Mustii avant que la fête ne soit finie…

L'auteur, compositeur et acteur Thomas Mustin aka Mustii représentera la Belgique au Concours Eurovision de la chanson avec son nouveau titre « Before The Party's Over », un hymne à la vie, à la fois fragile et puissant. Le titre –comme la vie elle-même– est…

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Une lune de nacre éclaire And Also The Trees…

« Mother-of-pearl moon », le nouvel elpee d’And Also The Trees, paraîtra ce 23 février 2024. Nés d'une série d'improvisations à la guitare électrique, de Justin Jones avant et après l'aube, pendant un mois de solitude en 2020, les morceaux se sont ensuite…

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Shaka Ponk - 14/03/2024
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Kaizer Place

Not fade away

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Kaiser Place est un trio belge réunissant le Bruxellois Laurent Lallemand (chant/guitare) ainsi que les Montois Jérôme Pichuèque (batterie) et Alex Bosser (guitare). « Not fade away » constitue leur premier album, un disque partagé entre titres plus entraînants et ballades. Les mélodies accrochent facilement et la production est irréprochable. Excellents instrumentistes, les musicos n’en font jamais trop. Agréables, les compos baignent dans une britpop qui lorgne surtout vers Oasis.

Le groupe ne manque pas d’ambition. Suffit de voir leur dossier de presse pour s’en convaincre. Et puis le nombre de concerts qu’il a déjà accordés. Une persévérance qui leur a ainsi permis de se produire au festival de Dour, à deux reprises. Jouissant d’un potentiel indéniable, la formation a vraiment tout pour réussir !

Un bémol ? La pochette ! Elle est ignoble. Elle aurait certainement pu illustrer un disque enregistré par un boys band du début du millénaire. Alors, faute de goût ou second degré ?

 

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[Eroin]

[Eroin] (Ep)

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Originaire de la région mouscronnoise, [Eroin] est un quatuor responsable d’un rock ambitieux. Ces véritables passionnés de musique n’ont cependant qu’un seul leitmotiv : prendre du plaisir ! Sortir des disques, juste pour la beauté du geste et le panache! Grégory Tjoens, Sebastien Desaever, Damien Therry et Thibaud Varrasse semblent avoir aimé profondément le pop-rock des années 90 et Muse tout particulièrement tant leur nouvel Ep 3 titres semble avoir été soufflé par le cerveau illuminé de Matthew Bellamy... Toutefois, les solos lyriques et bavards rappellent également certaines productions 80’s. Les guitares distordues de « Discover Me » et son texte scandé au ‘gueulophone’ n’oublient pas une mélodie entêtante. La ballade lyrique « [Eroin] » et « Now That Life », caractérisé par son piano romantique, dévoilent d’autres facettes du groupe. Bref, on ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute de cet Ep très bien produit. La maîtrise est indéniable et la qualité des compositions laisse présager un petit succès d’estime pour ces éternels adolescents qui ont trouvé leur propre « Eroin ». Ne reste maintenant plus qu’à se détacher de ses influences parfois un rien trop perceptibles…

 

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Another Belgian Band

Another Belgian Band (Ep)

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Pour dénicher le patronyme du groupe, ils ont fait fort ! Cet autre groupe belge s’est baptisé ‘Un autre groupe belge’. Original, n’est-il pas ? Il est vrai que tant au Nord, qu’au Sud du pays ou dans notre capitale Bruxelles, les formations sont nombreuses. Impossible même de les dénombrer avec précision. En outre, il n’est pas rare que des musiciens issus de groupes différents montent des projets parallèles. La plupart du temps, ils se connaissent ou sont même des potes. Et parfois, ces expérimentations débouchent sur la naissance d’un nouveau band. Allez vous y retrouver !

Aujourd’hui, place donc à ABB (plus facile à écrire).

