Lylac rencontre les esprits de la nature…

Telle une allégorie d’un paradis perdu, le nouveau single de Lylac, “The spirits of the wild”, évoque son fantasme ‘Eastwoodien’ des grands espaces sauvages et inexplorés. Fleuretant avec l’idée de la recherche du mythe ultime cher aux artistes californiens…

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Glass Beams signe chez Ninja Tune

Glass Beams, groupe énigmatique établi à Melbourne, s'inspire de son héritage indien, infusant son psychédélisme serpentin d'instrumentations cosmiques et de polyrythmies du monde. Son premier album, « Mirage », enregistré en home studio, est une fusion…

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Killtronik

Dresscode (Ep)

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Vous vous souvenez certainement du tube de l’été « Hey You ». Une chanson qui a tourné en boucle sur la plupart des stations radiophoniques. A n’importe quelle heure. Ce qui vous a peut-être incité à haïr les responsables de cette situation : Pony Pony Run Run. Parce que non seulement, les poneys ont envahi les espaces sonores, mais ils ont commencé à se reproduire, pour finalement entraîner dans leur sillage, un véritable troupeau… Killtronik nous vient de région Paca (toute habillée de rouge, le temps de quelques semaines), et relève de cette cohorte. Faut croire qu’après avoir assuré la première partie de PPRR, le combo en est devenu un clone…

Mais essayons de faire preuve d’un minimum d’objectivité. Il faut avouer, qu’à défaut d’être intéressant (subjectivité quand tu nous tiens !), ce groupe est capable de torcher des mélodies contagieuses et des refrains efficaces, susceptibles de séduire le public (féminin ?), en deux temps trois mouvements. L’électro-pop de ce combo hexagonal pourrait faire des ravages. Et les trois morceaux (plus une version acoustique) de « Dresscode » sont d’ailleurs des singles potentiels. Qui ont simplement le tort de tomber un peu trop dans la facilité. Maintenant, si le potentiel de Killtronik est indéniable, la carence en originalité l’est tout autant…

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The Jiving Furniture Jubileum

The Jiving Furniture Jubileum (Ep)

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The Jiving Furniture Jubileum est un projet énigmatique créé par Jonas Frederick Jos Wellens, un Limbourgeois qui a gagné quelques concours musicaux, de l’autre côté de la très à la mode frontière linguistique. Partagé en 5 titres, son premier Ep est sculpté dans un rock parfaitement laidback. Un style dont le point culminant est manifestement atteint sur « Cult Manifesto », un titre qui aurait pu figurer au sein du répertoire de Beck voire de Millionaire. La musique de JFJ n’est pas révolutionnaire, mais diversifiée et agréable à l’écoute. Les mélodies sont bien torchées et empreintes d’une mélancolie élégante. « Tiger » est une ballade pour laquelle Iza est venue apporter son concours aux chœurs, une plage qui baigne au cœur d’une ambiance crépusculaire, presque digne de Mark Lanegan. Morceau d’ouverture, « Suckerpunch Coffee » affiche une morgue proche d’un Daan, époque Dead Man Ray. La voix traînante et l’interprétation je-m’en-foutiste de Jonas traduisant parfaitement cette impression.

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Sandmoon

Raw

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Le rock belge de nouveau à la fête ? Pas vraiment, car même s’il a été révélé par un concours organisé par Pure FM, enregistre à Bruxelles et se fait produire chez nous, Sandmoon n’est pas à proprement dire une formation autochtone…

Le combo est parvenu à se forger un début de notoriété, grâce à l’appui de la station de radio. De fil en aiguille, quelques concerts sont mêmes mis sur pied mais ne rencontrent qu’un succès mitigé. Et pour cause, Sandmoon est le projet solo de la chanteuse libanaise Sandra Arslanian. Or, le rock libanais, sous nos latitudes, on ne connaît pas vraiment.

Présentation… Après avoir milité au sein de plusieurs formations rock ou rock/électro, Sandra Arslanian décide de voler de ses propres ailes, tout en retravaillant ses réalisations personnelles. Initialement, c’est seule, chez elle, en s’accompagnant au piano qu’elle compose ses mélodies et écrit ses textes.

Pour mener à bien son projet, elle s’entoure de différents musiciens du cru tels le drummer Tony Abou Haidar, le guitariste Elia Monsef et le bassiste Nicholas Credli, tous issus, comme elle, du pays du cèdre….

