Neon Fields dans la cage aux lions…

Neon Fields est un groupe britannique qui s'est formé en 2020, juste avant que la pandémie mondiale ne frappe. Pendant les périodes de fermeture qui ont suivi, le trio établi à Bristol a repoussé les limites du genre en partageant sa musique à distance et en…

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L’interaction de Ride…

Le septième elpee studio de Ride, « Interplay », sortira le 29 janvier 2024. Ce nouvel album est le troisième du quatuor d'Oxford depuis sa reformation en 2014. Ces pionniers du shoegaze, quelquefois proche du noise rock des années 90, sont davantage ensemble…

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Découvertes

ASHES (France)

Something In The Air (Ep)

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Clémence de la Taille a choisi comme patronyme musical ASHES. La Bordelaise milite également au sein du duo Calame, en compagnie de son frère Arthur. Cette auteur/interprète est également peintre et sculpteur sur métal. Son projet implique également Syan, aux claviers et machines, matos dont se sert également Clémence. Cependant, elle se réserve les vocaux.

Ténébreuse, son électro/pop laisse quand même filtrer quelques rayons de lumière. Ce qui lui permet de créer des paysages sonores atmosphériques et envoûtants.

Il est clair que Clémence recherche la légèreté dans la puissance, la lumière dans l'ombre et l'équilibre dans la violence.

« So Do I » est censé transporter le mélomane au sein d’un univers vaporeux ; mais après s’être immiscé subrepticement sans le creux de l’oreille, la voix de Clémence est rattrapée par les beats frénétiques…

« Something In The Air » n’est pas une reprise de Thunderclap Newman, mais une plage électro/pop sucrée/salée par la voix feutrée de la vocaliste (le clip est à découvrir ici)

Une voix qui lorgne plutôt vers celle de Sharleen Spiteri sur « Lady In Black », une compo tendre, plaisante et à la mélodie accrocheuse… 

Le titre maître est étrange, envoûtant même. Il pourrait même servir de B.O. pour un film d’épouvante. Le spectre de Mike Oldfield plane même. Faut dire que son titre, « Ashes », a peut-être brûlé en enfer…

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Yakhchal

00+5399+xo (Ep)

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Le Yakhchal est en quelque sorte l’ancêtre du frigidaire, une étrange ruche perse enterrée, capable de conserver de la glace, en plein milieu du désert. Et elle pouvait atteindre 5 000m3. Une invention qui remonte au IVème siècle avant Jésus-Christ. Mais c’est également un trio italien, réunissant un bassiste, un drummer et un guitariste qui pratique du post rock. Etablie en Belgique, cette formation a enregistré ce premier Ep à Saint-Gilles, dans une ancienne glacière, sous la houlette de Michel Meulemeester. On commence ainsi à mieux comprendre le choix du patronyme. Un disque découpé en 5 pistes…

La musique proposée tout au long de cet essai baptisé « 00+5399+xo » baigne au sein d’une atmosphère mélancolique. Pour y parvenir, le groupe s’est servi de boucles psychédéliques voire hypnotiques, d’une instrumentation basique et d’effets spéciaux. Ce qui ne l’empêche pas de s’autoriser des riffs turbulents ou d’imprimer des rythmes plus lourds. Bref, imaginez un Explosions in The Sky, mais en moins explosif…

 

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Kings of Edelgran

Kings of Edelgran

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Derrière le patronyme Kings of Edelgran (Trad : « Rois du Sapin ») se cachent Jérome Caudron et Josias Delcourt, deux Belges aujourd’hui établis à Bruxelles. C’est en 2013 que ce projet a pris forme. Un an plus tard, le duo publie un premier Ep. Ce qui va le pousser à participer à différentes compétitions, comme le Concours Circuit ou le Humo’s Rock Rally. Et lui permettre d’acquérir un certain crédit. Il vient de graver son premier elpee. Sur lequel figurent notamment les pistes de l’Ep. Et pas seulement. Onirique, son folk/rock ouvre de grands espaces au sein desquels s’engouffrent échos et delays. Outre les drums, la guitare et les claviers, des cuivres chaleureux enrichissent ponctuellement les morceaux. Les crescendos sont parfaitement maîtrisés, à l’instar de l’excellent « Fire and Gold » ou de « Fillan ». 