A l’origine, ils étaient deux : lui et elle. Lui c’est Jérémie Fraboni à la guitare et elle, Audrey Coeckelberghs à la clarinette. Leurs voix se marièrent et eurent… des chansons ! Des chansons pop à la sauce folk ou l’inverse peut-être, impossible de le dire ! Toujours est-il que leurs rejetons ont de la gueule et charment dès leur premiers pas…

Ah oui, ils ont un parrain et une marraine ces petits ! Renaud Versteegen aux drums et Sandrine Boget à la (contre)basse. Il y a également le tonton Diego Leyder qui apparaît aussi de temps à autre, armé de son ukulélé.

La petite famille réunie nous présente donc cinq de ses rejetons au sein d’un mini elpee intitulé, devinez ?

Ben oui, « Another Belgian Band », bien sûr ! Minimaliste la pochette est évidemment illustrée par la carte du pays, mais imprimée dans le mauvais sens. Faut-il la regarder dans un miroir ? Est-ce un signe ? Non, car leurs compos sont tout sauf de travers. Tout en cordes en voix et en percussions (sages), ces cinq plages sont entièrement acoustiques et plaisent dès la première écoute. Le duo devenu quintet pour l’occasion a enfanté de superbes ballades soignées, charmantes, charmeuses, simplement belles. « X-ray » et « Mudlife crisis » vous séduiront d’office, je veux bien être pendu si je reçois un avis contraire. Pas de blague, hein !

A voir dans votre coin si l’occasion se présente. Ci-dessous quelques dates à retenir en 2012 :

2 juin  -  MicroMarché  Bxl
5 juin  -  Cocq'Arts Festival  Bxl
16 juin -  An Vert  Liège
24 juin -  Fête de la musique au T.A.G. Bxl
9 août - Jeudis de la capitainerie Namur
30 août - In Vino Veritas  Waterloo

 

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I Do I Do

More Light

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Deux ans après sa parution, le second et dernier (?) album de ce trio belge issu de notre Flandre profonde, et plus précisément du terroir gantois, vient de parvenir à Musiczine.

Drivé par le chanteur/guitariste Stefaan Decroos, I do I do implique pour autres membres Jonas Tournicourt à la basse et Stephan Spriet aux drums. Cette formation n’est effective que depuis 2006. Ses membres comptent cependant déjà une belle carrière derrière eux et surtout une petite histoire à raconter dans les milieux du rock belge. Le band a publié son premier elpee, en 2007, « None ».

« More Light » lui succède en 2010, après un remaniement du line up. En effet, un quatrième larron vient rejoindre le combo, Jeff Goddard. Il se charge de la basse et permet à Jonas de reprendre son instrument de prédilection, la guitare.

Ce nouvel album aux accents rock indé et prog est une petite découverte et mérite cent fois plutôt qu’une, une écoute attentive. Alternant les passages plus rock et les instrumentaux bluesy acoustiques, I Do I Do réussit à pondre 13 plages qui alternent les moments forts et les moments calmes, les uns ne dérangeant pas du tout les autres. Réussissant une performance de choix, il est pourtant inutile de chercher à vous procurer ce disque chez votre disquaire favori, il n’y est pas. Pour la simple et bonne raison que ce cd n’est disponible que sur commande, via leur website.

Dommage qu’un groupe pareil soit resté si longtemps au frigo. Il mérite certainement davantage de crédit auprès de la presse généraliste…

 

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Ending Satellites

7 Billion Passengers. Only One Flight.

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Projet artistique à multiple facettes, Ending Satellites étend ses ailes aéronautiques sur de larges étendues sonores, se moquant des styles et des étiquettes.

Si ce recueil de titres éparpillés dans l’importante discographie d’un groupe né en deux mille onze brasse large, c’est la conséquence d’un véritable désir d’émancipation à tout genre en général et à aucun en particulier.

Reste que le tout manque malheureusement parfois de cohérence.

Quelques instants de fulgurance, de bravoure, affichées le menton haut et sans aucune prétention, mais hélas entravés par quelques travers dans lesquels le projet de Damien Dufour et ses multiples acolytes s’enlise par moments.

Paradoxalement, quand une certaine pointe d’arrogance semble transpercer (c’est parfois pompeux et théâtral), on perçoit une certaine sensibilité et un réel souhait de liberté qui transfigure ce premier sentiment, en sympathie authentique.