« Raw » n’est pas un véritable album. C’est en fait une démo réunissant onze titres sélectionnés par Sandra parmi plus d’une vingtaine qu’elle gardait en réserve de la république. Les thèmes abordés dans ses textes sont assez variés. Ils oscillent de la guerre (ben oui évidemment, nous sommes au Liban !) à l’enfance, en passant par la tolérance et… l’amour !

‘Mes chansons sont à écouter avec le cœur, elles sont personnelles, nostalgiques, mais elles sont là aussi pour vous faire bouger’. C’est ainsi que se définit la Libanaise qui insiste encore sur le côté folk/rock de ses compositions.

« Raw » est plutôt perçu comme un hommage aux origines, à la culture et à la beauté du pays d’origine des membres du combo, le Liban.

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The Black Stout

Voices Of Generation (Ep)

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J’avoue qu’en introduisant la plaque du combo keupon parisien The Black Stout, dans ma machine à décibels, je m’attendais à vivre une toute autre aventure sonore. Tout d’abord, à cause du patronyme inspiré par la bière noire et sirupeuse que l’on sert tiède et plate dans la plupart des pubs d’Irlande et d’Angleterre. Et puis de cette allusion aux Dropkick Murphys. Une mise en bouche susceptible de nous entraîner dans l’univers celtique. Et bien, j’ai tout faux. Les Black Stout pratiquent du ‘Street Punk’. Déçu votre serviteur ? Même pas, puisque dans leur genre ils sont plutôt bons.

Métalleux primaire, je confesse une ignorance crasse de la musique préférée de mes frères à crête et surtout de ses diverses subtilités (NDR : j’ai pourtant l’impression de m’être un peu amélioré depuis que j’écris chez Musiczine). Une visite éducative sur la toile s’impose donc ! D’après une célèbre encyclopédie ‘libre’ en ligne, le ‘street punk’ serait un dérivé du punk rock, né au début des eighties. Les ‘street punks’, issus des classes-laborieuses britanniques, se seraient rebellés contre les prétentions artistiques des groupes de la première vague punk et seraient liés au mouvement Oi! ; l’idéologie raciste en moins. Le ‘street punk rocker’ type serait coiffé d’un mohawk multicolore et d’une veste de cuir cloutée bardée de slogans politiques ou de noms de groupes. Bref, un punk quoi.

Côté look, ce n’est déjà pas gagné pour nos ‘street punks rockers’ parisiens. Le quatuor est dépourvu d’excentricités capillaires (NDR : hormis la longue chevelure blonde de Vaness, la vocaliste). Et, à en juger la photo reproduite sur le feuillet promotionnel joint au Cd, leur look vestimentaire est plutôt BCBG. Cependant suivant l’adage urbain, ‘l’habit ne fait pas le keupon’ ; et côté musique le quatuor tape dans le mille, en distillant un punk rock rageur et mélodique aux refrains fédérateurs. « Voices Of Generation » est un Ep réunissant cinq glaviots gluants et une excellente reprise (cachée) du « Roots Radical » de Rancid.

Si les plages mélodiques comme « Celebrate » ou « Workers Mad Games » sont plutôt sympas, mon côté ‘brute épaisse’ leur préfère sans conteste les hymnes ‘in your face’ ; à l’instar de « Voices Of Generation » ou « Prince Charming's An Asshole (1, 2, 3, Fuck) », sur lesquels la voix de ‘bad girl’ de Vaness opère, sans conteste, son petit effet !

Les Black Stout préparent un long playing pour bientôt. Et sont prêts à défendre leur street punk à fortes effluves de houblon, sur les planches. Avis aux promoteurs et aux brasseurs !

 

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Wild Shades

The Omega River (Ep)

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Cette chronique sera impitoyable. Ils l’ont bien cherché, après tout, les mecs de Wild Shades ! C’est vrai quoi ! On n’a pas idée de compliquer ainsi la vie d’un pauvre scribouilleur qui, après tout, ne demande qu’à donner, peinard, un petit coup de pouce à des groupes qui en valent la peine. Je vais donc profiter de la perche épineuse tendue par ce groupe français, à l’occasion de la sortie de son second Ep « The Omega River », pour pousser une petite gueulante au nom de tous mes collègues ! (NDLR : syndicaliste !)