Dans leurs interviews les deux Belges citent volontiers Bon Iver, Volcano Choir ou encore Asgeir comme influences majeures. Elles sont flagrantes ! Parfois à l’excès. Les pictogrammes qui figurent sur la pochette rappellent même cruellement le dernier long playing de la bande à Justin Vernon.

Malgré d’incontestables similitudes, cet elpee s’avère de toute bonne facture. Et son écoute est plaisante. Suscitant une envie de quitter l’oppression urbaine pour les grands espaces. Ou si vous préférez… de partir en vacances !

 

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Delvaux.

// (Ep)

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Quand on évoque Delvaux, on pense immédiatement à Paul, le célèbre peintre belge qui a tâté du post-impressionnisme, de l’expressionnisme, avant de passer au surréalisme. C’est également le nom de deux frères issus de Geraardsbergen, qui ont décidé de monter un groupe, en 2012, sous ce patronyme. En y ajoutant un point. De cette fratrie, il ne subsiste plus aujourd’hui que le seul Bram.

Découpé en 5 pistes, cet Ep propose une musique hybride, ténébreuse et particulièrement élaborée qui baigne au sein d’un climat angoissant. Et le vocal accentue cette impression. Suivant la bio, le quintet mêlerait l’ignorance des 60’s, l’expérimentation des 70’s et le kitsch des 80’s. Mais en approfondissant le sujet, on retrouve chez cette formation d’autres références. Qui évoquent tour à tour Ozark Henry à ses débuts (NDR : l’album « I’m seeking something that has always found me ») et puis deux combos de post punk expérimental qui à leurs débuts, avaient partagé le même label, Ralph Records : Tuxedo Moon ainsi que Rhythm & Noise. Mais le tout semble avoir été contaminé par le trip hop et probablement celui de Tricky. Ainsi, alors que le morceau d’ouverture, « Un homme », baigne dans l’ambient, « 58 » emprunte une ritournelle propulsée par le synthé vintage jusqu’à son dernier souffle, c’est-à-dire après avoir cédé le relais à un tic-tac qui finit par cesser… Et si « Holy thug » se distingue par ses drums tribaux et ses cordes de gratte fébriles, hypnotique et énigmatique, « Kalvendt » constitue la meilleure plage de cet Ep. Enfin, pas sûr que « Gerets/Groetjes » adresse un clin d’œil au célèbre footballeur. C’est sans doute une autre histoire…

 

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Hoboken

H.B.K.N. (Ep)

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Hoboken n’est pas une formation issue de la région anversoise, mais un quintet tournaisien, dont la plupart des musiciens ont été biberonnés au punk et au post punk. Celui des Ramones, Clash, Pistols, Dead Kennedys, Undertones, Ramones, Mekons et on en passe. Découpé en 6 titres, cet Ep trahit inévitablement ces influences. Les chœurs dont vindicatifs, dans l’esprit du duo Strummer/Jones. Le lead vocal est plutôt déclamatoire, parfois proche du slam, à l’instar de l’enlevé « Democracy ». En général imprimé sur un tempo 4/4, cette plage se distingue par des inflexions scandées rappelant quelque part les rappeurs qui accompagnaient Serge Gainsbourg, sur « You’re under arrest ». La ligne mélodique est soignée. Parfois on pense aux Babyshambles, même si les deux derniers morceaux, « Work it out » et « Stay » sont plus élaborés, le soliste s’autorisant même l’un ou l’autre petit solo, mais judicieusement incorporé. On ressent bien le DIY des sessions ; ce qui finalement ne nuit pas trop au style musical en présence, puisqu’il reflète l’attitude d’une certaine époque…

Les textes traitent de sujets très actuels, comme celui des jeunes très connectés, mais totalement déconnectés de la réalité parce qu’ils se coupent des relations humaines…

L’album est en préparation.