Alors, si on ne ressort pas transformé de cette écoute, force est de constater qu’on souhaite revenir sur certaines plages de « 7 Billion Passengers. Only One Flight ».

Les yeux fermés, en mode automatique.

Et pardonner ses erreurs dues à un trop plein de liberté.

Quand le ciel est trop vaste pour les oiseaux…

L’album est en téléchargement ici 

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Black Jaguar Club

Bar Atlantique (Ep)

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Sorti il y aura bientôt douze mois, cette première publication ne comporte que six titres. Histoire de se faire une petite idée des capacités de cette formation flamande. Etonnant, alors que cet Ep constitue leur premier effort, les cinq membres du band gravitent dans le milieu musical depuis une quinzaine d’années. En fait, durant une longue période, ils sont passés d’un projet à l’autre, avant de finalement se fixer, il y a un lustre, sur ce dernier…

‘Le club du jaguar noir’ est la traduction littérale de leur nom de scène. Pourquoi pas ! On n’est cependant loin d’être ‘effrayé’ par la musique que nous propose ce ‘félin’ dont les griffes sont visiblement rentrées !

Dur, dur, d’imaginer qu’un de ces six morceaux puisse créer le ‘buzz’, chez un quelconque média. Responsables d’une musique on ne peut plus commune, navigant entre une pop et un rock aux accents belges (Arid, dEUS, Ghinzu), les fauves connaissent quelques difficultés à captiver ou capturer leurs proies. Aucune des six plages, même si on admettra que le projet a de la gueule, ne peut être considérée comme un fer de lance ou une rampe de lancement susceptible de propulser le quintet anversois au faîte de la hiérarchie musicale de notre beau pays…

Au final, on retiendra qu’un petit groupe de plus vient d’émerger de la Flandre profonde pour tenter de se faire une place au soleil. Attention, s’il est judicieux de faire savoir que l’on existe, je crains fort que leur tentative soit un peu juste pour revendiquer un transat…

Une petite idée ? Surfez sur http://www.youtube.com/watch?v=AIj4EIWs_Iw

 

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Some Say Yes Some Do Less

Can not be played in mono

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Some Say Yes Some Do Less est un groupe de prog/rock alternatif qui nous vient de Tielt. Articulé autour de Jonas Tournicourt qui cumule les fonctions de chanteur et de guitariste, le band flamand voit le jour en 2006. Après quelques péripéties, le line-up complet et définitif réunit actuellement, outre le leader, Karel Thant aux claviers, Kristof Braekevelt aux guitares, Tom Goethals à la basse et Stéphan Spriet aux drums.

« Can not be played in mono » est pour l’heure la  première réalisation et autoproduction du combo. Ils ont mis plus de deux ans à la réaliser, car l’argent ne tombant pas du ciel, c’est un véritable parcours du combattant qu’ils ont dû affronter avant de pouvoir publier leur premier essai.

Enfin, en juin de l’année passée, ça y est, leur album voit le jour.

Il y a donc déjà bientôt une année que l’on peut écouter leur musique ! Le problème est de savoir sur quelle fréquence se brancher. Force est de constater en effet que ce style musical ne passionne ni les foules ni les médias. En tous cas, pas chez nous… Car il faut admettre que ce mix entre rock progressif et rythmes costauds, pimentés à la sauce psychédélique, ne fait pas énormément recette sur les ondes.

Néanmoins, je les imagine mal passer le cap de leur province et forcément les frontières de notre beau pays.

Et pourtant… ils ont terminé second accessit au concours provincial ‘Westtalent’. C’est y pas beau ça ?

Anecdotique sans plus !

 

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Twin Arrows

Twin Arrows

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Difficile de le croire, mais Twin Arrows est une formation parisienne. Pourquoi tant d’incrédulité ? Parce que bien qu’issue de la ville lumière, elle pratique un blues/rock crasseux, poisseux, légèrement noisy et particulièrement excitant. Et parce qu’elle puise ses principales influences chez Royal Trux (NDR : enfin c’est le plus souvent à ce groupe que l’on pense, lorsqu’on écoute cet album). Enfin, les chansons ne sont pas interprétées dans un anglais dont l’accent est à couper au couteau.