Car voyez vous, être l’un des chroniqueurs de votre webzine préféré n’a rien de la partie de plaisir que vous imaginez. Et, je vais peut-être en choquer plus d’un mais, nous ne sommes même pas payés pour le faire ! (NDLR : et pas davantage le rédac’ chef !) Je vous jure ! Si j’avais 35 ans de moins et que j’étais chinois ou bolivien, on crierait au scandale. C’est de l’exploitation ! Et je ne vous parle même pas des conditions dans lesquelles nous travaillons (NDR : il vous suffirait, pour en avoir une idée, de relire vos classiques de Zola). 

Alors vous pensez bien que, dans de telles conditions, je n’ai pas vraiment envie de me casser la tête. Est-ce trop demander que l’on m’envoie des disques de métal progressif qui ressemblent à du Dream Theater ? Ou  bien des galettes hard rock qui copient AC/DC ? Ou encore des skeuds doom plombés qui font penser à du vieux Black Sabbath ? Et bien oui, apparemment ! Puisque des zigotos comme les frenchies de Wild Shades nous envoient à la rédaction des rondelles plus compliquées que des casse-tête chinois, impossibles à comparer à d’autres.

Le plus facile pour votre serviteur aurait probablement été de descendre le truc. ‘Ce disque est nul’. Voilà. Vite fait mal fait ! Et bien non ! Même cette réaction n’est pas possible puisque nos empêcheurs de glander en rond poussent l’audace jusqu’à être carrément bons. Vous imaginez l’angoisse ? Que faire alors pour décrire cette plaque incandescente ? Inventer une nouvelle appellation ? OK ! Alors voilà ! Les Wild Shades jouent du ‘métal-funk-alternatif-progressif-rock’. Pas convainquant hein ? Pourtant, comment expliquer autrement ce mélange bigarré et déstabilisant d’influences musicales contradictoires ? A peine croyez-vous percevoir un bon vieux riff métal que vous vous retrouvez perdus en plein milieu d’un groove funky à faire pâlir d’envie les Red Hot Chili Peppers ! Un petit coup de rock alternatif moderne à la Muse/Radiohead emballé dans un lyrisme classieux à la Queen et boosté d’une pointe de rage thrash métallique. Pas le temps de reprendre son souffle ou de rassembler ses idées. Mais, ce que je déteste le plus, c’est que j’aime vraiment ce disque !

Enfin, ce qui me console, c’est que je ne serai pas le seul à subir le fléau. Figurez vous qu’avec leur méchanceté naturelle, les Wild Shades ont poussé le vice jusqu’à offrir cinq exemplaires de « The Omega River » aux lecteurs de Musiczine !  (Tous les détails sont dans notre section ‘concours ’). Même vous, vous n’y échapperez pas !

Sur ce, je vous laisse. Notre rédac chef nous invite à siroter quelques Margaritas au bord de sa piscine chauffée ! (Exploités que nous sommes, je vous dis !)

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The Narcotic Daffodils

The Narcotic Daffodils

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Avant de fonder The Narcotic Daffodils , les musiciens de cette formation bruxelloise avaient déjà pas mal bourlingué. Irène Csordas et Hakim Rahmouni chez Awaken- Hakim, Simon, Flupke et Merlin au sein de Leo & the Lunar Tiki's. Sans oublier leurs projets parallèles. L’Acid Blue de Hakim ainsi que le Kriminal Hammond Inferno de Flupke et Simon. Ces deux derniers sont d’ailleurs des (presque) vétérans. Et pour cause, Flupke a sévi chez Nervous Shakes et Moonshades, alors que Simon Rigot a vécu l’aventure Bernthøler, de 1981 à 1985.

Vu le patronyme, vous vous doutez bien que le style de ces Jonquilles Narcotiques baigne essentiellement dans le psychédélisme. Un psychédélisme atmosphérique (accords de guitare gémissants, fuzzy, chargés de feedback, claviers rognés, fluides, poussiéreux et même un zeste de sitar) tantôt à la limite du prog (Pink Floyd, Argent), du garage (Fleshtones), du r&b (Animals), du métal (Deep Purple, Hawkwind, Iron Butterfly) voire même du jazz (le Trinity de Brian Auger, Traffic), le tout parfois parcouru d’accès de musique symphonique (Bach, pour être plus précis). Une expression sonore sur laquelle vient se poser, telle un papillon, la voix candide d’Irène (NDR : pensez à Sonja Kristina, la vocaliste de Curved Air). Eponyme leur premier elpee est découpé en 12 compos, dont un titre caché. Sous-titrée « The crazy dwarf », la fin de parcours, se décline même sous une forme conceptuelle. Le groupe vient de signer sur une maison de disques japonaise et négocie, pour l’instant, un contrat auprès d’un label indie belge.