 

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Till it’s a Crime

Demo

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Till it’s a crime est un duo réunissant Emeline Dufoulon (composition, guitare électrique, synthé, boite à rythmes, chant) et Fabrice Dupuy (écriture, guitare électrique et chant). Cette démo propose 4 plages au cours desquelles les deux vocalistes dialoguent ou chantent des poésies érotiques et sulfureuses. La voix de Fabrice évoque parfois celle de Gaëtan Roussel. Celle d’Emeline me fait plutôt penser à celle de Brigitte Arens (NDR : si, si rappelez vous celle qui déclamait sur le hit de Visage, « Fade to grey », en 1980 !) ou quand elle devient plus confessionnelle, Cloé…

« Ces ci et ces là » est balisé par la boîte à rythmes et les accords de piano, quelques notes de guitare éparses mais carillonnantes se posant de ci de là sur la plage…

En attendant, sans doute, « La vague », un morceau complexe, atmosphérique, qui lorgne souvent vers une forme d’électro-indus-noisy, nonobstant des intermèdes exclusivement consacrés aux tête-à-tête…

Plus dépouillé, « Sans issue » installe une conversation sur un lit de synthé, secoué épisodiquement par une boîte à rythmes programmée en cadence binaire, avant que quelques cordes de guitare ne viennent résonner d’une manière bancale…

Imprimé sur un tempo métronomique, « Les vergers » parachève cette démo. Telles de feuilles en automne, les ivoires semblent tourner en boucle quand ils n’adoptent pas un profil jazzyfiant, alors qu’en milieu de parcours, la gratte vient se greffer furtivement sur la ramure…

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Z Band

No Loose Behavior

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Alors qu’il n’existe que depuis moins de deux ans, Z-Band cartonne déjà en Belgique. Son premier elpee, « No Loose Behavior », a atteint la 6ème place dans l'Ultratop du Royaume et la 45ème des ventes, en Wallonie, seulement trois semaines après sa sortie. C’est ce qui s’appelle marquer instantanément son succès, de la pointe de l’épée, d’un Z qui veut dire Zorro… pardon Z Band…

 Le line up du combo réunit Mattieu ‘Mr Woody’ Van Dyck au chant, Morgan Tuizir (Dweez) à la guitare et aux chœurs, Michel Vrydag ( Mich’) à la basse ainsi que Jerry Delmotte (Jay) aux drums. Ses influences majeures ? Rage Against The Machine, Audioslave et Soundgarden.

La sortie de cet opus a été rendue possible grâce à la plate-forme KissKissBangBang. Le projet a ainsi reçu la participation financière de nombreux internautes.

« Into The Wild » se traduit par ‘dans la nature’. Sauvage, furieuse, la bête est lâchée. Puissante, cette entrée en matière est excellente.

Le combo a une mission (« I Got A Mission »), et Mr Woody le clame très haut lors des concerts : ‘Our Mission Is To Make Some Fucking Noise!’

« Sweet Fruit » ou quand le sucre est source d’énergie…

Très yankees, « Mozzarella » et « Voice Fist » baignent au sein d’un climat hanté par Van Halen…

Les percus déchirent « Y y y y’LD » et affrontent les riffs de gratte musclés et frémissants…

Le clip vidéo « Do Need Love » (voir ici) recense plus de 100 000 vues sur Internet (Facebook + YouTube) un petit mois seulement après sa mise en ligne. C’est le seul morceau lent ; et il est propice à enlacer votre partenaire, sur la piste de danse. Quelques personnalités du monde des médias et de la musique ont participé au tournage qui s’est déroulé à l’Os à Moelle : BJ Scott (Madame pipi), Jacques de Pierpont (le barman), Philippe Genion (il joue son propre rôle), Megan Giart (jury dans le cadre de la première saison de The Voice), sans oublier le chihuahua star ‘Olympe’.

Incandescent, « B-Town » macère dans le grunge. Le vrai, le tatoué, celui qui a mis le feu aux nineties… 

Très radiophonique, « El Fush » se distingue par ses excellentes parties vocales et son tempo irrésistible. Il se révèle bien plus spasmodique sur « No Loose Behavior », un autre titre destiné à la bande FM.  

« Still Going Down » clôt ce disque. Alors, toujours en baisse ? Pas vraiment, car grâce à cet LP, ce band est plutôt sur la pente ascendante.

 

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-n-

Transmissio

Imaginez la rencontre entre Jean-Michel Jarre (époque Oxygène) et Dominique A et vous devriez obtenir une expression sonore comparable à celle qui figure sur « Transmissio », un double concept album. Elle est signée n, un projet derrière lequel se cache Jean-François Hue, un musicien établi à Ans.

