déception qui envahit votre serviteur. Je me répète, mais si l’artiste avait osé s’entourer de véritables musiciens, le résultat aurait été totalement différent. La musique, c’est le fruit d’une création, une forme d’art, et pas seulement la reproduction de sonorités par l’entremise d’une machine…

(Organisation : Ancienne Belgique)

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