 

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Big Moustache Bandits

Really Big (Demo)

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Attention ! Nous nous peut-être en présence d’une intervention divine. Comment expliquer autrement qu’un groupe qui démarre sa carrière en empruntant la voie facile de la Pop/Rock, change tout à coup sa guitare d’épaule pour se lancer sur le chemin tortueux qui mène au paradis des hard rockers ? La bible nous l’a appris, les manifestations divines peuvent prendre des formes diverses et variées : un buisson ardent, une lumière éblouissante, un fougueux amant ailé ou un mec qui marche sur l’eau. Dans le cas des Big Moustache Bandits, l’apparition céleste était probablement vêtue d’un uniforme d’écolier, culottes courtes et cartable sur le dos, casquette cornue vissée sur la tête et Gibson bien calée entre les mains.

Les Bandits à Grandes Moustaches sévissent depuis 2007 au cœur de Cité Ardente (NDR. : rien à voir avec le buisson). Une première démo, orientée pop-rock, est enregistrée en compagnie de la chanteuse Alkaline Claire. Ce premier méfait permet aux Bandits d’exposer sur scène une pilosité faciale naissante. Au fil de l’expérience des planches, vient la maturité. Le fin duvet pop qui orne la lèvre supérieure des Liégeois se mue peu à peu en une grosse moustache hard rock’n’roll.

Ces bacchantes viriles ne conviennent pas à de pulpeuses lèvres féminines et le combo se débarrasse d’Alkaline (dans un container de recyclage approprié, il faut l’espérer) pour continuer dans une configuration 100% mâle. En 2010, le quintet est complètement métamorphosé. « Really Big », le nouvel Ep neuf titres, révèle un hard rock’n’roll sauvage, fleurant bon la testostérone et la poudre à canon. On y découvre un groupe dont la véritable identité vient d’éclore. BMB puise son inspiration dans le hard rock des seventies (et du début des eighties). La section rythmique carrée et les riffs de six-cordes évoquent les élucubrations groovy-rock’n’rollesques d’un AC/DC en début de carrière. La voix de Tony The Devil fait un peu penser à celle d’un Brian Johnson qui aurait avalé du Justin Hawkins (The Darkness) en guise de quatre-heures.

« Really Big » est un Ep découpé en neuf plages pour une grosse demi-heure de musique. La production est d’une qualité plus que raisonnable pour une démo. Hautement recommandable pour tous ceux et celles aiment taper du pied en se prenant une décharge de rock’n’roll haut voltage.

Le but des Big Moustache Bandits est de défendre sa musique sur scène. Avis aux promoteurs !

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Box

Demo

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Notre pauvre pays est dans l’impasse et nos politiciens ne savent plus quoi inventer pour justifier leur salaire. On nous balance des plans B et des scissions à tours de bras. On évoque le rattachement possible d’une communauté ou l’autre à la France, aux Pays-Bas, au Luxembourg ou même à l’Allemagne. Et, si l’on en est à échafauder des hypothèses aussi invraisemblables, ne pourrait-on pas aussi envisager de fusionner une partie de notre patrie défaillante avec le Portugal ? Et pourquoi pas après tout ? Si cette formule fonctionne chez Box, elle pourrait très bien réussir pour nous aussi.

Box est un quatuor indie-rock basé à Scherpenheuvel (Montaigu) dans le Brabant Flamand. Cette formation multiculturelle est conduit par le chanteur/guitariste portugais Bruno Rocha (NDR : déjà responsable d’un album intitulé « Self-Shot Soul », en 2009) et par trois de nos compatriotes : Bruno Goedhuys à la batterie, Gilles Verougstraete à la basse et Pascal Smets à la guitare.

Le premier Ep, mis en boîte aux Konkstudio de Londres, est désormais disponible en écoute intégrale sur la page MySpace du groupe http://www.myspace.com/boxbandmusic ainsi que sur son site officiel : http://www.boxband.net/ .