Le chant est intimiste et les paroles, poétiques, presque naïves. Lors des passages plus rythmés, on pense à Guerre Froide, le projet français de wave / minimal synth (souvenez-vous de « Demain Berlin »). L'ombre de Gérard Manset plane, en outre, sur quelques plages. 

Les compositions sont longues, en forme de progressions répétitives. La programmation de la boîte à rythmes et des synthétiseurs est très subtile et particulièrement élaborée. Les atmosphères sont délicates et romantiques. De l'ensemble, il émane une fragilité et une douceur qui envoûtent le mélomane. Et il se laisse alors transporter, en douceur...

C'est comme une invitation à un voyage onirique en bord de mer, guidé par le reflux des vagues et le scintillement du soleil couchant.

En dire plus serait un crime : au lecteur de découvrir par lui-même le charme discret et hypnotique de ce disque manifestement original...

Jean-François Hue a pris en charge la composition, la réalisation et le graphisme. Mixé au studio Climax à Liège, l’opus a reçu le concours de Philippe Libois.

Pour voir le teaser, c’est ici 

Pour commander le double CD, il faut écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

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MEK

Breathe

MEK, c’est le projet musical de Koen Meirlaen. Il vient de publier un nouveau single, « Breathe », morceau pour lequel il a reçu le concours de Wanthanee. Finaliste lors de l’édition ‘De Nieuwe Lichting’, organisée par Studio Brussel, cette dernière a manifestement une voix épatante. Et conjuguées en harmonie, elles sont absolument superbes. Emouvantes et originales, les chansons correspondent, très souvent, à l’environnement au sein duquel elles sont enregistrées. Comme lors d’une expédition en Antarctique. Ainsi, pour « Breathe », les sessions se sont déroulées, non pas en studio, mais dans une salle de gym, afin d’obtenir le son de batterie le plus chaleureux et organique et possible. Et c’est le producteur Xavier De Clercq (Ivy Falls) qui s’est chargé de la mise en forme…

A conseilleur vivement aux aficionados de London Grammar et d’Asgeir ! Et on attend impatiemment la suite…

La compo fait également l’objet d’un clip. Il a été réalisé à Berlin et est disponible, ici

 

 

  

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Dorja

Target Practice (Ep)

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Girl band atypique, Dorja est responsable d’un hard rock mélodique. Le line up réunit la drummeuse Anna Mylée (NDR : issue de Silly, elle est de nationalité belge), la vocaliste Aiym Almas (NDR : établie à Los Angeles, elle est originaire du Kazakhstan) ainsi que trois Britanniques ; en l’occurrence la bassiste Becky Baldwin et les deux guitaristes, Rosie Botterill et Holly Henderson.

Les filles se sont rencontrées à LA. Et elles ont mis en boîte le single « Fire », sous la houlette d’Erich Gobel (Black Sabbath, John Mayer, Ray Charles), au West Triad Studio. Mais c’est en Angleterre, et tout particulièrement au studio Ten21, dans le Kent, que la formation a achevé l’enregistrement de « Target Practice », un Ep 4 titres.

Vitaminé, « Fire » ouvre la plaque. Les guitares sont huileuses. Les percus, incisives. La voix est grave, rocailleuse. Et la musique trempe dans le metal mélodique. Idéal pour un single ! (NDR : la vidéo de cette compo est à découvrir ici)

« Not In Your Shadow » démarre en douceur. Les accords de grattes sont plus lents et méthodiques. La voix d’Aiym adopte un timbre davantage bluesy, puis est emportée par le mouvement, lorsque les riffs prennent leur envol…

« Reaching Out » nous plonge dans les seventies. L’électricité puise ses sources chez Gun’s et Led Zep. Manifestement, Anna a assimilé la technique du maître Bonham. 

Le titre éponyme clôt cet Ep. Et il est superbe ! La ligne de basse s’impose et se met à frémir. Les grattes se conjuguent et montent progressivement en puissance.

Belle carte de visite, « Target Practice » devrait inciter les métalleux à aller découvrir le band féminin sur les planches. Non seulement les filles ont de l’énergie à revendre, mais elles le dispensent à bon escient. Dorja part en tournée, dès juillet 2017, en Angleterre, pour y participer à plusieurs festivals. On espère quand même quelques dates en Belgique. Stay tuned !!

 

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