Pour toutes ces raisons, Twin Arrows se démarque de ses compatriotes évoluant dans la sphère rock. Tout en lorgnant vers le rock yankee (NDR : celui de White Stripes, de Dead Weather et bien sûr de Royal Trux), leur premier opus est d’une efficacité redoutable. Faut dire que le sens mélodique des compos est particulièrement soigné. Et si les guitares sont omniprésentes, elles balisent parfaitement la conjugaison des deux voix, des vocaux à la fois impeccables et puissants.

Seule la production semble approximative. M’enfin, c’est peut-être ce manque de propreté qui fait le charme de leur musique.

 

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L’Orchestre du Vent

L’Orchestre du Vent

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Déjà un an que ce cd est paru ; mais apparemment, il n’a guère suscité d’intérêt auprès des médias, à cette époque. Il ne risque d’ailleurs pas de provoquer un nouvel engouement, aujourd’hui. Et pourtant…

Pourtant, ce constat se révèle un peu tristounet, car Cécile, Guillaume, Bernard, Jérôme et Didier nous proposent une création, ma foi, originale et qui ne doit rien à personne. Ce quintet réalise un mix entre folk /blues yankee et chanson française. L’Orchestre du Vent, ben finalement, c’est pas vraiment du vent !

Sept chansons seulement peuplent ce premier disque autoproduit et entièrement réalisé par nos valeureux compatriotes de Tchantès. De l’écriture des textes à la pochette, en passant par les compositions, l’enregistrement, le mixage et même l’illustration très réussie de l’enveloppe cartonnée.

Côté musical, les guitares et le banjo alimentent le climat folk-blues-rock américain, un climat entretenu par un harmonica, un accordéon, un violon ou un clavier, ostensiblement optimistes ! « Mon timing », plage phare, illustre parfaitement ces accords instrumentaux parfaits.

Côté lyrics, L’Orchestre du Vent nous parle du quotidien où l’on rencontre des gens ordinaires, petites histoires tantôt tragiques, tantôt caustiques mais toujours touchantes. Mais les mots sont subtilement choisis et racontent de façon poétique des événements émouvants et authentiques. Des textes bien pensés et bien dits…

Un petit disque soigné et discret !

 

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Chocolate Pain

Bliss

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Chocolate Pain est un trio grenoblois et « Bliss » constitue son deuxième album. En comptant le nombre de titres, je ne débordais pas d’optimisme avant d’écouter ce disque. Vingt et un morceaux, c’est déjà un peu beaucoup pour un groupe que l’on apprécie ; mais si l’artiste ou la formation est inconnue, l’enthousiasme est réduit à sa plus simple expression. D’autant plus que ni le patronyme du band ni l’artwork de la pochette ne sont de nature à renverser la vapeur. M’enfin, quand faut y aller, faut y aller…

L’elpee nécessite plusieurs écoutes et de nombreuses recherches sur la toile pour bien comprendre la démarche du combo. Le climat de ce long playing est ténébreux. Nous sommes en présence d’un concept album : ‘un concept qui retrace l’histoire de deux âmes perdues à la recherche d’un bonheur fantasmé et intouchable, de ceux qui essaient de les retenir, de ceux qu’ils entraînent dans leur folie’. Ainsi de nombreuses plages ne sont que des intermèdes destinés au cours duquel une histoire est racontée. Et finalement, malgré le nombre de pistes, le disque ne dure pas une éternité, comme on aurait pu le supposer. Musicalement, Chocolate Pain me fait surtout penser à At the Drive In voire à Fugazi, surtout lorsque la voix du chanteur se fait déclamatoire. Une tension permanente, suspendue aux existences de ces deux personnes, règne tout au long de l’œuvre. L’émotion est également palpable ; mais elle est uniquement relayée par la voix ; à tel point que parfois, elle en perd de sa justesse. Heureusement, les guitares tiennent la route. Grâce à de sublimes arpèges mélodiques et à des riffs aussi puissants qu’efficaces.

Bienvenue dans l’univers sombre et plutôt déprimant, mais paradoxalement passionnant de « Bliss »…

 

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