On y découvre cinq plages bourrées d’énergie, sculptées dans un indie-rock contemporain, souvent mid-tempo, au groove évident et qui ne cache pas ses influences blues (« Merciful Blade ») voire même rock sudiste (« Bullied By The Bears »). Box est parvenu à élaborer un son actuel, sans pour autant rejeter ses racines. Et c’est un coup de génie. Un concept dont pourraient s’inspirer ceux qui nous gouvernent…

 

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Rosemary

The Angel’s Share (Ep) + Tracks For A Lifetime (Ep)

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Rosemary est un trio originaire de Chambéry en Savoie. J’aurais aimé écrire que j’ai apprécié les Eps « The Angel’s Share » (2009) et « Tracks For A Lifetime » (2007), mais malheureusement, ce n’est pas le cas.

La raison en est simple : Rosemary exhume quelque chose qui était mort et enterré et qui, à mon humble avis, aurait très bien pu le rester : le grunge. Je suis rancunier. Je n’ai jamais pardonné à ces arrogantes formations bruitistes de Seattle d’avoir manqué de respect au métal en déclarant qu’il était mort. Depuis cette époque, s’il y a quelque chose que je supporte encore moins que Nirvana, c’est un clone de Nirvana. Et, Rosemary a beau se définir comme punk et grunge avec une pointe de métal, tout ce que l’on entend, en écoutant sa musique, c’est Nirvana et Nirvana avec une pointe de Nirvana.

Au niveau de l’évolution dans la composition, Rosemary semble d’ailleurs suivre la voie tracée par Kurt Cobain et son groupe. L’Ep paru en 2007, « Tracks For A Lifetime », est cru, sale et méchant, comme l’était « Bleach ». Quant à « The Angel’s Share », sorti deux ans plus tard, il est –comme « Smells Like Teen Spirit»– plus poli, et propre sur lui. Il ne manque plus au groupe chambérien qu’une compilation de singles, un album studio, un live ‘unplugged’ et une balle dans la tête pour que nous puissions (enfin) passer à autre chose.

Le grunge est mort avec Kurt Cobain. Laissons le reposer en paix.

 

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The Surgeries

Dreamsellers (Ep)

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The Surgeries est un quatuor originaire de la région de Blois (Loir-et-Cher) qui allie le pop rock des années 90 à la new wave des années quatre-vingt. Donc, en principe, pas vraiment la tasse de thé de l’auteur de ces lignes. Sauf que, pour ces jeunes gens (NDR : je n’ai pas vraiment d’infos sur leur âge, mais, à vue de nez, la moyenne ne doit pas dépasser les vingt printemps), ROCK doit s’écrire en lettres majuscules.

En 2006, alors qu’ils sont encore au lycée, Sabine Quinet (basse et chant) et Pierre Simon (guitare et chant) se découvrent une passion commune pour le rock. Ils s’associent à Romain Lecomte (claviers) et Samuel Haudiquet (batterie) pour compléter le line-up des Surgeries. Suivent les étapes presque classiques vécues par tout nouveau groupe qui se respecte : reprises de titres connus (des Cure à Blink 182), compositions personnelles, participations couronnées de succès à des concours locaux, enregistrement d’un Ep et surtout de la scène, beaucoup de scène (120 dates, selon le web).

Enregistré partiellement chez nous au studio ICP de Bruxelles, « Dreamsellers », le nouveau MCD autoproduit est un véritable petit bijou qui laisse entrevoir un avenir plus que radieux aux Surgeries. Six bombes pop, ROCK et alternatives alliant les ambiances new nave des eighties (NDR : quelqu’un a probablement converti les 33 tours de Depeche Mode, de Siouxsie & The Banshees et des Cure trouvés dans la discothèque de papa sur son iPod) au son bien plus actuel de Radiohead, Coldplay ou Placebo. Et le résultat est bluffant.

Le chant, partagé en alternance par Sabine et Pierre est très réussi. Les voix se marient à merveille. Les refrains sont immédiats. Une seule écoute suffit pour les mémoriser et les aimer. Le duo de vocalistes est d’ailleurs tout aussi efficace dans le maniement (très rock) de ses instruments à cordes (NDR : écoutez la basse plombée de Sabine sur « Evil Souls Cabaret » et les guitares ‘presque’ heavy de Pierre sur « Somebody is calling me love »). Les six titres de l’Ep, manifestement taillés pour faire remuer et chanter à tue-tête, donnent une furieuse envie de voir The Surgeries opérer sur scène.

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